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Les récits de OUAT : Train to COP

Les récits de OUAT : Train to COP

Les récits de OUAT : Train to COP

Pour bien commencer l’année, on vous partage des récits de membres de l’association Once Upon A Train. Des voyages en train à travers l’Europe pour nous faire découvrir de nouvelles idées d’aventures sans voitures !
N’hésitez pas à suivre OUAT sur les réseaux (en bas de l’article) et à vous abonner à leur newsletter (ici) pour plus d’informations et d’aventures autour du train ! 

Aujourd’hui, c’est le Train to Cop qui est à l’honneur. À l’instar du train du climat dans lequel des activistes de toute l’Europe se sont rendus à Glasgow pour la COP26, notre cher OUATee Mohamed Mezghani, Secrétaire Général de l’UITP a fait le voyage depuis Paris en empruntant les voies ferrées.

« Dès que j’ai pris la décision de participer à la COP, je me réjouissais à l’idée de prendre le train pour un tel voyage. En fait je devrais dire les trains. Ça a commencé avec le RER B un dimanche à midi entre Antony et la gare du Nord à Paris, pour culminer avec l’expérience d’une couchette individuelle du Caledonian Sleeper entre Glasgow et Londres, en passant par l’Eurostar, l’Azuma entre Londres et Edinburgh opéré par LNER, et le train de Scottish Rail entre Edinburgh et Glasgow sans oublier le métro de Glasgow qui fête ses 125 ans cette année. Bref une riche expérience ferroviaire … et humaine !
On a tendance à comparer le train à l’avion ou la voiture en ne considérant que la durée du voyage ou son coût. Ce sont peut-être des éléments tangibles mais ne considérer que ces éléments c’est passer à côté de l’expérience qu’offre le voyage. L’expérience du temps qui s’écoule et la manière avec laquelle on l’occupe. Il suffit de regarder les passagers des différents trains que j’ai pris pour s’en rendre compte. Ça va des occupations classiques – lire, écouter de la musique, dormir, travailler, discuter ou simplement rêver- à d’autres apparues plus récemment – regarder une vidéo ou participer à une réunion en ligne- ou simplement passer un moment de convivialité autour d’un verre au bar.
Le train est le lieu de convivialité par excellence. Elle se crée également dans les ‘carrés’ qui nous placent en face de quelqu’un ce qui rend la situation propice à entamer la discussion. La tablette qui sépare les personnes assises face à face est le terrain de toute sorte d’activités. Ceux qui y posent leur ordinateur et étalent des documents oublient qu’ils ne sont pas au bureau et ce n’est pas parce qu’on voyage pour le travail qu’on s’arroge tous les droits. A deux rangées de moi un couple avec sur la tablette un grand et beau bouquet de fleurs: c’est le train de la célébration. Anniversaire ou simplement le plaisir de se retrouver. Mes voisins eux jouent au ‘Shut the box’, je ne connais pas le jeu mais ça rigole bien. J’ai l’impression que l’un des deux essaie de tricher. Ils ne doivent pas se douter que j’écris sur eux.
Le voyage à bord du Caledonian Sleeper ponctue mon séjour écossais. J’ai terminé ma journée de travail, n’ai plus de chambre d’hôtel où me poser en attendant et doit trimballer ma valise car la consigne ferme trois heures avant le départ du train. Même s’il est très beau avec ses boiseries foncées et sa charpente métallique grise, le hall de Glasgow Central ne fait pas exception : il y fait froid en ce mois de novembre. Pour me réchauffer j’essaie d’imaginer le train que je vais prendre pour Londres, la cabine, le matelas, la couette. Je me dis qu’il doit y faire chaud. J’ai hâte de la découvrir. La dernière fois que j’ai pris un train de nuit c’était il y a 25 ans entre Almaty et Astana (maintenant Noursultan), capitale du Kazakhstan. J’y avais passé 18 heures avec pour seul paysage la steppe enneigée. Et à l’intérieur la chaleur humaine, les discussions interminables autour d’un thé chaud sans oublier la vodka qui se partage spontanément.

