Notre communauté a du talent Laura et son travail chez Fifteen

Notre communauté a du talent Laura et son travail chez Fifteen

Aujourd’hui on donne la parole Ă  Laura, bĂ©nĂ©vole chez POW depuis un long moment, qui nous parle de son travail chez Fifteen : un acteur important du vĂ©lo, que vous ne connaissez pas forcĂ©ment de nom mais qui se cache derriĂšre des choses que vous avez peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  utilisĂ©es pour beaucoup d’entre vous !

Peux-tu te prĂ©senter et prĂ©senter rapidement ce que c’est Fifteen ?

Je m’appelle Laura et je travaille pour la sociĂ©tĂ© Fifteen en tant que Sales Manager France depuis Annecy oĂč j’exerce en tĂ©lĂ©travail. Fifteen conçoit et fabrique des services vĂ©los pour les collectivitĂ©s, on a notamment dĂ©veloppĂ© un systĂšme de stationnement et de recharge de vĂ©los Ă©lectrique en libre service assez avant-gardiste. Nous sommes les leaders en Europe dans la conception de services vĂ©los, avec des rĂ©fĂ©rences sur tout type de villes, des grandes mĂ©tropoles comme Paris VĂ©lib, Le VĂ©lo Ă  Marseille, Ă  l’international comme Ă  Vancouver ou Helsinki, et dans pas mal de villes moyennes comme Epinal, Vichy, Avignon, Auxerre, oĂč nous avons de superbes rĂ©sultats d’usages. La mobilitĂ© urbaine, notamment Ă  travers des solutions innovantes et Ă©cologiques, est au cƓur de mon travail quotidien.

ParallĂšlement Ă  mon activitĂ© professionnelle, je suis bĂ©nĂ©vole pour l’association Protect Our Winters (POW). Cette organisation rassemble les pratiquant·es de sports outdoor qui partagent la mĂȘme passion pour la nature et l’environnement, avec pour mission de lutter contre le changement climatique et de prĂ©server ces espaces fragiles qui souffrent en premiĂšre ligne du dĂ©rĂšglement climatique. En tant qu’amoureuse de la montagne, je m’engage Ă  protĂ©ger les paysages que j’aime tant, tout en sensibilisant d’autres passionné·es aux enjeux climatiques. Et comme notre fer de lance c’est la mobilitĂ© en montagne, ça rejoint complĂštement mon activitĂ© professionnelle sur un autre spectre !

 

Quand tu parles des villes oĂč vous ĂȘtes prĂ©sents et des rĂ©sultats que vous avez qui sont hyper positifs, est-ce que tu pourrais nous partager quelques exemples diffĂ©rents de villes et quelques chiffres ?

Oui ! Pour se donner un ordre d’idĂ©e, je prends 3 exemples bien diffĂ©rents. 

Avignon, VĂ©lopop = c’est 300 vĂ©los en libre-service avec un lancement en juillet 2024
– On a dĂ©jĂ  7250 usagers uniques soit un Ă©quivalent de 7,8% de la population
– 90 000 trajets
– 280 000 km parcours
– 30 000 kg de CO2 Ă©vitĂ©

Auxerre
Auxerre est intĂ©ressant car c’est petite ville avec un service adaptĂ©, qui s’appelle Aux’R’M.
On propose des vĂ©los en libre service courte et longue durĂ©e, directement en station ! Un usager peut souscrire Ă  une offre de LLD Ă  n’importe quelle heure en autonomie dans la rue. On envoie un petit kit de bienvenue Ă  chaque souscription pour que l’usager puisse charger son vĂ©lo Ă  la maison !
On compte 320 vélos en libre-service et 43 stations.

Marseille
En 2022 nous avons remplacé la flotte de vélos 100% mécaniques, en passant à une flotte 100 % électrique : les usages ont été multipliés par 2,5 sans augmenter le nombre de vélos (2000 en tout).
– Marseille c’est colossal, il y a 50 000 trajets par mois avec LeVĂ©lo
Depuis son lancement c’est:
– 180 000 usagers
– 5 282 576 trajets
– 16 427 244 km parcours
– 1 097 780 kg de CO2 Ă©vitĂ©s

Proposer des vĂ©los Ă©lectriques peut sembler contre-intuitif d’un point de vue Ă©cologique, mais c’est en rĂ©alitĂ© bien plus efficace que d’offrir des vĂ©los mĂ©caniques, et ce pour plusieurs raisons :
– Un vĂ©lo Ă©lectrique remplace 3 Ă  4 fois plus de trajets initialement effectuĂ©s en voiture qu’un vĂ©lo mĂ©canique
– Il touche un plus large public, y compris ceux qui ne sont pas habituĂ©s Ă  faire du vĂ©lo, en leur offrant une alternative crĂ©dible Ă  la voiture
– Les vĂ©los Ă©lectriques sont plus inclusifs et accessibles Ă  une diversitĂ© d’usagers
– Ils permettent d’effectuer des trajets plus longs (en distance, pas vraiment en temps)
– Ils sont particuliĂšrement adaptĂ©s aux dĂ©placements domicile-travail

Cependant pour que ces avantages aient un vĂ©ritable impact Ă©cologique, il faut remplir certaines conditions : le vĂ©lo doit ĂȘtre Ă©co-conçu, et ses batteries doivent ĂȘtre durables, c’est-Ă -dire robustes, rĂ©parables et recyclables. Chez Fifteen, nos vĂ©los sont conçus en France Ă  Vanves, assemblĂ©s dans les Hauts-de-France, et les batteries sont fabriquĂ©es, rĂ©parĂ©es et recyclĂ©es Ă  Clermont-Ferrand.

Est-ce que vous ĂȘtes prĂ©sents dans des villes de montagne ? Si non, pourquoi ?

Non pas vraiment, on ne cible pas spĂ©cifiquement les territoires de montagne, en raison de divers dĂ©fis opĂ©rationnels (comme la dĂ©charge rapide des batteries due au froid, les sols glissants en hiver, la neige, etc). Ceci dit, je serais ravie d’Ă©changer avec des Ă©lus de territoires de montagne pour explorer et approfondir ces enjeux si certains nous lisent !

Sans rentrer dans trop de technique, mais vous rentrez en contact avec qui exactement quand vous voulez intĂ©grer votre service Ă  une ville ? Est-ce que quelqu’un qui lira l’article et qui vit dans une ville oĂč il n’y a pas de services vĂ©los peut par exemple envoyer un message Ă  sa mairie pour parler de vous et demander que l’arrivĂ©e d’un service du genre soit Ă©tudiĂ© ?

Oui avec plaisir, chaque collectivitĂ© a un service mobilitĂ©s ou transports. Il ne faut pas hĂ©siter Ă  leur soumettre l’idĂ©e. Je pense que c’est mĂȘme une trĂšs bonne chose d’avoir des initiatives citoyennes sur ces sujets-lĂ  ! 

Est-ce que tu as de la visibilitĂ© sur le nombre de villes qui ont un service Fifteen ou similaire, ça peut ĂȘtre pertinent de voir la marge qu’on a encore !

En France, il y a eu le recensement suivant en 2022*:
– 74 services vĂ©los en libre-service (VLS)
– 271 service de location longue-durĂ©e (LLD)
*Chiffre Ă©tabli d’aprĂšs le recensement effectuĂ© par l’Union Sport & Cycle en 2022
Les territoires ne cessent de s’Ă©quiper, donc c’est difficile d’avoir une vision exhaustive Ă  ce jour ! Mais si vous n’avez rien dans votre ville, tentez le coup !

