par Mathieu Ros | 04/Sep/2018 | Riders Alliance
NĂ© dans une station vosgienne, ses parents lâont fait skier alors qu’il tenait Ă peine sur ses deux jambes. Le coup de foudre ! Et bien que la neige ne soit pas un plaisir pour toute la famille, il a eu la chance de pouvoir pratiquer Ă loisir tout ce qui peut glisser, pour finalement se tourner vers le ski freestyle, faute de pente. Ce nâest que plus tard, en s’exilant dans les Alpes, que LĂ©onard a troquĂ© ses skis double spatule pour des fats freeride et rando.
« Cet hiver jâaimerais continuer Ă explorer Chamonix et ses montagnes, car il me reste encore et toujours des monts, des vallons, des couloirs que je nâai pas explorĂ©s. Donc encore plus de ski de rando et continuer Ă progresser du cĂŽtĂ© « alpi » du ski. Mais au fond je cherche surtout Ă mâamuser : rien ne vaut une journĂ©e de poudreuse entre potes, on est tous dâaccordâŠ
Je pars souvent avec les mĂȘmes groupes dâamis, mais chaque sortie est propice Ă de nouvelles rencontres, Ă la crĂ©ation de nouveaux liens. Pour moi, le plus important câest dâavoir confiance. La montagne câest le plus beau des terrains de jeu, en toute saison dâailleurs. Ce que jâaime câest Ă©voluer en libertĂ© dans la nature, qui fait partie intĂ©grante de la pratique, ce nâest pas un gymnase aseptisĂ© ! Pour « se dĂ©passer » il faut compter avec la montagne, lâĂ©couter, la dĂ©crypter, la respecter⊠»
Mâimpliquer avec POW, câest pouvoir mâengager au-delĂ de mon quotidien avec des personnes qui partagent les mĂȘmes valeurs que moi, en espĂ©rant inspirer dâautres personnes qui sâengageront.
Loin dâĂȘtre irrĂ©prochable, je pense que ce sont les petites actions du quotidien qui peuvent grandement modifier les changements climatiques actuels ; mieux manger, mieux se dĂ©placer, moins consommer/jeter, rĂ©parer, recycler⊠Et jâapprends chaque jour Ă mâamĂ©liorer grĂące aux personnes que je rencontre, et câest eux que jâaimerais pouvoir mettre en avant.
Je ne veux pas voir l’hiver disparaĂźtre⊠»
par Mathieu Ros | 11/Juin/2018 | Riders Alliance
Erwan Le Lann fait le tour du monde avec son bateau, Maewan, vĂ©ritable plateforme sportive qui emmĂšne avec lui des athlĂštes pour explorer les coins les plus reculĂ©s du globe. C’est le premier « marin » Ă rejoindre la Rider’s Alliance de POW France, lui qui est avant tout montagnard, guide, grimpeur, alpiniste, BASE jumper. Aujourd’hui, entre deux traversĂ©es de l’Alaska au Kamtchatka ou du Japon Ă la Tasmanie, il revient Ă terre, et raconte. On l’a rencontrĂ© lors de sa derniĂšre escale dĂ©but juin.
