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COP 26 : Enfin un sommet pour se rassembler ?

COP 26 : Enfin un sommet pour se rassembler ?

COP 26 : Enfin un sommet pour se rassembler ?

Aujourd’hui commence la COP 26 !
Quel est le contexte de cette nouvelle COP ? Pourquoi est-il important de s’y intéresser ? Quels sont les enjeux ? Est-ce qu’on doit réellement s’attendre à quelque chose ?
On en parle !

D’abord, explications rapides de ce qu’est la COP 26.
La COP (Conference of Parties) est un rassemblement de toutes les parties (ou états) signataires de la Convention-Cadre de l’ONU. Pour faire simple, ce sont les dirigeants du monde entier, mais aussi des acteurs non-étatiques (ONG, collectivités, peuples autochtones, entreprises…) qui vont se réunir pour un sommet international sur le climat, à Glasgow en Ecosse. La COP 26, qui devait avoir lieu l’année dernière, a été annulé à cause du Covid-19.

Un contexte particulier

Cette COP 26 intervient dans un contexte très particulier. Elle arrive peu de temps après des derniers mois qui ont vu de nombreux événements météorologiques extrêmes à travers la planète se produire (megafeux, inondations…) et la sortie du groupe 1 du rapport du GIEC, qui est venu confirmer, plus que jamais, que ces événements arriveront de plus en fréquemment, avec une intensité de plus en plus forte. Ce rapport met également en avant que les 10 prochaines années seront cruciales pour éviter les pires projections d’ici à la fin du siècle

Le déroulement de la COP 26 aussi s’annonce particulier. La crise sanitaire remet en cause la participation de nombreux acteurs des pays de l’hémisphère Sud, ce qui pourrait compromettre l’intérêt des négociations, puisque ce sont justement ces pays du Sud qui sont les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique et qui ont besoin d’aides financières pour faire la transition nécessaire.
Côté mastodontes, la Russie et la Chine ont décidé de ne pas être de la partie.
Des absences pour des motifs différents, mais qui témoignent de la difficulté de faire en sorte que tous les pays du globe agissent dans la même direction.

Des enjeux plus cruciaux que jamais


Malgré ce contexte international compliqué, les participants de la COP 26 font face à des enjeux colossaux qui nous concernent toutes et tous. 6 ans après les accords de Paris qui avaient pour objectif de rester sous la barre des 1.5°C, quasiment aucun pays au monde n’est sur la bonne trajectoire.
L’objectif large de cette COP 26 sera donc d’arriver à fixer des règles qui permettront de tenir ces engagements, sous peine de franchir un à un les paliers supérieurs. 

Selon la dernière évaluation de l’ONU, les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre actuels nous emmènent plutôt vers un réchauffement catastrophique de +2,7°C. Il y a deux semaines, voici ce que disait Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies :
« La pollution carbone d’une poignée de pays a mis l’humanité à genoux […] s’ils ne montrent pas la voie dans ces efforts, nous irons vers de terribles souffrances pour les êtres humains » , expliquant que continuer comme ça « c’est sans aucun doute un aller simple vers le désastre ».
La COP 26 s’annonce donc aussi difficile que primordial. S’il y aurait toutes les raisons de penser que cette COP 26 ne fera sûrement pas bouger les choses et donc de ne pas y prêter attention, ce serait omettre l’importance des enjeux auxquels nous faisons face.
Les COP sont des périodes où les enjeux climatiques sont sur le devant de la scène internationale.

Malgré les mauvaises trajectoires prises depuis les accords de Paris, ces dernières constituent un postulat qui a permis à de nombreuses organisations de plaider en faveur du climat, de se mobiliser, de faire bouger des lignes.
Comme l’explique Marine Pouget, responsable gouvernance internationale de Réseau Action Climat 1 : « C’est un cadre international qui permet de faire pression sur les Etats. Il n’y aurait pas eu d’affaire du siècle si la France ne s’était pas engagée aux accords de Paris ».

Même en étant le plus pessimiste possible, on a donc tout intérêt à suivre la COP 26 de près, à soutenir les organisations qui s’y engagent et à continuer de se mobiliser pour faire pression sur les acteurs ayant des impacts forts sur le réchauffement climatique.
Un appel à l’action et une journée internationale de mobilisation pour la justice climatique va d’ailleurs avoir lieu le 6 novembre, 2 n’hésitez pas à regarder où sera la plus proche de chez vous !

