SAVE THE DATE : Forum Économique Mondial de Davos 2018

SAVE THE DATE : Forum Économique Mondial de Davos 2018

POW sera reprĂ©sentĂ© pendant le Forum Économique de Davos : le pourquoi et le comment.

On sous estime souvent l’importance d’une rencontre, d’une personne croisĂ©e au hasard d’une prĂ©sence sur le terrain. Pourtant c’est Ă  l’occasion de ces Ă©changes que naissent des opportunitĂ©s de changer le monde autour de nous. Lors de notre derniĂšre prĂ©sence sur le terrain, dans le magasin RIP CURL pour le lancement de leur nouvelle gamme SEARCH Series Ă©co-concue, nous avons fait la connaissance de la responsable opĂ©rationnelle de l’organisation d’un des plus grands rassemblements Ă©conomiques et politiques de la planĂšte, le Forum Économique Mondial de Davos (WEF).

Nous sommes fiers d’annoncer qu’à travers les rencontres et le travail de PROTECT OUR WINTERS en France, Hilaree O’neill, athlĂšte de la Riders Alliance POW, participera en tant que panĂ©liste Ă  la session “Climate’s Two degrees of Separation” lors de l’Open Forum aux cĂŽtĂ©s de Al Gore, Naomi Oreskes, Christiana Figueres,  Karuna Rana, Konrad Steffen et Feike Sybesma. Rien que ça !

Il sera question de discuter s’il est encore possible de limiter le rĂ©chauffement Ă  deux degrĂ©s, et comment nous adapter si ce n’était pas le cas. Nous ferons tout pour porter et dĂ©fendre les valeurs de la communautĂ© de la montagne et remplir notre mission d’influenceurs, pour que les changements de comportements ne soient pas uniquement l’affaire des citoyens, mais aussi et surtout de ceux qui les dirigent.

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Hilaree Oneill, Southeast Greenland
photo:Adam Clark

Notre prĂ©sence sur cet Ă©vĂšnement parfois controversĂ© s’inscrit dans une de nos missions, qui vise Ă  influencer les dĂ©cideurs locaux, nationaux ou internationaux. Vous aussi vous pouvez prendre part Ă  cette co-construction, en nous rejoignant sur sur Facebook Live le 25 Janvier prochain, de 18h30 Ă  20h, pour visionner la confĂ©rence en direct et prendre part Ă  la discussion. Mais aussi en interpellant les participants en avance, via une vidĂ©o de 20 secondes que vous pouvez poster sur le lien suivant en utilisant le hashtag #sharedfutures («futurs partagĂ©s») : 

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Et voici enfin les détails de notre session avec Hilaree.

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A POWerful experience

Texte par Suzie Mandier – ex Stagiaire POW France

Tout a commencĂ© au PĂ©rou. Au PĂ©rou ? Oui ce petit pays latino-amĂ©ricain entre l’Équateur, la Colombie, la Bolivie et le Chili.

Mais on fait du ski au PĂ©rou ? Eh bien pas vraiment, plutĂŽt du sandboard. Du quoi ? Le sandboard c’est une pratique du snowboard ou du ski mais sur le sable.

Bref, reprenons depuis le dĂ©but. Je me suis retrouvĂ©e par hasard Ă  Huacachina, un oasis oĂč les touristes viennent essayer le fameux sandboard (et se faire secouer dans les dunes accessoirement). Et le hasard est heureux car j’arrive quelques jours avant le championnat du monde ! De fil en aiguille, je me retrouve Ă  co-organiser cet Ă©vĂ©nement et rencontrer des riders latino-amĂ©ricains mais pas que ! Au dĂ©tour d’un casque, le sigle POW apparaĂźt. Protect Our Winters parait-il
 d’aprĂšs mon anglais collĂ©gien approximatif, la protection de nos hivers a quelque chose Ă  voir lĂ  dedans.  L’idĂ©e me plait plus que d’imaginer les saisons prochaines sur le sable !

Alors Ă  mon retour en France, et celui Ă  la rĂ©alitĂ© au passage (mais ça c’est une autre histoire), l’image du casque m’est revenue au moment de chercher un stage. Quelques mails plus tard, j’ai le plaisir de partager un cafĂ© avec le prĂ©sident de POW France, Thibault Liebenguth, qui me raconte l’histoire de l’association. Une rencontre entre passionnĂ©s de sports de montagne, un peu Ă©colos sur les bords…

Moi-mĂȘme amoureuse de la nature, accro au sport et consciente du changement climatique, le projet m’a tout de suite sĂ©duite. Alors l’aventure a commencé  Au fil des semaines, j’ai pu dĂ©couvrir chez Thibault, Marita, Antoine et Mathieu, une conscience Ă©clairĂ©e des problĂšmes environnementaux actuels mais surtout une envie enthousiaste de se mobiliser pour conserver nos beaux reliefs (enneigĂ©s !).

MalgrĂ© des moyens modestes et des emplois du temps surchargĂ©s, toute l’équipe se donne au maximum pour faire grandir la communautĂ© et proposer des actions concrĂštes pour lutter contre le changement climatique.

En ce dĂ©but de saison hivernale, le plaisir de profiter de la bonne poudre renforce encore mon envie d’aider POW et de voir ce mouvement prendre de l’ampleur partout dans le monde. En tant qu’amoureux et “usagers” de la nature, nous sommes tou-te-s acteurs et actrices de notre environnement.

L’aventure auprĂšs de POW ne fait que commencer car cette expĂ©rience m’a une fois de plus fait rĂ©aliser l’importance de s’engager et la force que peuvent avoir des petites mains rĂ©unies. Donner de son temps pour une cause qui nous tient Ă  cƓur, il n’y a rien de plus enrichissant !

Finalement, cette histoire a commencé sur le sable mais son avenir se tracera dans la neige.

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LETTRE OUVERTE AU SOSH BIG AIR

Par Thibault Liebenguth, prĂ©sident de Protect Our Winters – France

Il est toujours difficile de faire un choix, de prendre position et de reprĂ©senter l’avis d’une communautĂ©. Pourtant c’est aussi notre rĂŽle. Car nous sommes PROTECT OUR WINTERS, nous reprĂ©sentons la communautĂ© de la montagne qui veut se battre pour rĂ©duire de façon drastique son empreinte sur le climat. Climat dont nos pratiques favorites, le ski et le snowboard, dĂ©pendent Ă  100%. Si nous ne faisons rien, dans 50 ans il sera trop tard. C’est un fait.