NĂ© Ă Grenoble de pĂšre breton, Erwan a toujours passĂ© ses vacances en Bretagne, au bord de la mer, Ă l’Aber Wrac’h oĂč se trouve la maison familiale et qui a Ă©tĂ© le point de dĂ©part – et d’arrivĂ©e – de son aventure avec Maewan (voir le site pour plus d’infos sur le projet ). Mais jusqu’Ă rĂ©cemment, Erwan n’Ă©tait pas vraiment un marin. « Mon pĂšre Ă©tait pĂȘcheur, il a toujours eu une petite barque, mais il n’a jamais Ă©tĂ© ce qu’on pourrait appeler un marin. Moi je me suis achetĂ© un dĂ©riveur quand j’avais 15 ans, mais il a brulĂ© dans son hangar. »
« je voulais ĂȘtre pilote de chasse mais pas faire la guerre »
D’abord skieur en alpin jusqu’Ă l’adolescence, Erwan commence Ă vraiment faire de la montagne vers 16-17 ans, puis passe son bac scientifique sans trop de soucis. « Je voulais ĂȘtre pilote de chasse, j’ai passĂ© tous les tests, mais j’ai Ă©tĂ© recalĂ© Ă l’entretien de motivation. Ils ont probablement vu que je voulais piloter mais pas faire la guerre… »
Ă sa majoritĂ©, Erwan se met sĂ©rieusement Ă la grimpe : « j’ai compris que pour aller partout en montagne, il fallait que je sois bon en escalade. » D’abord rocher, puis glace, il devient vite assez fort et rejoint les Ă©quipes jeunes de la FFME encadrĂ©es par Christophe Moulin. Il apprend vite et bien, intĂ©grĂ© dans un groupe d’une rare motivation. « Une des choses les plus difficiles en montagne, c’est de trouver son partenaire de cordĂ©e. » dit-il. LĂ ils sont tout un groupe. Il rentre dans le cursus pour devenir guide et dĂ©cide un jour de quitter la fac pour se consacrer uniquement Ă sa passion : « J’allais en cours avec des chaussons, un sac Ă pof, une feuille et un crayon. »
Isafjordur, Islande, 2015 ©Bertrand Delapierre
« Ăa ne me motive pas d’aller faire une croix »
Une quinzaine d’expĂ©ditions lointaines, pas mal d’ouvertures sur des 6-7000m, une premiĂšre rĂ©pĂ©tition du Super Couloir au Fitz Roy en hiver, le cursus n’est pas majeur, mais clairement exceptionnel. « Je n’ai pas d’escalades suffisamment remarquables pour qu’elles parlent Ă tout le monde, » enchaine Erwan, « et je n’Ă©tais pas assez fort pour faire des choses techniques Ă 8000m. » Mais en tout Ă©tat de cause, ce ne sont pas les grands 8000 qui attirent Erwan, qui fuit plutĂŽt la foule et cherche l’aventure, « Je n’aime pas suivre un topo » prĂ©cise-t-il. « C’est ce qui m’a vite lassĂ© dans les Alpes, ça ne me motive pas d’aller faire une croix. »
En escalade sur glace, Erwan participe aux premiĂšres compĂ©titions, notamment aux coupes du monde et championnats du monde qui se mettent alors en place. Il s’occupe ensuite de l’organisation du circuit avec son compĂšre de BASE jump Sam Baugey. ParallĂšlement, Erwan est embauchĂ© chez Petzl fin 2005 pour gĂ©rer les Ă©vĂ©nements et le sponsoring. Son rĂ©seau de sportifs s’Ă©tend encore.
Fjord gelé au Groenland, 2015 (c)Bertrand Delapierre
« J’ai commencĂ© Ă ne plus supporter l’avion »
« Je voyageais beaucoup Ă l’Ă©poque, partout sur la planĂšte, particuliĂšrement dans les zones froides. Petzl est prĂ©sent dans 65 pays, et avec le Roc Trip, j’Ă©tais 8 mois par an en dĂ©placement. J’ai commencĂ© Ă ne plus supporter l’avion… »
Un voyage en Antarctique avec Mike Horn est un vrai dĂ©clencheur. Sur son bateau, le Pangaia, la lenteur est la clef du voyage. Il part dâUshuaĂŻa, laisse les oiseaux de terre pour rejoindre les iceberg, la richesse est dans le dĂ©placement. Un groupe de journalistes arrive pour passer trois jours sur le bateau. Ils sont complĂštement dĂ©connectĂ©s du lieu dans lequel ils se retrouvent. « Je suis rentrĂ© avec eux par avion, on a dĂ©collĂ©, on est passĂ©s au dessus de la couche de nuages, et 5h aprĂšs on a atterri Ă Punta Arenas. Et lĂ je me suis dit qu’on ne peut pas comprendre le lieu dans lequel on est si on ne comprend pas le climat. »
Erwan dĂ©cide alors de tout changer. AprĂšs la montagne, il a envie de dĂ©couvrir la mer, avec le bateau qui lui parait le moyen idĂ©al pour voyager lentement . « Ăa m’a pris presque 10 ans, mais comme j’aime bien capitaliser sur mes expĂ©riences, de logistique et de gestion d’athlĂštes, d’Ă©vĂ©nementiel, j’ai montĂ© un projet «plateforme» qui allait devenir Maewan. »
Le trajet se construit naturellement, c’est le cas de le dire : « je voulais passer par l’Arctique, l’Antarctique et la PolynĂ©sie sans traverser des passages artificiels comme le canal de Panama. » C’est comme ça que le grand tour des AmĂ©riques s’est prĂ©cisĂ©, mĂȘme si des attirances locales (comme le Kamtchatka) iront plus tard le modifier.
