Aventures sans voiture : La Flégère en juillet avec Julien Herry et Victor Daviet

Aventures sans voiture : La Flégère en juillet avec Julien Herry et Victor Daviet

Aventures sans voiture : La Flégère avec Julien Herry et Victor Daviet

On l’a assez rĂ©pĂ©tĂ© et dĂ©montrĂ© durant notre campagne Objectif -57, l’impact du transport est colossal et c’est l’une des choses sur lesquelles nous devons agir, en essayant notamment de laisser la voiture Ă  la maison quand on part en week-end lorsque c’est possible.
En partant de ce constat, Julien Herry et Victor Daviet sont partis pour une aventure sans voitures, qu’ils ont filmĂ©e pour notre plus grand plaisir !
Le film de leur aventure est à retrouver sur notre chaîne Youtube (ici)

En attendant, si vous ne les connaissez pas, auto présentation de nos deux comparses et de leur trip !

 

J – Mon nom est Julien Herry (surnommĂ© Pica).
J’ai grandi dans la vallée de Chamonix et je suis naturellement devenu guide de haute montagne. Je suis passionné de snowboard et père de 2 enfants !
J’ai rencontré Victor quand il m’a embauché pour encadrer l’édition suisse des Safety Shred Days en 2020, puis nous avons passé 3 semaines ensemble au Pakistan cet hiver afin d’enseigner le snowboard aux populations locales via l’association Zom Connection!

V – Je m’appelle Victor Daviet, je suis originaire des Alpes du sud mais j’habite Ă  Annecy depuis quelques annĂ©es maintenant.
Je suis un grand fan depuis toujours de snowboard et ça fait maintenant 10 ans que je suis pro snowboarder spécialisé dans le freeride / backcountry.
Je suivais Pica et ses exploits en pente raide depuis quelque temps, mais on s’est rencontrĂ© rĂ©cemment lors d’un trip qu’il m’a proposĂ© au Pakistan de 3 semaines avec Zom Connection. Et nous avons vĂ©cu une belle aventure humaine !

J – Nous sommes allĂ©s glisser sur l’aiguille de la Gliere, juste au dessus du tĂ©lĂ©siège de l’Index dans la vallĂ©e de Chamonix! Je suis parti de la maison Ă  vĂ©lo pour rejoindre Victor Ă  la gare des Praz vers 8.30. De lĂ  on a marchĂ© jusqu’aux remontĂ©es mĂ©caniques de la Flegere que l’on a utilisĂ© jusqu’en haut de l’Index!
Le sommet Ă©tant encore dans les nuages, on a donc grimpĂ© puis ridĂ© un premier couloir Ă  main gauche, court mais raide, sur une bonne neige de nĂ©vĂ©. Puis la mĂ©tĂ©o s’est Ă©claircie et nous avons grimpĂ© jusqu’au sommet de la Glière et profitĂ© d’une magnifique vue Ă  360 degrĂ©s avant que les nuages ne reviennent. Après une première pente en neige collante, le couloir suivant puis la pente de sortie nous  ont offert une belle neige de nĂ©vĂ© très agrĂ©able!
Retour dans la vallée très confortable en télésiège puis télécabine avant de savourer une bonne bière dans la vallée!

V – Pour ma part je suis parti d’Annecy ! Après un premier trajet en train (1h30) et une nuit sur le canap d’un pote (5 gĂ©nĂ©ps)  j’ai pris le train le matin pour rejoindre l’ami Pica et aller rider un 1er juillet ! Une première ! L’avantage c’Ă©tait que nous Ă©tions seuls et que mis Ă  part 3 ou 4 vĂ©los nous avions la station pour nous ! Sur le tĂ©lĂ©siège nous avions la sensation d’ĂŞtre en Avril avec ces conditions.
La neige Ă©tait de la soupe mais en snowboard, c’est très bon la soupe !