Dans quelques jours dĂ©bute Ă  Annecy, un des plus beaux Ă©vĂšnements au monde qui cĂ©lĂšbre le ski et le snowboard, le HIGH FIVE FESTIVAL. 45 films projetĂ©s sur Ă©crans gĂ©ants avec le confort cinĂ©ma et le pop corn, la crĂšme de la crĂšme des athlĂštes internationaux, des soirĂ©es de folies, un village de marques de plus en plus cool et toute une sĂ©rie d’animations dans une des plus belle ville des Alpes. Festival qui a d’ailleurs vu la naissance de POW France en 2015.

Mais voilĂ , en 2016, le SOSH BIG AIR Ă  fait son entrĂ©e dans le paysage du festival. MalgrĂ© un spectacle unique pour le grand public, nous sommes persuadĂ©s que l’ensemble des partenaires liĂ©s Ă  ce projet n’ont pas pris en compte qu’Ă  l’heure de la COP21 et des engagements pris Ă  Paris, fabriquer de la neige de culture en Octobre, Ă  plus de 20° de tempĂ©rature extĂ©rieure, envoie aux plus jeunes gĂ©nĂ©rations une image difficilement comprĂ©hensible de nos activitĂ©s.

L’ensemble des marques prĂ©sentent sur l’évĂšnement, nous inondent de photos de paysages naturels et uniques qu’il est essentiel de prĂ©server, et d’une neige de cinĂ©ma qui commence Ă  vĂ©ritablement nous manquer chaque hiver. Et lĂ , nous montrons Ă  ce public, que ces problĂšmes actuels liĂ©s au climat, ne sont pas si grave, car il est toujours possible de fabriquer de la neige, mĂȘme si elle ne tombe pas naturellement, ni mĂȘme quand le froid saisonnier n’est pas de la partie.

NON ce n’est pas normal de fabriquer de la neige Ă  cette pĂ©riode et Ă  cette tempĂ©rature. Tout comme il n’est pas acceptable de transporter de la neige en hĂ©licoptĂšre pour permettre Ă  quelques personnes de pratiquer le ski pendant les vacances scolaires (rappelez vous l’hiver dernier). Nous n’avons pas Ă©tudiĂ© les effets de l’azote sur l’environnement, utilisĂ© pour produire la neige, une fois celle-ci fondue. Nous ne voulons pas non plus critiquer l’impact carbone de l’évĂšnement, qui semble ĂȘtre trĂšs bien maĂźtrisĂ©. Mais l’important n’est pas lĂ . L’essentiel du problĂšme vient de l’image erronĂ©e que nous envoyons aux jeunes gĂ©nĂ©rations.

Nous voulons rappeler d’abord que ce festival est magique, qu’il nous a fait, et nous fera rĂȘver encore longtemps. Nous espĂ©rons vous y voir cette annĂ©e encore trĂšs nombreux pour partager cette passion qui nous dĂ©vore tous. Mais rappelez vous que ce SOSH BIG AIR, qui sera le dernier d’aprĂšs les organisateurs, n’est pas Ă  sa place sur un Ă©vĂšnement qui rassemble la jeunesse et le futur de la montagne.

N’hĂ©sitez pas Ă  questionner vos amis sur la place de ce SOSH BIG AIR au sein de cette belle fĂȘte, qui le serait tout autant sans lui. Nous sommes aussi des rĂȘveurs et nous sommes persuadĂ©s que les organisateurs sauront rebondir et nous proposer quelque chose de toujours aussi fou, mais de plus responsable pour les annĂ©es Ă  venir. Et nous serons heureux de leur donner un coup de main et de les soutenir si c’était le cas.

 

PROTECT OUR WINTERS

Protect Our Winters est une association fondĂ©e en 2007 par le snowboarder amĂ©ricain Jeremy Jones et qui a pour mission d’unir et de mobiliser la communautĂ© des sports outdoor pour prendre conscience et agir contre le changement climatique.. PrĂ©sente en France depuis 2015, elle reprĂ©sente dans le monde une communautĂ© de plus de 160 000 personnes, dont plus de 100 athlĂštes internationaux, rĂ©partis dans 9 pays.

www.protectourwinters.fr 

Contactez nous pour en parler Ă  hello@protectourwinters.fr

Retour sur la saison POW 2016 – 2017

Avec un léger retard, nous vous souhaitons une belle rentrée à tou-te-s !

Cela fait maintenant deux ans que la communautĂ© POW grandit en France et Ă  travers l’Europe. Deux annĂ©es pendant lesquelles on a travaillĂ© dur en coulisses pour structurer et prĂ©parer des actions fortes, croisĂ© beaucoup de monde et nouĂ© de nombreuses relations au sein de l’industrie outdoor et de la montagne.

La communautĂ© de la montagne n’est que trop consciente des changements climatiques qu’on voit autour de nous, partout en montagne, Ă©tĂ© comme hiver, et on est surmotivĂ©s pour continuer Ă  rassembler et Ă©duquer, certes, mais aussi pour mettre davantage l’accent sur l’action.

L’annĂ©e passĂ©e nous a donnĂ© une base trĂšs prometteuse pour avancer et c’est grĂące Ă  vous tous, les membres, l’Ă©quipe, les bĂ©nĂ©voles et nos partenaires – un grand merci Ă  vous tous !

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DĂšs octobre 2016, on a dĂ©butĂ© la saison au Snow Garden Festival Ă  Grenoble. Ce rassemblement toujours festif autour des sports de glisse est l’occasion de rencontrer d’autres passionnĂ©s de montagne mais aussi des curieux de l’univers des riders.

On a continuĂ© avec notre premier Riders Summit en dĂ©cembre 2016, aux Houches, dans la vallĂ©e de Chamonix. Notre POW Riders Alliance et l’Ă©quipe POW France ont pu profiter d’un week-end d’ateliers et de discussions, animĂ© par des scientifiques et des intervenants. Une occasion aussi pour faire quelques courbes tous ensemble mĂȘme si la couverture neigeuse Ă©tait bien maigre…

Le mois suivant, en janvier 2017, on Ă©tait prĂ©sents Ă  N’PY Nouvelles PyrĂ©nĂ©es Hors Pistes pour Ă©changer avec la communautĂ© des PyrĂ©nĂ©es. On espĂšre d’ailleurs agrandir notre domaine de sensibilisation et d’action vers cette belle chaĂźne de montagnes frontaliĂšre avec l’Espagne.