Navigation solo avec les dauphins, Océanie, 2017 (c)Maewan
« Je ne pouvais pas garder tout ça pour moi »
Le projet Ă©tait trĂšs sportif Ă la base, et Erwan entend beaucoup des « Il n’y a que du sport? Pas d’environnemental, pas de scientifique ? » La vĂ©ritĂ© c’est qu’il n’a rien trouvĂ© de pertinent Ă la base, il ne veut pas d’une « excuse environnementale ». Mais aprĂšs quelque temps sur la mer, « j’ai commencĂ© Ă me rendre compte de l’Ă©tat de la planĂšte, de l’intelligence de ceux qu’on appelait – et qu’on appelle encore – des sauvages, de l’empreinte que laisse l’homme sur l’ensemble de la vie terrestre. »
Erwan apprend chaque jour et se dit « je ne peux pas garder tout ça pour moi », puis « si moi, qui passe dix mois de l’annĂ©e dans la nature sauvage, je ne fais pas quelque chose, alors qui? » Il prend contact avec POW et le courant passe. « Le problĂšme c’est surtout de toucher ceux qui ne se sentent pas concernĂ©s, en utilisant le sport, la science ou les arts c’est plus facile, c’est un moyen d’ouvrir Ă plus de monde. »
Un regroupement de sportifs pour parler environnement lui semble logique. C’est d’ailleurs une des nouvelles missions de Maewan, transformĂ© en aventure certes sportive, mais aussi sociale et environnementale.
Le plastique, ce n’est pas fantastique
Une des prises de conscience majeure de Erwan concerne le plastique. « J’Ă©tais au courant [des continents de plastique qui dĂ©rivent dans l’ocĂ©an profond, NDLR], j’en avais entendu parler comme tout le monde, mais c’est autre chose d’avoir le nez dessus, c’est une toute autre dimension. » En plein milieu du Pacifique, Ă plus de 2000km de la premiĂšre ville, Erwan va ainsi passer 2 jours entiers Ă naviguer Ă travers une vĂ©ritable dĂ©charge. « Le plastique il y en a partout, mais Ă une Ă©chelle inimaginable. Les ocĂ©ans sont immenses, et ils sont remplis de plastique. Sachant qu’il n’y en a que 10% qui flotte, et que le reste est au fond de l’eau, on ne le voit pas. »
Au delĂ de ce problĂšme majeur, depuis qu’il habite sur un bateau, Erwan a pris conscience de tout ce qui fait de la terre une planĂšte aux ressources limitĂ©es. Le bateau en est comme un modĂšle rĂ©duit de la planĂšte. « Je comprends l’effort demandĂ© pour chacune de mes gouttes d’eau potable, pour l’Ă©nergie, pour la nourriture, la santĂ©, le sommeil, l’usure des piĂšces. Le bateau c’est comme une mini terre, c’est un endroit isolĂ© avec des ressources qui sont limitĂ©es. Sauf que c’est beaucoup plus facile de le comprendre sur un bateau que sur la planĂšte, qui parait infinie. »
Utiliser le bateau pour l’extrapoler Ă la planĂšte c’est son cheval de bataille. « Pour que les gens se rendent compte que quand ils ouvrent le robinet dans leur appartement, derriĂšre il y a tout un effort. L’eau est puisĂ©e quelque part, aux dĂ©pens d’animaux et de vĂ©gĂ©taux, et quand on la pollue elle ne disparait pas, elle amĂšne sa pollution jusqu’au fond de l’ocĂ©an. »
La nourriture aussi lui est prĂ©cieuse, comme tout le reste. Il est impensable de jeter un morceau de viande sur un bateau. « Quand on achĂšte des tranches de jambon sous plastique dans un supermarchĂ© et qu’on en balance la moitiĂ© parce que vaguement elle a une odeur ou une couleur un peu bizarre, on oublie complĂštement que derriĂšre ces tranches sous plastique il y a un animal qu’on a Ă©levĂ© et tuĂ© pour se nourrir. On n’a plus aucun respect pour cet animal. On est capable de prĂ©server les bĂ©bĂ©s phoques au Groenland parce qu’ils sont hyper mignons, mais on est aussi capable de balancer de la viande d’un porc qui a Ă©tĂ© Ă©levĂ© en cage toute sa vie. »