J – L’enneigement exceptionnel de ce dĂ©but d’étĂ© offrent de nombreuses possibilitĂ©s pour glisser Ă  proximitĂ© des remontĂ©es mĂ©caniques. Il me semblait intĂ©ressant de mettre ce ski local d’étĂ© en avant.
Avec le réchauffement climatique, l’enneigement est de moins en moins régulier mais occasionnellement, il reste des opportunités de prolonger la saison de glisse sans avoir à se déplacer à l’autre bout des Alpes ou de la planète.

V – Après 20 min de marche au bas du couloir nous avons rĂ©alisĂ© qu’il y avait encore des mètres de neige ! Et qu’il Ă©tait possible selon notre motivation de revenir encore pendant quelques semaines. MontĂ©e du couloir Ă  suivre le chamois Pica dans le brouillard!
ArrivĂ©e en haut sur un petit col et de l’autre cĂ´tĂ© on pouvait apercevoir Ă  travers une percĂ©e le Mont Blanc fraichement enneigĂ©. Une belle rĂ©compense pour cette montĂ©e ! Ensuite place Ă  la descente dans un couloir serrĂ© et amical ! ArrivĂ©s en bas c’Ă©tait tellement bon qu’on a eu qu’une envie : remonter pour un 2ème couloir !

N’hĂ©sitez pas Ă  suivre Pica et Victor sur les rĂ©seaux ! 
ChaĂ®ne Youtube de Victor : https://www.youtube.com/user/victordaviet/videos 

POW x OSKARE x ARKOSE : La Blanche Neige débarque !

POW x OSKARE x ARKOSE : La Blanche Neige débarque !

POW x OSKARE x ARKOSE : La Blanche Neige débarque !

Aujourd’hui article un peu spĂ©cial, puisqu’on a l’immense honneur de vous annoncer le fruit d’une collaboration avec la Brasserie Oskare et les salles d’escalade Arkose ! Ce fruit, il s’appelle « La Blanche Neige Â», et c’est une bière !
On voulait donner l’occasion de soutenir le mouvement tout en retrouvant le plaisir d’un verre entre ami.e.s et/ou en famille. Avec la pĂ©riode que nous avons traversĂ© et l’Ă©tĂ© qui arrive, on sait Ă  quel point nous avons toutes et tous besoin de moments de convivialitĂ©.
De plus, la grimpe en salle et l’amour de la nature sont très proches et complĂ©mentaires de notre dĂ©marche axĂ©e sur les montagnes, les plus enneigĂ©es possibles. Et puis c’est toujours plaisant de parler climat et mobilisation avec des bulles Ă  la main !
C’est donc avec un grand plaisir qu’on vous annonce qu’Ă  partir du 15 juillet prochain, on pourra boire « La Blanche POW », la première bière de Protect Our Winters France.
Et on tellement content de cette nouvelle, qu’on ne veut pas se contenter de vous annoncer son arrivĂ©e, on vous raconte l’histoire de sa crĂ©ation avec tous les dĂ©tails ci-dessous !

IMPORTANT : L’abus d’alcool est dangereux pour la santĂ©, consommez avec modĂ©ration.

L’histoire a commencĂ© avec un de nos membres des POW Locals parisiens et contributeur 1% For The Planet, Arnaud Hiltzer. Il s’est rapprochĂ© des brasseurs de chez Arkose (Ă  l’Ă©poque Louis) qui se sont montrĂ©s super intĂ©ressĂ©s Ă  l’idĂ©e de monter un projet conjointement avec POW. Les grimpeurs des salles Arkose sont souvent aussi des pratiquants de la montagne, et encore plus souvent sensibles aux enjeux climatiques, le sens y Ă©tait, il ne restait plus qu’Ă  trouver le goĂ»t.

En tant que parisien moi aussi et prĂ©sident de l’association, je me suis donc sacrifiĂ© et rendu chez Oskare avec Arnaud, juste après le premier confinement, pour crĂ©er la recette de la bière idĂ©ale.
On la voulait rafraichissante, facile à boire à la montagne comme en ville, locale le plus possible. Une « blanche » nous semblait idéale, et après avoir discuté de nos gouts et couleurs avec Louis, il nous a invité à revenir gouter ses 3 créations.
Comme pour les 3 ours, l’une Ă©tait trop ceci, l’autre pas assez cela, et la troisième : parfaite! On a validĂ© la recette, et on est rentrĂ©s chez nous sans savoir que plusieurs mois allaient s’Ă©couler avant qu’on ne soit en mesure de rĂ©aliser nos rĂŞves houblonnĂ©s.

