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Anthony Chenot : La photo au service de la montagne

Anthony Chenot : La photo au service de la montagne

Anthony Chenot : La photo au service de la montagne

Aujourd’hui, présentation d’un photographe, nouveau bénévole de POW, qui a décidé de se servir de sa passion et son métier de photographe pour sensibiliser et s’engager sur les enjeux environnementaux en montagne. Au menu, discussion autour de son rapport à la montagne, aux sports d’hiver, à la photo … et d’un super projet !

D’abord, peux-tu présenter en quelques lignes qui tu es ?

Bonjour, je m’appelle Anthony Chenot et je suis photographe.
J’ai la chance d’être né à Annecy il y a juste 30 ans, et d’avoir pu apprendre à skier dès mes 3 ans. J’ai passé mon enfance au bord du lac d’Annecy à Saint Jorioz, allant au ski club les hivers et passant mes étés en voyage en Europe, dans un vieux T3 aménagé (avant même que ce soit de mode !).
J’ai ensuite découvert d’autres activités de montagne au fil de mon adolescence avant de tomber dans la photo vers mes 22 ans.

Pourquoi avoir souhaité rejoindre POW ?

Je connaissais l’asso de nom depuis quelque temps et c’est Léo, un des Athlètes de la team, qui a fait un appel auquel j’ai répondu lors du 1er confinement. Ce moment est venu s’inscrire dans une quête à m’investir dans des groupes environnementaux locaux près d’Annecy. J’ai donc sauté sur l’occasion avec l’envie de faire bouger les murs au niveau de l’écologie. Et pour cela rien de mieux que de passer aux actes, s’entourer, rencontrer, s’engager, partager. De plus, pour une fois, les sports de montagne font partie de l’identité d’une asso environnementale. Obligé d’adhérer !

Quel est ton rapport à la montagne et aux sports d’hiver ?

A vrai dire, je sens qu’il est en train d’évoluer, car j’ai une impression de consommation de la montagne. Peut-être à cause de mon passage de la trentaine. Mais j’aime toujours prendre plaisir à aller en montagne qu’importe la saison, que ce soit pour l’effort, le dépassement de soi, la contemplation, le partage, la tranquillité. Mais moins souvent qu’avant, car j’aimerai passer plus de temps pour des actions qui ont du sens au « moi d’aujourd’hui », c’est à dire au niveau du climat.

J’aime également beaucoup partager la montagne avec d’autres personnes. C’est grâce aux clubs et assos que j’ai appris et que j’ai rencontré mes amis et compagnons de cordée. J’ai voulu faire ma part, alors depuis quelques années j’encadre des groupes de ski de rando au Caf de la Roche sur Foron.

Qu’entends-tu par “une impression de consommation de la montagne” ?

Tu soulignes un point qui me touche particulièrement, que j’ai cherché au fond de moi à exprimer au mieux.
Bien entendu la montagne, la nature, le sport, nous apporte énormément. Cependant, à notre échelle individuelle, nous ne nous rendons pas encore compte de l’impact que nous avons sur elle. Nous commençons à prendre conscience que d’ici quelques décennies, nous ne pourrons plus aller skier, faute de neige ; que nous nous empoisonnons avec l’air pollué de nos vallées 2

Depuis environ 2-3 ans, je me documente sur le sujet, et cela affecte ma relation avec la montagne. Ai-je toujours envie d’en profiter en fermant les yeux sur ce que j’apprends ? La réponse est non. Je ne veux pas faire l’autruche comme nos anciennes générations. Certes, j’ai toujours plaisir et besoin de me retrouver en montagne, mais j’ai aussi cette envie bouillonnante au fond de moi qui veut agir pour le climat, même si je me perds souvent face à la taille de cet enjeu.

Alors oui, quand je vois une station de ski remplie de touristes qui viennent de parcourir des centaines de kilomètres en voiture et parfois même l’avion pour quelques jours en montagne, je vois une consommation de la montagne. Et le pire, c’est que nos stations et institutions connaissent les enjeux climatiques à venir, mais elles continuent tête baissée à foncer droit dans le mur !

Je le vois également dans nos activités individuelles, de la même façon que les voyages à voir le plus de pays possible, on veut faire toutes les plus belles randonnées, faire le Mont Blanc, participer à tel et tel événement, être le plus rapide sur Strava, faire la plus belle photo pour son Instagram. Le souci ici c’est la fréquence. Si c’est plusieurs fois par semaine, c’est un peu comme une drogue, on ne peut pas s’en passer, on est addict. On consomme la montagne. Du moins c’est mon ressenti.

De plus, toutes nos activités sont dictées seulement par l’argent et le temps. À aucun moment, on inclut dans la balance, l’impact environnemental de nos actions, déplacement, activités, achats, … C’est seulement en train d’évoluer gentiment surtout depuis le Covid. Je ne cherche à blâmer personne, mais plutôt à prendre du recul sur nos faits et gestes, nous questionner profondément pourquoi nous le faisons. Puis-je trouver des alternatives pour satisfaire mes besoins en réduisant mon impact carbone ?