La finance sera l’un des sujets phares de cette COP 26, c’est pour cela que nous avons lancé notre campagne «Investir le climat » il y a deux semaines. Si ce n’est pas déjà le cas on vous invite à y jeter un œil et à suivre la suite de notre campagne.
En attendant, on va suivre avec attention les événements d’une COP qui peut être décisive pour l’avenir de nos territoires.

Notre article sur l’impact des banques sur le climat : https://protectourwinters.fr/banques-et-climat-le-moment-de-rendre-des-comptes/ 

L’appel de Politis pour le Climat avant la COP 26 : https://www.politis.fr/articles/2021/10/lappel-de-politis-pour-le-climat-votre-inaction-est-un-crime-43721/ 

Pour en savoir plus sur les enjeux précis de la COP 26, le travail de Réseau Action Climat : https://reseauactionclimat.org/cop26-quels-sont-les-enjeux-du-sommet-de-glasgow-pour-le-climat/ 

Pour suivre le déroulé de la COP 26 jour après jour, à travers le journal de bord d’organisations sur place : https://www.apc-paris.com/actualite/vivez-cop26-linterieur-avec-lapc-son-reseau 

 

Banques et Climat : Le moment de rendre des comptes

Banques et Climat : Le moment de rendre des comptes

Banques et Climat : Le moment de rendre des comptes

Nouvel article !
Cette fois, à l’occasion de la COP 26 qui aura lieu du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow (sur laquelle nous reviendrons en détails dans les temps à venir!), on souhaitait vous parler climat… et banques !
Loin de nos sujets habituels, le rôle des institutions financières sur le climat est colossal et devra être au centre des attentions lors des débats au mois de novembre.
Avec POW Europe et toutes ses antennes, on lance donc une campagne qui a pour but d’encourager les populations à se rendre compte de l’impact des banques sur le climat.
Pour savoir de quoi on parle, c’est maintenant  ⬇️

NB : Les éléments mis en avant ci-dessous sont issus de nombreuses sources, dont les derniers rapports d’Oxfam et les Amis de la Terre sur la question. Toutes les ressources à retrouver au fur et à mesure de l’article en cliquant sur ce symbole 1 et à la fin de l’article.

On apprendra rien à personne je pense, en disant que les banques ont un poids capital sur le monde et sur nos vies. Pour la plupart d’entre nous, la relation banque-client est une relation à sens unique, passive. Moins on a de nouvelles de notre banque, mieux on se porte.
On ne va donc pas instinctivement se demander comment la banque gère les bénéfices qu’elle fait sur notre argent. Pourtant, les choix d’investissements ou de financements de ces dernières façonnent véritablement la société dans laquelle chacun évolue. Une fois qu’on s’est dit ça, rien d’étonnant d’apprendre que les grandes banques peuvent être des acteurs majeurs contre le climat, de par leurs investissements dans des entreprises actives dans le pétrole, le charbon, le gaz. 
En tout cas pour l’instant.

Comme l’explique Oxfam dans son rapport « Quoi qu’il en coûte : Les banques au secours de l’industrie fossile » 2 :

Via leurs choix d’octroi de crédits, les banques choisissent de financer des entreprises ou des projets à l’impact plus ou moins lourd sur le climat. Elles peuvent également permettre aux entreprises de lever des fonds sur les marchés financiers en émettant pour leur compte de nouvelles actions ou obligations. Tous ces outils contribuent au financement des entreprises. Par ailleurs, les banques peuvent également investir sur ces marchés financiers en achetant des actions ou des obligations d’entreprises. Cette responsabilité est bien réelle : les banques ont le pouvoir de décider quelles activités économiques bénéficieront de capitaux et seront valorisées en bourse, et réciproquement, lesquelles seront laissées au bord de la route.

