par Suzie Mandier | 20/Mai/2020 | POW Locals
On prĂ©sente rĂ©gulièrement des athlètes de la riders alliance mais aussi des bĂ©nĂ©voles de l’association, et ce mois-ci c’est au tour de ClĂ©ment Boivin, 19 ans et bĂ©nĂ©vole POW France depuis 3 ans. Il nous raconte son parcours, pourquoi il a rejoint POW et ce qu’il fait chez nous.
Étudiant en Médecine et passionné par la protection de l’environnement, c’est dans cette optique que j’ai rejoint POW après avoir rencontré Suzie, notre responsable bénévole, au Snowboard Garden Festival de Grenoble en 2017.
De par mes études, je me destine à veiller au bien-être des personnes et j’estime pour cela que vivre dans un environnement protégé est primordial. À travers mes pratiques sportives en montagne, je me rends compte à quel point ce qu’elle nous offre est formidable, mais aussi à quel point elle est fragile. C’est pour cela que j’ai décidé de m’investir au sein de l’association POW France, dont les valeurs de protection de ce qui est, entre autres notre terrain de jeu, m’ont tout de suite attiré !
Au début de l’aventure je participais à la communication sur les réseaux sociaux, puis je me suis impliqué dans d’autres projets, notamment en lien avec le domaine scientifique que j’espère renforcer dans les mois à venir ! Aujourd’hui, je suis référent du groupe local des Alpes et aussi de celui de l’Isère, où je vis. À travers ce rôle, c’est vraiment génial de pouvoir accompagner les néo-bénévoles à accomplir leurs envies de faire avancer les choses et de voir l’effervescence qu’il y a autour des valeurs et objectifs de POW !
Faire partie de cette communauté, c’est se sentir impliqué dans un mouvement de passioné.es du milieu montagnard, dans un réseau qui regarde en avant pour préparer le futur de nos pratiques. C’est aussi faire des rencontres et échanger avec des gens qui partagent les mêmes idéaux, la même passion et ça, ça motive un max !
J’essaie de faire connaĂ®tre nos actions dans mon entourage, car c’est tou.tes ensemble que nous arriverons Ă faire bouger les lignes, alors n’hĂ©sitez pas Ă nous rejoindre !
par Suzie Mandier | 22/Avr/2020 | Actualités
par Alya Giolitto
Les cimes enneigées de l’Himalaya, visibles dans un rayon de 200km.
Alors que la crise sanitaire perdure, l’heure est plus que jamais à l’entraide et à la solidarité.
De cette pause imprĂ©visible Ă©mergent de belles initiatives, porteuses des valeurs qui nous sont chères et qui prĂ©parent, nous l’espĂ©rons, l’après-confinement, le monde de demain. Un monde tournĂ© vers la rĂ©flexion collective, socle d’une sociĂ©tĂ© plus juste et d’une Ă©conomie plus durable, intĂ©grant le respect et la protection de l’environnement comme prĂ©-requis indispensable.
Retour sur quelques initiatives qui ont marqué le confinement depuis sa mise en vigueur début mars. Acteurs individuels, organismes ou entreprises, voici un tour d’horizon des acteurs de l’espoir.
ENVIRONNEMENT
MONTAGNE – L’arrĂŞt forcĂ© de nos modes de vie traditionnels a engendrĂ© une amĂ©lioration sensible de la qualitĂ© de l’air dans de nombreuses rĂ©gions du monde, et notamment dans les rĂ©gions les plus touchĂ©es par la pollution. Ainsi l’Inde a observĂ© une baisse significative de ses niveaux de pollution depuis la mise en place du confinement, rendant visibles dans un rayon de 200km les sommet enneigĂ©s de l’Himalaya (voir photo ci-dessus) !
Ă€ VOS VOTES – Depuis le 30 mars, les citoyen.nes europĂ©en.nes sont invitĂ©.es Ă donner leur avis sur les objectifs climatiques qu’entend mettre en place la Commission europĂ©enne. L’objectif de rĂ©duction des gaz Ă effet de serre d’ici 2030 en est le point de discussion principal. Rappelons que l’objectif final à “zĂ©ro Ă©mission nette de carbone” en 2050 est loin d’ĂŞtre atteint. POW France encourage chaque citoyen Ă faire valoir ses droits dĂ©mocratiques pour demander une rĂ©ponse politique Ă la crise Ă©cologique. La consultation est disponible en ligne jusqu’au 23 juin. A vos idĂ©es et Ă vos claviers!
