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La réimperméabilisation de ses vêtements de ski

La réimperméabilisation de ses vêtements de ski

par Victoria Guihard (de la Green Session) et l’équipe de POW

On aurait bien sûr adoré pouvoir se rouler dans la neige jusqu’à la fin du mois d’avril, mais la situation inédite et les mesures restrictives que nous devons appliquer en ont décidé autrement. Profitons donc du temps qui nous est imparti pour chouchouter notre équipement en vue de la saison 2021.

Car on a dû ranger notre matériel de ride dans un carton entreposé au fin fond du garage, et l’estivation commence pour nos vestes, pantalons, skis ou snowboards. 

Mais avant de faire une croix dessus, on peut ressortir les vêtements pour en prendre soin, surtout si notre équipement prenait un peu la flotte dernièrement. 

Car avant de vouloir changer nos vieilles fringues de ski, il existe une solution bien meilleure pour la planète et bien moins chère par-dessus le marché : la réimperméabilisation (maison). Car garder ses vêtements de ride 9 mois de plus permet d’économiser 30% de leur bilan carbone.

Prendre soin des vêtements outdoor est essentiel pour permettre de rallonger leur durée de vie et leurs capacités techniques. La chaîne de vélo, on la graisse pour éviter de dérailler ? Et bien là c’est pareil. Bon pas avec de la graisse, d’accord : en les lavant, ce sera bien suffisant.

Sommaire
Les bases de fonctionnement des vêtements outdoor
Les étapes de réimperméabilisation
Le lavage et le séchage
Le renouvellement du traitement déperlant
Comment être sûr que le traitement a bien marché ?

Les bases de fonctionnement des vêtements outdoor

Pour en comprendre le principe, il est intéressant de revenir sur le fonctionnement des textiles outdoor. La veste de ski, ou hardshell, est un vêtement de protection contre les aléas extérieurs. Elle est donc d’un côté imperméable, et de l’autre, respirante. C’est également la troisième et dernière couche du « système des trois couches » (voir cet article Comment ne pas avoir froid au ski ? La technique ultime).

Le rôle de cette veste (tout comme celui du pantalon) est donc de maintenir au sec sans faire suer à grosses gouttes à l’intérieur. Pour ce faire, cette veste se compose d’une membrane dite « imper-respirante » (imperméable ET respirante) calée en sandwich entre le tissu extérieur et la doublure intérieure. 

Elle permet donc, d’évacuer la transpiration vers l’extérieur tout  en empêchant l’eau de s’infiltrer à l’intérieur en la laissant glisser sur le tissu. D’un point de vue technique, on visualise sur la membrane des espaces microscopiques qui, d’une part laissent s’évaporer l’eau sous forme de vapeur (la sueur), et d’autre part empêchent l’eau sous forme de gouttes de s’y infiltrer. L’efficacité imperméabilisante de la membrane est renforcée par l’ajout d’un traitement déperlant – aussi appelé Durable Water Repellent (le fameux « DWR ») – qui permet d’empêcher toute absorption d’eau sur le tissu externe de la veste. En langage simple, on dit que l’eau « perle » sur le tissu. 

Sans l’application de ce traitement déperlant, un vêtement peut perdre jusqu’à 70% de ses capacités respirantes par temps humide.

Cependant, le temps et l’usure ont bien souvent raison de l’efficacité de ce traitement. Au  fur et à mesure de son utilisation, le vêtement prend l’eau et les pores de la membrane finissent par se boucher, conduisant à un effet sauna à l’intérieur, et extérieurement on est trempé. 

Mais l’heure n’est pas encore aux funérailles, notre équipement peut bien tenir le choc à condition de le réimperméabiliser. 

Les étapes de réimperméabilisation 

Le lavage et le séchage

Dans un premier temps, il suffit simplement de laver les vêtements en machine à 30° sur programme délicat. C’est peut-être tout bête, mais le nettoyage permet d’éliminer les particules qui s’accumulent au fil du temps, risquant de boucher les pores de la membrane. La meilleure chose à faire est donc de laver de temps à autre ses vêtements pour assurer la longévité de la déperlance.

Toutefois, on fait attention à ne pas utiliser n’importe quelle lessive (et encore moins se servir d’un adoucissant), afin d’éviter la présence éventuelle de résidus sur la surface de la membrane. 