La prochaine Ă©tape s’est donc faite en juin dernier. Louis Ă©tait parti vers de nouvelles aventures, et c’est Jean-Baptiste qui nous a accueillis chez Oskare, sorte de parking souterrain reconverti en brasserie avec vue sur une des fosses d’escalade d’Arkose Nation. Et rĂ©ciproquement : on peut lire toute l’histoire de la bière entre 2 sessions de grimpes, et regarder les brasseurs au travail depuis chez Arkose.
Au fond de la grande pièce pleine de cartons, de cuves et de vĂ©los cargos, une marmite gĂ©ante fumait. La veille, les brasseurs avaient chauffĂ© l’eau Ă  65° (il faut du temps pour monter en tempĂ©rature cette cuve de 500 litres, 1° toutes les 2 minutes), et concassĂ© les grains d’orge et de blĂ© (car c’est une bière blanche). Ces cĂ©rĂ©ales sont dites «maltĂ©es», car elles ont commencĂ© Ă  germer.

On a versĂ© tout ça dans l’eau en « pagayant » bien pour tout mĂ©langer, avec en plus « un peu » de flocons d’avoine, comme ceux du petit dĂ©jeuner. En tout on rajoute dans ces 500 litres d’eau environ 50kg d’orge maltĂ©e, 30kg de blĂ© maltĂ© et une dizaine de kilos de flocons d’avoine. Ces derniers sont lĂ  pour la texture de la bière, qu’elle ne soit pas trop lĂ©gère et aqueuse, avec si peu de cĂ©rĂ©ales au final – il peut y en avoir plus de 130kg pour une brune – « on a beaucoup d’alcool, il faut donc la nourrir ! LĂ  on sera entre 4° et 5° ».
On a ensuite laissĂ© monter en tempĂ©rature, avant de sortir le panier avec les cĂ©rĂ©ales avant Ă©bullition, qu’on rince rapidement pour en extraire vraiment tous les sucres. 1h d’Ă©bullition du liquide, puis on rajoute les houblons, de souche alsacienne «Aramis», environ 1kg dont 1/3 au dĂ©but pour l’amertume, car les huiles essentielles vont s’Ă©vaporer, et 2/3 Ă  la fin de l’Ă©bullition pour l’aromatique.

Après toutes ces opĂ©rations de brassage, « techniquement on peut boire la bière dans moins d’un mois, mĂŞme moins, il faut 3 semaines environ aux levures pour faire leur travail ». On laisse les brasseurs Ă  leur tache la plus longue et ingrate : le nettoyage de tout ce bazar de cuisine aux cĂ©rĂ©ales.

On reviendra le 15 juillet, quand les fĂ»ts seront prĂŞts Ă  ĂŞtre branchĂ©s Ă  la pression d’une des 4 salles Arkose parisiennes, puisque 4 soirĂ©es auront lieu (de 19h Ă  22h) dans les semaines Ă  venir : 
– Arkose Massy le Jeudi 15 juillet
– Arkose Pont de Sèvres le Mercredi 21 juillet
– Arkose Nation le Jeudi 22 juillet
– Arkose Didot le Mardi 27 juillet
L’occasion de venir dĂ©couvrir La blanche Neige, de profiter et/ou de dĂ©couvrir les salles Arkose si vous ne les connaissez pas, et de venir rencontrer des bĂ©nĂ©voles POW qui seront sur place ! 
Pour plus d’informations, on vous encourage Ă  suivre Arkose et Oskare sur les rĂ©seaux !

SantĂ© ! ?

ELECTIONS : Et si on s abstenait de juger les abstentionnistes ?

ELECTIONS : Et si on s abstenait de juger les abstentionnistes ?

ELECTIONS : Et si on s’abstenait de juger les abstentionnistes ?