C’est quoi la plus petite ville oĂč vous ĂȘtes installĂ©s et est-ce que c’est une dĂ©marche de votre cĂŽtĂ© d’intĂ©grer des villes encore plus petites ?

Il est vrai qu’il fut un temps oĂč les services vĂ©los Ă©taient principalement destinĂ©s aux grandes villes et mĂ©tropoles. Aujourd’hui, c’est impressionnant de constater Ă  quel point les vĂ©los se sont durablement implantĂ©s dans des territoires plus petits, moins denses et plus ruraux ! Ce qui est particuliĂšrement intĂ©ressant, c’est que ces zones sont souvent celles oĂč un service vĂ©lo a le plus d’impact. En effet, ces territoires manquent parfois d’alternatives en matiĂšre de transports en commun, et un service de vĂ©los devient alors une vĂ©ritable solution pour les dĂ©placements du quotidien. Fifteen a largement contribuĂ© Ă  cette tendance, notamment depuis le lancement en 2020 de ses stations ultra-compactes, qui sont trĂšs abordables et faciles Ă  installer, mĂȘme pour des collectivitĂ©s avec un budget limitĂ©. La plus petite ville oĂč nous sommes implantĂ©s est Landerneau en Bretagne, qui compte 15 700 habitants, et environ 30 % de la population utilise ou a utilisĂ© le service !

Plus personnellement, est-ce que tu peux partager quelques mots sur ton engagement chez POW ? Est-il complémentaire à ton travail ?

Mon engagement chez POW me permet d’explorer une autre facette de la lutte pour le climat, et de m’entourer de personnes qui partagent les mĂȘmes valeurs, les mĂȘmes craintes que moi. Nous nous sommes organisĂ©s en un rĂ©seau assez intĂ©ressant dans chaque rĂ©gion de France et il commence Ă  y avoir une jolie communautĂ© Ă  Annecy. On s’inspire les uns les autres ! Si chez Fifteen, je me concentre sur la mobilitĂ© urbaine, chez POW, je me focalise sur la protection des environnements naturels, notamment les montagnes. Les deux engagements se complĂštent parfaitement, car ils reposent sur une mĂȘme conviction : il est essentiel d’agir pour prĂ©server notre planĂšte, que ce soit en ville ou dans les espaces naturels.

Qu’est-ce qui t’as motivĂ© Ă  t’engager, que ce soit dans ton boulot ou chez POW ? Et c’est quoi toi ton rapport au vĂ©lo ?

J’ai vraiment dĂ©couvert le vĂ©lo en 2020. C’est Ă  ce moment-lĂ  que j’ai eu mon rĂ©veil Ă©cologique. À l’époque, je bossais dans une entreprise qui fournissait des services aux aĂ©roports, et le COVID a accĂ©lĂ©rĂ© les choses : licenciement Ă©conomique, dĂ©mĂ©nagement Ă  Annecy. J’ai repris possession de mon temps et de mon espace. En plus, j’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment marquĂ©e par la vision des stations de ski dĂ©sertes pendant l’annĂ©e blanche qui a suivi. Ça m’a frappĂ©e de voir Ă  quel point on dĂ©figurait nos montagnes et l’impact que le ski a en termes de surconsommation des ressources. Ça m’a vraiment dĂ©goĂ»tĂ©e. C’est lĂ  que j’ai radicalement changĂ© mes habitudes : j’ai intĂ©grĂ© le vĂ©lo Ă  mes trajets quotidiens et j’ai presque complĂštement laissĂ© tomber le ski alpin pour le remplacer par le ski de randonnĂ©e. J’avais envie de rĂ©duire au maximum mon impact. CĂŽtĂ© pro, j’ai aussi voulu faire bouger les choses, contribuer positivement Ă  la sociĂ©tĂ©. En somme, pour moi, le vĂ©lo, c’est bien plus qu’un moyen de transport, c’est un outil extraordinaire pour les loisirs, les voyages, et l’aventure !

Un dernier message aux personnes qui vont te lire, peut-ĂȘtre Ă  des gens qui hĂ©sitent Ă  s’engager davantage en faveur du climat ? 

Je pense qu’il est urgent de mettre notre Ă©nergie et notre intelligence pour des entreprises Ă  impacts qui sont alignĂ©es avec nos valeurs et nos enjeux. Le tĂ©lĂ©travail est un des hĂ©ritages positifs du COVID et cela permet Ă  des personnes comme moi de travailler depuis la Haute-Savoie sur des projets Ă  impacts Ă  l’Ă©chelle nationale. J’en suis ravie, il faut en profiter et ne pas hĂ©siter Ă  postuler dans des entreprises qui façonnent le nouveau monde de maniĂšre plus durable, avec des missions sociales justes. La transition Ă©cologique passe aussi par nos mĂ©tiers au quotidien. Je serais ravie d’échanger avec vous sur ces sujets, vous pouvez me contacter via LinkedIn (Laura Dahan)🙂

 

 

 

 

 

ExtrĂȘme droite, pire ennemi du climat ?

ExtrĂȘme droite, pire ennemi du climat ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, si vous ĂȘtes surpris.e.s que l’on parle de l’extrĂȘme droite frontalement, vous pouvez retrouver la position de POW sur le sujet ici.

Chez POW, on a toujours pointĂ© du doigt les actes anti-Ă©cologiques du gouvernement en place, car ĂȘtre apartisan ne veut pas dire que l’on est apolitique, bien au contraire. Et aprĂšs la victoire Ă©crasante de l’extrĂȘme droite aux Ă©lections europĂ©ennes et la dynamique actuelle, il nous paraissait essentiel de mettre en lumiĂšre le danger que reprĂ©sente l’accession au pouvoir du Rassemblement National (RN) pour le climat. Spoiler : dans son programme pour les lĂ©gislatives, le RN ne mentionne absolument pas le climat. Le mot n’apparaĂźt mĂȘme pas. Entre le RN et le climat, la relation semble donc bien inexistante… on vous en parle dans tous ces points.

 

    • – Justice Climatique đŸ€ Justice Sociale 
    • – Ne pas seulement freiner, mais reculer ! MĂȘme sur la mobilitĂ©… 
    • – Un climatodĂ©nialisme trĂšs fort
    • – L’extrĂȘme droite, ce sont les scientifiques qui en parlent le mieux
    • – Le RN, ennemi des associations 
Justice Climatique đŸ€ Justice Sociale 

La transition Ă©cologique sera juste, ou ne sera pas. Il est impossible de penser climat sans penser inĂ©galitĂ©s sociales et Ă©conomiques. Les classes les plus populaires sont celles qui subissent le plus les effets du changement climatique. A l’inverse, les personnes les plus riches contribuent le plus Ă  accĂ©lĂ©rer ce dernier et en sont les moins impactĂ©es. En France, 63 milliardaires Ă©mettent plus de gaz Ă  effet de serre que la moitiĂ© de la population (~34 millions de personnes) et Ă  l’échelle mondiale, 1% des plus riches polluent autant que 66% des plus pauvres.