Je prends possession de mon compartiment. Il comprend deux couchettes superposées et un lavabo. Tiens, il y a une porte qui donne sur le compartiment voisin. Elle est fermée bien sûr. J’occupe seul cette cabine pour deux: c’est la règle sur ce train: si on ne réserve pas ensemble on ne se retrouve pas avec des inconnus. Pas de surprise possible qu’elle soit bonne ou mauvaise. Juste le temps de déposer mes affaires et me voilà en train de remonter le train passant d’une voiture à l’autre. J’ai hâte de le découvrir.

En fait il n’est pas si long: quatre voitures-couchettes, un restaurant et quelques sièges en plus pour ceux qui voyagent assis. Le couloir entre les cabines et la rangée de fenêtres est très étroit. Pas facile d’y passer avec des bagages ou quand on y croise une autre personne. Personne n’est debout pour regarder par la fenêtre. Ça c’était du temps où on se faisait accompagner jusque sur le quai à l’occasion d’un long voyage. Les adieux se passaient ainsi par fenêtre interposée.

Certains passagers sont déjà installés pour dîner, longtemps avant que le train ne commence à rouler. Il en sera de même à l’arrivée : on n’est pas obligé de descendre tout de suite, la voiture restaurant reste disponible en gare pour le petit déjeuner. Une manière de prolonger le plaisir et de profiter au maximum du train. Seuls les initiés semblent être au courant de cette convention. Pas moi en tout cas : j’avais diné avant de monter à bord et à cause de ma correspondance à l’arrivée je suis parti tout de suite.
La couchette est confortable et douillette. Elle m’offre la chaleur et le confort que je recherchais. Je ne tarde pas à m’endormir me laissant bercer par les mouvements du train. Nous atteignons Londres avec quarante minutes d’avance sur l’horaire prévu. Il n’y a aucune annonce, peut-être pour ne pas tirer brusquement les passagers de leur sommeil : on est censés comprendre que nous avons atteint notre terminus. J’avais mis mon réveil pour avoir le temps de me préparer. Juste le temps d’avaler un jus d’orange, offert à tous, et me voilà dehors.
Tout compte fait, le voyage est trop court pour un train de nuit : un peu de plus de sept heures. J’ai l’impression de ne pas avoir vraiment profité de l’expérience. Pas eu le temps de lire, d’écrire, pas eu l’occasion de papoter avec mes voisins qui comme moi restent enfermés dans leur cabine … Et comme je ne savais pas que le restaurant ouvrait avant et après le parcours, je n’en ai pas profité ni pour manger ni pour rencontrer d’autres passagers. Je suis encore débutant dans ce domaine. Alors j’ai envie d’apprendre, j’ai hâte de refaire un voyage en train de nuit. »

Les autres récits à retrouver sur notre site ! Pour réserver des aventures sans voitures, notre outil en collaboration avec TicTacTrip ici 

Les récits de OUAT : Train to COP

Les récits de OUAT : La Dolce Vita

Les récits de OUAT : La Dolce Vita

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Après le périple ferroviaire de Mohamed vers Glasgow pour la Cop26, nous partons vers le sud. Maxime nous embarque dans un voyage à l’enseigne de la douceur, de Pompéi à Paris en passant par Naples, Milan et le lac de Côme. Seulement du train de jour cette fois ici, car il serait dommage de traverser l’Italie et de louper le paysage.