Même en sachant ça, si l’on ne le savait pas, difficile d’avoir une idée des ordres de grandeurs dont il est question. Spoiler : c’est du lourd.
Dans le rapport « Banques : Des engagements climat à prendre au 4e degré » 3, on commence fort : les banques françaises représentent près de 8 fois les émissions de GES de la France entière.
Les 6 premières banques de France – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Epargne), Crédit Mutuel et la Banque Postale – pèsent 3,3 milliards de tonnes équivalent CO2 par an. Si chacune ne donne pas sa part au chien comme dit l’adage, certaines sont plus généreuses que d’autres lorsqu’il s’agit de payer sa tournée de pétrole. Pour un euro investi par exemple, la Banque Postale contribue deux fois moins au réchauffement climatique que la Société Générale.
Les trois premières banques citées sont tout simplement les trois entreprises françaises les plus polluantes. Ne cherchez plus, on tient nos champions !

 

Commentaire : Les émissions économisées mesurent l’impact positif des crédits et investissements orientés vers les secteurs réduisant les émissions, dans des projets ou entreprises « vertes » tournées vers les énergies renouvelables, l’isolation des bâtiments, etc. 

Pour rappel, après l’accord de Paris lors de la COP21, les banques françaises s’étaient engagées à être alignées sur les objectifs permettant de rester sous la barre des +1.5C°.
Mis à part quelques exemples d’investissements « verts », qui représentent une infime partie de leurs investissements, les banques continuent leurs courses vers un chemin plus « chaud » que celui prévu par l’accord de Paris.

Commentaire : Si les banques françaises poursuivaient leurs activités comme dans l’année d’analyse, alors la Banque postale, Crédit Mutuel et BPCE se positionneraient sur un réchauffement entre 3 et 4°C d’ici 2100, tandis que Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale nous emmènent vers un réchauffement compris entre 4 et 5°C.
Cela prend en compte les intensités liées aux financements et aux investissements réalisés par la banque en tonnes de CO2 par millions d’euros de financements, mais aussi l’évaluation de la stratégie climat de la banque.

Entre des premiers efforts largement insuffisants 4, des exemples de greenwashing 5 , ou des promesses de certaines banques à prendre avec des pincettes 6 , l’état actuel des choses n’est pas rassurant.
Même avec l’année 2020 et le Covid, qui aurait pu servir d’aiguillage pour changer de voie, que « le jour d’après ne ressemble pas au jour d’avant » pour reprendre les dires d’Emmanuel Macron 7 , et bien les banques françaises ont continué… d’augmenter leurs investissements !
Dans son rapport de mai 2021, Oxfam explique que depuis janvier 2020, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe BPCE ont accordé 100 milliards de dollars de financements aux entreprises actives dans les énergies fossiles. Ces dernières ont augmenté leurs financements de 22,5 % en moyenne entre 2019 et 2020.

 

Comment justifier ça ? Pour notre Goliath français, BNP Paribas (qui à elle seule, pèse 41 milliards d’investissements aux énergies fossiles en 2020), c’est justement le caractère exceptionnel de la crise qui nécessitait de tels investissements. Des arguments bancales que Reclaim Finance a longuement démantelé 8 en expliquant notamment que cette augmentation ne vient que confirmer la hausse de 75 % entre 2018 et 2019, ou encore que si la crise méritait réellement de tels investissements, on aurait vu une augmentation chez toutes les banques internationales alors que… attention nouveau spoiler : ce n’est pas le cas ! Globalement, les investissements des grandes banques internationales dans les énergies fossiles ont baissé de 9 % en 2020 par rapport à 2019. BNP fait de la résistance ! 
Tous ces chiffres, c’est important de les garder en tête, par exemple quand on lit le droit de réponses de certaines banques suite au rapport de novembre 2019 d’Oxfam et les Amis de la Terre 9
Entre remise en cause de la méthode de calcul, “oui mais regardez eux c’est pire”… on vous conseille d’aller y jeter un œil. En attendant, on vous a quand même mis de côté nos deux extraits favoris  :

« Aujourd’hui, l’urgence climatique impose à tous les acteurs de la société d’effectuer leur transition vers un autre modèle, et vite. Tous ces acteurs continuent de prendre des décisions qui impliquent des émissions de CO2, mais certains évoluent plus vite que d’autres. »

« Vous avez choisi de prendre comme point de départ l’année 2011. Or, c’est depuis 2015 que la prise de conscience de l’urgence climatique par les citoyens, les entreprises et le monde politique s’est véritablement accélérée.» 