Le souci avec le RN, c’est que ni le climat, ni la lutte contre les inĂ©galitĂ©s ne sont une prioritĂ©. Loiiiin de lĂ . La politique Ă©conomique du parti va largement en faveur des grosses entreprises, Ă©tant toujours trĂšs Ă  l’écoute des gros lobbies industriels. Il vote systĂ©matiquement en dĂ©faveur des lois visant Ă  protĂ©ger les plus modestes et rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s, telles que le rĂ©tablissement de l’impĂŽt sur la fortune, qui permettrait de financer une grande partie de la transition Ă©cologique.

De nombreux Ă©conomistes renommĂ©s s’opposent d’ailleurs au programme du RN, montrant qu’il s’agit d’un programme bancal, qui ne rĂ©soudra aucunement les problĂšmes d’inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques, et donc sociales, et donc Ă©cologiques du pays.

Ne pas seulement freiner, mais reculer ! MĂȘme sur la mobilité 


Le programme du RN ne se contente pas de ne rien faire, il veut aussi reculer, et sur de nombreux points. L’intĂ©gralitĂ© des points, en rĂ©alitĂ©. DĂ©jĂ , le RN vote systĂ©matiquement contre les lois environnementales, autant en France qu’en Europe (contre la taxation du kĂ©rosĂšne, contre la loi de restauration de la nature, contre l’interdiction des polluants Ă©ternels (PFAS)
).

Sur les Ă©nergies renouvelables, en juin 2024, Marine Le Pen a affirmĂ© que ces derniĂšres n’étaient “ni propres ni renouvelables”, et souhaite dĂ©manteler toutes les Ă©oliennes du pays. Elle ne souhaite investir que dans le nuclĂ©aire, et ne prĂ©voit aucunement de sortir des Ă©nergies fossiles, qui sont la plus grande source d’émissions de GES dans le monde.

 

Concernant la mobilitĂ©, notre sujet phare chez POW, elle n’apparaĂźt tout simplement pas dans les 22 mesures du programme du RN. Il n’y a RIEN DU TOUT. Pour trouver des informations sur ce sujet, il faut aller fouiller dans un cahier thĂ©matique tout au fond de leur site. Et lĂ , surprise, le RN prĂ©voit “d’assurer le respect du droit Ă  la mobilitĂ© individuelle”. Tout ce contre quoi il faut aller. C’est-Ă -dire que le RN souhaite dĂ©taxer les carburants, revenir sur l’interdiction de la vente des voitures thermiques en 2035 (qui sont la principale source d’Ă©missions de CO2 du pays), supprimer les Zones Ă  Faible Emission, et ne mentionne absolument pas le train.

Que ce soit Ă  Ă©chelle nationale ou europĂ©enne, le RN s’oppose Ă  tout ce que POW dĂ©fend. Tous leurs votes sur l’ensemble des sujets vont Ă  l’encontre du climat et de la justice sociale. Pour approfondir sur ce point, mĂȘme s’il ne mentionne que les mesures europĂ©ennes, vous pouvez retrouver notre scoreboard pour vous rendre compte de la fibre Ă©cologique fantĂŽme de ce mouvement.

Un climatodénialisme trÚs fort

“Il ne faut pas se baser uniquement sur les donnĂ©es du GIEC” dont les membres “ont parfois tendance Ă  exagĂ©rer”Thomas MĂ©nagĂ© dĂ©putĂ© RN sortant et candidat, aoĂ»t 2023. Marine Le Pen a Ă©galement dĂ©clarĂ© que le GIEC a “toujours Ă©tĂ© alarmiste”.


“Le 3 janvier 2024, la SuĂšde a enregistrĂ© les tempĂ©ratures les plus basses depuis 25 ans, avec -43 degrĂ©s. À cette heure, nous n’avons pas encore de commentaires du GIEC.”Christophe BarthĂšs, dĂ©putĂ© RN sortant et candidat, janvier 2024. Ce dernier est Ă©galement connu pour avoir Ă©mis des doutes sur la pertinence des termes “rĂ©chauffement” ou “dĂ©rĂšglement” du climat, et s’est questionnĂ© sur la durĂ©e du changement climatique, considĂ©rant qu’on ne sait pas ce qu’il en sera “dans 10 ans” et que ça ira peut-ĂȘtre mieux.

Remettre en cause les travaux du GIEC, qui regroupe des centaines de scientifiques renommĂ©s du monde entier pour produire des rapports sur les derniĂšres donnĂ©es du changement climatique, est extrĂȘmement grave, mais ne semble pas faire peur au RN qui fait preuve d’un climatodĂ©nialisme fort et n’hĂ©site pas Ă  le faire publiquement. Alors que pourtant
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L’extrĂȘme droite, ce sont les scientifiques qui en parlent le mieux

 

De nombreux scientifiques renommĂ©s, comme Jean Jouzel ou ValĂ©rie Masson-Delmotte, s’inquiĂštent et s’expriment dans les mĂ©dias face aux risques que reprĂ©senterait le RN au pouvoir pour le climat. Jean Jouzel, mondialement reconnu pour ses travaux au sein du GIEC, a par exemple dĂ©clarĂ© que  « Le RN n’a aucune ambition en termes de lutte contre le changement climatique. C’est le vide. »

On en a donc profitĂ© pour demander Ă  des scientifiques proches de POW s’ils souhaitaient s’exprimer sur le sujet. Voici les prĂ©cieux retours que l’on a eus des glaciologues Luc Moreau et Jean-Baptiste Bosson, et d’AnaĂŻs Bigot, gĂ©oscientifique en glaciologie, gĂ©omorphologie et climat.

Je dirais qu’il faut absolument voter pour quelqu’un qui a un programme solide pour l’environnement. Il y en a qui ont des programmes qui sont vides, comme le dit Jean Jouzel. Pourquoi ? Parce que l’environnement, c’est la base, pour ĂȘtre en bonne santĂ© et pour ĂȘtre en vie. Pour pouvoir faire de la politique, du business, jouer, s’amuser, travailler, apprendre, on est obligĂ©s d’ĂȘtre vivant.e.s. Comme le dit Yvan Chouinard “on ne fait pas de business sur une planĂšte morte”. Aujourd’hui, on se doit de prĂ©server cet environnement, de le rĂ©parer, d’avoir les bonnes solutions, et on n’a pas une minute Ă  perdre vu qu’il y a un certain temps entre la dĂ©cision et les actes. Et il y a un temps de rĂ©ponse Ă©norme dans l’environnement ! Aujourd’hui il y a des saisons oĂč la couche d’ozone se reconstitue parce qu’on a pris les bonnes dĂ©cisions il y a 30 ou 40 ans. Et les glaciers, bien sĂ»r, sont trĂšs importants, parce qu’ils Ă©quilibrent le climat. Moins il y aura de glace et de neige, plus ça va se rĂ©chauffer car les surfaces seront de moins en moins blanches. Donc voter pour quelqu’un qui a un programme solide pour l’environnement, parce que c’est la base pour ĂȘtre vivant.e.s, pour pouvoir vivre sur cette planĂšte, qui est la seule.

Luc Moreau, glaciologue

Face aux crises que nous avons gĂ©nĂ©rĂ©es, le changement climatique, la dĂ©gradation de la nature, la disparition des glaciers, la modification du cycle de l’eau, nous devons absolument rĂ©agir. Partout la montĂ©e de l’extrĂȘme droite est la pire des options possibles, celle du laisser faire et de la haine, celle qui empĂȘche le futur. Nous devons rĂ©apprendre Ă  vivre ensemble et nous engager Ă  la hauteur des enjeux. Le choix qui est devant nous sera dĂ©terminant, pour nous, les gĂ©nĂ©rations futures et la planĂšte. Allons voter contre l’extrĂȘme droite et pour le vivant.