Il existe à l’heure actuelle plein de solutions pour entamer cette transition au niveau individuel quasi sans effort. Moi-même, je ne suis pas parfait, mais je cherche à comprendre et à m’améliorer. C’est comme en randonnée, c’est en faisant un pas après l’autre qu’on arrive à notre premier objectif avant de poursuivre vers d’autres objectifs.

Depuis quand exerces-tu ton métier de photographe ?

Cela fait maintenant plus de 2 ans que je me suis lancé dans cette extraordinaire aventure. Je n’ai jamais autant travaillé dans ma vie depuis ces 3 dernières années. C’est tellement passionnant et dévorant qu’on ne s’arrête jamais !

Peux-tu nous en dire plus sur ton activité ?

En fait, je suis multi task. C’est à dire que j’ai commencé par vendre mes photos en tableaux, puis de poursuivre vers les expositions. Lorsqu’on découvre son travail imprimé en grand, on devient addict. C’est un monde passionnant, le hic, que c’est un gouffre en temps et en finance, alors j’ai changé de cap pour me diriger vers de la prestation photo. Sauf que le Covid est passé par là pour me couper l’herbe sous le pied. Depuis cet été, je fais des prestations pour des événements de trails et marques outdoor. Et pour continuer dans la diversité, depuis l’année dernière, j’organise des stages photos sur le terrain pour les particuliers qui souhaitent améliorer leurs photos sous différents thématiques. J’ai la chance d’avoir tout juste intégré un club photo à Genève pour y enseigner mes spécialités que sont le paysage et la photo de nuit. Ma première expérience dans les tirages d’art m’a permis d’intégrer la Galerie 361 en vieille ville d’Annecy où sont exposés certains de mes clichés. Et ce n’est pas terminé, il y a encore tellement de possibilités à créer ! Affaire à suivre !

Tu as un projet de calendrier, tu peux nous présenter en quoi ça consiste ?

En fait chaque année depuis 4 ans, je rassemble 12 de mes meilleures photos dans un calendrier. Comme mes valeurs environnementales sont de plus en plus présentes, cette année j’ai apporté quelques nouveautés : un papier certifié PEFC pour une gestion des forêts durable ; un imprimeur local avec les mêmes valeurs ; mon intégration au réseau 1% for the Planet ; un don de 1€ par calendrier sera reversé à POW France.
J’ai même ajouté un bonus pour une expérience immersive dans mon monde : 12 audios accompagnent ce calendrier pour découvrir l’aventure qui se cache derrière chacune photo. Des aventures qui traversent les frontières afin de donner l’envie de partir à la découverte de nos voisins des Alpes.

 

On félicite Anthony pour son travail et on le remercie son engagement ! On est ravi de le compter parmi la communauté POW !

Pour voir les photos sélectionnées et commander le calendrier d’Anthony, c’est ici : https://anthonychenot.com/calendrier/calendrier-2022/ 

Et n’hésitez pas à vous abonner à son Instagram pour voir son travail et être au courant de son actualité : http://www.instagram.com/anthony_chenot 

De notre côté, la période d’adhésion a repris, avec son lot de nouveautés : https://bit.ly/AdhésionsPOW 
Merci de votre soutien ! 

 


  1. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-sur-la-pollution-atmospherique-a-l-origine-de-4-300-deces-par-an-dans-la-region-2295661.html .

  2. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-sur-la-pollution-atmospherique-a-l-origine-de-4-300-deces-par-an-dans-la-region-2295661.html .

Aventures sans voiture : La Flégère en juillet avec Julien Herry et Victor Daviet

Aventures sans voiture : La Flégère en juillet avec Julien Herry et Victor Daviet

Aventures sans voiture : La Flégère avec Julien Herry et Victor Daviet

On l’a assez répété et démontré durant notre campagne Objectif -57, l’impact du transport est colossal et c’est l’une des choses sur lesquelles nous devons agir, en essayant notamment de laisser la voiture à la maison quand on part en week-end lorsque c’est possible.
En partant de ce constat, Julien Herry et Victor Daviet sont partis pour une aventure sans voitures, qu’ils ont filmée pour notre plus grand plaisir !
Le film de leur aventure est à retrouver sur notre chaîne Youtube (ici)

En attendant, si vous ne les connaissez pas, auto présentation de nos deux comparses et de leur trip !

 

J – Mon nom est Julien Herry (surnommé Pica).
J’ai grandi dans la vallée de Chamonix et je suis naturellement devenu guide de haute montagne. Je suis passionné de snowboard et père de 2 enfants !
J’ai rencontré Victor quand il m’a embauché pour encadrer l’édition suisse des Safety Shred Days en 2020, puis nous avons passé 3 semaines ensemble au Pakistan cet hiver afin d’enseigner le snowboard aux populations locales via l’association Zom Connection!