En fĂ©vrier 2017, on a eu l’occasion de renforcer le rĂ©seau POW Ă  l’international avec le premier POW Global Workshop Ă  Innsbruck, en Autriche. GrĂące Ă  cet Ă©vĂ©nement, nous avons pu dĂ©velopper une structure et une stratĂ©gie globales afin de multiplier les actions collectives. Ce rassemblement a Ă©tĂ© suivi par un Happy Hour offert part notre partenaire Klean Kanteen Ă  ISPO.

A l’approche des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives françaises au printemps, on a menĂ© notre campagne Drop In & Vote pour encourager la communautĂ© Ă  utiliser son vote pour le climat. GrĂące Ă  l’outil comparateur de Voxe.org, on a pu voter avec de meilleures connaissances des programmes des candidats sur des thĂšmes essentiels comme l’environnement, l’agriculture ou encore l’Ă©nergie.

DĂšs mars 2017, la campagne a Ă©tĂ© portĂ©e lors d’une rencontre avec nos athlĂštes au GEM Altigliss Challenge Ă  Val D’IsĂšre. Cette coupe du monde Ă©tudiante de ski et de snowboard Ă©tait une belle opportunitĂ© pour parler des dĂ©fis du changement climatique avec les jeunes gĂ©nĂ©rations.

Pour faire porter notre voix Ă  plus grande Ă©chelle, on s’est alliĂ©s avec toutes les antennes POW Ă  l’international en organisant des MARCH4POW dans des lieux du monde entier. De la Mer de Glace Ă  Chamonix jusqu’au continent nord-amĂ©ricain, en passant par la Suisse, la Finlande, l’Autriche, l’Allemagne, la SuĂšde ou encore la NorvĂšge, le changement climatique n’a pas de frontiĂšre !

AprĂšs un beau travail d’Ă©quipe, le premier webisode de notre sĂ©rie Climate Lines a pu ĂȘtre rĂ©alisĂ© et projetĂ© en avant premiĂšre chez BAM Sports. Le second Ă©pisode arrive trĂšs bientĂŽt (en exclusivitĂ© au Snow Garden Festival 2017 !). Le film a Ă©galement Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© pour le festival Rencontres Montagnes et Sciences, les 10 et 11 novembre 2017 Ă  Grenoble.

En aoĂ»t 2017, parce que l’Ă©tĂ© est aussi important que l’hiver pour prĂ©server nos montagnes, on a soutenu l’action Keep Chamonix Clean de l’association AirBeeSeed durant l’Ultra Trail du Mont Blanc.

La Riders Alliance grandit

Cette annĂ©e a aussi Ă©tĂ© marquĂ©e par l’arrivĂ©e de nouveaux dans notre Riders Alliance. Bienvenue dans la POW family Ă  Emilien, LĂ©o, Anne Flore, Caroline et Andy !

Merci Ă  nos partenaires

Un grand merci Ă  nos partenaires:

…et Ă  tous les organismes qui nous ont soutenu : Picture Organic Clothing, Rip Curl, BAM Freesports, GEM Altigliss, Cookie CafĂ© Mossettes,  Huski Ski Holidays, Yogi Blanche, La CrĂšmerie Ă  GiĂšres, Horsuj Illustration-Graphisme, Dan Milner Photography, Julien Fontanel, Pascal Pellet-Doyen, RĂ©mi Rosset, Paolo Sartori, Luc Moreau et Delphine Six.

…et Ă  vous tou-te-s![/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

SAVE THE DATE : Forum Économique Mondial de Davos 2018

Meet Our Riders : Coline Ballet-Baz

photos ©: David Malacrida

Originaire de Vienne (IsĂšre), Coline « Coco » Ballet-Baz a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Grenoble Ă  17 ans pour commencer ses Ă©tudes Ă  Sciences-Po (et surtout skier!). C’est Ă  ce moment qu’elle attaque vraiment le ski freestyle, avec des amis et des structures Ă©tudiantes comme l’EGUG. Ses Ă©tudes terminĂ©es depuis deux ans, elle est restĂ©e Ă  Grenoble et skie Ă  plein temps, une vraie pro qui finira peut ĂȘtre aux JO, et une recrue de choix de la POW Riders Alliance.

POW : Peux tu nous parler de ta « carriÚre » dans le ski?
Coline Ballet-Baz : Mes premiĂšres rĂ©alisations dans le ski se sont plutĂŽt situĂ©es du cĂŽtĂ© de la vidĂ©o, avec Mathieu Mazuel au filming / montage, puis j’ai eu la chance de participer au Nine Queens et d’intĂ©grer l’Ă©quipe de France de slopestyle en 2013, suite Ă  quelques rĂ©sultats sur le SFR Freestyle Tour en France. Cette annĂ©e c’Ă©tait ma premiĂšre saison complĂšte de compĂ©titions internationales, et je finis 3Ăšme du circuit 2017 de coupes du monde slopestyle. La saison s’est de plus finie en beautĂ© sur une victoire aux 9 Royals Ă  Watles en Italie, mon Ă©vĂšnement prĂ©fĂ©rĂ© !

Qu’est ce qui t’a poussĂ©e Ă  rejoindre POW?
Pour moi l’un des plus grands combats Ă  mener aujourd’hui concerne la prĂ©servation de la nature, car la planĂšte est notre habitat, et de trop nombreux ĂȘtre vivants souffrent dĂ©jĂ  de la pollution et du rĂ©chauffement climatique. POW est une association engagĂ©e dans la protection des milieux de montagne, qui sont un Ă©lĂ©ment clef de l’environnement, c’est pourquoi je suis heureuse de participer Ă  leurs actions, et de pouvoir en apprendre plus sur les diffĂ©rentes actions possibles auprĂšs d’eux.