ACTION POLITIQUE – La convention citoyenne pour le climat, qui avait Ă©tĂ© créée en octobre 2019, entend conjuguer les rĂ©ponses Ă la crise sanitaire et Ă la crise climatique. RĂ©uni.es par visioconfĂ©rence, les 3 et 4 avril, les 150 Français.es tirĂ©.es au sort ont transmis au prĂ©sident de la RĂ©publique ainsi qu’au premier Ministre leur « contribution Ă la sortie de crise » , sous forme d’un texte gĂ©nĂ©ral d’intention et de cinquante propositions de mesures, permettant une sortie de crise combinant le climat, la justice sociale, l’économie et la santĂ©. Affaire Ă suivre!
LES ONG RÉAGISSENT – 250 ONG sonnent l’alerte sur le sauvetage des compagnies aĂ©riennes. Alors que le Gouvernement français vient d’annoncer ses premières mesures de soutien aux compagnies aĂ©riennes, la sociĂ©tĂ© civile se mobilise internationalement pour poser des conditions au sauvetage du secteur. L’avion demeure le mode de transport le plus polluant, il convient au gouvernement d’exprimer clairement les conditions environnementales et sociales qu’il souhaite imposer en contrepartie des aides qu’il apporte avec l’argent commun. On en parle plus longuement dans ce post . Lorsque le confinement sera terminĂ©, chacun pourra mesurer l’importance de Voyager malin , en prenant le train, en faisant du covoiturage, en optant pour les transports publics, en favorisant les activitĂ©s près de chez soi et en rallongeant ses sĂ©jours lorsqu’il faut s’y rendre en avion. On compte sur vous!
SOLIDARITÉ
LES MARQUES OUTDOOR SOUTIENNENT LA LUTTE CONTRE LE COVID-19 – Alors que la solidaritĂ© est au cĹ“ur de la culture outdoor, les marques font appel Ă leur crĂ©ativitĂ© pour venir en aide aux soignants et contribuer Ă une rĂ©ponse d’urgence Ă la crise sanitaire. Retour sur quelques exemples français et europĂ©ens de ces belles initiatives!
Le Groupe Millet a lancĂ© la fabrication de blouses en coton homologuĂ©, rendant disponibles près de 900 blouses qui vont ĂŞtre rĂ©parties dans Centres MĂ©dicaux d’Annecy.Zag skis se mobilise pour les infirmières et infirmiers du Mont Blanc. Depuis Chamonix, la marque souhaite apporter son aide au personnel soignant en rĂ©coltant des fonds pour les infirmières et infirmiers des HĂ´pitaux du Pays du Mont-Blanc Ă Sallanches.Decathlon met Ă disposition des hĂ´pitaux son modèle de masque de plongĂ©e Easybreath, transformĂ© en matĂ©riel mĂ©dical. Le groupe a aujourd’hui retirĂ© ses produits de la vente pour le rĂ©server exclusivement aux soignants : c’est au total un stock de 30 000 masques qui sera ainsi distribuĂ©.La Fabrique du Ski et Athletics3D dĂ©veloppent un masque FFP2 rĂ©utilisable. La marque de ski isĂ©roise, en collaboration avec Athletics3D (impression 3D dans le domaine du sport) a lancĂ© la production dans sa petite usine de Villard de Lans.La marque de lunettes Milf Sunglasses installĂ©e Ă Annecy a montĂ© près de 250 lunettes de protection pour Ă©quiper rapidement le personnel du CHU de ChambĂ©ry en charge des malades covid-19. Pour ne donner qu’un exemple italien, l’équipementier Salewa-Oberalp fournit masques et blouses aux personnels sanitaires et publics et La Sportiva a partiellement rouvert son usine pour contribuer Ă la production de matĂ©riel de protection comme les masques et blouses.