On préconise l’utilisation de lessives adaptées aux vêtements techniques à base d’agents minéraux et végétaux, sans aucun adoucissant ni assouplissant. La NST Wash (marque française) en est un bon exemple, tout comme la Tech Wash de Nikwax

Les produits nettoyants de ces marques ne contiennent pas de solvants, ni d’agents toxiques pour l’humain et l’environnement. Elles sont toutes deux respectueuses de l’environnement sans altérer la qualité et l’efficacité des produits. 

On passe ensuite les vêtements au sèche-linge à basse température et sur programme court. 

Ces deux étapes devraient, normalement, réactiver le traitement déperlant et assurer à nouveau une bonne imperméabilisation. 

Le renouvellement du traitement déperlant

Pour être certain de mettre toutes les chances de son côté, on peut en dernière étape du processus, renouveler le traitement déperlant avec un produit spécifique soit par pulvérisation, soit à l’aide d’un imperméabilisant à diluer en machine. A choisir, on préfère le traitement en machine, question d’efficacité. 

Là encore, les marques citées plus haut proposent toute une gamme de produits réimperméabilisants sans PFC (une famille de molécules cancérigènes que l’on retrouve bien trop souvent dans les produits et vêtements outdoor).

Comment être sûr que le traitement a bien marché ? 

Une seule réponse : le test de la goutte d’eau. En versant un peu d’eau sur la veste ou le pantalon, on saura si nos efforts ont payé. 

Si l’eau perle et roule sur la surface du tissu, cela signifie que le procédé a été concluant. En revanche, si la goutte d’eau est absorbée par le tissu, l’imperméabilité laisse encore à désirer. 

Dans la majorité des cas, la réimperméabilisation donne de très bons résultats.

L’expérience étant maintenant terminée (et validée), on voit que l’entretien régulier de nos vêtements de ski,  primordial pour leur assurer une vie longue et paisible, ce n’est pas si compliqué, et ça ne prend pas beaucoup de temps ni de ressources!

L’idéal c’est de laver veste  et pantalon de ski/snowboard deux fois par an avec une lessive spécifique et de les réimperméabiliser au moins une fois par an.

Et pour finir,  avant de se lancer dans cette réimperméabilisation, une vidéo récapitulative et plutôt sympa signée NST (parce que les images, ça parle bien en général) : https://youtu.be/lc9ocQHDefw 

La réimperméabilisation de ses vêtements de ski

Glaciologie sur le glacier d’Ossoue

Emmanuel est membre des POW Locals dans les Pyrénées. Il nous partage aujourd’hui un récit inspiré de sa sortie sur le glacier d’Ossoue, le 1er août dernier.

« Samedi 1er août 2020, 7h du matin au départ du barrage d’Ossoue (65) en direction du Vignemale, ça fait longtemps que j’attendais ce moment.
J’accompagne Pierre René, le seul glaciologue des Pyrénées en charge du suivi de l’évolution du glacier d’Ossoue à ce jour, le plus grand de la chaîne côté français. Il est perché à 3200m d’altitude au pied d’un mini cirque comptant quelques 3000 connus dont la pique longue du Vignemale (3298m). Pour assurer ce suivi officiel Pierre a créé l’association Moraine en 2001.

Après 3h de marche et 1400m de dénivelé je foule le front du glacier.
Les relevés s’engagent selon un quadrillage cartographique précis. L’Ossoue qui forme une grande cuvette est divisé en 7 secteurs distincts des côtés au centre. En début de saison Pierre René enfonce des bâtons articulés dans la neige jusqu’à atteindre la glace. Tous les mois de mai à octobre, il vient faire des relevés pour suivre l’évolution de la fonte en mesurant la réduction d’épaisseur. Sur chaque point de relevé il sonde également l’épaisseur de neige restante jusqu’au glacier. Ces informations lui permettront d’estimer les volumes de fonte qu’il communique régulièrement à divers organismes publics (Parc National des Pyrénées, région Occitanie, Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique, observatoire national Glacioclim, observatoire international WGMS).

Le verdict est sans appel : en seulement un mois le glacier d’Ossoue s’est abaissé de 3m d’épaisseur ! Mi-août il sera de nouveau à nu, exposé aux températures positives et aux rayons solaires, ce jusqu’à l’arrivée des premières neiges, prévues fin septembre dans le meilleur des cas. 45 jours de souffrance..
Certes il ne s’agit que de la neige de l’année qui fond mais précisons que ce n’est que par la lente transformation de celle-ci en glace, un processus qui peut prendre entre 4 et 5 ans, qu’un glacier peut se maintenir voire se régénérer. Pierre m’explique que depuis qu’il mesure la fonte du glacier d’Ossoue dès 2001, il n’a pu constater qu’une année réelle de recharge en 2013. Souvenez-vous, c’était l’hiver du siècle avec ses historiques records de neige pyrénéens. Faudrait-il pour que les glaciers nous survivent avoir des conditions similaires tous les ans ? Très certainement si nous n’infléchissons pas sur notre empreinte carbone…