Ă capitaine, mon capitaine, 2018 (c)Monica Dalmasso
La montagne et la mer : « c’est diffĂ©rent mais c’est pareil »
« On habite sur une terre unifiĂ©e. L’eau et l’air circulent sur l’ensemble de la planĂšte, ils n’ont pas de frontiĂšres. Une bouteille plastique qu’on jette en montagne finira sa vie dans l’ocĂ©an. L’eau polluĂ©e au sommet d’une montagne arrive polluĂ©e dans l’ocĂ©an. Quand on est en montagne ou en mer, on voit la mĂȘme nature. » Pas de diffĂ©rence donc, pour le premier athlĂšte marin de la Rider’s Alliance. Et puis c’est de lĂ qu’il vient Ă la base, ce grenoblois au patronyme breton. « Je n’avais pas grand chose Ă apprendre pour devenir marin, juste le maniement du bateau. » On s’Ă©tonne, mais il poursuit : « GĂ©rer sa nutrition, regarder l’environnement, un nuage, faire attention, prĂ©voir les choses, anticiper, ce sont des choses que l’on apprend quand on est en montagne. »
« Tu peux aussi t’arrĂȘter en montagne, et attendre que ça passe. En mer ce n’est pas toujours possible. Globalement c’est diffĂ©rent mais c’est pareil. Ce sont surtout les Ă©chelles de temps qui sont diffĂ©rentes. Mais dans les deux milieux il y a des feeling qu’il faut Ă©couter. »
« La ville est inerte »
Erwan ne veut pas parler de vibration, « ça fait trop chaman », mais une des choses les plus choquantes qu’il a Ă©voquĂ©es avant qu’on ne s’asseye pour faire son portrait, c’est « la ville est inerte ». Ce retour lĂ plus que les autres (c’est la cinquiĂšme fois qu’il laisse son bateau pour rentrer en France depuis trois ans qu’il est parti), il a du mal avec la ville. Tout ce bĂ©ton, ces quelques arbres sans connexion entre eux, l’inertie sous les pieds nus comparĂ©e Ă la diversitĂ© des sols dans la nature, qui renseignent sur oĂč on est.
« La ville permet certes une interaction sociale entre humains, c’est trĂšs bien mais ça ne suffit pas. La ville c’est comme une bulle, dĂ©connectĂ©e de la nature. Alors tu laisses la lumiĂšre allumĂ©e, parce que tu as les moyens de payer la facture, et te ne te rends plus compte des efforts que ça coĂ»te Ă la planĂšte. »
TempĂȘte sur Lord Howe Island, 2018 (c)Maewan
En juillet 2018, Erwan repart depuis Wellington (Nouvelle-Zélande) pour 9 mois sur son bateau. Avec des jeunes, avec des projets (transmettre des techniques de navigations ancestrales), avec des étoiles dans les yeux et au dessus de son mat. à suivre.
(Pour en savoir plus et suivre le trajets de Maewan, connectez-vous sur maewan.com )
par Mathieu Ros | 25/Mai/2018 | Actualités , Riders Alliance
photo: Mathis Dumas
En 2017, Liv Sansoz (de la Riders Alliance) s’est lancĂ©e dans un beau projet, celui de grimper les 82 sommets de plus de 4000m des Alpes.
Comme Ă la maison
Un joli dĂ©fi partagĂ© avec une vingtaine d’amis proches. Pour Liv il Ă©tait important de montrer que l’on pouvait vivre des moments incroyables, magiques et transformants « Ă la maison » sans prendre l’avion ni parcourir la moitiĂ© de la planĂšte.