Pour toi quel est le plus gros changement dĂ» Ă  l’effet de l’homme sur le climat dont tu as Ă©tĂ© tĂ©moin ces derniĂšres annĂ©es?
Pour nous qui sommes proches des montagnes, le changement le plus visible ces derniĂšres annĂ©es fut le manque de chutes de neige, et des hivers de moins en moins froids. L’hiver dernier en a Ă©tĂ© l’un des exemples les plus flagrants, avec trĂšs peu de prĂ©cipitations, qui de plus Ă©taient souvent suivies d’un rĂ©chauffement des tempĂ©ratures, le pire scĂ©nario pour la qualitĂ© de la neige. En montagne, la fonte alarmante des glaciers est un des autres exemples flagrants du rĂ©chauffement climatique.
En tant qu’habitante Grenobloise, j’ai aussi Ă©tĂ© tĂ©moin des pics de pollution dans la ville, et de la prĂ©sence d’un nuage de particules quasi constamment au dessus de la mĂ©tropole, bien visible quand on monte en montagne.

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Quelle sont les initiatives les plus intéressantes que tu as pu voir en station ou en montagne pour réduire notre contribution au changement climatique? 

Ce sont souvent les plus simples, qui vont de la distribution de cendriers de poche au ramassage des dĂ©chets, en passant par la mise en place d’un solide rĂ©seau de transports en commun. Pour moi l’aide Ă  l’agriculture locale et respectueuse de l’environnement est Ă©galement l’une des clefs de la lutte contre le rĂ©chauffement climatique, car elle permet aux habitants de manger des produits sains, qui n’ont pas fait le tour de la planĂšte pour arriver dans leurs assiettes.

 

 

Comment fais tu pour conjuguer une vie de skieurse professionnelle (voyages en avion etc.) avec un mode de vie durable?
En effet durant la saison on passe notre temps Ă  voyager, ce qui n’est certainement pas la façon la plus Ă©cologique de passer son hiver ! Mais j’essaye de compenser au quotidien par de petites actions, comme faire un maximum de covoiturage, consommer local quand je rentre Ă  Grenoble, ou Ă©viter d’acheter des produits de consommation inutiles, qui vont finir dans les placards. Je me dis que j’ai une dette Ă©cologique, qu’il faudra que je rembourse plus tard!

Que peuvent faire les athlĂštes pour encourager les gens Ă  s’intĂ©resser et Ă  s’engager en faveur de l’environnement?
Les athlĂštes ont une voix qui peut porter un peu plus loin que la normale, c’est pourquoi ils peuvent l’utiliser pour vĂ©hiculer un message Ă©cologique, et bien sĂ»r montrer l’exemple autant qu’ils le peuvent. La prĂ©servation de l’environnement n’est pas encore une prioritĂ© pour la majoritĂ© des personnes, et selon moi une prise de conscience gĂ©nĂ©rale sera dĂ©terminante dans la lutte contre le changement climatique, il faut qu’elle devienne une Ă©vidence pour la plupart des personnes. Si les athlĂštes peuvent aider Ă  cette prise de conscience, c’est ça de gagnĂ© !

Tu fais quoi cette saison?
Je vais suivre le circuit coupe du monde slopestyle qui commence fin novembre avec une coupe du monde en Autriche, dans l’optique de me qualifier pour les JO qui auront lieu en fĂ©vrier 2018 !

Un dernier mot ?
Notre planĂšte est un tout, et la protection de l’environnement est liĂ©e Ă  plein d’Ă©lĂ©ments de notre quotidien: mutualiser les transports et les ressources, manger plus sain, retrouver un mode de vie plus naturel… Pour moi si les pouvoirs publics et les citoyens font de l’Ă©cologie une prioritĂ©, cela pourrait entraĂźner un cercle vertueux de mesures qui seraient bĂ©nĂ©fiques pour tout le monde, Ă  la fois au niveau social, Ă©conomique et environnemental. C’est pourquoi la lutte contre le rĂ©chauffement doit devenir une prioritĂ©, et un grand merci Ă  POW d’oeuvrer dans ce sens avec autant de motivation !

 

 

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Down to earth – with Caroline George in Iceland

Caroline George is a pro athlete in the POW Riders Alliance, mountain guide, yoga instructor and mom, and recently took part in the Down to Earth expedition, together with fellow POW athlete Lexi Dupont. Here she talks about her experience on the first leg of their voyage, in Iceland.

Texte : Caroline George / Photos : Gabe Rogel & HP Gubler

Iceland, 2007: “What ?! we need to carry our skis to reach snowline ? “10 years ago, snow no longer reached the valley floor in April, even though we were so close to the Arctic circle. And already, we blamed that on global warming and its impact on our winters.

Fast forward to April 2017: Ten years have passed and we are experiencing the same scenario. It’s warm, too warm. A very warm wind is blowing down the mountain side, much like the Foehn in the Alps, or the Shinook in America. We are quite literally watching snow melt away. We are greeted by rain on our summits. This year, the regular weather patterns have shifted: it snowed to the southwest rather than to the northeast – a rare event in Iceland. On sunny days, it is so warm that we longingly eye the shimmering sea down below, and dream of skiing straight into the ocean to cool off from the relentless heat.

I was amazed at the temperature in Iceland this year throughout my two weeks of skiing and guiding there. I started by exploring the Isafjordur region with the Down to Earth expedition to raise awareness about global warming in the Arctic Circle area. As Iceland’s northernmost point is only 5 kilometers south of the circle, the Westfjords of Iceland was an excellent base for this project created by American Waldorf teacher, Michaela Precourt.

The goal of this project is to travel and ski in countries close to the Arctic Circle and show children how global warming impacts nature, ecosystems, economy and culture in countries closest to the melting ice sheet of Greenland, as what happens there will impact greatly the rest of the planet: rise of sea levels, changes in weather patterns, droughts, shortage of drinkable water, etc, which will in turn have of important economic, political and environmental consequences. We also wanted to talk to locals and see how they were being impacted and how their local government is responding to climate change.

Our goal was to have an adventure with a minimal global footprint. Though traveling by plane does not match this vision, there is no other way to show what is happening there without actually traveling to these remote areas. We need to remain realistic in how we approach global warming and what we can do to change our habits without making it so constraining that you won’t want to pursue your resolutions.

For example, I love to travel because I get to experience other cultures, see how the environment is changing over time in different places, taste different food, learn and so much more. And I can only experience that by going there. But once at home, I change my habits by choosing to ride my bike or the train to commute whenever possible; I can choose to train closer to home to minimize my footprint; I can choose to buy more local, reduce of consumption of meat, use an energy efficient car (note to self, I need to change my car!).