On aurait pu continuer de vous assommer de chiffres qui font tourner la tête, mais chez POW on n’a pas encore de compte offshore, alors on du mal à visualiser ce que ça fait des milliards. #PandoraPapers
L’objectif était d’assimiler ce message dans toutes nos têtes : les banques ont un pouvoir incommensurable sur les énergies fossiles et donc sur le climat. Et elles n’ont pas prévu de changer les choses de gaieté de coeur.
La sortie du rapport du groupe 1 du GIEC (notre article ici) a rappelé ce qui devrait être évident pour tout le monde maintenant : nous devons sortir des énergies fossiles !
Même l’Agence Internationale de l’Energie, historiquement connue pour être plutôt en faveur des énergies fossiles, a communiqué en mai dernier : « L’alignement sur une trajectoire de réchauffement de + 1,5 °C implique la fin des investissements dans l’exploration ou l’extraction d’énergies fossiles » 10 

À nous d’agir et de faire savoir que nous sommes de plus en plus nombreux.ses à réclamer que les choses changent, que des mesures fortes doivent être prises rapidement… et que notre argent ne doit plus financer des projets qui vont à l’encontre de nos engagements jour après jour.
Pour commencer, on vous donne la possibilité grâce à notre outil d’écrire à vos banques pour leur demander des comptes sur comment est utilisé votre argent. ⬇️⬇️⬇️

C’est une première action qu’on vous propose : de prendre contact avec votre banque, d’en apprendre davantage sur comment est utilisé votre argent, de prendre conscience de l’empreinte de vos économies.
En attendant, on revient avec plein d’autres choses pour faire vivre le sujet, et vous proposer d’autres actions ou alternatives dans les temps à venir !
Ensemble, agissons pour que notre argent soutienne le futur que l’on désire !

EDIT : Bonne nouvelle, la Banque Postale est la 1ère banque à annoncer la sortie totale des industries fossiles d’ici 2030 ! Plus d’informations ici : https://reclaimfinance.org/site/2021/10/14/la-banque-postale-1ere-banque-a-tourner-le-dos-au-petrole-et-au-gaz/

Ressources pour aller plus loin : 

Les rapports d’Oxfam et les Amis de la Terre : 
Mai 2021 https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2021/05/Rapport-Banques-QuoiQuIlEnCoute-VF.pdf
Octobre 2020 https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2020/10/rapportBanque_OXFAM_v5.pdf 
Novembre 2019 https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2019/11/Rapport-La-colossale-empreinte-carbone-des-banques-fran%C3%A7aises.pdf 

Le site de Reclaim Finance : https://reclaimfinance.org/site/

La vidéo de Blast sur le sujet, si vous voulez un format audio pendant que vous faites la vaisselle ou votre sport : https://www.youtube.com/watch?v=-_IRFGwrhPA&t=45s 

 

Aventure sans voitures : Chamonix-Lac Léman avec Timy Théaux

Aventure sans voitures : Chamonix-Lac Léman avec Timy Théaux

Aventure sans voiture: Chamonix -Lac Léman avec Timy Théaux

Nouvel exemple d’aventure sans voitures, filmée, avec Timothée Theaux, moniteur de ski et athlète pour Salomon et les Trois Vallées en freeride, mais également moniteur de VTT l’été et ambassadeur pour Scott.
Présentation de celui que l’on surnomme Timy, qui nous parle un peu plus de son rapport à l’aventure, au vélo et à la montagne.