Jean-Baptiste Bosson, glaciologue

Je ne suis pas lĂ  pour exposer pour qui voter, mais je sais que mon cƓur, ma raison ainsi que mon travail dans les sciences naturelles me disent de voter pour un parti qui considĂšre le climat comme une prioritĂ© absolue. J’estime que l’une des missions des gĂ©oscientifiques est d’alerter sur l’importance de prioriser des partis politiques qui considĂšrent rĂ©ellement le climat et mettent des moyens en Ɠuvre. Parce que ce sont ces personnes qui disposent de rĂ©els pouvoirs pour mettre en place des lois, des restrictions, des limitations capables de suivre les recommandations scientifiques. D’ici 2100, quoi que l’on fasse aujourd’hui, le niveau des mers et ocĂ©ans va augmenter d’1m10. Mais si on ne fait rien, ce sera 4m, et ainsi de suite avec le temps qui dĂ©file et des politiques qui n’agissent pas
 Il suffit de faire 500 m en voiture pour contribuer Ă  la fonte de l’équivalent d’1 kg de glace. Et c’est 180 millions de personnes qui vont devoir bouger Ă  cause de la montĂ©e des eaux. C’est plutĂŽt cela qui devrait interpeller, surtout le RN et ses Ă©lecteurs qui semblent tant s’inquiĂ©ter des flux migratoires. Voter pour le climat est une affaire de toutes et tous, et est une prioritĂ©.

Anaïs Bigot, géoscientifique en glaciologie, géomorphologie et climat

Le RN, ennemi des associations 

Entre sa brutalitĂ© vis-Ă -vis des manifestants Ă©cologistes, et ses attaques multiples contre les associations, notre travail sous le RN ne sera clairement pas le mĂȘme. L’extrĂȘme droite attaque souvent les militants Ă©cologistes dans ses discours, n’hĂ©sitant pas Ă  les insulter de “khmers verts” en rĂ©fĂ©rence aux “khmers rouges”, un mouvement politique Cambodgien extrĂȘmement violent et coupable d’un gĂ©nocide qui a tuĂ© 2 millions de personnes, une attaque trĂšs grave et d’un extrĂȘme irrespect pour les victimes de ce terrible gĂ©nocide.

De plus, AnaĂŻs Sabatini, dĂ©putĂ©e RN des PyrĂ©nĂ©es Orientales, a rĂ©clamĂ© la suppression des subventions Ă  l’association France Nature Environnement en 2023, reflĂ©tant le fait que le travail des associations environnementales est largement mis en pĂ©ril par l’extrĂȘme droite. Dans la mĂȘme lignĂ©e, Ă  la suite des mobilisations contre les mĂ©ga-bassines Ă  Sainte-Soline, des dĂ©putĂ©s RN ont soutenu la dissolution des SoulĂšvements de la Terre que l’on Ă©voque dans cet article. Le parti a aussi lancĂ© une pĂ©tition sur son site pour la dissolution de ce qu’il appelle des “milices d’extrĂȘme gauche”, qui montre une nouvelle fois le danger qui pĂšse sur les collectifs Ă©cologistes.

Pour faire face au danger que reprĂ©sente l’extrĂȘme droite pour le climat et la justice sociale, chacun.e a un rĂŽle Ă  jouer, que ce soit en faisant de la pĂ©dagogie pour montrer la rĂ©alitĂ© de ce parti aux personnes qui seraient charmĂ©es par leurs sirĂšnes, ou surtout en encourageant toutes celles et ceux qui ont des valeurs et des convictions Ă  l’opposĂ© des leurs, mais qui n’auraient pas (encore) l’intention d’aller voter.

Collectivement, mobilisons-nous. La force du collectif est immense !

N PY récompense l avion et ignore le train

N PY récompense l avion et ignore le train


On passe parfois Ă  cĂŽtĂ© d’infos qui mĂ©ritent l’expression de notre mĂ©contentement citoyen : cet hiver, N’Py (un groupement de 8 stations dans les PyrĂ©nĂ©es) proposait d’offrir 2 jours de forfait de ski aux personnes prenant l’avion de Paris Ă  Tarbes grĂące Ă  un partenariat avec l’aĂ©roport de Tarbes/Lourdes et la compagnie Volotea.
Une offre lunaire, Ă  l’heure oĂč les rapports s’enchainent les uns aprĂšs les autres, pour montrer Ă  quel point nous fonçons dans le mur, Ă  quel point chaque hiver est pire que le prĂ©cĂ©dent…

Si certains pourraient dĂ©fendre ça en expliquant que ça ne reprĂ©sente pas un si “grand” nombre de personnes, l’offre nous fait bondir pour 2 raisons principales : 
– l’empreinte des personnes venant en avion par rapport Ă  si elles venaient en train est quand mĂȘme majeur
– surtout, le symbole est catastrophique

Pendant que l’on se bat pour que les choses avancent en terme de mobilitĂ©, que le rĂ©seau ferroviaire s’amĂ©liore, que l’on alerte sur l’impact des transports qui ne faiblit pas… Voir de telles offres constitue un dĂ©ni de la rĂ©alitĂ© scientifique. 
Il y a quelques semaines, nous partageions un article sur la situation dramatique des glaciers pyrĂ©nĂ©ens et leur rĂŽle de lanceurs d’alerte. il faut croire que mĂȘme les stations les plus proches n’entendent pas les cris de ces derniers.

Mais passĂ© l’indignation, on s’est dit qu’il fallait agir et partager cette derniĂšre aux acteurs du terrritoire. On a Ă©crit une lettre ci-dessous invitant au dialogue et au changement sur ce sujet, envoyĂ©e il y a plusieurs semaines. 
Nous n’avons cependant pas encore eu de rĂ©ponse, malgrĂ© des retours d’acteurs du territoires nous partageant que des stations de N’PY n’Ă©taient pas au courant de l’initiative, et qu’un dialogue avait commencĂ© en vue de l’hiver prochain.

Alors pour nous aider Ă  faire rĂ©agir, vous pouvez dĂ©jà écrire via leur formulaire de contact pour les interpeller (interpeller ne veut pas dire insulter, restons bienveillants et portons un message constructif), afin de partager Ă  N’PY ce que vous pensez de l’initiative et ce que vous aimeriez voir ĂȘtre mis en place. Et si vous ĂȘtes sur le territoire, n’hĂ©sitez pas Ă  solliciter les Ă©lus/professionnels des stations concernĂ©es.

JO d Hiver 2030 en France on en est oĂč

JO d Hiver 2030 en France on en est oĂč

EDIT : Le 25 mars Antoine Pin, directeur de Protect Our Winters France, était invité à une pour une table ronde sur les Jeux Olympiques 2030, autour de la grande question : Comment aligner un méga événement avec les enjeux écologiques ?
Il était accompagné autour de la table de David Lappartient (President du CNOSF), Perrine Pelen (directrice générale des Mondiaux 2023) et Emma Haziza (Hydrologue).

L’occasion pour nous de prendre la parole pour rappeler des points importants au dĂ©bat, comme le fait que le projet est portĂ© sans consultation publique, ou encore qu’il est nĂ©cessaire qu’un organe indĂ©pendant avec une rĂ©elle capacitĂ© d’arbitrage soit impliquĂ©. On vous laisse dĂ©couvrir ça, et (re)lire ce qu’on a Ă©crit il y a quelques semaines pour comprendre notre positionnement sur ces JO 2030.