Papier un peu spĂ©cial aujourd’hui, qui prend la forme d’un billet d’humeur.
Cette fois, on n’a pas pour vocation Ă  partager un certain nombre d’informations sur la mobilitĂ© ou la montagne, mais plutĂ´t Ă  porter un regard, une rĂ©flexion, sur le sujet qui occupait toute la place mĂ©diatique et politique il y a peu : l’abstention.

Après le premier tour, les dĂ©bats Ă©taient enflammĂ©s, les personnages politiques alertĂ©s et nous avons pu assister Ă  une semaine d’entre-deux tours Ă  base de rĂ©actions Ă  chaud, de critiques voire de menaces contre les abstentionnistes avant le second tour. La suite de l’histoire a pu nous montrer, contre toute attente, qu’invectiver ces derniers n’a pas Ă©tĂ© une stratĂ©gie efficace pour remplir les urnes.
En tant qu’association qui rĂ©flĂ©chit comment mobiliser face aux enjeux auxquels nous faisons face, on tenait Ă  vous livrer notre sentiment sur ce que nous venons de vivre et sur la façon dont l’abstention est jugĂ©e en France.

D’abord, jetons un oeil aux chiffres ! 

Les chiffres du deuxième tour ayant bougé de manière non-significative (environ 1 point de moins), nous allons nous attarder sur les chiffres du premier tour.
Ce dimanche, deux tiers des Français pouvant voter ne se sont pas rendus aux urnes (66,7 %) pour le premier tour des élections régionales. Un record pour un premier tour des élections régionales, qui vient pulvériser les 53,67 % de 2010.

Mais surtout, un record absolu tout scrutins confondus en France (hors référendum, durant la Ve République)

Pour rester dans les chiffres, ce qui ressort de ce scrutin, c’est le taux incroyablement Ă©levĂ© d’abstention chez les plus jeunes : 87 % d’abstention chez les 18-24 ans, 83 % chez les 24-35 ans.
Les chiffres de l’abstention diminuent Ă  chaque tranche d’âge supĂ©rieure et atteignent les 40 % chez les 70 ans et plus.

Une fois que le tableau est dressĂ©, se pose plusieurs questions. Les deux qui ressortent le plus, qui enflamment les dĂ©bats : pourquoi autant d’abstention ? Et comment lutter contre ?

Les raisons évoquées sont nombreuses et les avis divergent.
Pour certains, c’est symptomatique d’une indiffĂ©rence envers la politique, d’un manque de devoir civique des plus jeunes gĂ©nĂ©rations.
Pour d’autres, comme Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, cela pourrait ĂŞtre en partie dĂ» Ă  la crise sanitaire : les campagnes ne se sont pas dĂ©roulĂ©es comme d’habitude, les gens ont prĂ©fĂ©rĂ© profiter de ce premier dimanche sans couvre-feu ni masque, etc.
D’autres problĂ©matiques viennent se mĂŞler aux discussions, comme la date des Ă©lections reportĂ©es, les problèmes de distribution du matĂ©riel Ă©lectoral par l’entreprise Adrexo, le manque d’assesseurs dans certains endroits…

Ces diffĂ©rents arguments peuvent ĂŞtre des facteurs aggravants, surtout si l’on y rajoute le traitement des Ă©lections rĂ©gionales dans certains mĂ©dias : l’omniprĂ©sence de dĂ©bats sur la sĂ©curitĂ©, qui n’est pas une compĂ©tence des rĂ©gions, le manque d’informations justement sur le rĂ´le des rĂ©gions et des dĂ©partements, etc.
En attendant, quand on voit les chiffres de l’abstention qui augmentent ces dernières annĂ©es/dĂ©cennies, on ne peut que constater que le mal est profond et continue de creuser.