Depuis quelques années, j’utilise mon vélo de plus en plus, autant l’hiver que l’été, pour des déplacements, des trips à vélo et aussi associer plusieurs activités notamment pour ce qui est du VTT enduro. Le déclic ?
Il y a 4/5 ans, il y avait des couloirs que je voulais faire, sauf que les approches étaient un peu longues, donc je me suis dit qu’en vélo ce serait plus intéressant.
Je me suis dit que ça allait peut-être m’aider, j’y étais allé avec mon vélo musculaire, j’avais vu que c’était vraiment compliqué, c’était vraiment trop lourd en fait d’amener les skis avec moi là où je voulais aller.
C’était le moment où les VTT électriques d’enduro commençaient à se développer fort, du coup j’en ai acheté un, et derrière je me suis mis à faire cette pratique que j’avais en tête et ça a marché. Derrière ça s’est enchaîné, on a fait un film il y a 3 ans où l’on traversait en 6 jours Les Trois Vallées pour aller faire 5 couloirs un peu majeurs du territoire.
Et on l’avait fait en vélo avec les vélos électriques du coup ça c’était une première grosse expérience et le combo avait bien marché, on était content de ce que ça avait donné et derrière, moi c’est un truc que j’ai toujours fait.
Donc ça, c’est plutôt une pratique d’inter saison, que ce soit printemps ou automne, et là depuis 2 ans ce vélo il ne me sert pas qu’à aller faire des trips en intersaison mais aussi je l’utilise aussi tout l’hiver pour me déplacer, que ce soit pour aller au boulot, que ce soit pour aller skier ou pour aller un peu plus loin dans la montagne.

 

Voilà, ça c’est  ma pratique de l’association de mes deux passions : le ski et vélo, et qui a découlé pas que sur de la passion, mais sur une volonté de se déplacer autrement et se passer quand on le peut de la voiture.
Parce qu’à la base, c’était vraiment pour un côté, permettre des choses qui n’étaient pas forcément envisageables à l’intersaison, notamment skier, vu qu’il y a un trou entre les deux, ça fait une transition un peu plus facile entre l’hiver et le printemps.
Et maintenant, c’est réellement devenu un moyen de locomotion le vélo pour moi.

Est-ce qu’il t’arrive souvent de voyager avec le combo train-vélo ?

Alors là dans le film on a pris le train, on est allé faire un ski bike au-dessus de Bourg-Saint-Maurice.
L’aller, on n’a pas pu le faire en train parce qu’il n’y en avait pas, donc au lieu de prendre la voiture on est parti directement en vélo de bout en bout, et au retour par contre on a pris le train, ce qui nous a enlevé 30/35 km qu’on a pu économiser sur notre fatigue et sur les batteries.
Et après je suis revenu chez moi à vélo.
C’est une première expérience qu’on a montré dans la vidéo.
Après moi j’habite une partie de l’année vers Chamonix donc là le train c’est 10 fois plus simple et donc je le prends beaucoup plus souvent, que ce soit pour amener mon gamin à l’école où aller faire un truc en vélo.
Quand c’est aussi simple qu’à Chamonix, ça paraît être une évidence.

Sinon le reste du temps moi j’habite dans Les 3 Vallées donc la première gare elle est forcément entre 15 et 20 bornes minimum, là forcément par rapport à la vallée de Chamonix c’est pas le même deal.
Donc l’aventure de cet été, je l’ai faite avec un collègue qui travaille avec moi l’été.
Le truc de cet été c’est venu que j’aime bien faire des longues distances, donc avec deux batteries sur mon vélo, faire une grosse journée pour rester disons 8h sur le vélo.
Et donc l’an dernier, je voulais faire le tour du Mont-Blanc, mais il a neigé tellement tôt en septembre que les cols ils étaient enneigés, j’ai jamais pu le faire.
Du coup, plutôt que de ne rien faire, j’ai invité des potes et on a fait Chamonix-Annecy en une journée pour voir les chemins, et c’était plutôt bien, ça a marché, donc cette année je voulais refaire d’autres trucs un peu de ce genre-là.
Au printemps il y avait encore plein de neige, les cols ils n’ont pas fondu très vite, donc j’ai cherché une autre traversée à faire et c’était parfait de faire Chamonix Lac Léman.

Comment t’es tu organisé ?

Moi je n’utilise pas de topo, j’aime bien regarder la carte et faire mon cheminement moi-même, l’itinéraire moi-même. Je fais mon itinéraire en fonction du dénivelé qu’il y a et du potentiel du coin, et voilà j’avais ça en tête de faire ça en 2 jours, d’aller jusqu’au lac Léman.
L’avantage c’est qu’une fois au lac Léman, il y a des trains côté suisse qui reviennent à Chamonix super facilement, donc ça fait un super trip entier sans prendre la voiture !