V – Je m’appelle Victor Daviet, je suis originaire des Alpes du sud mais j’habite à Annecy depuis quelques années maintenant.
Je suis un grand fan depuis toujours de snowboard et ça fait maintenant 10 ans que je suis pro snowboarder spécialisé dans le freeride / backcountry.
Je suivais Pica et ses exploits en pente raide depuis quelque temps, mais on s’est rencontré récemment lors d’un trip qu’il m’a proposé au Pakistan de 3 semaines avec Zom Connection. Et nous avons vécu une belle aventure humaine !

J – Nous sommes allés glisser sur l’aiguille de la Gliere, juste au dessus du télésiège de l’Index dans la vallée de Chamonix! Je suis parti de la maison à vélo pour rejoindre Victor à la gare des Praz vers 8.30. De là on a marché jusqu’aux remontées mécaniques de la Flegere que l’on a utilisé jusqu’en haut de l’Index!
Le sommet étant encore dans les nuages, on a donc grimpé puis ridé un premier couloir à main gauche, court mais raide, sur une bonne neige de névé. Puis la météo s’est éclaircie et nous avons grimpé jusqu’au sommet de la Glière et profité d’une magnifique vue à 360 degrés avant que les nuages ne reviennent. Après une première pente en neige collante, le couloir suivant puis la pente de sortie nous  ont offert une belle neige de névé très agréable!
Retour dans la vallée très confortable en télésiège puis télécabine avant de savourer une bonne bière dans la vallée!

V – Pour ma part je suis parti d’Annecy ! Après un premier trajet en train (1h30) et une nuit sur le canap d’un pote (5 généps)  j’ai pris le train le matin pour rejoindre l’ami Pica et aller rider un 1er juillet ! Une première ! L’avantage c’était que nous étions seuls et que mis à part 3 ou 4 vélos nous avions la station pour nous ! Sur le télésiège nous avions la sensation d’être en Avril avec ces conditions.
La neige était de la soupe mais en snowboard, c’est très bon la soupe !

J – L’enneigement exceptionnel de ce début d’été offrent de nombreuses possibilités pour glisser à proximité des remontées mécaniques. Il me semblait intéressant de mettre ce ski local d’été en avant.
Avec le réchauffement climatique, l’enneigement est de moins en moins régulier mais occasionnellement, il reste des opportunités de prolonger la saison de glisse sans avoir à se déplacer à l’autre bout des Alpes ou de la planète.

V – Après 20 min de marche au bas du couloir nous avons réalisé qu’il y avait encore des mètres de neige ! Et qu’il était possible selon notre motivation de revenir encore pendant quelques semaines. Montée du couloir à suivre le chamois Pica dans le brouillard!
Arrivée en haut sur un petit col et de l’autre côté on pouvait apercevoir à travers une percée le Mont Blanc fraichement enneigé. Une belle récompense pour cette montée ! Ensuite place à la descente dans un couloir serré et amical ! Arrivés en bas c’était tellement bon qu’on a eu qu’une envie : remonter pour un 2ème couloir !

N’hésitez pas à suivre Pica et Victor sur les réseaux ! 
Chaîne Youtube de Victor : https://www.youtube.com/user/victordaviet/videos 

Aventures Sans Voiture: Des Lyonnais dans la Vallée des Belleville

Aventures Sans Voiture: Des Lyonnais dans la Vallée des Belleville

Aventures Sans Voiture: Des Lyonnais dans la Vallée des Belleville

par Corentin Digne

Février 2021

Récit d’une aventure sans voiture en Vallée des Belleville.
L’équipe de bénévoles de Lyon s’est donnée comme projet de rejoindre les Alpes en tentant de réduire au maximum son impact carbone lié au transport. Ce weekend, inutile de charger le coffre de la voiture, on fera sans.
Des copains, de la bonne humeur, du soleil, et une paire de pow de phoque : voilà la recette d’un week-end réussi avec la POW Family. Menu du jour : cuillères de kiff pour tout le monde.

6h10. Le réveil sonne. C’est rude, mais le simple fait de se savoir bientôt en montagne facilite grandement la sortie du lit. Quand il s’agit de rejoindre nos belles montagnes, on veut bien sacrifier une bonne grasse matinée. Ce weekend, c’est une aventure sans voiture avec les copains de POW qui nous attend.

Fort de constater que le transport constitue la plus grande part des émissions de CO2 des stations de ski (57%  – source : ANMSM/ADEME), il nous a paru intéressant d’essayer de rejoindre nos belles montagnes en réduisant au maximum notre empreinte carbone. En effet, engagé dans la lutte contre le dérèglement climatique, j’estime avoir un mode de vie plutôt “raisonnable” et relativement économe en carbone. Seule ombre au tableau, des allers-retours, en voiture, fréquents entre Lyon et les Alpes. Dès lors, quelles alternatives ? Pour l’équipe de bénévoles lyonnais, l’option vélo ski semble un peu délicate (se lever tôt ne suffira pas, il faudra partir 2 jours avant). C’est donc tout naturellement que nous nous sommes tourné.es vers le train.