En Ă©tant un peu curieux et amoureux de la montagne, on dĂ©couvre qu’il y a mille et une choses fantastiques Ă faire autour de nous. Et puis, un peu en clin d’oeil aux pionniers, Liv n’a utilisĂ© aucune remontĂ©e mĂ©canique, partant systĂ©matiquement des vallĂ©es Ă pied pour atteindre les plus hauts sommets de l’arc alpin. Une aventure Ă dĂ©couvrir ci-dessous dans ce superbe Ă©pisode de la Salomon TV :
VIDEO
Plus que 2Â sommets
« Il me reste la blanche de Peuterey et le grand pilier dâangle, » nous dit Liv, « du coup je vais faire lâintĂ©grale de Peuterey car ces deux sommets se trouvent sur cette mĂȘme arĂȘte qui finit au Mont Blanc. Il me faut quatre jours de mĂ©tĂ©o hyper stable, un peu moins de neige sur la noire de Peuterey. Donc si il ne neige pas en juin, et quâon a 4 jours je ferai cela en juin… »
Ă suivreâŠ
par Marita van Oldenborgh | 20/Mai/2018 | Actualités
On prend un peu de recul avant de faire le bilan complet de cet hiver, mais voici dĂ©jĂ une sĂ©lection d’images des moments forts de la saison POW.
Un grand merci à vous tous : à la communauté POW, à nos partenaires et à tous ceux qui nous ont soutenu et nous soutiennent, à nos athlÚtes et à tous nos bénévoles!
La saison commence au Snow Garden Festival Ă Grenoble en octobre avec un stand tenu par notre Ă©quipe et les bĂ©nĂ©voles grenoblois, hyper enthousiastes. On y a vu pas mal de monde, fait gagner quelques cadeaux, exposĂ© les photos de notre projet «POWerful Places» et participĂ© Ă la collecte de vĂȘtements chaud organisĂ©e par notre athlĂšte Riders Alliance Marion Haerty.
Public attentif au CNPC, l’Ă©cole supĂ©rieure de commerce du sport Ă Grenoble, pour notre intervention ensemble avec Coline Ballet-Baz de la POW Riders Alliance en novembre.
Le premier Ă©pisode de notre nouvelle web sĂ©rie CLIMATE LINES (ici en tournage au sommet du Pic de l’Etendard) a Ă©tĂ© presentĂ© aux Rencontres Montagnes et Sciences en novembre par Thibault Liebenguth, prĂ©sident de POW France, et Coline Ballet-Baz de la Riders Alliance.
La POW Corner au magasin Zero G Ă Chamonix a Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©cembre avec un beau prĂ©sentoir mis en place par nos copains de chez Wood Stock Creation : on peut dĂ©sormais acheter nos produits et ceux de nos partenaires directement Ă la boutique ou sur leur site web . Une partie des bĂ©nĂ©fices des ventes est reversĂ©e Ă l’association!
Hilaree O’Neill de la POW Riders Alliance Ă©tait aux cĂŽtĂ©s de Al Gore et Christiana Figueres au World Economic Forum Ă Davos en janvier, une grosse fiertĂ© pour l’Ă©quipe de POW France qui a organisĂ© sa venue et qui Ă©tait sur place avec notre envoyĂ© spĂ©cial Antoine Pin pour suivre les dĂ©bats (rĂ©cap complet sur notre blog ici ).
ISPOW ! Nous étions à ISPO, le grand salon international des sports de neige à Munich. Au programme : rencontre avec les autres antennes européennes, apéro avec le boss Jérémy Jones , et tour des partenaires pour avancer dans le bon sens.
Tout au long de la saison, notre campagne POWerful Places mettait en lumiĂšre les lieux choisis par les riders de la Riders Alliance qui leur font vibrer. Voici celui de Pica Herry: « Le bassin d’ArgentiĂšre est un des plus beaux terrains de jeu des Alpes. Le glacier du mĂȘme nom est enclavĂ© entre un versant Nord raide, enneigĂ©, austĂšre et un versant Sud ensoleillĂ©, granitique, colorĂ©. MalgrĂ© la proximitĂ© des remontĂ©es mĂ©caniques, ce paradis est restĂ© sauvage et toutes les formes d’alpinisme y sont pratiquĂ©es. Cet endroit est ma #POWerfulPlace et il reprĂ©sente beaucoup pour moi : j’y ai ouvert mes premiĂšres voies, grimpĂ© mes premiĂšres grandes faces Nord ainsi que mes premiĂšres fissures Ă verrous. Ces derniĂšres annĂ©es je m’y exprime plus volontiers sur mon snowboard. Malheureusement au fil des annĂ©es, ces imposantes montagnes si solides au premier abord, rĂ©vĂšlent peu Ă peu leur fragilitĂ©. L’Ă©quilibre est dĂ©licat, fragile, Ă nous de prĂ©server notre terrain de jeu qui est aussi celui des gĂ©nĂ©rations Ă venir. » (crĂ©dit photo : Jeremy Bernard)
En bonne compagnie avec Simon CharriĂšre de la POW Riders Alliance Suisse sur le Worn Wear Tour de Patagonia.