Depuis plusieurs semaines le sujet des Jeux Olympiques d’Hiver 2030 anime le monde de la montagne et une partie du monde du sport. Entre les dĂ©clarations de Laurent Wauquiez, les oppositions grandissantes, ou notre tribune mettant sur la table des critĂšres environnementaux pour des jeux “durables”, on vous propose un rĂ©cap de ces derniĂšres semaines et notre avis dĂ©taillĂ© sur tout ça !

Une candidature sortie du chapeau

La France a officialisĂ© sa candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 le 7 novembre. PortĂ©e par les rĂ©gions Auvergne-RhĂŽne-Alpes et Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, la candidature française a Ă©tĂ© la seule retenue par le CIO le 29 novembre, Ă©cartant les candidatures de la SuĂšde et de la Suisse, scellant (quasiment) le destin des Jeux d’hiver ouvrant la prochaine dĂ©cennie.

Cette candidature a entraĂźnĂ© et entraĂźne Ă©normĂ©ment de rĂ©actions et de dĂ©saccords de la part de collectifs de citoyens, d’associations… La 1Ăšre chose mise en avant : le manque de concertation totale des citoyens. Les choses se sont faites trĂšs rapidement, sans qu’à aucun moment les populations n’aient Ă©tĂ© sollicitĂ©es. Le collectif NO JO (un collectif historiquement en opposition aux Jeux Olympiques) pointe du doigt : “une candidature faite dans l’urgence, dĂ©cidĂ©e par nos prĂ©sidents de rĂ©gions sans consultation des citoyens”. Une tribune demandant un rĂ©fĂ©rendum sur les jeux a d’ailleurs Ă©tĂ© publiĂ©e, mettant en avant le fait que “si la France organise les JOP d’hiver 2030, c’est parce que les autres ont refusĂ©”. Car oui, les candidats sont de moins en moins nombreux : l’Espagne et le Japon, initialement dans la course, ont rĂ©cemment enterrĂ© leurs espoirs d’organiser les Jeux d’hiver.
Faut dire que les raisons de faire marche arriĂšre et les arguments nourrissant l’opposition sont nombreux : entre les impacts Ă©cologiques majeurs, les conditions climatiques qui se dĂ©gradent d’annĂ©e en annĂ©e ou encore les montants stratosphĂ©riques qui vont devoir ĂȘtre dĂ©pensĂ©s
 Il y a de quoi faire !

Organiser des Jeux Olympiques va devenir de plus en plus compliquĂ© face aux rĂ©alitĂ©s environnementales. Bien avant 2030, nos modes de vie doivent changer, et les Jeux, avec toute l’importance qu’ils reprĂ©sentent pour nos sociĂ©tĂ©s, ne peuvent pas Ă©chapper Ă  la rĂšgle.

Alors quid des Jeux d’Hiver 2030 et des conditions dans lesquelles ils se dĂ©rouleront ? Ces enjeux semblent ĂȘtre pris au sĂ©rieux, puisque Laurent Wauquiez a dĂ©clarĂ© vouloir organiser les « premiers JO d’hiver durables » en faisant des Alpes « la premiĂšre montagne durable au monde pour les JO 2030 ». Rien que ça !

Des conditions incontournables 

En rĂ©action Ă  la candidature française, POW France avec 19 ONGs et plus d’une centaine d’athlĂštes, d’Ă©lus, de professionnels et habitants des territoires de montagne, de scientifiques, ou d’experts de l’environnement et de l’évĂ©nementiel, ont travaillĂ© collectivement pour dĂ©finir ce que seraient les conditions environnementales pour des Jeux d’Hiver compatibles avec le respect des limites planĂ©taires et bĂ©nĂ©fiques pour les populations et les territoires.
On a donc posĂ© 17 conditions essentielles et complĂ©mentaires, au regard des connaissances scientifiques actuelles, Ă  respecter pour pouvoir prĂ©tendre qu’un Ă©vĂ©nement d’une telle ampleur puisse espĂ©rer ĂȘtre compatible avec les enjeux Ă©cologiques. Vous pouvez les retrouver ici, avec le lien du document de travail rentrant dans le dĂ©tail sur chacun d’eux.
Depuis, nous effectuons un travail de fond pour faire valoir l’importance de ces conditions et tenter d’instaurer un dialogue avec toutes les entitĂ©s concernĂ©es par ces Jeux.

Plusieurs signataires de la tribune ont Ă©tĂ© sollicitĂ©s pour un rendez-vous Ă  l’ElysĂ©e avec plusieurs conseillers pour discuter de ces conditions. Antoine Pin, directeur de POW France, Ă©tait parmi les personnes sur place pour participer aux Ă©changes et faire valoir l’importance du travail effectuĂ©. Sans rentrer dans le dĂ©tail des Ă©changes, ce rendez-vous fut l’occasion d’aborder les points de la tribune, notamment pour voir quel point est la responsabilitĂ© de qui et sur quels points des accords et des dĂ©saccords Ă©taient ancrĂ©s pour l’instant.

Un dialogue rompu avec la région

Les principaux intĂ©ressĂ©s avec qui une discussion doit avoir lieu, ce sont les prĂ©sidents des rĂ©gions AURA et PACA : Laurent Wauquiez et Renaud Muselier. Et c’est bien lĂ  que ça coince dĂ©jĂ . Si les dĂ©clarations publiques de Laurent Wauquiez pourraient laisser penser Ă  premiĂšre vue (et avec beaucoup d’optimisme) que les enjeux environnementaux seront au centre des rĂ©flexions en interne, la rĂ©alitĂ© semble bien diffĂ©rente. Suite au rendez-vous Ă  l’ElysĂ©e, l’acteur Ă©conomique Outdoor Sports Valley, qui Ă©tait prĂ©sent sur place, a vu ses adhĂ©rents (dont POW fait partie) recevoir un courrier annonçant que la rĂ©gion retirait sa subvention annuelle de 620 000 euros, au motif que OSV Ă©tait signataire de la tribune et qu’un reprĂ©sentant avait participĂ© au rendez-vous Ă  l’ElysĂ©e. Une rĂ©action qui tĂ©moigne de beaucoup de choses, mais pas d’une envie de dialoguer autour des enjeux Ă©cologiques et de la tribune avec les acteurs des territoires. Vous pouvez retrouver notre rĂ©action sur le sujet ici.
Des discussions sont en cours entre OSV et la rĂ©gion concernant cette dĂ©cision (rĂ©action d’OSV ici ). Nous espĂ©rons que cette derniĂšre saura revoir sa position.

En dĂ©mocratie, l’organisation des JO en 2030 devrait se faire avec une concertation de la population, en travaillant avec l’ensemble des acteurs du territoire, notamment les associations et ONG environnementales. C’est la trajectoire inverse qui est en train d’ĂȘtre prise.

C’est quoi la suite ?