« Novembre, mois froid au temps changeant, j’étais à Pompéi, dans le sud de l’Italie, sous la pluie. J’étais venu de Naples par la Circumvesuviana, ligne de Campagnie au nom poétique mais à la robustesse douteuse que les dix-sept arrêts depuis Napoli Centrale, cahin-caha, validèrent l’ajout à mes expériences ferroviaires mémorables. Je contemplais ces vestiges de vie engloutie donc, et voilà que soudain pris par l’émotion de cette ville remontée de terre, j’eus moi aussi envie de remonter à ma façon… en train… jusqu’à Paris. Pas en train de nuit mais en train de jour, en profitant d’escales heureuses en Italie à deux ou trois endroits en picorant ce qu’il faut, et en sachant que je reviendrai.
Avant de partir, je visite un ami à Naples qui me fait découvrir ses qualités à deux roues ou du moins sa vision personnelle de la conduite à scooter – probablement autorisée uniquement à l’inclusion de la ville de Naples. Il m’emmène au Museo Nazionale Ferroviario di Pietrarsa, un des musées les plus complets du rail italien où vous pourrez notamment voir un modèle mythique de locomotive à vapeur Bayard. Je pris des forces dans une échoppe du Quartieri Spagnoli où Maradona, vénéré comme un dieu, couvre des pans entiers d’immeubles.
Me voilà parti vers ma première étape Milan, la riche et travailleuse lombarde. Grand soleil en quittant Naples à bord de mon Frecciarossa et vision poétique du Vésuve tout puissant gardant la ville. Nous passons Rome, les paysages de Toscane. La particularité des trains italiens sur cette route est qu’ils entrent en gare puis repartent en sens inverse. Vous voyez donc les paysages d’un œil puis de l’autre. Une fois cette gymnastique terminée, me voilà déjà presque arrivé, ces cinq heures de voyage sont finalement passées très vite. La gare de Milan est majestueuse, colossale, un bloc immense où grouillent tous types d’individus. Je repars le lendemain donc je me dépêche. Je prends le métro et file au Duomo et à la Galleria Vittorio Emanuele II. Je débarque de Naples… je sors d’une identité singulière et d’une formule de vie sans nul autre pareil… et là, je découvre le luxe à l’italienne, propret, tout le monde est bien habillé… je suis chez Barbie et Ken. Le contraste est saisissant.

Déjà il me faut repartir pour le point d’orgue de mon voyage – le lac de Côme. Si je ne devais garder qu’un conseil de voyage, ce serait celui d’y aller absolument quand vous passez par Milan. J’ai choisi d’aller à Varenna à une grosse heure de Milan avec un train régional de la Trenord. Les six euros quatre-vingts les mieux dépensés depuis longtemps. Le train avance jusqu’à Lecco, puis après un enchaînement de quelques courts tunnels, la vision sur le lac se dégage.

Je me suis dit « la beauté absolue, ça doit être un truc comme ça ». L’endroit vous transporte tout de suite par sa quiétude, les neiges des Alpes, les couleurs d’automne des villages, les quelques bateaux en bois typiques. Je comprends Georges Clooney. Je prends le ferry pour Bellagio et toujours ce même émerveillement. Nous sommes en Novembre, il y a peu de monde, je suis d’ailleurs peut-être seul dans mon auberge. Demain je retourne à Milan et il me faudra penser à remonter.

 

Je repars pour Paris de la station de Milano Garibaldi. Il faut se le dire honnêtement, contrairement à sa grande sœur de Milano Centrale, elle a peu d’intérêt. J’ai pris de la lecture. Le voyage se passe sans heurts. Les paysages des Alpes sont splendides. Le train file vite, on arrive au terminus de Paris Gare de Lyon.

Après coup je me dis, finalement douze heures de voyage en train c’est beaucoup mieux que deux heures d’avion de Naples : on peut bouger, faire des étapes, regarder le paysage défiler et surtout prendre le temps.”

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Anthony Chenot : La photo au service de la montagne

Anthony Chenot : La photo au service de la montagne

Anthony Chenot : La photo au service de la montagne

Aujourd’hui, présentation d’un photographe, nouveau bénévole de POW, qui a décidé de se servir de sa passion et son métier de photographe pour sensibiliser et s’engager sur les enjeux environnementaux en montagne. Au menu, discussion autour de son rapport à la montagne, aux sports d’hiver, à la photo … et d’un super projet !

