par Marita van Oldenborgh | 20/Avr/2020 | Agir , Riders Alliance
(Forging a new path )
Qu’est ce qui nous manque le plus durant cette période de confinement? Parmi les activités qui ont été suspendues à cause du confinement, quelles sont celles que nous ne voudrions pas voir redémarrer à la sortie de la crise sanitaire? Et pourquoi?
Rejoignez-nous et toute la communautĂ© POW en Europe ce mercredi, 22 avril – le Jour de la Terre – Ă 19h pour discuter de ces questions et bien d’autres, en live avec Liv Sansoz et Nikolai Schirmer de la POW Alliance, et membre du board POW Europe Rick Wheatley .
Rejoignez-nous et participez à la discussion! On espère pouvoir poser les questions que vous aurez partagées en commentaires directement aux participants.
Et si vous ne pouvez pas être présent.es, nous invitons également toute notre communauté, les athlètes qui nous suivent, les partenaires et bénévoles POW à y réfléchir, discuter et répondre de leur côté et nous faire parvenir le tout.
CĂ´tĂ© format, on vous laisse choisir: email , commentaire facebook , instagram, tiktok, message vidĂ©o … votre choix sera le nĂ´tre! N’oubliez pas de taguer @protectourwintersfrance et #newpath pour que nous puissions voir toutes vos idĂ©es!
Voici les 5 questions:
Qu’est ce qui vous manque le plus dans cette pĂ©riode de confinement? Parmi les activitĂ©s qui ont Ă©tĂ© suspendues Ă cause du confinement, quelle sont celles que nous ne voudriez pas voir redĂ©marrer Ă la sortie du confinement ? Pourquoi? A l’inverse, quelles activitĂ©s qui ont vu le jour pendant le confinement souhaiteriez vous voir se prolonger? Avez-vous des idĂ©es de nouvelles initiatives Ă lancer? Qu’est ce que vous avez appris pendant ces semaines de confinement? Avez-vous des idĂ©es d’initiatives qui pourraient aider les travailleurs, les entreprises et les communautĂ©s Ă crĂ©er une sociĂ©tĂ© plus durable post COVID-19?
©@mnachtschatt
photo: danmilner.com
par Marita van Oldenborgh | 24/Déc/2019 | Agir
Ah, le 24 décembre ! Si attendu pour sa nourriture savoureuse et abondante, mais si redouté pour ses conversations aussi inconfortables qu’interminables…
Nous savons comment ça se passe… Après avoir dĂ©tournĂ© la question “Alors, tu fais quoi maintenant ? ”, vous jetez un coup d’Ĺ“il dĂ©sespĂ©rĂ© Ă la table des enfants Ă laquelle vous n’ĂŞtes plus invitĂ©s, vous entendez peut-ĂŞtre une boutade sarcastique de l’oncle Etienne sur la façon dont le changement climatique adoucit agrĂ©ablement l’hiver.
Votre tendance naturelle pourrait être de vous lever et de fuir la table, pour rentrer le plus vite possible dans vos montagnes chéries. Mais nous aimerions vous offrir quelques conseils qui pourraient vous éviter bien des orages en ce doux jour de Noël.
MĂŞme si cela semble inconfortable, parler du changement climatique est l’un des moyens les plus importants pour faire une diffĂ©rence.
Alors on va vous coacher !
1. Préparez votre propre histoire climatique
Avant de pouvoir parler du climat avec quelqu’un d’autre, vous devez parler du climat avec vous-mĂŞme. Quelle est votre histoire ? Comment avez-vous Ă©tĂ© impactĂ© par la crise climatique ? Et pourquoi vous en souciez-vous ? Si vous lisez ceci, il y a de fortes chances que votre amour du plein air dĂ©finisse qui vous ĂŞtes.
2. Parlez leur personnellement
Parlez des impacts que vous voyez dĂ©jĂ dans les endroits de plein air que vous aimez, comme des saisons de ski plus courtes, la Mer de Glace que vous voyez fondre au fil des annĂ©es, la sĂ©cheresse du lac d’Annecy ou les catastrophes naturelles de plus en plus ravageuses. Si vous avez des enfants, parlez de votre peur qu’ils grandissent sans connaitre la neige en hiver, ou en connaissant 50° en Ă©tĂ© !Â
Ces faits si Ă©vidents pour vous ne le sont pas forcĂ©ment pour les autres. De plus, ces cris du coeur ont plus de chance de toucher votre entourage que des chiffres ou des discours journalistiques. Vous constaterez que cela attirera les gens au lieu de les repousser.Â
Vous pouvez Ă©galement essayer de vous mettre Ă leur place, qu’est ce qui est important pour eux ? L’avenir de leur enfant ? La montĂ©e du niveau de la mer ? L’Ă©rosion des cĂ´tes ? Les rĂ©fugiĂ©s climatiques ? Parce que s’il fait 50° chez nous, il en fera 70° dans les pays chauds !