POW et la Summit Foundation Ă la finale du Freeride World Tour Ă l’Xtreme Verbier fin mars.
La 1ere édition du POW Banked Slalom organisé par les amis de POW à Tignes.
par Mathieu Ros | 15/Mai/2018 | Actualités
Du 13 au 15 Avril dernier, se tenait Ă Chamonix le POW Global Gathering 2018. Les membres de toutes les antennes POW europĂ©ennes (France, Suisse, Finlande, SuĂšde, NorvĂšge, Allemagne, Autriche, Royaume Uni) Ă©taient rĂ©unis, avec mĂȘme une des initiatrices de la future antenne NĂ©o zĂ©landaise. Ce rassemblement Ă©tait lâoccasion pour la communautĂ© internationale de POW de se retrouver, partager ses expĂ©riences et construire de nouveaux projets Ă une Ă©chelle plus globale.
Dans les murs de la « Gare des Glaciers », ancienne gare du premier tĂ©lĂ©phĂ©rique montant Ă lâaiguille du midi reconvertie en chalet, les Ă©quipes ont pu recevoir lâexpertise de diffĂ©rents intervenants, prĂ©senter les campagnes qui ont lieu dans leur pays respectifs et rĂ©flĂ©chir sur les opportunitĂ©s dâavoir des actions coordonnĂ©es et complĂ©mentaires.
Bien sĂ»r le terrain de jeu magnifique quâest Chamonix a aussi Ă©tĂ© lâoccasion pour les participants dâaller partager leur amour des montagnes et ĂȘtre tĂ©moin une fois de plus de la majestĂ© et de la fragilitĂ© de nos hivers.
Ce weekend, en plus de nous avoir permis de rĂ©flĂ©chir en profondeur sur le futur de nos actions, a permis dâinsuffler un peu plus dâĂ©nergie dans notre engagement, de rĂ©affirmer que nous faisons partie dâun mouvement global, au delĂ des frontiĂšres et nationalitĂ©s, dâindividus engagĂ©s, Ă travers les activitĂ©s de montagnes, pour une sociĂ©tĂ© plus juste et respectueuse de son environnement.
Merci encore à toutes les équipes qui nous ont rejoint à Chamonix, on a hùte de vous montrer les fruits de notre travail collectif!
par Mathieu Ros | 20/Avr/2018 | Actualités , Riders Alliance
Le skieur chamoniard Sam Favret rejoint POW France
Grand copain du snowboardeur Julien «Pica» Herry (membre historique de la Riders Alliance ) avec qui il partage une passion pour la pente raide et les montagnes autour de Chamonix, Sam est un skieur complet.
En bon enfant de Chamonix, il a appris le ski avant de savoir marcher, et il est devenu une des valeurs sĂ»res du «freestyle backcountry», remportant notamment le Linecatcher en 2013, avant de s’engager de plus en plus en haute montagne sur des lignes bien raides ou avec des acrobaties dans le coeur mĂȘme des glaciers (Le fameux Ice Call filmĂ© avec PVS pour le Backyard Project).
Aujourd’hui Sam Favret rejoint les rangs de la Riders Alliance, on le retrouve bientĂŽt en interview sur ses motivations. Pour l’heure, il est au Pakistan sur un projet pente raide dans le Karakoram avec Pica, on en reparlera tout bientĂŽt…
En attendant retrouvez le sur son instagram @samfavret.
par Suzie Mandier | 17/Fév/2018 | Agir
Le week end des 2 et 3 fĂ©vrier dernier, nous Ă©tions aux Arcs aux cĂŽtĂ©s de lâĂ©quipe de Patagonia pour lâĂ©tape locale du Worn Wear Tour. Ă lâoccasion du Big Up & Down, la tiny house/atelier de couture de Patagonia sâĂ©tait arrĂȘtĂ©e sur le front de neige, et nous y Ă©tions pour inviter les passants Ă venir faire rĂ©parer leurs vĂȘtements de neige.