1ère étape – L’approche. La marche d’approche en ski de randonnée peut parfois sembler un peu longue. Mais elle est nécessaire pour atteindre des lieux parfois plus reculés et d’autant plus grandioses. Notre approche : un peu plus de 200 km et 3 départements à parcourir : le Rhône, l’Ain, et finalement la Savoie.
Afin de rejoindre la gare de Lyon Part-Dieu, mon voyage débute par un enchaînement bus/métro. Un trajet multimodal. Sac à dos plein à craquer, la housse de skis dans une main et la paire de chaussures dans l’autre, je retrouve Marie, Lou et Claude-Andréas sur le quai. Malgré l’heure matinale, on devine dans nos petits yeux pas très éveillés que les sourires sont déjà bien présents sous nos masques.

8h08. Départ du TER n°883204 à destination de Moutiers Salins Brides-les-Bains. L’aventure peut commencer. L’enthousiasme et l’énergie débordante de l’équipe font presque oublier que la nuit à été courte. Arthur, puis Suzie, Maëlle et Clément, montent dans le train successivement à Aix-les-Bains et Chambéry. L’équipe est au complet.
En prenant le train, nous avons choisi de prendre le temps. Et ce n’est pas désagréable. Les rayons du soleil rasant du début de journée donnent aux paysages que nous parcourons une couleur toute particulière. Le Lac du Bourget se réveille sur notre passage. Spectacle sublime qui nous rappelle la chance que nous avons de pouvoir en profiter. Un bonheur. Les premiers massifs se dessinent et font émerger quelques fourmis dans les jambes. On se laisse bercer par le rythme du rail en s’imaginant gravir les sommets que nous apercevons par la fenêtre. En prenant le temps, nous avons également choisi de se rendre compte de la distance parcourue. Certains trouveront certainement que 3h de TER, c’est long. Mais avec une telle équipe et de tels paysages en guise de décor, je vous assure qu’on ne s’ennuie pas. 

Nous arrivons à Moutiers peu après 11h. Notre autocar nous attend pour boucler les derniers kilomètres qui nous séparent de notre camp de base. Nous sommes agréablement surpris.es de constater que la navette est pleine : nous ne sommes visiblement pas les seul.es à se passer de voiture pour monter en station (n’oublions pas qu’il s’agit d’un weekend de vacances scolaires). En revanche, nous sommes bien les seul.es à transporter des skis, ce qui semble en intriguer plus d’un.e. J’en entends même certain.es se demander si l’on ne devrait pas nous rappeler que les remontées mécaniques sont fermées. Inutile de rappeler que, chez POW, le dénivelé se mange à l’aide de nos pow de phoque.
Très rapidement, le fond de vallée laisse la place aux cimes enneigées. Mais les douces températures des derniers jours ont marqué le paysage : le manteau neigeux a considérablement réduit à basse altitude. Pour les skieuses et skieurs que nous sommes, ça fait forcément mal au cœur de voir disparaître toute cette neige aussi vite qu’elle est tombée.

La vallée des Belleville nous accueille sous un soleil radieux peu après midi. Arrivé.es à destination, nous découvrons le superbe camp de base que nous propose Marie, caché au milieu des petites ruelles de Praranger. Le temps de poser notre chargement, de se ravitailler, et nous voilà sur les skis vers 14h. Il paraît qu’il convient d’être matinal pour partir en montagne. Le réveil a pourtant sonné à 6h mais je crois que nous n’avons pas totalement saisi le concept chez POW.

Févravril
Au programme, petit échauffement avant la rando du lendemain : nous nous satisferons d’une petite montée sur le domaine skiable, histoire de se dégourdir les pattes. La bonne humeur, le soleil, et les pow de phoques sont au rendez-vous. On ne se plaindra pas du temps magnifique, pas un nuage à l’horizon, mais nous sommes frappé.es par une chaleur digne d’un mois d’avril. Les températures particulièrement hautes pour la saison posent question, nous sommes pourtant en plein de mois de février. Ou de févravril, on en perd un peu la tête. Conséquences : les tee-shirts et la crème solaire sont de sortie.
Après 2 bonnes heures de montée, notre descente est motivée par l’animation du front de neige. Le vin chaud nous attend en guise de récompense pour conclure la journée sur un petit d’air du monde d’avant.

Dimanche au soleil, dimanche merveille
La Pointe de la Fenêtre culmine à 2268m, ce sera notre destination dominicale.
Cette fois-ci, nous tournons le dos au domaine skiable pour nous évader vers des horizons que les pylônes de télésiège n’ont pas encore conquis. Nous partons quasiment avec les skis aux pieds de la maison, grand luxe !
Après deux barres céréales, plusieurs conversions et toute l’énergie de la croziflette de la veille convertie en D+, c’est un splendide panorama qui récompense nos efforts. Vue directe sur le Mont Blanc. Pas besoin de pic-nic, chez POW on se nourrit de cuillères de kiff. Et c’est un régal. Le sentiment de bonheur que procure la montagne fait presque oublier la fatigue qui commence à se faire sentir dans les pattes.
Vient l’heure de la descente. On embarque le panorama dans un coin de sa tête et il est temps de se faire bercer par la gravité. En ski de randonnée, la montée “by fair means” donne à la descente une saveur toute particulière. Et si, étant donné les conditions, certain.es retiendront l’adjectif “irrégulière” pour qualifier la qualité de descente, on profite simplement de l’instant présent. Ce qui est certain, c’est que ce n’était pas les conditions de l’année. Les quantités astronomiques de neige tombées en janvier semblent déjà bien loin. En revanche, cela n’a rien enlevé à la beauté de nos montagnes et au bonheur d’une petite bambée (comme diraient nos amis savoyards) rondement menée. Que voulez-vous, la montagne ça vous gagne ! Des copain.es, du soleil et une belle sortie en ski, la journée tient toutes ses promesses.