D’abord, peux-tu présenter en quelques lignes qui tu es ?

Bonjour, je m’appelle Anthony Chenot et je suis photographe.
J’ai la chance d’être né à Annecy il y a juste 30 ans, et d’avoir pu apprendre à skier dès mes 3 ans. J’ai passé mon enfance au bord du lac d’Annecy à Saint Jorioz, allant au ski club les hivers et passant mes étés en voyage en Europe, dans un vieux T3 aménagé (avant même que ce soit de mode !).
J’ai ensuite découvert d’autres activités de montagne au fil de mon adolescence avant de tomber dans la photo vers mes 22 ans.

Pourquoi avoir souhaité rejoindre POW ?

Je connaissais l’asso de nom depuis quelque temps et c’est Léo, un des Athlètes de la team, qui a fait un appel auquel j’ai répondu lors du 1er confinement. Ce moment est venu s’inscrire dans une quête à m’investir dans des groupes environnementaux locaux près d’Annecy. J’ai donc sauté sur l’occasion avec l’envie de faire bouger les murs au niveau de l’écologie. Et pour cela rien de mieux que de passer aux actes, s’entourer, rencontrer, s’engager, partager. De plus, pour une fois, les sports de montagne font partie de l’identité d’une asso environnementale. Obligé d’adhérer !

Quel est ton rapport à la montagne et aux sports d’hiver ?

A vrai dire, je sens qu’il est en train d’évoluer, car j’ai une impression de consommation de la montagne. Peut-être à cause de mon passage de la trentaine. Mais j’aime toujours prendre plaisir à aller en montagne qu’importe la saison, que ce soit pour l’effort, le dépassement de soi, la contemplation, le partage, la tranquillité. Mais moins souvent qu’avant, car j’aimerai passer plus de temps pour des actions qui ont du sens au « moi d’aujourd’hui », c’est à dire au niveau du climat.

J’aime également beaucoup partager la montagne avec d’autres personnes. C’est grâce aux clubs et assos que j’ai appris et que j’ai rencontré mes amis et compagnons de cordée. J’ai voulu faire ma part, alors depuis quelques années j’encadre des groupes de ski de rando au Caf de la Roche sur Foron.

Qu’entends-tu par “une impression de consommation de la montagne” ?

Tu soulignes un point qui me touche particulièrement, que j’ai cherché au fond de moi à exprimer au mieux.
Bien entendu la montagne, la nature, le sport, nous apporte énormément. Cependant, à notre échelle individuelle, nous ne nous rendons pas encore compte de l’impact que nous avons sur elle. Nous commençons à prendre conscience que d’ici quelques décennies, nous ne pourrons plus aller skier, faute de neige ; que nous nous empoisonnons avec l’air pollué de nos vallées 2

Depuis environ 2-3 ans, je me documente sur le sujet, et cela affecte ma relation avec la montagne. Ai-je toujours envie d’en profiter en fermant les yeux sur ce que j’apprends ? La réponse est non. Je ne veux pas faire l’autruche comme nos anciennes générations. Certes, j’ai toujours plaisir et besoin de me retrouver en montagne, mais j’ai aussi cette envie bouillonnante au fond de moi qui veut agir pour le climat, même si je me perds souvent face à la taille de cet enjeu.

Alors oui, quand je vois une station de ski remplie de touristes qui viennent de parcourir des centaines de kilomètres en voiture et parfois même l’avion pour quelques jours en montagne, je vois une consommation de la montagne. Et le pire, c’est que nos stations et institutions connaissent les enjeux climatiques à venir, mais elles continuent tête baissée à foncer droit dans le mur !