Fred et AnaĂŻs, les couturier-es prĂ©sent-es sur place, ont travaillĂ© dâarrache pied pendant les trois jours de lâĂ©vĂšnement pour donner une nouvelle vie Ă toutes les vestes, pantalons, gants ou mĂȘme sacs Ă dos qui leur sont passĂ©s entre les mains.
POW France Ă©tait sur place pour promouvoir une idĂ©e au delĂ de la simple initiative dâune marque. La production des vĂȘtements que nous portons durant nos aventures enneigĂ©es reprĂ©sente une source non nĂ©gligeable dâĂ©missions carbones. Lâindustrie des sports dâhivers nous fournit les outils qui nous permettent dâaller explorer des terrains de jeux grandioses, mais la tendance Ă vouloir toujours renouveler les collections et nous vendre sans cesse de nouveaux produits, a un impact rĂ©el sur ces mĂȘmes terrains de jeux. Chercher Ă rĂ©parer son Ă©quipement plutĂŽt que courir en racheter du neuf aux premiers accros reprĂ©sente une occasion forte de sâengager pour le climat. En plus, cela permet de garder les vĂȘtements dans lesquels nos meilleures aventures ont Ă©tĂ© vĂ©cues, et de conserver les souvenirs de ces moments dans nos vestes prĂ©fĂ©rĂ©es!
En incitant les usagers Ă rĂ©parer plutĂŽt que jeter, nous espĂ©rons les inspirer Ă adopter la mĂȘme attitude dans dâautres domaines de leur vie de tous les jours. Un geste Ă la fois, nous pourrons ainsi tous agir pour protĂ©ger nos hivers.
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par Mathieu Ros | 16/Fév/2018 | Actualités
Cette annĂ©e de nombreux membres de Protect Our Winters s’Ă©taient donnĂ© rendez vous Ă ISPO (le salon des «International Sport Products and Outoor») Ă Munich. L’occasion de voir que le sujet du climat est de plus en plus prĂ©sent chez les marques et que notre travail Ă l’Ă©chelle mondiale, europĂ©enne, ou française commence Ă prendre.
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tenu par nos copains de POWÂ DE
En plus de rencontres avec nos confrĂšres europĂ©ens, et particuliĂšrement les allemands et les autrichiens venus en force, on a aussi pu organiser un apĂ©ro sur le stand Jones, avec Jeremy Jones lui mĂȘme (un petit entretien avec lui Ă retrouver sur ce blog) qui a jouĂ© le jeu, en compagnie de Giulia Monego, Pierre Marchionni ou encore de Anne Flore Marxer.
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l’apĂ©ro POW
On en a profitĂ© pour essayer de mieux coordonner les branches europĂ©ennes de l’association, qui grandit de mois en mois et d’annĂ©e en annĂ©e. Notamment on se disait qu’il serait important de mieux gĂ©rer nos ressources, mieux Ă©changer sur nos initiatives et nos sponsors, ces derniers pouvant parfois ĂȘtre pan-europĂ©ens.
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réunion euroPOWéenne
CotĂ© salon, et cotĂ© marques, on a pu voir le fruit de notre travail Ă l’Ă©chelle mondiale, avec pas mal de mise en avant de notre logo POW sur les stands (diaporama ci dessous). Nous en avons profitĂ© pour mettre en place des futurs projets avec NOK (marque skateboard, fabriquĂ© Ă partir d’anciennes planches de snowboard), PATAGONIA (comment agir de façon commune avec leurs athlĂštes), SPYDER (dont le CEO est membre du board de POW International) , GIRO (et sa gamme de casques et masque Co-brandĂ© POW), et KLEAN KANTEEN (qui est un soutien historique et essentiel de notre association en Europe).
Enfin on en a profitĂ© pour travailler avec Morgan Le Lann qui va, au travers de sa sociĂ©tĂ© de relations presse (MORGAN RP), nous aider Ă mieux communiquer vers les mĂ©dia, sa façon Ă elle de servir la cause. C’Ă©tait sympa de discuter stratĂ©gie avec elle, toujours fraĂźche et motivĂ©e !