Prochaine destination ?
Je pense faire rapidement un Chamonix Zermatt, en quelques jours, et comme c’est très accessible en train c’est cool.
J’ai déjà fait quelques sections de cette partie-là et franchement c’est super beau, je connais déjà quasi les deux tiers voir les 3/4 et c’est magnifique, ça fait une super traversée.
On connaît beaucoup Chamonix Zermatt l’hiver, en ski de rando dans les glaciers, mais il y a aussi Chamonix-Zermatt que font beaucoup les accompagnateurs moyenne montagne l’été, et en vélo il y a moyen de prendre ces itinéraires, en changeant un petit peu pour que ça devienne un peu plus fluide en vélo. On se retrouve en milieu de vallée, la vue elle est grandiose parce qu’il y a toujours les 4 milles en fond de vallée, c’est tout blanc avec les glaciers, il y en a une ribambelle jusqu’à Zermatt et de l’autre côté on voit un peu le fond de vallée avec la vallée du Rhône, ça donne vraiment des paysages grandioses et puis c’est la Suisse, c’est dépaysant.

Professionnellement, ce sont des activités que je vais commencer à faire aussi.
Je vais encadrer et faire guide pour des excursions longue distance en plusieurs jours, que ce soit Chamonix Annecy en 1 jour Chamonix Léman en 2 jours ou Chamonix Zermatt en 4 jours par exemple.
L’envie de partager ce que je fais avec des potes, avec des clients qui voudraient se faciliter la tâche en emmenant quelqu’un qui connaît déjà tout par cœur et qui peut organiser ça de A à Z.

GIEC : On ne peut pas ignorer 12000 fois un message

GIEC : On ne peut pas ignorer 12000 fois un message

Il y a 15 jours, suite à la sortie du rapport du groupe 1 du GIEC, nous vous avons proposé du contenu pour apprendre davantage sur le rapport ou pour le lire.
Au vu de l’importance de ce rapport, cela nous paraissait important de vous proposer également une action, en partant de la question : les parlementaires voient-ils le rapport ?

C’est comme ça qu’est née la campagne, qui grâce à vous, a permis d’envoyer plus de 12000 mails au moment d’écrire ces lignes (outil en ligne que vous pouvez utiliser encore jusqu’au 5 septembre)
Vous avez été plusieurs à nous envoyer les réponses que vous avez reçues, nous vous les partageons plus bas et en rajouterons des nouvelles au fur et à mesure de la semaine.
En ce qui concerne les réponses que l’on a pu recevoir, on retient une chose : peu importe la qualité de la réponse, s’ils et elles ont répondu, c’est qu’ils et elles ont donné de l’importance à votre message et qu’ils et elles ne peuvent plus passer à côté.
L’un des objectifs de cette campagne, c’était de montrer que des lignes de communications existent entre vous et les élu.es. Certes, la frontière entre les parlementaires et nous, citoyen.nes, peut être très (trop) grande, mais les quelques opportunités de communications possibles doivent être saisies pour réduire cette frontière, au moins le tant d’une action ou sur des sujets aussi important que celui du GIEC.

Si un outil comme le notre permettait d’envoyer en deux clics des mails à 30 parlementaires, les adresses mails des élu. es de votre territoire sont souvent trouvables facilement sur internet 1, on ne peut donc que vous inciter à solliciter ces-derniers de votre propre initiative lorsqu’il y a un sujet, une occasion qui vous paraît importante.
En ce qui concerne les réponses, on vous encourage à répondre aux messages qui vous ont interpellées.

Nombreux sont les points sur lesquels il faudrait débattre et signifier notre envie de changements.
Chez POW, on a fait de notre cheval de bataille la mobilité, en partant du constat que c’était à la fois le premier poste d’émissions pour notre communauté et la montagne, mais également le premier poste d’émissions à échelle nationale (voir notre premier article de la campagne Objectif -57 ici.
On avait écrit lors des régionales un article avec des points à défendre sur la mobilité (à retrouver ici. Si les régions étaient les personnes en ligne de mire principale sur ce sujet, les parlementaires ont aussi leur rôle à jouer sur de nombreux aspects pour agir dans le même sens : meilleur développement du ferroviaire (article sur la question ici) (amélioration du réseau, report modal plus simple, tarifications et taxations,…), réduction de la place de l’aéronautique, renforcer la place du vélo dans les trajets courts et dans les reports modaux et évidemment tout cela et d’autres choses dans le but de donner les clés aux gens pour réduire la part de la voiture, qui on le rappelle, est un poids lourd dans nos émissions de transports.