Crédit: Corentin Digne

De retour au QG en début d’après-midi, il est déjà temps de penser au retour. Nous attrapons notre navette à 15h20 pour redescendre sur Moutiers. Le temps de trajet nous permet de faire le bilan du weekend, et surtout de penser au prochain épisode. Nous retrouvons la cité lyonnaise sur les coups de 20h. Le record du temps de trajet est détenu par Lou, qui rejoint son chez-soi dans les environs de St-Etienne vers 22h, après un ultime train.

Le train permet un rapport au temps et à la distance différent de celui d’un trajet à 130km/h sur autoroute. Ces deux jours bien remplis m’en ont paru durer davantage, et le temps passé dans les transports ne nous a pas empêché d’apprécier pleinement notre weekend.

En guise de conclusion, le weekend a été très bon et la voiture est restée au garage. L’objectif est atteint. Alors oui, au regard d’un weekend, le temps de trajet est conséquent. Néanmoins, la logistique n’était finalement pas si compliquée et reproduire un tel projet trouverait tout à fait son sens en partant une semaine complète, ou finalement, passer un peu plus de temps dans les transports n’aurait que très peu d’influence sur le temps sur place. Ce weekend a pu nous permettre de se rendre compte qu’avec un peu de bonne volonté, il n’est pas si difficile de s’organiser sans voiture. Des solutions existent. Celles-ci peuvent certes, et doivent, être améliorées (fréquence des horaires, tarifs des navettes, etc.), mais ont le mérite d’exister et de fonctionner.

Avec ce weekend, nous n’avions pas la prétention d’abandonner complètement la voiture. Mais simplement de montrer qu’il est possible de s’en passer et progressivement, faire tomber le culte de la voiture. Et pour qu’à terme, une aventure sans voiture ne soit finalement plus qu’une aventure tout court. 

Nos montagnes sont belles, prenons-en soin !

Crédit: Corentin Digne

Afin de se rendre compte concrètement de l’impact carbone de son trajet, l’ADEME propose un calculateur d’émissions de carbone en fonction du mode de transport.
Le “coût carbone” de notre trajet est estimé à 5.8kg eqCO2 (4.9 pour 200km de TER + 0.9 pour 25km d’autocar), tandis qu’il s’élève à 9.7kg eqCO2 en supposant 4 copains dans une seule voiture (pour 200km). Soit une économie carbone de 40% !
Ce chiffre grimpe à 55 et 69% en comptant respectivement 3 et 2 passagers.

Source: https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/bureau/deplacements/calculer-emissions-carbone-trajets

Aventures sans Voiture – Un aperçu…

Aventures sans Voiture – Un aperçu…

Dans le cadre de notre nouveau programme Aventures sans Voiture (AsV pour les intimes), nos athlètes testent des itinéraires montagne au départ de stations et accessibles en transports en commun. Pour vous donner envie d’en savoir plus, on vous partage les coulisses d’une de ces sorties, réalisée par Robin Janvier, Rider POW France et Simon Charrière, Rider POW Suisse.

Bien décidé à rejoindre Simon à Chamonix pour une sortie d’alpinisme sur la Crête des Cosmiques, Robin avait prévu de prendre le train depuis Annecy pour ensuite se rendre à l’Aiguille du Midi, sans avoir besoin d’une voiture. Les aléas des chemins de fers étant ce qu’ils sont, notre rider moustachu a du faire preuve de patience et s’adapter aux travaux et à la ligne coupée. Changement de plan donc, et c’est en covoiturage que Robin arrive à Chamonix, pas démonté par les quelques galères qui se sont mises sur son chemin.

@Simon Charrière

Arrivé au centre ville, il retrouve enfin son pote Simon et les deux compères, presque prêts, doivent d’abord aller louer le matériel qui leur manque pour une sortie d’alpinisme en toute sécurité. L’arrête des Cosmiques est une super sortie d’alpi, fréquentée mais qui vaut le coup, et pour en profiter pleinement, ils ont fait appel à la guide Lise Billon (@lise_billon). C’est à elle que revient la mission de transformer ces deux skieurs invétérés en alpinistes avertis. À leur côté, on trouve également Soren Rickards (@soren_rickards), qui aura la charge d’immortaliser en image les aventures de cette fine équipe.