La prochaine Ă©chĂ©ance concernant le destin des Jeux d’hiver 2030 est juillet prochain, date Ă  laquelle la candidature sera officialisĂ©e. Nous allons travailler durant les mois Ă  venir au fait de mettre sur toutes les tables les conditions environnementales partagĂ©es dans la tribune. Un courrier a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© et envoyĂ© au nom du collectif porteur de la tribune afin de demander un rendez-vous Ă  toutes les instances liĂ©es Ă  l’organisation de ces jeux : Ă©lus rĂ©gionaux, nationaux, mais aussi le CIO ou autres fĂ©dĂ©rations. (disponible ici). D’ici lĂ , nous vous tiendrons rĂ©guliĂšrement au courant de l’avancĂ©e du travail effectuĂ©. Nous allons Ă©galement partager du contenu sur l’impact des jeux d’hivers plus largement, afin de montrer avec un maximum de donnĂ©es Ă  l’appui l’importance de remettre en question le modĂšle existant.

POW, vous ĂȘtes pour les JO alors ?!

Quand on a dit tout ça, est-ce qu’on a rĂ©pondu de maniĂšre tranchĂ©e Ă  la question que l’on nous pose le plus :  pour ou contre les JO d’Hiver ?
En fait, on est partagĂ©s ! D’un cĂŽtĂ©, les JO restent pour les amoureux de sport un moment unique, important pour des athlĂštes de nombreuses disciplines peu mises en avant en dehors de cette occasion, que c’est LA compĂ©tition censĂ©e reprĂ©senter l’essence du sport Ă  travers des valeurs d’union, d’interculturalitĂ©, d’inspiration pour les plus jeunes…
MAIS force est de constater en regardant les Ă©ditions rĂ©centes comme Beijing ou encore les sujets entourant Paris 2024 comme la destruction de coraux pour l’Ă©preuve de surf Ă  Tahiti, que ce dont on est tĂ©moin c’est loin d’ĂȘtre la meilleure reprĂ©sentation du sport et de l’esprit olympique. Et on n’est clairement pas sur des Ă©vĂ©nements pouvant ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme compatibles avec les enjeux environnementaux.

Aujourd’hui, si le CIO, les organisateurs et tous les acteurs contribuant Ă  l’organisation des Jeux sont dans une bulle Ă©tanche aux constats scientifiques et aux alertes qui en dĂ©coulent, l’objectif doit ĂȘtre de percer cette bulle. On le rĂ©pĂšte : bien avant 2030, nos modes de vie doivent changer, et les Jeux, malgrĂ© toute l’importance qu’ils reprĂ©sentent pour nos sociĂ©tĂ©s, ne peuvent pas Ă©chapper Ă  la rĂšgle. Le sport en gĂ©nĂ©ral n’a pas Ă  ĂȘtre placĂ© au-dessus des enjeux de survies que reprĂ©sentent les enjeux Ă©cologiques.
Alors dans un premier temps, l’objectif qu’on souhaite accomplir avec le travail fait sur la tribune, c’est de mettre sur la table de tout le monde ce qui devrait ĂȘtre respectĂ© pour prĂ©tendre parler de “jeux durables” et de rappeler que si ces critĂšres ne sont pas pris en compte, alors les organisateurs devront assumer d’organiser des jeux qui ne sont pas compatibles avec les limites planĂ©taires, avec l’opposition citoyenne qui en dĂ©coulera.

Nous comprenons que de nombreuses personnes soient d’ores et dĂ©jĂ  opposĂ©es Ă  l’organisation pure et simple de Jeux Olympiques. Cela amĂšne Ă  grande une question que notre sociĂ©tĂ© doit rapidement se poser : est-il possible d’imaginer des manifestations sportives internationales compatibles avec l’Accord de Paris ?

Chez POW on n’a pas encore la rĂ©ponse. On a choisit d’adopter cette stratĂ©gie pour faire bouger les lignes, en prenant en compte l’impact que cela pourrait avoir dans le monde du sport en gĂ©nĂ©ral que de faire bouger les lignes au niveau des Jeux Olympiques. Nous prenons Ă  bras le corps le sujet 7 ans avant, en se disant qu’il est encore temps de dialoguer. Notre position sera forcĂ©ment amenĂ©e Ă  Ă©voluer selon les rĂ©actions et positionnements des diffĂ©rentes parties prenantes dans les mois/annĂ©es Ă  venir. En attendant, on continuera d’aborder le sujet avec transparence et honnĂȘtetĂ© comme on s’efforce de le faire sur tous les autres sujets !

On ne peut que vous inviter à venir nous partager votre avis sur les réseaux sociaux et à débattre sur le sujet avec respect et bienveillance.

Retour sur le One Planet Polar Summit

Retour sur le One Planet Polar Summit

Il y a quelques semaines, Garance et Laura de la Team POW se sont rendues au One Planet Polar Summit, le tout premier sommet international consacré aux glaciers et aux pÎles. Un sommet international pour les pÎles et les glaciers, mais pour quoi faire ? Est-ce que ça a été utile ? On vous dit tout !

Si vous nous suivez vous le savez, les glaciers et les pĂŽles jouent un rĂŽle indispensable dans la rĂ©gulation du climat, du cycle de l’eau, la montĂ©e du niveau des mers, l’effet d’albĂ©do, l’accĂšs Ă  l’eau, etc.
Ils sont les moteurs du changement climatique ! Les enjeux liĂ©s Ă  la cryosphĂšre sont environnementaux mais aussi sociaux, commerciaux, et gĂ©opolitiques. Et surtout ces enjeux sont globaux, ce qui signifie que le monde entier est concernĂ© d’une façon ou d’une autre car ce qui se passe aux pĂŽles ne reste pas aux pĂŽles. 

Aujourd’hui, les rĂ©gions polaires et les glaciers vont trĂšs mal et les rĂ©cents constats scientifiques font tous peur : l’Arctique sera privĂ© de banquise d’étĂ© dĂšs 2030, l’Antarctique n’a jamais eu une couverture de glace aussi faible, l’Arctique se rĂ©chauffe 4 fois plus vite que le reste de la planĂšte (le Svalbard 6 Ă  8 fois plus vite, nos glaciers français c’est 2x plus vite) et le Groenland est responsable – Ă  lui seul – de 17% d’élĂ©vation du niveau des mers. MĂȘme si les pĂŽles nous semblent ĂȘtre des rĂ©gions lointaines, notre quotidien est directement liĂ© Ă  eux.  Alors il Ă©tait grand temps qu’un maximum de pays se rĂ©unissent pour traiter de ce que le GIEC considĂšre comme l’une des 10 menaces majeures du rĂ©chauffement climatique : la fonte des glaces. Et si la cryosphĂšre est en voie de disparition aujourd’hui, c’est Ă  cause des trop fortes Ă©missions de GES et de la combustion d’énergies fossiles pour les activitĂ©s humaines.

C’est dans ce cadre que le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Emmanuel Macron, et l’Ambassadeur des pĂŽles et des enjeux maritimes, Olivier Poivre d’Arvor, ont initiĂ© le One Planet Polar Summit. Ce sommet s’est dĂ©roulĂ© le 8, 9 et 10 novembre au Museum national d’Histoire naturelle de Paris et il a rassemblĂ© chercheurs, scientifiques, ONG, explorateurs, fondations et reprĂ©sentants des peuples autochtones pour faire part des constats et observations scientifiques aux leaders politiques. Parmi tout ce monde il y avait des noms connus comme : Jim Skea, ValĂ©rie Masson Delmotte, Christophe BĂ©chu, l’Institut Paul-Emile Victor ou encore Jean Jouzel. Du cĂŽtĂ© des scientifiques, une des attentes principales de ce sommet Ă©tait de voir la StratĂ©gie Polaire d’avril 2022 obtenir un financement. ParallĂšlement, l’enjeu pour les ONGs Ă©tait de mobiliser tous les acteurs pour motiver les pouvoirs publics Ă  passer Ă  l’action et obtenir des engagements fermes de la part des leaders politiques. En parallĂšle de ce sommet se tenait le Forum de Paris sur la Paix. Lors du sommet, les diffĂ©rentes personnalitĂ©s politiques ont insistĂ© sur le fait que l’équilibre de la paix dans le monde dĂ©pend largement de la gestion de l’Arctique et de l’Antarctique. Ce One Planet – Polar Summit s’inscrit dans la continuitĂ© du One Forest Summit du 1er et 2 mars 2023 qui Ă©tĂ© dĂ©diĂ© aux forĂȘts tropicales.