To lower our footprint on this trip, we chose to limit the use of cars, preferring to walk whenever possible or carpool with as many people and as much gear as possible in one car when we needed to drive to ski. We decided to abide by the 100 mile diet guidelines and only eat local or Icelandic products, excluding all imported goods. We soon realized how difficult of a mission this was, between dealing with people’s food intolerances, needs, diets, preferences, etc, and what was available. We soon realized that options were pretty limited to fish, potatoes, carrots, lamb, cheese and bread since vegetables mostly grow only in the southern part of Iceland, so we expanded the circle to the whole island.

Eating habits are hard to change, but luckily, it was only for a week. After exploring the lines around Isafjordur, we embarked on a sailboat to ski from the boat. We tried to use only sails to navigate, but the engine proved indispensable in some places. To reach shore, we sometimes used Stand Up Paddle Boards when the sea was calm, but when the sea was too strong or when it was raining, or, god forbid, when we were too lazy (!!!) we used dinghies. The shores offered us several magical meals made of different kinds of algae and mussels that we harvested for the evening meal; a delight that we had the luxury to have thanks to the knowledge of the boat’s skippers who knew which algae was edible. I’m not sure I could forage in my backyard and create such a beautiful local meal if they came to visit my hometown! When, why and how did such a heritage of local knowledge about our surroundings get lost in our culture?

We had an immensely eye-opening and educational visit with the only fishmonger within a 400km radius of Isafjordur. To him, the drift of our society and its consequences – global warming – is mainly due to the fact that we lost our understanding of knowledge about nature, how to live with it, adapt to its pace, feed from it and be in harmony with it. We do not need much and nature offers us everything we need to live. Today, children are playing less and less outside, preferring technology, but when there is no electricity, how will they know how to survive? They will have everything they need around them, but will be unable to distinguish what is edible or not, unable to fish or hunt. They will have gained knowledge from books, without experiencing the content for themselves.

This fishmonger comes from a long line of fishmongers in this village. He learned his trade from his ancestors, but also all the secrets of nature around him: fish cycles, their migrations, their interaction with their ecosystem and the impact of climate change on their way of life. In his youth, he could jump from one roof to another as there was so much snow in town but this year, he only had to shovel twice! On the map, he pointed to the few kilometers of fjord that separated Isafjordur from the coastline on the other side and explained that he could skate from one side to the other.

Now it only freezes once a year and the ice never gets thick enough to venture into it. The temperature of the sea has increased by 1.5 degrees since last year in the Arctic circle! Fish feel that the water is warmer and species begin to migrate farther north to cooler waters and it is possible that in a few years, Icelandic fish will be found in Greenland’s Danish waters, thus belonging to the European Union. This will create major political disputes over fish ownership. But also, this will have an impact on the local economy and on the ecosystem as other fish will come to populate these warmer waters. Also, the melting of the ice cap may accelerate this process as the fresh melting ice-water sinks to the bottom of the sea and raises the warmer water to the surface. According to predictions, the north of the globe will warm up, accelerating the melting of the ice cap and thus the rise of the waters – up to 7metres! – while Europe is going to experience a period of cooling.

Our friend the fishmonger finished our conversation with these words: the best knowledge we can acquire is to know how to live with nature and to limit ourselves to consuming what we need. There is no need to go back in time as we are lucky to live in this era, but we have lost our connection to nature and finding a middle ground could enable us to mitigate the damage caused, and even find ways to end some of the negative impacts of our current ways of living. To this end, we must bring awareness to the way we consume and work on modifying the habits we can change.

Small list of ideas:

  • read labels and avoid buying food containing palm oil or genetically modified products
  • eat local to avoid the transportation of products in the world, which has a huge carbon footprint
  • limit our consumption of meat to certified organic meat. Methane emissions from cows’ indigestions have a significant impact on the ozone layer
  • buy cars that consume as little fuel as possible
  • turn off the lights in the house
  • an electric bike is the compromise between taking a bike or taking the car
  • cleaning products pollute soil and water – choose green products.

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Down to Earth – Caroline George en Islande

Caroline George est une athlĂšte de la POW Riders Alliance. Guide de Haute montagne, maman, passionnĂ©e, elle prend part au projet Down To Earth, en compagnie de Lexi Dupont (POW Riders Alliance US) depuis quelques mois et nous raconte aujourd’hui sa premiĂšre Ă©tape de son voyage en Islande.

Texte : Caroline George / Photos : Gabe Rogel & HP Gubler

 

Avril 2007 : Quoi?! Il faut porter ses skis pour atteindre la limite de la neige ? Et dĂ©jĂ , la neige ne descend plus jusqu’au fond de vallĂ©e, alors que nous sommes Ă  quelques kilomĂštres du cercle arctique en plein mois d’avril?! On Ă©tait dĂ©jĂ , il y a 10 ans, au coeur du rĂ©chauffement climatique et de son effet sur nos hivers.

Avril 2017 : Dix ans plus tard. Meme scĂ©nario: il fait chaud, trĂšs chaud. Le vent souffle comme lors de mauvais jours de foehn; la neige fond Ă  vue d’oeil. Les systĂšmes mĂ©tĂ©orologiques se sont inversĂ©s et il a neigĂ© plus au sud-ouest qu’au nord-est, un phĂ©nomĂšne rare en Islande. Les jours de mauvais, il pleut jusque sur les sommets. Et les jours de beau, il fait si chaud que la mer devient plus attrayante que la neige! D’ailleurs, nous courons nous y rafraichir aprĂšs une journĂ©e de randonnĂ©e sur les sommets dominants Siglufjordur, un petit village de pĂȘcheurs tout en nord de l’Islande.

Une semaine auparavant, je me trouvais dans la region d’Isafjordur dans le carde d’une expĂ©dition ayant pour but de sensibiliser les jeunes au rĂ©chauffement climatique dans la rĂ©gion du cercle arctique. Le point le plus au nord de l’Islande ne se trouve qu’à 5 kilometres au sud du cercle, le pays est donc un excellent point de chute pour le projet “Down To Earth Expedition ». Celui-ci a Ă©tĂ© mis en place par une enseignante des Etats-Unis, Michaela Precourt. Pendant 7 hivers, nous nous rendrons dans des pays proches du cercle arctique pour observer comment le rĂ©chauffement climatique impacte la nature, les Ă©cosystĂšmes, l’économie et la culture des pays concernĂ©s vu que les effets se font ressentir particuliĂšrement dans cette region, en raison de la fonte de la calotte glaciĂšre du Groenland.