LE MONDE DU SPORT S’ENGAGE – RĂ©uni.es dans une tribune qui rĂ©colte plus de 150 signatures, les athlètes signataires prĂ´nent le sport comme partie intĂ©grante de la construction de notre sociĂ©tĂ© de demain. La tribune met en avant les bienfaits de la pratique sportive mais alerte Ă©galement sur les besoins d’une rĂ©forme de l’industrie du sport qui devra se poser comme modèle de la transition sociĂ©tale et environnementale. Retrouvez le mouvement ici: www.lesportdapres.fr
MOBILITÉ
COUP DE PÉDALE SOLIDAIRE – Des centaines de coursiers solidaires circulent dans les rues d’Annecy pour venir en aide Ă celles et ceux qui ne peuvent pas se dĂ©placer. Vous avez un vĂ©lo, des sacoches ou un panier, voire un cargo ? Du temps Ă revendre et l’envie de donner un coup de main Ă ceux qui ne peuvent pas se dĂ©placer pour faire leurs courses ? Rejoignez « Les coursiers solidaires ». DĂ©jĂ plus de 400 bĂ©nĂ©voles en France. Un bel exemple d’initiative solidaire et Ă©co-responsable!
TRANSPORT ÉLECTRIQUE – La sociĂ©tĂ© française Navya , spĂ©cialisĂ© dans les vĂ©hicules autonomes et Ă©lectriques, a mis Ă disposition ses minibus sans conducteur pour transporter des tests de dĂ©pistage du Covid-19 en Floride vers les laboratoires.
En espérant que ces initiatives vous ont donné envie de participer à la construction d’un monde meilleur, et surtout durable… Il en existe plein d’autres à travers le monde, n’hésitez pas à nous partager les vôtres!!
En attendant continuez de rĂŞver, Ă la maison pour le moment, bientĂ´t nous sortirons de cette crise plus fort.es, nous l’espĂ©rons.
Et pour vous aider à dessiner les contours de vos prochaines aventures, Outside a mis en ligne une excellente sélection de films d’aventure, en libre accès, sur le ski, le snow, l’alpinisme, l’escalade, la voile, le running, le surf, le vélo, ou l’environnement.
Enfin, pour alimenter les réflexions, deux excellents films qui attestent de l’étendue de la crise écologique et proposent des solutions alternatives (concrètes, locales et réplicables) aux enjeux environnementaux et sociaux :Foutu pour foutu en streaming ici : https://www.outside.fr/foutu-pour-foutu-film-complet/ Il faut sauver les Alpes : https://www.outside.fr/confinement-il-faut-sauver-les-alpes-le-film-complet-en-libre-acces/
Sources
par Suzie Mandier | 22/Avr/2020 | Actualités
par Marie Jammot & Maëlle Schmit
https://pixabay.com/fr/photos/avion-pyr%C3%A9n%C3%A9es-montagnes-neige-708160/
MĂŞme si d’après la NASA, le trou dans la couche d’ozone s’est rĂ©sorbĂ© dernièrement, qu’on se rassure (ou pas) : ce n’est ni grâce Ă l’homme, ni grâce Ă l’avion, ce phĂ©nomène serait plutĂ´t liĂ© Ă des conditions mĂ©tĂ©orologiques exceptionnelles. Dans ce contexte de COVID-19, nous observons aujourd’hui que le nombre de vols en Europe a diminuĂ© de 90% par rapport Ă la mĂŞme pĂ©riode en 2019 et cette diminution est de 70% dans le monde par rapport Ă janvier 2020 . Si l’on rapproche ces chiffres des impacts environnementaux, l’aviation a rĂ©duit son Ă©mission de 39 kilotonnes de CO2/jour Ă 3 kilotonnes de CO2/jour.
Cette réduction du trafic représente une perte économique énorme pour le secteur de l’aviation, et menace notamment de nombreux emplois. Face à cette crise, les compagnies aériennes demandent leur soutien aux gouvernements, notamment une suspension des taxes et normes environnementales pour l’après-COVID. Cela revient cependant à investir dans la dégradation du climat, alors que les compagnies aériennes bénéficient déjà de nombreuses exemptions fiscales. C’est dans ce contexte inédit que le collectif StayGrounded , appuyé par plus de 250 organisations mondiales, a lancé la campagne « Save People Not Planes ».