Voilà quelques pistes de réflexions.
De notre côté, voici une ébauche de texte qu’on vous invite à modifier/à envoyer :

 

” [Madame, monsieur]

 Merci pour votre réponse et l’intérêt que vous avez porté à mon message et au rapport du GIEC.

Cependant, je ne partage pas votre constat en ce qui concerne les actions actuelles.
Si des engagements sont pris sur le plan politique, force est de constater que la France est encore loin d’être sur de bons rails en ce qui concerne les objectifs fixés lors des derniers accords de Paris.Vous l’avez lu comme moi, le GIEC nous alerte sur la situation actuelle et le dit clairement : il est encore temps d’agir, mais on doit le faire rapidement !
Je ne peux que vous encourager à vous saisir d’enjeux ô combien importants et à faire partie de celles et ceux qui auront agit dans le bon sens et se seront montrés à la hauteur des enjeux climatiques actuels et futurs.

Protect Our Winters France, l’association qui a mis en place l’outil qui m’a permis de vous contacter, s’est donné comme cheval de bataille la mobilité, au vu de l’impact du transport en terme d’émissions de GES en France. Nous sommes nombreux.ses à être mobilisé.es pour réduire notre part sur ce sujet, en favorisant l’usage du train, du vélo, du covoiturage… Mais vous conviendrez que c’est l’exemple parfait d’un enjeu auquel nous ne pouvons pas seulement faire face individuellement.

La réduction de la part des émissions dues aux transports ne sera possible que grâce à des actions politiques fortes, que réclament de plus en plus de citoyen.nes. Et c’est vous qui êtes en première ligne pour les mettre en place.

Voici des idées d’axes sur lesquels nous attendons des changements concrets :
– investissement massif dans le transport ferroviaire
– tarification des transports en communs juste et attrayantes
– une politique concernant le vélo ambitieuse
– la fin des exemptions de taxes concernant l’aviation

Ce rapport ne doit pas être un énième signal de fumée qu’on aura oublié d’ici quelques temps, mais bel et bien un document d’une importance majeure que tout le monde considère à quelques semaines de la COP 26 et à quelques mois des présidentielles.

Dans l’attente de vous voir vous saisir pleinement de ces sujets,

Cordialement. “

Si vous n’aviez pas eu l’occasion de lire nos articles au moment des régionales, on ne peut que vous inviter à le faire maintenant tant ils restent d’actualité concernant le transport. Vous devriez y trouver des pistes de réflexions à partager dans vos réponses et futures discussions.
Le rapport du GIEC, au milieu de tous les enseignements qu’il a pu apporter, a rappelé une chose pour celles et ceux qui ne seraient pas encore convaincu : nous avons encore le temps si nous agissons maintenant ! Chaque dixième de degré compte en ce qui concerne le réchauffement climatique, chaque action, changement, mobilisation est donc essentielle pour répondre aux enjeux actuels et futurs.

On conclut donc cette campagne sur le GIEC en vous disant merci. Merci d’avoir partagé et utilisé notre outil, de nous soutenir, d’être toujours plus nombreux.ses à prendre conscience du combat auquel nous faisons face et de vous engager à différentes échelles ! (merci à Serge Karamazov pour sa participation !)
De notre côté, on retourne vous préparer du contenu sur la mobilité, la montagne, et surtout, de vous préparer une nouvelle campagne qui arrivera bientôt sur un tout autre sujet encore jamais abordé par POW, avec dans le viseur : la COP 26 !


  1. site de base pour contacter des élu.es : voxpublic et pour l’assemblée plus particulièrement : https://www.nosdeputes.fr/ .