Pour marquer l’ouverture de ce sommet, POW Ă©tait prĂ©sent aux cĂŽtĂ©s d’autres ONGs (comme nos voisins de Mountain Wilderness) et glaciologues pour demander la mise en place de 4 mesures fortes et immĂ©diates pour protĂ©ger les glaciers, incluant notamment un arrĂȘt dĂ©finitif des amĂ©nagements sur glaciers en vue d’activitĂ©s touristiques (coucou le glacier de la Girose).
 Vous pouvez lire et signer cet appel ici !


Les deux premiĂšres journĂ©es Ă©taient consacrĂ©es Ă  un forum scientifique qui a regroupĂ© l’ensemble de la communautĂ© scientifique internationale avec notamment les experts du GIEC et de l’IPBES. SĂ©parĂ©s dans des salles diffĂ©rentes, ces trois groupes de travail avaient pour objectif de prĂ©parer les recommandations politiques. Les scientifiques sont venus prĂ©senter leurs travaux Ă  tour de rĂŽle. Le mercredi 8 au soir, s’est tenu le lancement de la Fondation AlbĂ©do pour la CryosphĂšre. Cette fondation Ă©tait annoncĂ©e dans la StratĂ©gie Polaire pour 2030 intitulĂ©e “Équilibrer les extrĂȘmes” et elle a Ă©tĂ© créée sous l’égide du CNRS par Frederik Paulsen, milliardaire et explorateur suĂ©dois qui souhaite soutenir la recherche polaire française.
La deuxiĂšme journĂ©e a permis de poursuivre le travail de la premiĂšre, mais c’était Ă©galement l’occasion de parler des Ă©cosystĂšmes post-glaciaires. En effet, protĂ©ger les glaciers est essentiel mais il faut dĂ©jĂ  anticiper la protection des espaces et Ă©cosystĂšmes post-glaciaires. Une Ă©tude parue Ă  la fin de l’annĂ©e 2022 a dĂ©montrĂ© que d’ici la fin du siĂšcle on aura perdu la moitiĂ© des glaciers sur Terre, ce qui signifie que de nouveaux Ă©cosystĂšmes vont apparaĂźtre suite Ă  la fonte des glaciers et qu’il faut d’ores-et-dĂ©jĂ  s’attaquer Ă  la protection de cette future nature. Et c’est notamment le message qu’entend porter le maire de Bourg Saint Maurice, Guillaume Desrues, avec la mise en place d’un projet pĂ©dagogique autour de l’Aiguille Rouge. Au cours de sa prise de parole, le maire de BSM a insistĂ© sur le fait que le ski est une activitĂ© qui doit faire preuve de rĂ©silience et d’adaptation face Ă  la disparition des glaciers. Il a d’ailleurs soulignĂ© : “Il faut une transition de modĂšle Ă©conomique et cet engagement doit notamment passer par le ski.“ (NDLR: en France, 8 domaines skiables permettent de skier sur un glacier)

 

Conclusions :

Que faut-il retenir de ce premier sommet ? L’aboutissement de ce sommet c’est l’Appel de Paris pour les glaciers et les pĂŽles qui combine les recommandations scientifiques mais aussi celles de la sociĂ©tĂ© civile et qui a Ă©tĂ© signĂ© par 30 pays. Parmi ces pays, on ne retrouve pas les pays arctiques.

À l’occasion de sa dĂ©claration le 9 novembre, Emmanuel Macron a notamment annoncĂ© : 

  • 1M pour la recherche polaire
  • Un nouveau navire Ă  capacitĂ© glace pour la flotte ocĂ©anographique française qui portera le nom de Michel Rocard
  • La rĂ©novation et la modernisation des stations Durmont d’Urville et Concordia en Antarctique en minimisant leurs impacts sur l’environnement 
  • Renforcement du budget de l’IPEV (Institut Paul-Emile Victor)
  • Sa volontĂ© de crĂ©er des aires marines protĂ©gĂ©es pour l’Arctique et l’Antarctique. 

Concernant les glaciers de la mĂ©tropole, le PrĂ©sident appelle Ă  une concertation pour voir la totalitĂ© des glaciers de la mĂ©tropole en protection forte (actuellement c’est 60% des glaciers qui sont en aire protĂ©gĂ©e de niveau fort). Une annonce qui a rendu optimiste de nombreuses personnes, comme celles militant pour l’arrĂȘt des travaux sur le glacier de la Girose.
Sauf que comme souvent, derriĂšre les annonces, il faut Ă©viter de se rĂ©jouir trop vite, car quand on dit qu’une concertation va avoir lieu, ça veut dire que : 1. ça va prendre du temps 2. pour l’instant ça n’engage Ă  rien. 


En attendant, on tient Ă  rappeler encore et encore que l’efficacitĂ© de ces mesures est conditionnĂ©e Ă  la rĂ©duction de nos Ă©missions de GES (induisant la sortie de notre dĂ©pendance des Ă©nergies fossiles et l’application de l’accord de Paris.) Ce qui a d’ailleurs Ă©tĂ© soulignĂ© dans les recommandations de la sociĂ©tĂ© civile et les recommandations des scientifiques, car augmenter le budget de la recherche, c’est trĂšs bien. Mais ne pas augmenter drastiquement toutes actions limitant le rĂ©chauffement climatique, ça l’est beaucoup moins et ça rend inutile la 1Ăšre mesure.

 

Rappelons ici que malgré cet appel, aucune mesure ne sera efficace si nous ne réduisons pas de maniÚre drastique nos émissions de gaz à effet de serre et restons en dessous des 1,5°C de réchauffement.

Lydie Lescarmontier

Glaciologue

Le point positif Ă  retenir nĂ©anmoins, c’est que la mobilisation -notamment entre ONG et scientifiques – ça marche (parfois, mais c’est la note positive qui fait du bien) et c’est nĂ©cessaire afin de faire remonter des sujets Ă  la classe politique. Maintenant, Ă  nous de rester vigilants sur la concrĂ©tisation des diffĂ©rentes paroles et surtout, Ă  nous de veiller Ă  ce que des engagements forts soient pris sur d’autres sujets (comme le transport Ă©videmment !).

Les experts mondiaux ont donnĂ© une feuille de route pour l’action sur la cryosphĂšre. Nous avons maintenant besoin du courage politique des dirigeants pour la mettre en Ɠuvre

GeneviĂšve Pons

Directrice honoraire de la Commission Européenne

On prend bonne note !