Je le vois également dans nos activités individuelles, de la même façon que les voyages à voir le plus de pays possible, on veut faire toutes les plus belles randonnées, faire le Mont Blanc, participer à tel et tel événement, être le plus rapide sur Strava, faire la plus belle photo pour son Instagram. Le souci ici c’est la fréquence. Si c’est plusieurs fois par semaine, c’est un peu comme une drogue, on ne peut pas s’en passer, on est addict. On consomme la montagne. Du moins c’est mon ressenti.

De plus, toutes nos activités sont dictées seulement par l’argent et le temps. À aucun moment, on inclut dans la balance, l’impact environnemental de nos actions, déplacement, activités, achats, … C’est seulement en train d’évoluer gentiment surtout depuis le Covid. Je ne cherche à blâmer personne, mais plutôt à prendre du recul sur nos faits et gestes, nous questionner profondément pourquoi nous le faisons. Puis-je trouver des alternatives pour satisfaire mes besoins en réduisant mon impact carbone ?

Il existe à l’heure actuelle plein de solutions pour entamer cette transition au niveau individuel quasi sans effort. Moi-même, je ne suis pas parfait, mais je cherche à comprendre et à m’améliorer. C’est comme en randonnée, c’est en faisant un pas après l’autre qu’on arrive à notre premier objectif avant de poursuivre vers d’autres objectifs.

Depuis quand exerces-tu ton métier de photographe ?

Cela fait maintenant plus de 2 ans que je me suis lancé dans cette extraordinaire aventure. Je n’ai jamais autant travaillé dans ma vie depuis ces 3 dernières années. C’est tellement passionnant et dévorant qu’on ne s’arrête jamais !

Peux-tu nous en dire plus sur ton activité ?

En fait, je suis multi task. C’est à dire que j’ai commencé par vendre mes photos en tableaux, puis de poursuivre vers les expositions. Lorsqu’on découvre son travail imprimé en grand, on devient addict. C’est un monde passionnant, le hic, que c’est un gouffre en temps et en finance, alors j’ai changé de cap pour me diriger vers de la prestation photo. Sauf que le Covid est passé par là pour me couper l’herbe sous le pied. Depuis cet été, je fais des prestations pour des événements de trails et marques outdoor. Et pour continuer dans la diversité, depuis l’année dernière, j’organise des stages photos sur le terrain pour les particuliers qui souhaitent améliorer leurs photos sous différents thématiques. J’ai la chance d’avoir tout juste intégré un club photo à Genève pour y enseigner mes spécialités que sont le paysage et la photo de nuit. Ma première expérience dans les tirages d’art m’a permis d’intégrer la Galerie 361 en vieille ville d’Annecy où sont exposés certains de mes clichés. Et ce n’est pas terminé, il y a encore tellement de possibilités à créer ! Affaire à suivre !

Tu as un projet de calendrier, tu peux nous présenter en quoi ça consiste ?

En fait chaque année depuis 4 ans, je rassemble 12 de mes meilleures photos dans un calendrier. Comme mes valeurs environnementales sont de plus en plus présentes, cette année j’ai apporté quelques nouveautés : un papier certifié PEFC pour une gestion des forêts durable ; un imprimeur local avec les mêmes valeurs ; mon intégration au réseau 1% for the Planet ; un don de 1€ par calendrier sera reversé à POW France.
J’ai même ajouté un bonus pour une expérience immersive dans mon monde : 12 audios accompagnent ce calendrier pour découvrir l’aventure qui se cache derrière chacune photo. Des aventures qui traversent les frontières afin de donner l’envie de partir à la découverte de nos voisins des Alpes.

 

On félicite Anthony pour son travail et on le remercie son engagement ! On est ravi de le compter parmi la communauté POW !

Pour voir les photos sélectionnées et commander le calendrier d’Anthony, c’est ici : https://anthonychenot.com/calendrier/calendrier-2022/ 

Et n’hésitez pas à vous abonner à son Instagram pour voir son travail et être au courant de son actualité : http://www.instagram.com/anthony_chenot 

De notre côté, la période d’adhésion a repris, avec son lot de nouveautés : https://bit.ly/AdhésionsPOW 
Merci de votre soutien ! 