3. Restez calme et pratiquez l’écoute active
Prenez votre courage Ă deux mains et discutez calmement. Aujourd’hui n’est peut-ĂŞtre pas le jour oĂą vous changerez les habitudes de toute votre famille, mais en montrant que vous ĂŞtes ouvert.e Ă la discussion, vous avez plus de chance de planter une petite graine. Malheureusement, lorsqu’il s’agit de positions sur le changement climatique, les opinions sont basĂ©es sur leurs peurs du changement. Donc, quand vous commencez Ă entendre ces phrases redoutĂ©es comme “c’est des conneries de bobos mangeurs de graines !” , n’allez pas directement aux arguments scientifiques ! MĂŞme si la science a Ă©tabli que le changement climatique est d’origine humaine, s’appuyer trop sur la science et les faits, contre un argument qui semble Ă©motionnel, est inefficace, et vous fera passer pour quelqu’un d’arrogant. Ce n’est pas le but.Â
Posez plutĂ´t des questions comme :
Comment vous sentez-vous vis-Ă -vis le changement climatique ? Que pensez-vous que nous pouvons faire ?
Alors prĂ©parez-vous à ÉCOUTER. Oui, Ă©couter. A l’heure des mĂ©dias sociaux, l’Ă©laboration d’une rĂ©ponse rapide, “du tac au tac”, est la rĂ©action naturelle. Mais l’Ă©coute active ne consiste pas seulement Ă trouver une rĂ©ponse sensĂ©e, mais de comprendre rĂ©ellement les motivations afin trouver des arguments plus justes.
4. Connaissez la science, mais restez ouvert
La recherche montre que lorsque nous sommes confrontĂ©s Ă des faits qui contredisent nos croyances fermement ancrĂ©es, nous nous accrochons plus fermement Ă ces croyances, nous nous dĂ©tournons du raisonnement logique, et nous nous tournons plutĂ´t vers des arguments qui ne peuvent pas ĂŞtre scientifiquement dĂ©montrĂ©s (c’est-Ă -dire des arguments Ă©motionnels).
Mais cela ne fait pas de mal non plus de comprendre la crise climatique et la science qui la soutient. Les preuves, les causes, les effets et le consensus scientifique sont assez clairs, il y a même des vidéos qui rendent le réchauffement climatique comprehensible en 4 minutes .
5. Gardez-le positif, et l’humour
Évidemment, la crise climatique ne fait pas rire. Mais parfois, nous devons prendre du recul et rire de nous-mĂŞmes. C’est le meilleur des mĂ©dicaments !
De plus, la table de NoĂ«l n’est pas un lieu pour le fatalisme. La rĂ©silience peut ĂŞtre excitante ! On ne vivra pas moins bien mais autrement : manger des produits locaux, rĂ©parer l’Ă©lectromĂ©nager plus facilement, troquer, se dĂ©placer en transport en commun, Ă vĂ©lo, en ski, ou mĂŞme Ă cheval ! RĂ©inventons le monde !
Alors que le gouvernement ferme les yeux sur le rĂ©chauffement climatique, d’innombrables autres acteurs mondiaux tentent de faire la diffĂ©rence. Les vĂ©hicules Ă©lectriques sont de plus en plus courants, l’Ă©nergie solaire est plus abordable que jamais et la production d’Ă©nergie Ă©olienne est en augmentation. Il y a beaucoup Ă espĂ©rer pour l’annĂ©e 2020 !!
Le changement climatique affectera personnellement tout le monde autour de la table. La lutte contre le changement climatique sera le problème majeur de cette génération, et il faudra la volonté de tous, même de votre famille, pour qu’une révolution change cela !
Enfin, si l’on vous demande comment agir, vous pouvez bien sĂ»r Ă©voquer : la mobilitĂ© douce, la consommation Ă©thique et locale, le refus de suivre la mode ou la rĂ©duction des dĂ©chets, le compost, l’utilisation abusives des ressources, le gaspillage… mais le plus important est de parler de ce que vous faites vous ! Expliquer en quoi ce n’est pas si contraignant et mĂŞme moins cher d’agir pour la planète !
Autres ressources:
BD Planetman
La différence entre météo et climat
Le rapport 2019 grand public du Haut Conseil pour le Climat
par Marita van Oldenborgh | 04/Oct/2019 | Actualités , Agir , POW Locals
Nos hivers se jouent aussi l’été.
Cette année, c’est auprès de N’PY  (Nouvelles Pyrénées) qui gère 8 des plus importantes stations du massif, que nous nous sommes associés.
Les journées « Montagne propre », ce sont mille bénévoles sur 8 journées / 8 domaines, soit plus de 4 tonnes de déchets ramassés et recyclés chaque année (2018), depuis déjà 14 ans.
POW est allé à la rencontre de tous ces passionnés acteurs et organisateurs sur 2 de ces événements: clubs de ski, familles, riders, retraités et même les gérants de stations.
Cela a été l’occasion de dresser le bilan des comportements et même de trouver quelques perles inattendues :
le nombre de mégots abandonnés restent très préoccupant,
mais la plupart des déchets ne sont pas volontaires (mais qui jetterait consciemment son appareil dentaire entre 2 rochers ou un seul de ses skis?)