Les mesures se terminent et je quitte le plus grand glacier des Pyrénées françaises avec un profond sentiment de tristesse. Combien de temps lui reste-t-il encore à vivre ? L’an dernier il avait déjà perdu le volume de 900 000m3 d’eau… Au delà de leur rôle essentiel sur l’équilibre hydrique et le climat de notre territoire, les glaciers sont aussi les symboles éternels de nos hivers, faisant un trait d’union d’une saison à l’autre. Vouloir protéger nos hivers en agissant à son échelle sur son bilan carbone c’est donner un peu de souffle à ces splendides étendues blanches qui ne sont pas éternelles.
Protect Our Winters sert aussi à transmettre cela. »

Adhérer à Moraine permet à Pierre René de soutenir financièrement ses relevés et vous ouvre la voie à la connaissance des glaciers au travers des diverses sorties de terrain qu’il organise entre juin et septembre. Il est également l’auteur d’un splendide livre sur l’histoire de glaciers pyrénéens.

Pour plus d’infos à propos l’ Association Moraine :
Village de Cathervielle (31110)
asso.moraine@wanadoo.fr
http://asso.moraine.free.fr/

La réimperméabilisation de ses vêtements de ski

Meet our Team : Lou Claret

Depuis quelques semaines, on est logé.es dans un espace de co-working à Annecy, notre premier local ! Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, on peut enfin accueillir une stagiaire en bonne et due forme. Bienvenue à Lou Claret dans la team POW France!

« Étudiante en master du sport à CREA Genève et passionnée par la montagne, POW m’a été présenté à travers Audrey et Luc (bénévoles de l’association POW Suisse) lors d’une conférence à CREA.

Je trouve important que des personnes comme eux s’unissent pour lutter contre les changements climatiques. C’est pourquoi j’ai décidé de m’unir à l’association en tant que stagiaire dans le département de la communication et d’apporter ma pierre à l’édifice. Je trouve important de sensibiliser les métiers de la montagne, car ce sont elles et eux qui véhiculent en premier les valeurs de la montagne auprès des vacancières et des vacanciers. Il est important que tout le monde se rende compte des conséquences des changements climatiques. C’est pourquoi il est important de changer ces mentalités pour unir tout le monde dans la recherche de solutions à la crise écologique.

Actuellement en 1ère année de Master du sport, j’ai eu la chance d’assister à la présentation de Mathieu Schaer sur les enjeux des changements climatiques, ainsi qu’à la projection de son film Shelter. Je tiens tout d’abord à le remercier pour le temps qu’il nous a accordé et sa motivation à nous sensibiliser à la cause qu’il défend.

Je suis Monitrice de ski en France, à Morillon, et je trouve que nous, monitrices et moniteurs, sommes les premier.es concerné.es à sensibiliser nos élèves aux enjeux des changements climatiques (fonte des neiges, glaciers qui reculent, covoiturage pour monter en station…).

Très engagée pour la lutte contre les changements climatiques, ancienne compétitrice de ski et actuellement Monitrice, je suis la première à vouloir préserver la montagne pour pouvoir transmettre à mes enfants un héritage intact. C’est pourquoi faire partir de l’aventure POW est pour moi une excellente opportunité pour sensibiliser mes collègues et leur faire valoir mes engagements pour le climat.

Ma phrase de tous les jours :« La réussite est comme l’ascension d’une montagne, il faut travailler en équipe, faire face aux obstacles ainsi qu’aux intempéries, mais peu importe que nous atteignions toujours le sommet »

La réimperméabilisation de ses vêtements de ski

Rencontre avec la Green Session

Depuis quelques semaines, on échange pas mal avec la Green Session, et on se rend compte que nos actions se rejoignent. La Green Session est un media/communauté/boutique de vente en ligne tourné vers les sports de glisse, chez POW on est une asso focalisée sur le ride en montagne, en somme nos objectifs convergent vers la protection de nos terrains de jeux, de la nature. On a interviewé Pierre Barbez, un Green Rider, fondateur du projet.

POW France : Peux tu te présenter en quelques mots ?