Ils estiment, et nous partageons à 100% leur point de vue, que l’aviation doit accepter des réglementations plus strictes et payer sa juste part de taxes lorsque la crise sera passée. Dès 2019, 7 organisations (le Réseau Action Climat, Greenpeace France, On est prêt, France Nature Environnement, Citoyens pour le Climat, I-boycott, Oui au train de nuit) avaient mutualisé leurs efforts en lançant la campagne Notre Choix , qui vise à mobiliser le grand public sur les enjeux environnementaux liés à l’aviation.
https://www.pacha-cartographe.fr/le-blog-du-cartographe/trafic-aerien-mondial/
D’après cette campagne, 25 000 avions civils parcourent le ciel en temps normal et le trafic aérien ne cesse d’augmenter, avec de nombreux projets d’extensions d’aéroports. Nous ne pouvons pas être en accord avec une telle évolution lorsque l’on sait que l’avion est le moyen de transport le plus polluant . Un trajet Paris/Marseille en avion est équivalent à 45 Paris/Marseille en train en termes d’émissions carbone (et environ 2 Paris/Marseille en voiture, d’après le comparateur EcoPassenger).
A ces chiffres s’ajoutent la comparaison avec notre crédit de carbone individuel annuel . L’empreinte carbone moyenne d’un français est de 12 tonnes d’équivalent CO2 par an, et pour atteindre la neutralité carbone à l’échelle mondiale, il faudrait la diviser par 6. Un aller-retour Paris/New-York représente à lui seul 2,5 tonnes d’équivalent CO2 par passager.
Pour StayGrounded, cette pause permettrait la transition du secteur : la création d’un système de transport plus respectueux du climat et plus résilient face aux crises futures.
Une lettre ouverte adressée aux gouvernements, associée à une pétition internationale, a été publiée. Ils y demandent :
1. De donner la priorité aux personnes,2. De créer un système de transport plus
respectueux du climat, 3. De mettre fin aux exonérations
fiscales de l’aviation.
Malheureusement, malgré les appels des citoyens et de plusieurs organisations de la société civile, dont POW, l’Assemblée Nationale a refusé le 17 avril dernier de conditionner les 20 milliards d’aide publique du « plan de sauvetage des grandes entreprises » à des engagements environnementaux. Plusieurs grandes entreprises polluantes du secteur aérien en seront les bénéficiaires.
Pourtant un amendement proposé par plusieurs député.es prévoyait que « tout soutien aux grandes entreprises [soit] conditionné à la mise en place dans les 12 mois qui suivent son obtention, d’une stratégie interne de réduction de leur empreinte écologique, en conformité avec les objectifs de l’Accord de Paris  ». La partie n’est pas finie, plusieurs autres débats auront lieu à l’Assemblée Nationale et ailleurs pour discuter des modalités du plan de relance. La mobilisation pour une sortie de crise juste et durable continue.
Si vous aussi, vous pensez que le confinement est l’occasion inespérée de sonner la transition du secteur de l’aviation, et de conditionner les aides financières prévues pour sauver les compagnies aériennes : ENGAGEZ VOUS à signer la pétition !
L’urgence climatique est plus que jamais présente, et il est nécessaire de prendre des mesures ambitieuses pour y répondre. Ci-après les mots de Sarah Fayolle, chargée de campagne Transports à Greenpeace France « le secteur des transports doit être transformé en profondeur, sans quoi la crise sanitaire risque d’être suivie d’une succession de crises écologiques. Au-delà des aides d’urgence qui doivent d’abord assurer la protection des travailleur.euses, il sera nécessaire de limiter les transports les plus polluants, comme l’avion, et de soutenir la création d’emplois autour de transports plus écologiques, tels que le train ».