JO 2030 en France : pas Ă  n importe quel prix

JO 2030 en France : pas Ă  n importe quel prix

Des JO d’Hiver 2030 en France : pas à n’importe quel prix pour l’environnement et les territoires de montagne

20 ONGs et plus d’une centaine d’athlĂštes, Ă©lus, professionnels et habitants des territoires de montagne, scientifiques, ou experts de l’environnement et de l’évĂ©nementiel posent les conditions environnementales pour des Jeux
d’Hiver compatibles avec le respect des limites planĂ©taires et bĂ©nĂ©fiques pour les populations et les territoires.

Mardi 7 novembre dernier, la France a officialisĂ© sa candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030. PortĂ© par les rĂ©gions Auvergne-RhĂŽne-Alpes et Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, le dossier de candidature de la France a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au ComitĂ© International Olympique (CIO) par le CNOSF. Prochaine Ă©tape, une prĂ©sentation au CIO le 21 novembre, puis l’officialisation de la liste des candidats, qui devront alors dĂ©tailler leurs projets.
L’attribution des Jeux d’hiver 2030 sera enfin annoncĂ©e au cours de l’annĂ©e 2024. Candidate malheureuse Ă  l’organisation des JO d’Hiver 2018 avec Annecy, la France n’a plus accueilli cet Ă©vĂ©nement depuis Albertville en 1992.
Au regard des enjeux climatiques et environnementaux actuels et futurs, un collectif de 20 ONGs, athlĂštes, Ă©lus, professionnels et habitants des territoires de montagne, scientifiques, ou experts de l’environnement et de l’évĂ©nementiel ont esquissĂ© les conditions environnementales que les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver 2030 doivent respecter pour pouvoir prĂ©tendre ĂȘtre compatibles avec le respect des limites planĂ©taires et bĂ©nĂ©fiques aux territoires et Ă  leurs populations.
En effet le sport, et plus particuliĂšrement les sports d’hiver et les territoires de montagne, sont et seront de plus en plus impactĂ©s par les consĂ©quences du changement climatique et la perte de biodiversitĂ©. À la fois responsables et victimes, les activitĂ©s sportives et les Ă©vĂ©nements sportifs sont constituants et essentiels pour nos sociĂ©tĂ©s. Cependant, si nous souhaitons profiter des bienfaits de ces activitĂ©s dans le futur, elles doivent Ă  la fois rĂ©duire leurs impacts environnementaux, s’adapter aux consĂ©quences du changement climatique et contribuer Ă  la transition Ă©cologique de notre sociĂ©tĂ©.
Les grands Ă©vĂ©nements sportifs, voulus et soutenus par les pouvoirs publics, doivent se penser et s’organiser comme des outils au service d’un projet de sociĂ©tĂ© et de territoire, permettant l’habitabilitĂ© de ces espaces Ă  long-terme. Si les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver ont un effet de catalyseur et d’accĂ©lĂ©rateur de politiques publiques, les investissements financiers et matĂ©riels importants qu’ils nĂ©cessitent (rĂ©novation d’infrastructures sportives, de rĂ©seaux de transports, de logements etc.) sont une opportunitĂ© de mettre en Ɠuvre une vĂ©ritable transition des territoires de montagne. Cette transition doit permettre d’assurer leur habitabilitĂ© Ă  moyen et long terme, de faire Ă©voluer l’industrie du tourisme d’hiver, d’anticiper les enjeux sociaux engendrĂ©s par le rĂ©chauffement climatique et de prĂ©server les Ă©cosystĂšmes. L’Ă©vĂ©nement doit ĂȘtre au service de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
Les conditions définies par ce collectif posent les bases des mesures à prendre sur le plan
environnemental pour des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver compatibles avec le respect des limites planĂ©taires, et bĂ©nĂ©fiques pour les territoires. Sans le respect de ces
conditions par les organisateurs, ces Jeux d’Hiver 2030 contribueront malheureusement au dĂ©rĂšglement climatique et Ă  la perte de biodiversitĂ©, auxquels font dĂ©jĂ  face les territoires de montagne aujourd’hui.

Conditions pour une évolution indispensable du cadre et de la gouvernance
1. CIO et Fédérations internationales : intégrer les évolutions du climat dans la conception
de l’évĂ©nement
2. État et collectivitĂ©s : conditionner les aides publiques au respect de conditions environnementales notamment Ă  une division par 2 des Ă©missions de gaz Ă  effet de
serre
3. CIO et Fédérations internationales : réduire le transport aérien nécessaire aux athlÚtes
pour ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©s pour les Jeux
4. État et collectivitĂ©s : organiser une consultation citoyenne
5. Mettre en place un comitĂ© de suivi indĂ©pendant afin d’assurer une gouvernance qui
porte les sujets environnementaux
Conditions pour une organisation respectueuse des limites environnementales
Une sobriété nécessaire dans les aménagements et infrastructures
6. Garantir des pistes faites trùs majoritairement avec de l’enneigement naturel
7. Organiser des Jeux à partir d’infrastructures 100% existantes aujourd’hui
8. Garantir la préservation de 100% des sites naturels
9. Assurer la rĂ©novation thermique des bĂątiments Ă©nergivores utilisĂ©s pour l’évĂ©nement
10. Une alimentation électrique assurée à 95% par le réseau
Un recours minimal au transport aérien et à la voiture individuelle
11. Réduire au strict minimum les recours au transport aérien tout en permettant aux
publics d’autres rĂ©gions du monde de vivre l’Ă©vĂ©nement depuis chez eux
12. Utiliser zéro hélicoptÚre autre que pour la sécurité / les secours
13. Rendre accessible au moins 80% des sites en train ou autres transports en commun
Une gestion éthique et durable des consommables
14. Produire ou consommer zéro objet à usage unique
15. Proscrire les goodies et assurer 100% des achats responsables
16. Garantir 80% d’alimentation durable
17. Renoncer aux partenariats avec des sponsors dont l’activitĂ© promeut des conduites et des produits fortement polluants ou consommateurs de ressources

Document “Les Conditions environnementales pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver 2030” : https://urlz.fr/osb0

CONTACTS :
● Contact du collectif : collectifsportenvironnement@gmail.com
● MaĂ«l BESSON, Coordinateur du document, spĂ©cialiste indĂ©pendant de la transition
écologique du sport : besson24@gmail.com・06 86 90 44 76
● Xavier CAILHOL : Chercheur sur les Ă©volutions de la haute montagne dans un contexte
de changement climatique et aspirant Guide de haute montagne
x.cailhol07@gmail.com・06 16 08 82 93
● Marie Donin-Habert : Championne Olympique Biathlon Mariedorin@hotmail.fr
06 33 20 26 17
● Antoine PIN, Directeur de l’ONG Protect Our Winter France (POW) :
antoine@protectourwinters.fr・07 68 49 88 59

ONG signataires : ACTS FOR THE SUMMIT, ANESTAPS, Big Bang Ballers, EcoloSport, FĂ©claz Sport & Nature, Game Earth Fund, Les ÉcoAthlĂštes, Match For Green, Mountain Riders, No Plastic in my Sea, Protect Our Winters France Recyclerie Sportive, Sport and Sustainability International (SandSI), Sport For Future, Surfrider Foundation Europe, Trail Runner Foundation, Un Seul Terrain, Une bouteille Ă  la mer, Uni-Vert Sport, 1% for the Planet France
Liste complĂšte des signataires : https://urlz.fr/os8X
Lien pour signer : https://forms.gle/9tkUEwvNa7Kp2SQR8