 


  1. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-sur-la-pollution-atmospherique-a-l-origine-de-4-300-deces-par-an-dans-la-region-2295661.html .

  2. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-sur-la-pollution-atmospherique-a-l-origine-de-4-300-deces-par-an-dans-la-region-2295661.html .

Evénements : la team POW à travers la France

Evénements : la team POW à travers la France

Evénements : la team POW à travers la France

Ça y est, la saison des festivals arrive peu à peu à sa fin, et celle d’hiver commence à pointer le bout de son nez. Nos ambassadeurs, comme les bénévoles, ont été bien occupés sur plein d’événements à travers la France.
À commencer par Gaëtan Gaudissard et Alex Chamblet
qui ont bien voyagé (en train bien sûr) pour présenter le film Conscience dans de nombreux festivals et soirées de projection.

Le film est également passé dans la salle d’escalade Parisienne Arkose Nation qui était aussi un prétexte pour goûter notre bonne bière “La Blanche Neige” en collaboration avec la brasserie Oskare.

De notre côté, on a participé à la tournée We Love POW POW, organisée par le shop de Montaz que l’on remercie encore pour leur invitation. Une bonne occasion pour nos teams locales bénévoles de se retrouver et de parler de l’association aux spectateurs et spectatrices . On a croisé aussi plusieurs de nos ambassadeurs qui présentaient leurs films !

On aura encore plein d’autres occasions de se croiser pour la saison qui arrive, d’autres diffusions vont avoir lieu, alors n’hésitez pas à surveiller les événements proches de chez vous !
D’ici là, on vous invite à prendre part à notre action en cours dans le cadre de notre campagne “S’investir pour le climat” disponible sur le site, et on vous laisse avec un peu + de photos des événements !

Everide : Le second souffle des équipements outdoor

Everide : Le second souffle des équipements outdoor

EVERIDE : Le second souffle des équipements outdoor

Aujourd’hui, on vous parle ni de COP 26 ni de banques, mais d’équipements, avec l’arrivée d’un nouvel acteur sur le marché : Everide ! On vous explique tout sur l’appli qui va vous permettre d’acheter des vêtements ou du matériel spécialisé et de seconde main, facilement.

Everide, c’est une start-up française qui a décider de « concilier pratique des sports outdoor, protection du terrain de jeu et plaisir de l’équipement sportif », en permettant d’acheter et vendre de l’équipement d’occasion via leur plateforme.
L’outil est simple, rapide, gratuit, sans frais de vente avec les mêmes garanties qu’un site d’e-commerce classique.

Leur projet part de plusieurs constat :

– De plus en plus de gens se rendent en montagne, et donc achètent de l’équipement pour s’y rendre, rider, grimper, marcher.
– Notre manière de consommer, avec l’impact des industries de textile et de matériels, nuit à la préservation de nos territoires.
Cela correspond également à un développement et une prise de conscience qui s’étend.
Comme le souligne Everide, le marché de la seconde main connait un essor important, notamment avec la crise sanitaire, qui est venue renforcer la prise de conscience écologique et les contraintes budgétaires dans les choix d’achats de beaucoup d’entre nous. En 2020, 7,4 milliards d’euros auraient été généré en France par le marché de la seconde main 2, notamment avec l’explosion de certaines applis comme Vinted, qui ont facilité les achats d’occasions.
Mais les sports outdoor sont un marché bien spécifique, il fallait donc un outil permettant aux passionné.es de facilement s’y retrouver.