@Simon Charrière

“Dans un premier temps l’accès à l’arrête dans le plat du midi permet de contempler les récents éboulements. Pour l’anecdote Lise était sur l’arrête le jour où elle s’est effondrée. Après un check matos au pied de la voie nous avons conclu que d’emporter quelques carottes bio en guise de coinceurs de secours ne serait pas de trop !”

“Le début est très agréable et on cruise en grimpe facile entre les blocs de granite. À noter également la chaleur en ce 9 septembre 2020, nous avons dû poser des couches pour grimper léger !”

” Après environ 45 min, nous voilà dans le fameux passage de l’éboulement qui nous force à passer côté face nord, changement d’ambiance ! Après quelques rappels nous revoilà au soleil, avec Simon, nous repérons une petite aiguille en cailloux plutôt photogénique, sur laquelle nous grimpons, en arrivant vers Lise elle nous explique que toutes ces aiguillettes dressées sur l’arrête, que l’on pensait « béton », sont vouées à disparaitre et tomber à cause du permafrost qui fond. Ce qui ne nous étonne guère au vu des 18 degrés dans l’air à ce moment.”

Mais la vue est incroyable avec le Mont-Blanc en toile de fond et toutes la chaines couvertes de blanc, le retour à l’Aiguille se fait masqué dans une ambiance Covid certes, mais qui n’entachera pas la folle aventure vécue aujourd’hui, avec de belles personnes et sans voiture!

Aventures sans Voiture – Un aperçu…

Rencontre avec la Green Session

Depuis quelques semaines, on échange pas mal avec la Green Session, et on se rend compte que nos actions se rejoignent. La Green Session est un media/communauté/boutique de vente en ligne tourné vers les sports de glisse, chez POW on est une asso focalisée sur le ride en montagne, en somme nos objectifs convergent vers la protection de nos terrains de jeux, de la nature. On a interviewé Pierre Barbez, un Green Rider, fondateur du projet.

POW France : Peux tu te présenter en quelques mots ?

Pierre Barbez : Je m’appelle Pierre, j’ai 37 ans. Après avoir vécu quelques années à l’étranger, il y a deux ans je suis venu m’installer avec ma compagne, mes deux enfants, nos poules et nos moutons du côté de Nantes. Entre la fin de mes études et ce déménagement à Nantes j’ai eu une vie professionnelle qu’on pourrait qualifier d’intense, passionnante mais … dévorante à tous points de vue (beaucoup de déplacements et de stress) et au final avec peu d’intérêt pour le bien collectif.
Il y a deux ans, on a donc pris la décision de changer radicalement de vie, en s’installant à la campagne et en quittant mon ancien job pour m’investir dans la création d’un média, La Green Session.

Comment es-tu arrivé dans le monde de la glisse (en mer) et quels sports de pratiques-tu ?

J’ai commencé la glisse à la montagne. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui avaient les moyens de nous emmener au ski une semaine par an. J’ai donc fait mes débuts sur des skis à Valmorel, dans les Alpes. Comme on est allés tous les ans dans la même station, à un moment j’ai voulu essayer autre chose, j’ai “sacrifié” une semaine de ski pour passer au snowboard. J’en ai fait quelques années avant de revenir au ski.
Et puis il y a quelques années je me suis mis au kitesurf.

Peux tu nous raconter ta meilleure session ?

Ce n’est pas évident d’en sortir une en particulier… Pour moi une bonne session n’a pas besoin d’être dans un cadre idyllique, avec des conditions tiptop (même si ça aide !). Car avant tout une session c’est du partage. Celle où tu navigues en regardant ce que font les copains, ça challenge, ça motive, ça peut aussi bien faire rire et puis … ça permet de faire un débrief de folie avec quelques bières. Ces sessions sont souvent au pied de chez soi, pour moi c’est à Quiberon, en Bretagne.

Au fil de ta pratique sportive, as-tu remarqué des changements dans le paysage de tes spots préférés ?

Pour la montagne c’est dur à dire parce que je n’y suis que quelques jours par an. En regardant les conditions (de loin) j’ai quand même l’impression que l’enneigement est beaucoup plus incertain. En ce qui concerne la mer et plus particulièrement les plages, chez moi dans le Nord (je suis originaire de Lille), il y a certains endroits où les blockhaus, qui étaient à des centaines de mètres de la mer quand j’étais petit, ont maintenant les pieds dans l’eau.

Est-ce que cela t’a poussé à changer des aspects de ta pratique ?

Oui. Depuis environ 3 ans, j’ai petit à petit pris conscience de mon impact, et je me questionne de plus en plus sur mes gestes, mais aussi et surtout ma façon de consommer.
Dans ma vie de tous les jours, j’ai déménagé à la campagne, j’ai changé de travail, je mange de moins en moins de viande, je cultive mon potager …
Au niveau de ma pratique sportive, je ne prends plus l’avion, je répare au maximum (c’est incroyable tout ce qui est réparable… même si ce n’est pas toujours moins cher), j’achète d’occasion et lorsque je ne trouve pas, je vais chercher un produit qui sera le plus éco-conçu et local possible… ça prend un peu de temps, mais ça évite aussi les achats impulsifs qui au final… trainent au fond du garage !