 

Nous voulions aussi tenter d’avoir une aventure avec un impact climatique minimal. Bien sur, voyager en avion n’entre pas dans cette vision, mais pour pouvoir montrer ce qui se passe la haut, il faut bien s’y rendre. Et il faut rester rĂ©aliste dans les approches que l’on peut avoir. Demander au monde d’arrĂȘter de vivre avec les temps modernes n’est pas rĂ©aliste et rendrait les gens rĂ©fractaires au changement de leur style de vie. Mais il est possible de vivre ses rĂȘves de maniĂšre responsable.

Lors de ce voyage, nous avons donc choisi de limiter l’utilisation de la voiture, prĂ©fĂ©rant nous dĂ©placer Ă  pied dans la mesure du possible. Lorsque nous avions besoin d’un vĂ©hicule, nous faisions attention Ă  ĂȘtre un nombre maximal de personnes dans chaque voiture pour pouvoir partager les emissions produites. Nous nous sommes imposĂ©s de ne manger que des produits locaux ou islandais, Ă  l’exclusion de toute importation, ce qui ne fut pas facile du tout! À part du poisson, des pommes de terre, des carottes, de l’agneau et du fromage, il n’y pas beaucoup d’options. Nous voulions initialement nous limiter aux produits venant d’un cercle de 100 kilomĂštres, mais vu que la majoritĂ© des lĂ©gumes poussent dans le sud de l’Islande, nous avons Ă©largi Ă  toute l’üle. Pas facile de changer ses habitudes alimentaires!

Apres avoir explorĂ© les lignes autour d’Isafjordur, nous avons embarquĂ© sur un voilier pour faire du ski depuis le bateau. Nous avons essayĂ© d’utiliser exclusivement les voiles pour naviguer, mais le moteur s’est avĂ©rĂ© indispensable par endroits. Pour rejoindre la rive, nous avons utilisĂ© des Stand Up Paddle quand la mer Ă©tait calme, mais quand la mer Ă©tait trop forte ou qu’il pleuvait, nous embarquions sur les canots pneumatiques pour rejoindre la rive.

Les rivages nous ont d’ailleurs offert plusieurs repas magiques fait de diffĂ©rentes sortes d’algues et de moules que nous rĂ©coltions pour le repas du soir. Un dĂ©lice que nous avons eu le luxe d’avoir grace aux connaissances des skippers du bateau qui savaient quelles algues Ă©taient comestibles. Je ne suis pas sĂ»re que je pourrais leur faire un repas aussi dĂ©licieux avec les herbes et plantes qui bordent mes chemins de montagne. Quand a-t-on commencĂ© Ă  perdre ces connaissances, cette symbiose avec notre nature?

Lors de notre visite chez le seul poissonnier dans un rayon de 400km d’Isafjordur, il nous a fait comprendre que la dĂ©rive de notre sociĂ©tĂ© et ses consĂ©quences – le rĂ©chauffement climatique – Ă©tait surtout dĂ» au fait que l’on a perdu nos connaissances de la nature, de vivre Ă  son rythme, de se nourrir d’elle, d’ĂȘtre en harmonie avec elle. On n’a pas besoin de beaucoup et la nature nous offre tout ce qu’il faut. Aujourd’hui, les enfants jouent de moins en moins dehors, prĂ©fĂ©rant la technologie, mais quand il n’y aura plus d’électricitĂ©, comment feront-ils pour subsister? Ils auront tout ce qu’il leur faut autour d’eux, mais seront incapables de distinguer ce qui est comestible ou non, incapables de pĂȘcher, de chasser. Ils auront vĂ©cu au travers des connaissances qui sont dans les livres sans expĂ©rimenter d’eux-mĂȘme. Ce poissonnier vient d’une longue lignĂ©e de poissonniers dans ce village. Il a pu apprendre de ses ancĂȘtres son mĂ©tier, mais Ă©galement tous les secrets de la nature autour de lui, les cycles des poissons, leurs migrations, leur interaction avec leur Ă©cosystĂšme et l’impact du changement climatique sur leur mode de vie et au-delĂ , sur les rĂ©gions du cercle arctique.

La temperature de la mer a augmentĂ© de 1.5 degrĂ©s depuis l’annĂ©e passĂ©e. Dans sa jeunesse, il pouvait sauter d’un toit Ă  l’autre tant il y avait de neige. Il y a encore 3 ans, il y avait 2 metres de neige dans le village, cette annĂ©e, il n’a eu à sortir la pelle qu’une seule fois pour les 50cm de neige tombĂ©s au village. Sur la carte, il nous montre du doigt les quelques kilomĂštres de fjord qui sĂ©parent Isafjordur de la cĂŽte d’en face, et nous explique qu’enfant, il pouvait patiner d’un cĂŽtĂ© a l’autre. DĂ©sormais, il ne gĂšle qu’une fois pas an et le glace ne devient jamais assez Ă©paisse pour pouvoir s’y aventurer. Les poissons sentent que l’eau est plus chaude et les espĂšces d’antan commencent a migrer plus au nord pour retrouver des eaux plus froids et il est possible que dans quelques annĂ©es, ses poissons se retrouvent dans les eaux du Groenland, donc danoises, donc appartenant a l’union europĂ©enne. Ceci va crĂ©er des litiges politiques d’envergure sur la propriĂ©tĂ© des poissons. Mais ça va aussi avoir un impact sur l’économie locale, sur l’écosystĂšme vu que d’autres poissons vont venir peupler ces eaux plus chaudes.

La fonte de la calotte glaciaire risque d’accĂ©lĂ©rer ce systĂšme vu que l’eau douce et glacĂ©e qui fond va au fond de la mer et fait remonter l’eau chaude a la surface. Selon les prĂ©dictions, le nord du globe va se rĂ©chauffer, accĂ©lĂ©rant la fonte de la calotte glaciaire et donc la montĂ©e des eaux – jusqu’a 7 mĂštres! – alors que l’Europe va connaitre une pĂ©riode de refroidissement. Tous ces changements auront un impact immense au niveau politique, Ă©conomique et bien sĂ»r climatique.

Notre ami poissonnier finit notre entretien avec ces mots: les meilleures connaissances que nous pouvons acquĂ©rir sont de savoir vivre de la nature et de savoir se contenter de consommer ce dont on a besoin. Il n’est pas Ă©vident de retourner en arriĂšre et la technologie a beaucoup de positif, mais trouver un juste milieu pourrait nous permettre de limiter les dĂ©gĂąts. Pour ce faire, il faut mettre de la conscience dans la maniĂšre dont on consomme et prendre soin de changer les habitudes que nous pouvons changer.