Voilà donc l’ambition des trois personnes derrières le projet Everide, qui ont tous comme point commun le goût de l’aventure.
Pour soutenir et porter ce beau projet, du monde a rejoint l’aventure !
D’abord Xavier De Le Rue, snowboarder freeride international, qui est partie prenante du projet. Et derrière lui, un grand nombre d’athlètes, conscients des limites et des enjeux derrière l’industrie du textile et du matériel.
Des ambassadeurs, que vous pouvez retrouver ici avec leur vestiaire et donc ce qu’ils ont à vendre comme équipements d’occasions.
Des associations sont également partenaires : Kilian Jornet Foundation, Surfrider Foundation et… nous, POW Fr !

Au vu des combats que l’on mène et des passions qui nous animent chez POW, Everide cochait toutes les cases pour que l’on soutienne leur initiative.
L’impact carbone moyen d’un produit déjà utilisé est 5 à 6 fois moindre que celui d’un produit acheté neuf. Donc si des initiatives permettent de mettre en avant la réparation et la vente d’occasions, pour favoriser les échanges entre les personnes, let’s go !

De leur côté, pourquoi ont-ils choisis d’être partenaires de POW ?
« La mission “Continuons de rider” que nous avons défini passe par la protection de nos hivers donc cela semblait une évidence pour nous, de même que la volonté de s’adosser à une asso expérimentée et dont le combat est tellement complémentaire avec le nôtre»
On les remercie et on laisse le mot de la fin à Julien Bronnet, CEO d’Everide, sur leurs ambitions :

Les pratiquants d’outdoor ont le pouvoir de changer les choses par leur comportement d’achat. Le neuf ne va pas disparaître du jour au lendemain, mais nous tablons sur une évolution de la part de marché de l’occasion de 5% aujourd’hui à 20% d’ici 10 ans pour notre filière. Nous sommes là pour accompagner les pratiquants, les magasins et les marques dans cette évolution nécessaire pour regrouper l’offre, faciliter les échanges de la communauté et pour protéger notre terrain de jeu en allongeant le cycle de vie, réduisant la pollution et l’impact carbone des produits.

Pour en savoir plus sur l’impact du textile : https://bit.ly/Lamodesansdessus-dessous

Guide Eco Rider, ou comment être un skieur eco-responsable : https://bit.ly/GuideEcoRider

Pour télécharger Everide
👉🏼 IOS : https://apple.co/3qc1URT
👉🏼 Android : https://bit.ly/3q9c0mB

 


  1. Source : Xerfi .

  2. Source : Xerfi .

COP 26 : Enfin un sommet pour se rassembler ?

COP 26 : Enfin un sommet pour se rassembler ?

COP 26 : Enfin un sommet pour se rassembler ?

Aujourd’hui commence la COP 26 !
Quel est le contexte de cette nouvelle COP ? Pourquoi est-il important de s’y intéresser ? Quels sont les enjeux ? Est-ce qu’on doit réellement s’attendre à quelque chose ?
On en parle !

D’abord, explications rapides de ce qu’est la COP 26.
La COP (Conference of Parties) est un rassemblement de toutes les parties (ou états) signataires de la Convention-Cadre de l’ONU. Pour faire simple, ce sont les dirigeants du monde entier, mais aussi des acteurs non-étatiques (ONG, collectivités, peuples autochtones, entreprises…) qui vont se réunir pour un sommet international sur le climat, à Glasgow en Ecosse. La COP 26, qui devait avoir lieu l’année dernière, a été annulé à cause du Covid-19.

Un contexte particulier

Cette COP 26 intervient dans un contexte très particulier. Elle arrive peu de temps après des derniers mois qui ont vu de nombreux événements météorologiques extrêmes à travers la planète se produire (megafeux, inondations…) et la sortie du groupe 1 du rapport du GIEC, qui est venu confirmer, plus que jamais, que ces événements arriveront de plus en fréquemment, avec une intensité de plus en plus forte. Ce rapport met également en avant que les 10 prochaines années seront cruciales pour éviter les pires projections d’ici à la fin du siècle

Le déroulement de la COP 26 aussi s’annonce particulier. La crise sanitaire remet en cause la participation de nombreux acteurs des pays de l’hémisphère Sud, ce qui pourrait compromettre l’intérêt des négociations, puisque ce sont justement ces pays du Sud qui sont les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique et qui ont besoin d’aides financières pour faire la transition nécessaire.
Côté mastodontes, la Russie et la Chine ont décidé de ne pas être de la partie.
Des absences pour des motifs différents, mais qui témoignent de la difficulté de faire en sorte que tous les pays du globe agissent dans la même direction.