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par Mathieu Ros | 02/Fév/2018 | Actualités , Riders Alliance
Nous Ă©tions prĂ©sents Ă Davos avec notre envoyĂ© spĂ©cial Antoine Pin qui avait rĂ©ussi Ă faire participer notre athlĂšte Hilaree OâNeill Ă un panel de discussion comprenant Ă©galement Al Gore et Christiana Figueres. Antoine raconte lâexpĂ©rience.
Ce voyage Ă Davos Ă©tait incroyable tant au niveau pro que perso. Le trajet de train en lui mĂȘme est impressionnant, câest une sensation assez intense de voyager au milieu de ce paysage montagneux magnifique pour aller prĂ©senter notre vision de la dĂ©fense du climat et de nos hivers dans un des cadres les plus formels au monde.
Une chance folle pour moi de rencontrer Hilaree OâNeill en personne [voir sa prĂ©sentation sur son site internet ], une athlĂšte passionnĂ©e et passionnante, ultra accessible, et tellement sympathique. Il nous a fallu un peu de temps pour rĂ©aliser ce que nous Ă©tions venu faire lĂ , mais une fois quâon a pris le temps de revoir ses notes, dâĂ©tudier un peu plus qui Ă©taient les participants au panel Ă ses cĂŽtĂ©s, on Ă©tait vraiment prĂȘts.
La discussion en elle mĂȘme a Ă©tĂ© un moment assez surprenant. Je nâaurais jamais pensĂ© me retrouver âen liveâ dans une audience face Ă Al Gore, qui nous a fait une prĂ©sentation [de 2:00 Ă 28:00 dans la vidĂ©o] trĂšs formelle pour introduire le sujet du panel. IntĂ©ressant et utile, mais reposant beaucoup sur des chiffres et quelques images choc, peut ĂȘtre pas le plus accessible pour le grand public.
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Une fois le dĂ©bat commencĂ© [29:00 dans la vidĂ©o], la discussion a trĂšs vite tournĂ© autour des Ă©motions de chacun des participants. Et cela a Ă©tĂ© pour moi un vrai plaisir de rĂ©aliser que ces âexpertsâ dans leur domaine respectif Ă©taient avant tout des humains qui sâengagent principalement parce quâils ressentent au plus profond dâeux mĂȘme que câest la chose Ă faire. Pas pour la science, pas pour la gloire, mais pour la justice entre les peuples, et en rĂ©action Ă une situation qui les touche au plus profond de leur ĂȘtre. Loin du sentimentalisme vide de sens quâon aurait pu craindre, ce sont au contraire des tĂ©moignages honnĂȘtes et intĂšgres auxquels jâai assistĂ©, et ca faisait du bien!
La rĂ©ception du public a Ă©tĂ© incroyablement positive, notamment Ă lâintervention dâHilaree en particulier. [Ă 42:35 dans la vidĂ©o]. Elle a partagĂ© notamment son expĂ©rience avec les chasseurs de lâĂle de Baffin, et comment les changements climatiques affectent la migration des caribous et la vie des ours polaires. Ces changements affectent ensuite la façon dont les chasseurs pratiquent leurs activitĂ©s, et mettent en pĂ©rils des traditions millĂ©naires, en plus de la survie de ces espĂšces et de ces populations humaines. Elle a Ă©galement parlĂ© du manque de neige dans sa ville, Telluride (Colorado), et comment lâabsence totale de neige cette annĂ©e met en danger lâĂ©conomie de la rĂ©gion! Hilaree a Ă©galement remarquĂ© que lâĂ©lection de Trump a permis de rĂ©unir et renforcer la voix de tous les acteurs du combat contre les changements climatiques.
Pour le reste Hilaree mâa envoyĂ© le message suivant une fois que tout a Ă©tĂ© fini: Thanks Antoine! Seriously it was a major life event for me. Incredibly surreal.I really hope it amplified our voice in some positive ways.
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par Antoine | 26/Jan/2018 | Actualités , Agir
Voici la vidĂ©o de la session “Climateâs Two Degrees of Separation” du Forum Economique de Davos, avec la participation de notre athlĂšte Hilaree O’neill.
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On revient vers les points clé de la rencontre (à laquelle Antoine Pin, membre de POW France, assistait) trÚs bientÎt avec un récap complet.