https://www.ompe.org/lavion-champion-de-la-pollution/ Crédit photo : Eric Barnabé – Tous droits réservés
Sources
Le duo BERIO Ski au sommet de Val Thorens, à regarder des lignes © Kevin Berthon
par Suzie Mandier | 19/Avr/2020 | Riders Alliance
« Je suis un rêveur, j’aime rêver la vie et vivre les rêves. Mais pour passer de l’un à l’autre cela nécessite beaucoup de temps et de travail. C’est donc l’envie de rêver qui me pousse à aller en montagne et à rejoindre, aujourd’hui, POW France. »
GaĂ«tan skie 8 mois de l’annĂ©e sans jamais partir des Alpes et surtout sans jamais s’en lasser. Que ça soit en collant pipette ou en ayant sa plus belle tenue de freeride, pour lui, le plus important c’est d’ĂŞtre lĂ haut, et que ça glisse… VITE ! D’après lui, en restant chez soi, on dĂ©veloppe beaucoup plus l’imagination sur la manière de skier et de regarder les montagnes. C’est ce qu’il adore. Il recherche sans cesse de nouvelles lignes ou skie les anciennes de plus en plus vite. Le plus magique c’est que parfois, juste en observant les cartes on peut se retrouver en expĂ©dition, quelques vallĂ©es Ă cĂ´tĂ©, sans mĂŞme avoir pris sa voiture. C’est ce qu’il essaie de montrer dans sa webserie, BĂ©rio , fraĂ®chement lancĂ©e avec son acolyte Bastien Vidonne.
Sommet du run pour Gaëtan et Bastien, visible dans l’épisode 2.1 © BERIO Ski Pause casse croûte avec vue sur la Grande Casse lors de l’épisode 1 © BERIO Ski Gaetan et Bastien, concentrés pour le tournage du teaser. © BERIO Ski
Avant tout amoureux de la montagne, c’est avec elle qu’il prend conscience du rĂ©chauffement climatique. Soucieux de pouvoir skier le restant de ses jours, il a dĂ©cidĂ© de changer son mode de vie. Ancien ingĂ©nieur dans l’automobile, il vivait le greenwashing autour des SUV (Sport Utility Vehicles) et autres vĂ©hicules Ă©lectriques. Et pour s’échapper de tout ça, il roulait des centaines de kilomètres tous les week-ends pour s’évader, vivre et rĂŞver.
Aujourd’hui, il travaille en tant que charpentier dans une petite PME atypique du pays savoyard. Tout le bois utilisĂ© pour les toits provient de la vallĂ©e. Les troncs sont sciĂ©s au cĹ“ur de l’entreprise, et c’est dans le bâtiment voisin qu’il taille Ă la main les poutres de la future charpente. Ce mĂ©tier correspond bien plus Ă ses valeurs. Loin de la ville, il utilise dĂ©sormais très peu sa voiture car il n’a plus besoin d’aller loin pour vivre sa passion pour la montagne. Il nous confie qu’il a maintenant seulement besoin d’ouvrir sa porte pour s’Ă©vader.
Une ligne par ci © BERIO Ski Une ligne par là © BERIO Ski Une ligne par là bas © BERIO Ski Gaetan dans le couloir de la Grande Balme, épisode 1 © BERIO Ski Extrait du film “Opportunité” de Gaëtan Gaudissard, visible sur Youtube © Aurélien Routens
En parallèle de tout ça, il construit ses ruches, son potager et son verger Ă la recherche d’autonomie. Et pourquoi pas mĂŞme jusqu’Ă crĂ©er une ferme partagĂ©e. Seul l’avenir le dira. En tout cas c’est ce dont il rĂŞve.
Moment de réflexion après une dure journée au travail © Kevin Berthon Gaëtan sait aussi envoyer des gros 360 © BERIO Ski Une bonne CHAMOISERIE retournée ! © Kevin Berthon Gaëtan après avoir embrassé un sapin, épisode 3.1 © Kevin Berthon
Et côté idées, il en a plein d’autres !
En ce moment, il travaille sur deux projets majeurs :
Le premier : Continuer la saison 2 de « Bério ski » . La thématique de la saison prochaine est de partir sur plusieurs jours en autonomie dans la montagne et de profiter des conditions du moment pour faire soit du freeride, de la pente raide ou bien du backcountry.