Des enjeux plus cruciaux que jamais


Malgré ce contexte international compliqué, les participants de la COP 26 font face à des enjeux colossaux qui nous concernent toutes et tous. 6 ans après les accords de Paris qui avaient pour objectif de rester sous la barre des 1.5°C, quasiment aucun pays au monde n’est sur la bonne trajectoire.
L’objectif large de cette COP 26 sera donc d’arriver à fixer des règles qui permettront de tenir ces engagements, sous peine de franchir un à un les paliers supérieurs. 

Selon la dernière évaluation de l’ONU, les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre actuels nous emmènent plutôt vers un réchauffement catastrophique de +2,7°C. Il y a deux semaines, voici ce que disait Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies :
« La pollution carbone d’une poignée de pays a mis l’humanité à genoux […] s’ils ne montrent pas la voie dans ces efforts, nous irons vers de terribles souffrances pour les êtres humains » , expliquant que continuer comme ça « c’est sans aucun doute un aller simple vers le désastre ».
La COP 26 s’annonce donc aussi difficile que primordial. S’il y aurait toutes les raisons de penser que cette COP 26 ne fera sûrement pas bouger les choses et donc de ne pas y prêter attention, ce serait omettre l’importance des enjeux auxquels nous faisons face.
Les COP sont des périodes où les enjeux climatiques sont sur le devant de la scène internationale.

Malgré les mauvaises trajectoires prises depuis les accords de Paris, ces dernières constituent un postulat qui a permis à de nombreuses organisations de plaider en faveur du climat, de se mobiliser, de faire bouger des lignes.
Comme l’explique Marine Pouget, responsable gouvernance internationale de Réseau Action Climat 1 : « C’est un cadre international qui permet de faire pression sur les Etats. Il n’y aurait pas eu d’affaire du siècle si la France ne s’était pas engagée aux accords de Paris ».

Même en étant le plus pessimiste possible, on a donc tout intérêt à suivre la COP 26 de près, à soutenir les organisations qui s’y engagent et à continuer de se mobiliser pour faire pression sur les acteurs ayant des impacts forts sur le réchauffement climatique.
Un appel à l’action et une journée internationale de mobilisation pour la justice climatique va d’ailleurs avoir lieu le 6 novembre, 2 n’hésitez pas à regarder où sera la plus proche de chez vous !

La finance sera l’un des sujets phares de cette COP 26, c’est pour cela que nous avons lancé notre campagne «Investir le climat » il y a deux semaines. Si ce n’est pas déjà le cas on vous invite à y jeter un œil et à suivre la suite de notre campagne.
En attendant, on va suivre avec attention les événements d’une COP qui peut être décisive pour l’avenir de nos territoires.

Notre article sur l’impact des banques sur le climat : https://protectourwinters.fr/banques-et-climat-le-moment-de-rendre-des-comptes/ 

L’appel de Politis pour le Climat avant la COP 26 : https://www.politis.fr/articles/2021/10/lappel-de-politis-pour-le-climat-votre-inaction-est-un-crime-43721/ 

Pour en savoir plus sur les enjeux précis de la COP 26, le travail de Réseau Action Climat : https://reseauactionclimat.org/cop26-quels-sont-les-enjeux-du-sommet-de-glasgow-pour-le-climat/ 

Pour suivre le déroulé de la COP 26 jour après jour, à travers le journal de bord d’organisations sur place : https://www.apc-paris.com/actualite/vivez-cop26-linterieur-avec-lapc-son-reseau