As tu remarqué des changements chez d’autres pratiquant.es ?

Oui, je rencontre de plus en plus de personnes qui ont décidé de consommer différemment. Qui se questionnent, chacun à leur rythme, avec leurs sensibilités et leurs moyens. Généralement ils commencent par du ramassage sur les plages, et puis ils se rendent compte que tout ce qu’on y trouve vient de notre caddie. Et ça implique des changements dans les habitudes de consommation, avec du vrac, du bio, du local.
Ce qui m’a le plus marqué dernièrement c’est un coach de kitesurf assez connu en France qui a annoncé que dans les mois à venir il donnerait 70% de ses cours en France, alors que ces dernières années c’était plutôt 90% à l’étranger. Pourquoi ? Parce qu’il se sentait « con » lorsqu’il prenait l’avion. Pour moi ça montre un énorme changement dans les mentalités. Ce genre de déclaration va avoir un effet boule de neige.

Quels conseils peux tu donner aux rider.euses qui veulent réduire leur impact sur l’environnement ?

Le seul conseil que je puisse donner c’est d’être curieux. De se renseigner, de croiser les sources, de trouver son propre équilibre. C’est difficile de changer du tout au tout en quelques semaines. Cela prend un peu de temps, mais plus on se renseigne, plus cela devient évident.
On commence toujours par des petits gestes, et puis on en fait de plus en plus, on inspire notre entourage (amis, famille, voisins), on les embarque avec nous, c’est ça l’effet boule de neige … jusqu’au jour où on est suffisamment nombreux à vouloir un changement et que cela se reflète dans les urnes, avec l’élection de personnes qui ont les mêmes convictions et qui pourront faire bouger les choses à une autre échelle.
Ah aussi autre conseil, venez lire les articles de La Green Session 😉 on y décrypte les impacts des riders et on propose des alternatives concrètes !

Comment est née l’idée de la Green Session ?

L’idée est née il y a un peu plus de 2 ans avec Vincent. En fait c’est un mélange de trois éléments :

  • la volonté de donner du sens à notre travail
  • des convictions écologiques et sociales fortes
  • la passion pour l’outdoor et plus particulièrement les sports de glisse

Et au final ce qui avait le plus de sens pour nous c’était d’aider les riders à préserver nos terrains de jeux.
En creusant on s’est vite rendu compte que tout était lié à nos modes de consommation. Si je pollue avec mon achat ici, ça se retrouvera à un moment ou à un autre sur mon spot (disparition des plages, montées des eaux, moins de neige, pollution chimique, bactérienne, … ).
On a initié le projet avec une boutique en ligne qui propose une sélection de produits éco-responsables pour les riders. Ainsi on a focalisé nos efforts du début sur le « consommer mieux ». Rapidement on a voulu donner une autre dimension au projet en axant notre travail sur le « consommer moins ». La Green Session est désormais un média dont l’objectif est d’aider les riders à changer leur mode de consommation pour à la fois réduire leur impact mais également inspirer leur entourage à en faire autant.

Pierre et Vincent, les deux fondateurs de la Green Session

Peux tu nous présenter la Green Session et ton implication ?

La Green Session c’est un média indépendant (nous ne sommes payés par aucune marque !) qui permet de sensibiliser les riders à la préservation de nos terrains de jeux. Notre communication est principalement axée sur le consommer moins mais mieux.
À travers nos articles, on décrypte les impacts des produits utilisés par les riders (veste de ski, baselayer, planche de surf, etc…). Pour nous c’est l’étape la plus importante. Pour pouvoir réduire, il faut avant comprendre nos impacts. Puis on propose des alternatives et des conseils comme la réparation, l’occasion et enfin en dernier recours l’achat éco-responsable.
La Green Session c’est également et surtout une communauté de plus de 3 000 riders qui partagent les mêmes valeurs que nous. Nous échangeons avec eux tous les jeudis grâce à notre newsletter et c’est un pur bonheur !
En parallèle de notre activité de média, on s’implique également dans des projets qui ont du sens par rapport à notre concept de glisse éco-responsable. On travaille notamment en ce moment sur un projet de poncho de surf upcyclé, Ponchouille. L’objectif est de proposer une alternative éco-responsable aux ponchos de bain fabriqués à des milliers de kilomètres avec des matières premières gourmandes en eau et en pesticides. Ponchouille sera fabriqué en Bretagne dans un ESAT à partir de serviettes de bain récupérées. 

Pierre en Ponchouille

Comment les riders peuvent-ils aider la Green Session ?

Il y a plein de façons de participer activement à La Green Session. Il y a quelques semaines on a justement écrit un article dans lequel on a listé toutes les façons pour un rider de s’impliquer dans le projet.
Ça va de l’inscription à la Newsletter, jusqu’à la rédaction d’un article de blog ou la mise en relation avec d’autres personnes (riders, medias, influenceurs…). Il y en a pour tous les goûts et toutes les compétences !