Pierre Barbez : Je m’appelle Pierre, j’ai 37 ans. Après avoir vécu quelques années à l’étranger, il y a deux ans je suis venu m’installer avec ma compagne, mes deux enfants, nos poules et nos moutons du côté de Nantes. Entre la fin de mes études et ce déménagement à Nantes j’ai eu une vie professionnelle qu’on pourrait qualifier d’intense, passionnante mais … dévorante à tous points de vue (beaucoup de déplacements et de stress) et au final avec peu d’intérêt pour le bien collectif.
Il y a deux ans, on a donc pris la décision de changer radicalement de vie, en s’installant à la campagne et en quittant mon ancien job pour m’investir dans la création d’un média, La Green Session.

Comment es-tu arrivé dans le monde de la glisse (en mer) et quels sports de pratiques-tu ?

J’ai commencé la glisse à la montagne. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui avaient les moyens de nous emmener au ski une semaine par an. J’ai donc fait mes débuts sur des skis à Valmorel, dans les Alpes. Comme on est allés tous les ans dans la même station, à un moment j’ai voulu essayer autre chose, j’ai “sacrifié” une semaine de ski pour passer au snowboard. J’en ai fait quelques années avant de revenir au ski.
Et puis il y a quelques années je me suis mis au kitesurf.

Peux tu nous raconter ta meilleure session ?

Ce n’est pas évident d’en sortir une en particulier… Pour moi une bonne session n’a pas besoin d’être dans un cadre idyllique, avec des conditions tiptop (même si ça aide !). Car avant tout une session c’est du partage. Celle où tu navigues en regardant ce que font les copains, ça challenge, ça motive, ça peut aussi bien faire rire et puis … ça permet de faire un débrief de folie avec quelques bières. Ces sessions sont souvent au pied de chez soi, pour moi c’est à Quiberon, en Bretagne.

Au fil de ta pratique sportive, as-tu remarqué des changements dans le paysage de tes spots préférés ?

Pour la montagne c’est dur à dire parce que je n’y suis que quelques jours par an. En regardant les conditions (de loin) j’ai quand même l’impression que l’enneigement est beaucoup plus incertain. En ce qui concerne la mer et plus particulièrement les plages, chez moi dans le Nord (je suis originaire de Lille), il y a certains endroits où les blockhaus, qui étaient à des centaines de mètres de la mer quand j’étais petit, ont maintenant les pieds dans l’eau.

Est-ce que cela t’a poussé à changer des aspects de ta pratique ?

Oui. Depuis environ 3 ans, j’ai petit à petit pris conscience de mon impact, et je me questionne de plus en plus sur mes gestes, mais aussi et surtout ma façon de consommer.
Dans ma vie de tous les jours, j’ai déménagé à la campagne, j’ai changé de travail, je mange de moins en moins de viande, je cultive mon potager …
Au niveau de ma pratique sportive, je ne prends plus l’avion, je répare au maximum (c’est incroyable tout ce qui est réparable… même si ce n’est pas toujours moins cher), j’achète d’occasion et lorsque je ne trouve pas, je vais chercher un produit qui sera le plus éco-conçu et local possible… ça prend un peu de temps, mais ça évite aussi les achats impulsifs qui au final… trainent au fond du garage !

As tu remarqué des changements chez d’autres pratiquant.es ?

Oui, je rencontre de plus en plus de personnes qui ont décidé de consommer différemment. Qui se questionnent, chacun à leur rythme, avec leurs sensibilités et leurs moyens. Généralement ils commencent par du ramassage sur les plages, et puis ils se rendent compte que tout ce qu’on y trouve vient de notre caddie. Et ça implique des changements dans les habitudes de consommation, avec du vrac, du bio, du local.
Ce qui m’a le plus marqué dernièrement c’est un coach de kitesurf assez connu en France qui a annoncé que dans les mois à venir il donnerait 70% de ses cours en France, alors que ces dernières années c’était plutôt 90% à l’étranger. Pourquoi ? Parce qu’il se sentait « con » lorsqu’il prenait l’avion. Pour moi ça montre un énorme changement dans les mentalités. Ce genre de déclaration va avoir un effet boule de neige.

Quels conseils peux tu donner aux rider.euses qui veulent réduire leur impact sur l’environnement ?