Si vous aussi vous voulez agir Ă  votre niveau, voici ma petite liste d’idĂ©es d’action simple Ă  mettre en place :

– Lire les etiquettes et ne pas acheter d’aliments contenant de l’huile de palme ou de produits gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s
– Consommer local pour Ă©viter le transport de produits, ce qui a une empreinte carbone Ă©norme
– Limiter sa consommation de viande Ă  de la viande certifiĂ©e BIO. Les Ă©missions de mĂ©thane liĂ©es Ă  la digestion des vaches ont un impact trĂšs important sur le climat
– Acheter des voitures qui consomment le moins d’essence possible
– Eteindre les lumiĂšres et les appareils dans la maison
– Un vĂ©lo Ă©lectrique est le meilleur compromis entre prendre un vĂ©lo ou prendre la voiture.
– Les produits nettoyants polluent la terre et les eaux. choisissez des produits Ă©cologiques ou faites les vous mĂȘme !

CLIMATE LINES – Chapitre 1 : Vue de l’Etendard

Nous avons voulu faire se rencontrer des athlĂštes et des scientifiques, autour de leur engagement commun contre le changement climatique au sein de l’association Protect Our Winters. Cette rencontre a Ă©tĂ© l’opportunitĂ© de les sortir de leur pratique usuelle de la montagne pour leur faire re-dĂ©couvrir leur terrain de jeu avec un point de vue scientifique et liĂ© au climat.

Pour ce premier Ă©pisode nous sommes alors allĂ© Ă  la rencontre de Delphine Six, Glaciologue au Laboratoire de Glaciologie et GĂ©ophysique de l’Environnement, pour dĂ©couvrir le glacier de St Sorlin dans le massif des Grandes Rousses, participer Ă  son Ă©tude et gravir le Pic de l’Etendard (3464m). Le rĂ©sultat reprĂ©sente deux jours d’une aventure avant tout humaine, aux coeur de nos terrains de jeux que sont les Alpes et au plus proche de la problĂ©matique du rĂ©chauffement climatique.

Une premiĂšre Ă©tape d’un long chemin Ă  travers le climat et ses tĂ©moignages direct dans les Alpes. Mais surtout une belle aventure en montagne, comme on les aime !

 

CLIMATE LINES – Chap.1 from POW France on Vimeo.

SAVE THE DATE : Forum Économique Mondial de Davos 2018

Meet Our Riders : Giulia Monego

Recrue de la premiĂšre heure, Giulia est membre de la Riders Alliance pour la France, elle qui est de nationalitĂ© italienne. C’est qu’elle a choisi de vivre Ă  Chamonix, parle et Ă©crit notre langue, et s’est tout de suite rapprochĂ©e de nous Ă  l’origine de la branche française de POW. DĂ©couvrez son interview !

Qui es tu et d’ou viens tu Giulia?

Je suis une skieuse d’origine italienne. J’ai dĂ©mĂ©nagĂ© depuis quelques annĂ©es dans la vallĂ©e de Chamonix par amour de la montagne. Je viens du monde du ski freeride et j’ai clairement trouvĂ© mon Ă©lĂ©ment dans les pentes raides de la vallĂ©e.

Apres plusieurs annĂ©es de competitions sur le Freeride World Tour (FWT), j’ai commencĂ© Ă  voyager et Ă  explorer les montagnes autour du monde : Inde, Alaska, AmĂ©rique du Sud etc. Ces voyages m’ont beaucoup appris, mais la plus belle Ă©cole de ski de pente raide, j’ai l’ai trouvĂ©e ici, dans les Alpes, dans le massif du Mont Blanc.

Je prends aussi vraiment plaisir Ă  partager ma passion avec les autres en tant que moniteur de ski et guide de haute montagne, ce qui me permet de rencontrer de belles personnes et d’échanger sur des sujets importants Ă  plus grande Ă©chelle.

Je suis actuellement soutenue par Black Diamond, Scarpa, Plum, Smith, Pieps et Lenz.

Pourquoi as-tu rejoint POW ?

Mon attachement Ă  la nature est trĂšs important, et surtout vital pour ma carriĂšre et ma vie. Je vis en montagne et je vois les changements climatiques et leurs consĂ©quences chaque annĂ©e. J’ai peur que les prochaines gĂ©nĂ©rations ne puissent pas connaitre les mĂȘmes conditions hivernales dont j’ai pu profiter pendant ma jeunesse. Il est donc essentiel pour moi de m’engager pour Ă©viter cela.

Je m’engage avec POW pour en apprendre plus sur le climat et ses dĂ©rĂšglements. Je veux aussi ĂȘtre ambassadrice de cette lutte contre les changements climatiques et utiliser mes moyens et mon experience pour faire passer le message au plus de monde possible, principalement au sein de la communautĂ© de la montagne.

Pour toi quel est le plus gros changement dĂ» Ă  l’effet de l’homme sur le climat dont tu as Ă©tĂ© tĂ©moin ces derniĂšres annĂ©es ?

De part ma propre experience en montagne, le réchauffement de la temperature moyenne en hiver, comme en été, est trÚs visible, principalement sur le recul des glaciers et la fonte du permafrost. Cela a souvent des consequences dangereuses voire catastrophiques pour notre pratique du ski et en tant que guide de haute montagne.

Dans la mĂȘme veine, j’ai vu des Ă©vĂ©nements mĂ©tĂ©o extrĂȘmes et inĂ©dits arriver plusieurs fois par an, comme des grosses tempĂȘtes de vent, des rĂ©chauffements ou chutes de temperatures trĂšs violentes, parfois en quelques heures, des sĂ©cheresses et canicules exceptionnelles. La communautĂ© scientifique est d’accord sur le fait que le rĂ©chauffement des tempĂ©ratures moyennes est liĂ© aux Ă©missions de  CO2 des activitĂ©s humaines dans l’atmosphĂšre. Je me sens donc aussi responsable.

Quelles sont les initiatives les plus intéressantes que tu as pu voir en montagne pour réduire notre contribution au changement climatique ?