Aventures sans Voiture – Un aperçu…

Témoignage : « j’ai envie de contribuer au changement »

Depuis le début du confinement, la communauté POW bouillonne et ne cesse de s’agrandir ! Notre dernière newsletter sur le covid 19 a suscité de nombreuses réactions et on lit avec intérêt tous les messages qu’on nous envoie. Dans cet élan de convictions écologiques, notre attention s’est arrêtée sur un témoignage, touchant et matière à réflexion.

On espère que les lignes qui suivent nous amèneront à prendre ce temps de confinement comme une opportunité de se poser des questions plus profondes sur nos modes de consommation, nos modes de vie, leurs impacts et notre capacité de changement.

Si vous avez envie de nous partager votre expérience, vous pouvez commenter ou nous écrire : team@protectourwinters.fr

Salut l’équipe POW, 

J’envoie ce message un peu façon bouteille à la mer, surtout dans le contexte particulier que l’on connait en ce moment. 
J’ai 26 ans, je suis responsable comm’ pour une marque dans l’industrie du vélo et malgré mon jeune âge, ça fait un moment que je me dis que quelque chose ne tourne pas rond. Je crois que je n’ai jamais vraiment compris le concept de croissance, en tout cas de croissance à tout prix. Au lycée en cours d’économie, j’avais naïvement demandé à mon prof « mais je ne comprends pas, il faut toujours faire plus, sinon c’est mal? » quand il nous a présenté La Croissance.

Aujourd’hui je me sens perdue. J’ai un « bon » job, j’aime bien les gens avec lesquels je travaille, j’adore le milieu du vélo et toutes ses pratiques, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que quand la situation va redevenir plus normale après le Coronavirus, je n’ai qu’une envie c’est de démissionner. Démissionner pour ne plus contribuer à ce système, démissionner pour dire stop au fait de tout le temps pousser de nouveaux produits à coups de cash, de campagnes, de quête de likes à tout prix. Il n’y a pas que du mauvais dans ma boite, mais on dirait que le besoin d’effectuer un virage important dans notre industrie (et dans l’industrie du sport en général) n’apparaît pas comme une urgence aux yeux de tous. Un des problèmes étant que les industriels sont drivés par :
– les études de marchés, les besoins des consommateurs – et les « consommateurs » ne sont pas toujours ceux qui prônent le minimalisme.
– le besoin de faire du chiffre d’affaire a minima pour couvrir les charges
Du coup le « durable » est souvent difficile à rajouter à cette équation.

Je suis originaire de la région parisienne mais ça fait un moment que je ne m’y sens plus du tout à l’aise. J’ai la chance de pouvoir faire mon confinement à la montagne, à proximité de producteurs locaux, de choses simples et bizarrement même confinée ici j’ai l’impression de revivre. 
Tout ceci pour dire que malgré ma vision très floue concernant ma vie, ma carrière, mon chemin dans les mois à venir, une chose est sûre : je ne veux plus que ma vie et mon job fassent du tort à la Terre et de facto à l’Homme. Mieux, je voudrais pouvoir contribuer du mieux que je peux pour faire bouger les choses, changer les mentalités, faire du bien pour cette jolie planète bleue, ses habitants, les plantes et les animaux qui l’habitent. Je suis peut-être un peu idéaliste, je sais 🙂

Je rajouterais aussi à tout ça que l’objectif c’est vraiment la quête de solutions, le besoin ardent de sortir de cette impasse du « toujours plus », ce faux semblant du « toujours mieux ». Quand est-ce que ça va s’arrêter ?
Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas. Pas plus tard que la semaine dernière un ami designer m’annonce qu’il quitte son job parce qu’il en a marre de cette pression pour toujours sortir une nouvelle collection qui finalement n’aura rien de révolutionnaire par rapport à la dernière, mais qu’il va quand même falloir pousser de façon à rendre les précédentes obsolètes. À un moment, à ton niveau de marketer, de communicant, tu te retrouves clairement à court d’arguments. Et tu pètes les plombs quand tu te rends compte que le plus souvent, ta boîte ne se soucie pas du tout de l’ensemble de la supply chain pour faire son business. D’où viennent les matières premières ? Qu’est ce qui se passe avec le produit en fin de vie ? La plupart des entreprises s’en foutent et c’est bien le problème. Malheureusement souvent les consommateurs aussi…

Si on se focalise rien que sur l’industrie du sport, quelle est la solution ? Est-ce qu’il y a trop marques aujourd’hui ? Est-ce que certaines doivent mourir ? Lesquelles ? Que vont faire toutes les personnes mises au chômage si plein de boîtes se mettent à disparaitre ? Quelle est la société / l’économie dont on pourrait rêver, dans laquelle chacun pourrait gagner sa vie tout en se sentant contribuer, apporter de la valeur ajoutée?

Exploration d’idées still in progress.

S.

Pour illustrer ces propos, Courbes d’Envies nous offre cette femme puisant son énergie dans sa passion pour la montagne.

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