Le seul conseil que je puisse donner c’est d’être curieux. De se renseigner, de croiser les sources, de trouver son propre équilibre. C’est difficile de changer du tout au tout en quelques semaines. Cela prend un peu de temps, mais plus on se renseigne, plus cela devient évident.
On commence toujours par des petits gestes, et puis on en fait de plus en plus, on inspire notre entourage (amis, famille, voisins), on les embarque avec nous, c’est ça l’effet boule de neige … jusqu’au jour où on est suffisamment nombreux à vouloir un changement et que cela se reflète dans les urnes, avec l’élection de personnes qui ont les mêmes convictions et qui pourront faire bouger les choses à une autre échelle.
Ah aussi autre conseil, venez lire les articles de La Green Session 😉 on y décrypte les impacts des riders et on propose des alternatives concrètes !

Comment est née l’idée de la Green Session ?

L’idée est née il y a un peu plus de 2 ans avec Vincent. En fait c’est un mélange de trois éléments :

  • la volonté de donner du sens à notre travail
  • des convictions écologiques et sociales fortes
  • la passion pour l’outdoor et plus particulièrement les sports de glisse

Et au final ce qui avait le plus de sens pour nous c’était d’aider les riders à préserver nos terrains de jeux.
En creusant on s’est vite rendu compte que tout était lié à nos modes de consommation. Si je pollue avec mon achat ici, ça se retrouvera à un moment ou à un autre sur mon spot (disparition des plages, montées des eaux, moins de neige, pollution chimique, bactérienne, … ).
On a initié le projet avec une boutique en ligne qui propose une sélection de produits éco-responsables pour les riders. Ainsi on a focalisé nos efforts du début sur le « consommer mieux ». Rapidement on a voulu donner une autre dimension au projet en axant notre travail sur le « consommer moins ». La Green Session est désormais un média dont l’objectif est d’aider les riders à changer leur mode de consommation pour à la fois réduire leur impact mais également inspirer leur entourage à en faire autant.

Pierre et Vincent, les deux fondateurs de la Green Session

Peux tu nous présenter la Green Session et ton implication ?

La Green Session c’est un média indépendant (nous ne sommes payés par aucune marque !) qui permet de sensibiliser les riders à la préservation de nos terrains de jeux. Notre communication est principalement axée sur le consommer moins mais mieux.
À travers nos articles, on décrypte les impacts des produits utilisés par les riders (veste de ski, baselayer, planche de surf, etc…). Pour nous c’est l’étape la plus importante. Pour pouvoir réduire, il faut avant comprendre nos impacts. Puis on propose des alternatives et des conseils comme la réparation, l’occasion et enfin en dernier recours l’achat éco-responsable.
La Green Session c’est également et surtout une communauté de plus de 3 000 riders qui partagent les mêmes valeurs que nous. Nous échangeons avec eux tous les jeudis grâce à notre newsletter et c’est un pur bonheur !
En parallèle de notre activité de média, on s’implique également dans des projets qui ont du sens par rapport à notre concept de glisse éco-responsable. On travaille notamment en ce moment sur un projet de poncho de surf upcyclé, Ponchouille. L’objectif est de proposer une alternative éco-responsable aux ponchos de bain fabriqués à des milliers de kilomètres avec des matières premières gourmandes en eau et en pesticides. Ponchouille sera fabriqué en Bretagne dans un ESAT à partir de serviettes de bain récupérées. 

Pierre en Ponchouille

Comment les riders peuvent-ils aider la Green Session ?

Il y a plein de façons de participer activement à La Green Session. Il y a quelques semaines on a justement écrit un article dans lequel on a listé toutes les façons pour un rider de s’impliquer dans le projet.
Ça va de l’inscription à la Newsletter, jusqu’à la rédaction d’un article de blog ou la mise en relation avec d’autres personnes (riders, medias, influenceurs…). Il y en a pour tous les goûts et toutes les compétences !

La réimperméabilisation de ses vêtements de ski

Confinement – les initiatives porteuses d’espoir #2

par Alya Giolitto

Alors que le 11 mai lançait le coup d’envoi d’une première phase de déconfinement, nous retrouvons petit à petit nos modes de vie et ré-apprenons à sortir. 

Déconfiné.es oui, mais pour aller où? Et pour faire quoi?

Ainsi se pose la question de l’après, du monde post-covid-19 et de la forme que nous souhaitons lui donner. Il semblerait que, de cette pause forcée, une prise de conscience collective a émergé. La prise de conscience d’une nécessité de réajuster le cap et de transitionner d’un système de croissance illimitée au modèle épuisé vers une économie durable. Donnons nous les moyens de nos ambitions et servons nous de ce tremplin pour nous ré-inventer!

Heureusement, de nombreux.ses acteur.trices oeuvrent à favoriser le changement, et puisqu’on peut enfin sortir ce mois-ci, voici un tour d’horizon des porteur.ses d’espoir de la mobilité.