À Chamonix, oĂč j’habite, je suis tĂ©moin des actions positives que la ville met en place, comme la mise a dispositions gratuite et pour tous le monde des transports publics, dont la plupart sont Ă©lectriques. Il y a aussi des initiatives locales, pour proposer et sensibiliser les habitants Ă  acheter des produits locaux comme des lĂ©gumes ou fromages de notre belle rĂ©gion.

Je crois aussi que pratiquer la montagne sous toute ses formes, c’est aussi un moyen de profiter de la nature, d’ĂȘtre dehors et de moins consommer inutilement !

Comment fais tu pour conjuguer une vie de skieuse professionnelle (voyages en avion etc.) avec un mode de vie durable ?

Dans les derniĂšres annĂ©es de ma carriĂšre sur le FWT j’ai cherchĂ© à ne pas trop me dĂ©placer en avion. J’ai privilĂ©giĂ© des projets de ski plus proches de la maison et moins rĂ©guliers que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Et surtout je privilĂ©gie vraiment le ski de rando et l’alpinisme pour rĂ©aliser mes plus belles courses de ski de pente raide. On profite mieux de l’environnement et ca permet de mieux connaitre les conditions de neige et de sĂ©curitĂ©, par rapport Ă  une dĂ©pose en hĂ©lico par exemple.

Je cherche aussi Ă  faire de mon mieux dans ma vie des tous le jours pour compenser mes dĂ©placements : j’utilise pas mal le vĂ©lo Ă  la place de la voiture quand je suis Ă  Chamonix. Je mange trĂšs peu de viande et je limite les produits pour lesquels la production gĂ©nĂšre trop d’impact sur la planĂšte.

Je ne suis certainement pas parfaite, comme tout le monde, mais je suis consciente des mes erreurs et je fais le maximum pour m’amĂ©liorer avec le temps. J’en parle aussi beaucoup autour de moi pour inspirer les autres Ă  avoir cette vision plus responsable de leur pratique de la montagne et de la vie en gĂ©nĂ©ral.

D’aprĂšs toi, que peuvent faire les athlĂštes pour encourager les gens Ă  s’intĂ©resser et Ă  s’engager pour l’environnement ?

GrĂące Ă  ma visibilitĂ© en tant qu’athlĂšte au sein de la POW Riders Alliance j’aimerais vraiment que l’on montre a toute la communautĂ© de la montagne que l’impact humain sur la nature et sur le climat est trĂšs fort et qu’il est temps d’agir avant que ce ne soit trop tard.

J’espĂšre ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un ambassadeur du climat et de la planĂšte au sein de mon petit milieu, pour agir sur les politiques locales et pourquoi pas Ă  plus grande Ă©chelle, car nous sommes tous concernĂ©s par les changements climatiques.

Un dernier mot ?

J’espĂšre que les prochaines gĂ©nĂ©rations pourront agir encore et donner au climat toute l’importance qu’il mĂ©rite dans les dĂ©cisions collectives. Je le vis en montagne tout les jours, la Nature est toujours plus forte que nous, et nous serons les premiers à en payer les consequences.

Il est encore possible d’agir pour protĂ©ger et garder notre planĂšte en bonne santĂ©, pour continuer a vivre de notre passion pour la neige et la montagne.

Je pense que ca en vaut la peine !

Ciao !

PS : En bonus le dernier Ă©pisode de CHAM LINE, avec AurĂ©lien Ducroz et Giulia Monego au sommet de l’Aiguille Verte !

SAVE THE DATE : Forum Économique Mondial de Davos 2018

TĂ©moins du Nord sur le Maewan – Adventure Base

Erwan Le Lann, nouveau venu dans notre Riders Alliance, est un guide de haute-montagne, marin et explorateur mais surtout l’initiateur du projet MAEWAN – Adventure base. Il a promis de nous envoyer rĂ©guliĂšrement des tĂ©moignages des effets des changements climatiques qu’il peut observer au cours de son voyage et au fil de ses rencontres.

Ce mois-ci, rendez vous au Groenland, entre Sissimiut et Ummanaq, en passant par Barter Island.

« En mai 2016 pendant les rĂ©parations de Maewan Ă  Sissimiut au Groenland, je rencontrais Ulrik. Natif du Groenland, 57 ans, il travaille au maintien du rĂ©seau de chauffage de la ville. Jusqu’Ă  10 ans en arriĂšre, il avait l’habitude d’aller chasser le morse pendant l’hiver, de l’autre cotĂ© de la mer de Baffin, sur les cotes du Canada. 400 miles marin de traversĂ©e sur la glace. Ces dernieres annĂ©es, il ne s’y aventure plus, la glace est trop fragile, pas assez Ă©paisse et donc trop dangereuse. »

« Nous nous sommes arrĂȘtĂ©s dĂ©but juillet 2016 Ă  Ummanaq, sur la cote Ouest du Groenland. Paaluk, le frĂšre de Ole, notre ami de Sissimiut, vient a notre rencontre.
Cet hiver a Ă©tĂ© difficile nous dit il. Ummanaq est une Ăźle et ils y sont restĂ©s prisonnier pendant cet hiver trop doux : la mer n’a pas gelĂ© correctement avant la fin du mois de janvier, puis elle a commencĂ© Ă  fondre prĂ©maturĂ©ment fin mars, laissant une couche trop fragile pour se dĂ©placer dessus avec les chiens ou les motoneiges, mais  trop dense pour naviguer avec les bateaux. »

« Barter Island est une petite ile isolĂ©e du passage du Nord Ouest proche de la frontiĂšre entre Canada et Alaska. Marie est Inupiak, elle est nĂ©e ici au village, dans une tente sur cette lagune qui sert aujourd’hui d’aĂ©roport. Un aĂ©roport qui prend l’eau d ailleurs. Marie nous raconte que son grand pĂšre avait pris l’habitude de mesurer la hauteur du point culminant de l’Ăźle. En trente ans, celui-ci est passĂ© de 59 Ă  32 pieds. Ce n’est pas le niveau d’eau qui monte mais ce sol composĂ© de gravier, de sable et de sĂ©diments qui s’affaisse. Le permafrost ne reste pas gelĂ© et comme un chateau de sable il se nivelle Ă  plat avec le temps. Les berges ont perdu la protection de glace et sont grignotĂ©es pas les tempĂštes. Ce qui permet aussi de mettre Ă  jour de nombreuses dĂ©fenses de Mammouth ! »

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photo: Jérémy Bernard

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photo: Jérémy Bernard



À suivre…[/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]