Cependant, malgré la disparition progressive mais évidente des dernières neiges éternelles pyrénéennes, nous avons pu mesurer l’investissement et la motivation des participants, et surtout échanger et partager nos idées :
optimisation des transports pour les accès stations
traitement des déchets
meilleure maĂ®trise des ressources et de l’eau
sensibilisation des plus jeunes
De ces moments prĂ©cieux et conviviaux, en sont ressortis de nombreux contacts prĂŞts Ă s’investir avec nous.
Certains projets sont dĂ©jĂ en discussion avec les stations de Piau Engaly et Peyragudes et prĂ©sagent dĂ©jĂ d’un partenariat prometteur.
On y croit et on ne lâche pas !
Opération Montagne Propre à Piau Engaly
par Marita van Oldenborgh | 03/Oct/2019 | Actualités
As t’on le droit de s’engager dans la lutte contre le climat quand l’industrie à laquelle on souhaite appartenir a un impact certain sur ce dernier? C’est avec cette question que nous avons commencé nos discussions avec les jeunes riders et rideuses qui participaient cet été au GFS Camps sur le Glacier de Tignes.
Ces jeunes, passionné.es de ski et de freestyle, passent un mois en été sur le glacier en compagnie de formateurs et de riders pros pour perfectionner leur style et pousser toujours plus loin les limites de leur sport. Cependant, cette année plus particulièrement, ils et elles ne sont pas aveugles et constatent comme tout ceux qui le fréquentent les changement qui affectent le glacier, et le peu de neige qu’on y trouve en été année après année. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que cette année, l’exploitation estivale a été arrêtée plus tôt. En outre, les riders qui les accompagnent ont eux aussi fréquentés le park glaciaire quand ils étaient plus jeunes, et n’ont d’autres choix de constater les altérations de grandes envergures qui s’y sont produits.
Comment, dès lors que l’on participe à cette grande industrie, prendre parole en faveur du climat, témoigner de ce que l’on voit auprès de sa communauté et du grand public, mais continuer à vivre de sa passion?
En échangeant avec les pros, les jeunes nous ont fait part de leurs questions, des sujets environnementaux qui les choquent, du manque de pouvoir qu’ils ressentent parfois face à la situation, mais de leur envie de se saisir de ces sujets également. Loin de vouloir cacher leurs contradictions, les jeunes du camps GFS ont ainsi réfléchi à comment utiliser leur position particulière pour faire avancer la situation et réduire leur impact. Du choix d’un sponsor qui proposent de l’équipement responsable et durable, au partage de trucs et astuces du quotidien, en passant par la volonté de pratiquer majoritairement leur sport prêt de chez eux, les idées foisonnent de leur côté. Ils ont également permis aux athlètes professionnels présents avec eux de prendre du recul sur leur propre situation, les encourageant à leur parler plus de ces sujets à travers les différents canaux, malgré les contradictions qui les habitent, comme elles font parties de nous tous.
Enfin, pour mettre se mettre en action, les jeunes et leurs accompagnants ont organisés avec la Mairie de Tignes un ramassage de déchets sur les pistes du domaines. Tout n’a bien sûr pas pu être ramassé, mais ils ont pu ainsi agir après leur réflexions et expérimenter le plaisir de se voir être acteur du changement que l’on souhaite tous vivre.
Merci encore à PG et GFS Camps pour leur accueil, Pacôme et 686 pour l’invitation, aux jeunes pour leur attention et leurs réflexions, à Léo Taillefer , Laurent De Martin et tous les pros présents pour les discussions et l’accompagnement des jeunes.
Nous ne sommes pas parfaits, et c’est tant mieux, cela nous offre une multitude d’options et d’actions à entreprendre pour protéger nos hivers, et les glaciers en été!!
par Marita van Oldenborgh | 03/Oct/2019 | POW Locals
Je m’appelle Arthur, j’ai 21 ans et je suis bĂ©nĂ©vole chez POW France. Dans le cadre de mes Ă©tudes, je suis designer produit en alternance chez Samaya Equipment , entreprise qui est aussi très engagĂ©e dans la prĂ©servation de l’environnement. D’ailleurs on en discute avec Antoine Pin, le directeur des opĂ©rations de POW France.
C’est en tant que passionné de montagne et de sport outdoor que je me suis tourné vers POW, leurs engagements et la communauté m’ont tout de suite attiré. C’est lors de la diffusion du film Treeline avec Patagonia que j’ai rencontré Antoine, son envie de changer les choses et son enthousiasme m’ont poussé à devenir bénévole.
Être bénévole chez POW c’est se sentir utile pour la planète et agir concrètement dans le bon sens. C’est aussi rencontrer et échanger avec une communauté de passionné.es pour monter des projets et faire avancer les choses. Aujourd’hui j’essaie d’apporter mon soutien à POW France en les faisant connaitre partout autour de moi, en partageant leurs valeurs et en les respectant bien sûr. Je les aide à gérer les réseaux notamment en créant du contenu, que ce soit en graphisme ou avec des photos.