Le funiculaire qui relie Bourg Saint Maurice aux Arcs sera gratuit cet été

Près de la moitié de nos émissions nocives provient de l’industrie, des transports et des bâtiments. Comment limiter les émissions de plus de 1,5 milliard de voitures énergivores en circulation dans le monde? La gestion de la mobilité dans la lutte pour la protection de l’environnement est un enjeu qui nous tient particulièrement à cœur au sein de POW.

  • TOU.TES À VÉLO – L’arrêt brutal de la quasi-totalité des transports a eu pour effet direct une diminution des émissions de certains gaz à effet de serre et une amélioration de la qualité de l’air. Pour éviter un renversement de la tendance à la sortie du confinement, le gouvernement a décidé de lancer son plan vélo, doté d’une enveloppe de 20 millions d’euros pour faciliter la pratique du vélo  et éviter un retour massif à la voiture en réponse à un prévisible délaissement des transports en commun. 50 euros sont disponibles pour chaque citoyen souhaitant remettre en état son vélo. Pas de frais à débourser, le réparateur se fait directement payer par l’Etat.
    La liste des réparateurs référencés est disponible sur le site de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB), à l’origine de l’initiative. Également prévu dans le plan vélo,  le financement de places de stationnement temporaires, la mise à disposition de formations pour apprendre ou réapprendre à rouler à vélo et l’instauration dans le secteur privé du forfait mobilités durables.
  • COUP DE PÉDALE AUTORISÉ – En sus du plan vélo annoncé par la ministre de la transition écologique et solidaire, et  grâce au recours  de la FUB, le conseil d’État a émis la directive suivante : Le gouvernement doit indiquer publiquement que le vélo est autorisé durant la crise. “Oui, le vélo est une solution de mobilité particulièrement utile pour faire face à tous les enjeux actuels, qu’ils soient sanitaires ou environnementaux”, exprime la FUB. Ces mesures vont dans le bon sens, celui de la mobilité durable et non polluante, terrain sur laquelle la France  dispose d’une très grande marge de progression. 60% des trajets français ne dépassent pas les 5 km alors que l’usage du vélo ne concerne que seulement 3% des déplacements français contre 28% pour nos voisin.es néerlandais.es et 12% en Belgique.
  • LA MONTAGNE, ÇA VOUS GAGNE – L’été dernier, la station Les Arcs repensait entièrement son funiculaire pour le rendre 100% électrique. Il est accessible depuis Bourg Saint Maurice et doté de vitres panoramiques offrant une vue spectaculaire sur la vallée. Cet été la station offre la possibilité de l’emprunter gratuitement du 4 juillet au 29 août. Le funiculaire permet d’accéder depuis Bourg Saint Maurice au premier site d’altitude: Arc 1600, le tout en seulement 7 minutes. Accessible depuis la gare TGV de Bourg Saint Maurice, il positionne les Arcs comme une station entièrement accessible sans voiture. Une façon propre de se rendre en montagne hiver comme été.
  • AVENTURES SANS VOITURE – Et si l’initiative des Arcs donne envie d’aller plus loin, voici une sélection de 10 films à voir pour découvrir les Alpes en mobilité douce. Le preuve qu’il est possible d’aller vivre des aventures en montagne sans utiliser de voiture.
  • GÉNÉRATEUR D’AVENTURE – S’il est encore compliqué d’aller gambader en montagne, on peut préparer les aventures à 100 km à la ronde, le site Carte Sortie Confinement se charge de délimiter les contours de notre territoire de jeu. Il n’y a plus qu’à renseigner son adresse du moment et le site génère un rayon de 100 km qui donne la part belle aux parcs nationaux largement représentés! En espérant que ces initiatives donnent envie de participer à la construction d’un monde meilleur, et surtout durable…
Les sentiers du Mercantour, à découvrir sans tarder !
  • ELÈVE TA VOIX – Dans la lutte contre le changement climatique, notre vote et participation au débat politique est aussi, si ce n’est plus, important que notre mode de vie. La crise que nous traversons, de part son caractère mondial, montre l’utilité de l’action citoyenne et la nécessité d’une coopération internationale. Tou.tes les citoyen.nes européen.nes sont invité.es à participer à la fixation d’un objectif de l’Union Européenne plus ambitieux en matière de climat à l’horizon 2030 et sur les actions nécessaires pour réduire plus drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. La consultation est disponible en ligne jusqu’au 23 juin. A vos idées !

Sources