Le deuxième : Un long-mĂ©trage alliant engagement sur les skis et l’environnement. Du beau ski et des belles montagnes pour nous questionner sur la situation climatique. Mais aussi en diffusant des idĂ©es pour Ă©voluer Ă travers cet enjeu majeur.
Et pour finir, il nous cite Gandhi : “Le secret du bonheur, c’est l’alignement entre ce que vous pensez, ce que vous dites et ce que vous faites.”
Marche d’approche vers l’Archeboc et petit merci aux soutiens Salomon, Vaude, Protect Our Winters. © BERIO Ski
par Suzie Mandier | 31/Mar/2020 | POW Locals
Joffrey, photographe d’aventure et aussi documentaire, nous présente une série de photos réalisées au cours de plusieurs immersions dans des peuples nomades au Kirghizstan.
En amont, il avait découvert ces terres par hasard durant un voyage avec des amis vidéastes, et c’est alors qu’il tomba sous le charme de la culture nomade. La découverte d’un aiglier (chasseur à cheval utilisant un aigle royal dressé pour attraper les proies) le marqua, il eut l’idée d’en suivre un et d’en documenter sa vie.
Pour se faire, il fallait aller hors des sentiers battus et touristiques, chercher la pureté nomade. Grâce à ses contacts et une interprète, il rencontre Aman, aiglier accompli.
C’est en décembre 2018 que Joffrey se rend à nouveau au Kirghizstan pour une rencontre informelle en présence d’un interprète. Le but était de déterminer si l’alchimie opérait afin qu’Aman accepte d’emmener Joffrey dans sa famille et consente à partager son quotidien avec le photographe. Le chasseur, dans un premier temps teste le photographe qui lui explique son projet. À la fin de la rencontre, Aman curieux et intéressé, accepte et ils repartent ensemble dans sa ferme.
C’est
alors que les premières contraintes arrivent ; la barrière de la langue
mais aussi le fait que Joffrey est en captation d’instants en permanence, Aman
doit quelque peu s’adapter à la présence d’un photographe omniprésent. Joffrey
apprend à monter à cheval et l’accompagne, dès l’aube, dans tous ses déplacements
durant une semaine.
Il découvre alors le métier d’aiglier, une tradition nomade ancestrale présente en Asie centrale. Accompagné de son aigle royal de 25 kilos et 2 mètres d’envergure qui acère ses proies avec une force inouïe, Aman chasse le renard, le chacal et même le loup. Les peaux sont ensuite vendues ou travaillées par Aman.
Le temps s’arrête pour Joffrey qui partage alors le quotidien de cet homme et de sa famille. La complicité se crée, des liens se nouent, malgré la barrière de la langue et grâce à quelques moments festifs ; le partage de la vodka locale aidant ; Aman s’ouvre et laisse le photographe capturer ces instants.
L’exposition nous retrace des photos d’actions, de chasses, mais aussi la cristallisation d’instants familiaux, amicaux dans ces habitats traditionnels. Nous voyageons à travers ces régions et ces portraits qui nous immergent au cœur de la culture nomade.
Aujourd’hui
Joffrey organise des workshops, il est passionnĂ© par l’enseignement et met Ă
profit son expérience pour toute personne souhaitant améliorer sa pratique de
la photographie tout en voyageant. Le contenu de ces stages étant l’expérience
du voyage, la découverte mais aussi des cours théoriques et pratiques (éclairage,
composition, retouches…)
Joffrey est autodidacte, l’important étant pour lui de vivre sa passion. Il possède un fort désir d’aventure, de reportage et utilise la photographie comme langage pour nous raconter une histoire.
Ses
projets pour 2020 : de nouveaux voyages, de nouvelles rencontres et des
workshops ; toujours en quĂŞte de connaissance, de transmission et de
tradition. Il ira peut-être en Russie ou en Amérique du Sud.
Merci Joffrey pour ces instants photographiés, cette passion et ainsi nous permettre à travers ta vision d’avoir un œil ouvert sur le monde.
Texte écrit par Marion Garlet
Une exposition photo de Joffrey Persia, 27 ans, résidant à Paris, le 28 novembre 2019