Aventures sans voiture : La Flégère en juillet avec Julien Herry et Victor Daviet

Aventures sans voiture : La Flégère en juillet avec Julien Herry et Victor Daviet

Aventures sans voiture : La Flégère avec Julien Herry et Victor Daviet

On l’a assez répété et démontré durant notre campagne Objectif -57, l’impact du transport est colossal et c’est l’une des choses sur lesquelles nous devons agir, en essayant notamment de laisser la voiture à la maison quand on part en week-end lorsque c’est possible.
En partant de ce constat, Julien Herry et Victor Daviet sont partis pour une aventure sans voitures, qu’ils ont filmée pour notre plus grand plaisir !
Le film de leur aventure est à retrouver sur notre chaîne Youtube (ici)

En attendant, si vous ne les connaissez pas, auto présentation de nos deux comparses et de leur trip !

 

J – Mon nom est Julien Herry (surnommé Pica).
J’ai grandi dans la vallée de Chamonix et je suis naturellement devenu guide de haute montagne. Je suis passionné de snowboard et père de 2 enfants !
J’ai rencontré Victor quand il m’a embauché pour encadrer l’édition suisse des Safety Shred Days en 2020, puis nous avons passé 3 semaines ensemble au Pakistan cet hiver afin d’enseigner le snowboard aux populations locales via l’association Zom Connection!

V – Je m’appelle Victor Daviet, je suis originaire des Alpes du sud mais j’habite à Annecy depuis quelques années maintenant.
Je suis un grand fan depuis toujours de snowboard et ça fait maintenant 10 ans que je suis pro snowboarder spécialisé dans le freeride / backcountry.
Je suivais Pica et ses exploits en pente raide depuis quelque temps, mais on s’est rencontré récemment lors d’un trip qu’il m’a proposé au Pakistan de 3 semaines avec Zom Connection. Et nous avons vécu une belle aventure humaine !

J – Nous sommes allés glisser sur l’aiguille de la Gliere, juste au dessus du télésiège de l’Index dans la vallée de Chamonix! Je suis parti de la maison à vélo pour rejoindre Victor à la gare des Praz vers 8.30. De là on a marché jusqu’aux remontées mécaniques de la Flegere que l’on a utilisé jusqu’en haut de l’Index!
Le sommet étant encore dans les nuages, on a donc grimpé puis ridé un premier couloir à main gauche, court mais raide, sur une bonne neige de névé. Puis la météo s’est éclaircie et nous avons grimpé jusqu’au sommet de la Glière et profité d’une magnifique vue à 360 degrés avant que les nuages ne reviennent. Après une première pente en neige collante, le couloir suivant puis la pente de sortie nous  ont offert une belle neige de névé très agréable!
Retour dans la vallée très confortable en télésiège puis télécabine avant de savourer une bonne bière dans la vallée!

V – Pour ma part je suis parti d’Annecy ! Après un premier trajet en train (1h30) et une nuit sur le canap d’un pote (5 généps)  j’ai pris le train le matin pour rejoindre l’ami Pica et aller rider un 1er juillet ! Une première ! L’avantage c’était que nous étions seuls et que mis à part 3 ou 4 vélos nous avions la station pour nous ! Sur le télésiège nous avions la sensation d’être en Avril avec ces conditions.
La neige était de la soupe mais en snowboard, c’est très bon la soupe !

J – L’enneigement exceptionnel de ce début d’été offrent de nombreuses possibilités pour glisser à proximité des remontées mécaniques. Il me semblait intéressant de mettre ce ski local d’été en avant.
Avec le réchauffement climatique, l’enneigement est de moins en moins régulier mais occasionnellement, il reste des opportunités de prolonger la saison de glisse sans avoir à se déplacer à l’autre bout des Alpes ou de la planète.

V – Après 20 min de marche au bas du couloir nous avons réalisé qu’il y avait encore des mètres de neige ! Et qu’il était possible selon notre motivation de revenir encore pendant quelques semaines. Montée du couloir à suivre le chamois Pica dans le brouillard!
Arrivée en haut sur un petit col et de l’autre côté on pouvait apercevoir à travers une percée le Mont Blanc fraichement enneigé. Une belle récompense pour cette montée ! Ensuite place à la descente dans un couloir serré et amical ! Arrivés en bas c’était tellement bon qu’on a eu qu’une envie : remonter pour un 2ème couloir !

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Chaîne Youtube de Victor : https://www.youtube.com/user/victordaviet/videos