Ce qui nous interpelle donc aujourd’hui, c’est plutĂ´t la vision globale qui est proposĂ©e des abstentionnistes et la culpabilisation comme rĂ©ponse au phĂ©nomène.
Vis-Ă -vis des premières raisons Ă©voquĂ©es ci-dessus, voici ce que l’on pouvait entendre sur de nombreux plateaux tv, comme Ă  BMFTV, oĂą l’Ă©ditorialiste Christophe Barbier rĂ©pond Ă  la question « est-ce qu’il ne faudrait pas rendre le vote obligatoire ? » :
Mais bien sĂ»r ! […] On ne va pas mettre les gens en prison s’ils ne votent pas, mais on va leur dire une chose très simple, vous ne vous intĂ©ressez pas aux rĂ©gionales, vous vous abstenez pour les rĂ©gionales ? Et bien vous manquerez les deux scrutins suivants, la prĂ©sidentielle et les lĂ©gislatives. Je vous assure que si on avait fait ça, on aurait 80 % de participation ce soir. Mais Ă©videmment, comme les Français sont obnubilĂ©s par les prĂ©sidentielles, qui sont devenu l’enjeu majeur, voire le seul, ils ont tendance Ă  nĂ©gliger le reste, et ils ont tort ! […] C’est important, quand on pense Ă  tous les Français, les milliers de français qui ont sacrifiĂ© leurs vies pour qu’on ait le droit de vote. Il suffirait de rendre le vote obligatoire avec cette punition douce et dĂ©mocratique.

On ne rebondira pas sur l’expression « punition douce et dĂ©mocratique », qui prend la forme d’un oxymore bien sordide.
Mais au-delĂ  des propos de Christophe Barbier, cette proposition de rendre le vote obligatoire dĂ©coule d’une pensĂ©e plus gĂ©nĂ©rale : les abstentionnistes n’ont aucune bonne raison de s’abstenir, justifiant ainsi de les pointer du doigt, de les culpabiliser…
Nombreuses sont les fois oĂą l’on a pu entendre : « Si vous ne votez pas, vous ne viendrez pas vous plaindre ».

D’abord, traiter les « abstentionnistes » comme un groupe homogène est une erreur.
Toutes les enquĂŞtes et Ă©tudes sur le sujet montrent bien qu’il existe diffĂ©rents types d’abstentionnistes, qui ont diffĂ©rentes raisons de s’abstenir.

Anne MUXEL, Directrice de recherches au CEVIPOF, parle de deux grandes catégories : les abstentionnistes « dans le jeu politique » et les « abstentionnistes hors-du jeu politique ». 6
La première catĂ©gorie Ă©tant plutĂ´t des jeunes, des personnes diplĂ´mĂ©es, favorisĂ©es dans leur insertion sociale, et qui s’intĂ©ressent Ă  la politique, voire peuvent se dĂ©clarer proche d’un parti.
Ces derniers s’abstiennent le plus souvent de manière intermittente et votent lorsqu’ils se reconnaissent dans une offre politique.
La deuxième catĂ©gorie se distingue plutĂ´t par un retrait de la politique. On y retrouve le plus souvent les catĂ©gories dites «populaires », en difficultĂ© d’insertion sociale. On compte Ă©galement un plus grand nombre de femmes. Ces absents ne se reconnaissent pas dans l’Ă©chiquier politique et ont davantage de problèmes individuels Ă©tant des barrières Ă  s’investir dans la scène collective.
Ils sont Ă©galement davantage porteurs d’un refus et d’une contestation et sont davantage Ă  espĂ©rer un changement complet de la sociĂ©tĂ©.
Ces deux grandes catĂ©gories, dans lesquelles s’en rangent d’autres, montrent la complexitĂ© et l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des profils d’abstentionnistes. Il est donc problĂ©matique de penser qu’une solution simple pourrait venir rĂ©soudre un problème aussi large et en expansion.
Si les chiffres montrent une part plus importante d’abstention chez les plus jeunes et chez les populations les moins diplĂ´mĂ©es, les Ă©carts se rĂ©duisent au fur et Ă  mesure des annĂ©es. 
Selon Anne MUXEL :
Les femmes, les non-diplĂ´mĂ©s, les populations urbaines, les jeunes aussi, se comptent toujours en plus grand nombre dans les rangs des abstentionnistes. Mais l’abstention gagne l’ensemble du tissu social. Il faut chercher d’autres modèles explicatifs, qui figurent de plus en plus les pièces d’un puzzle, complexe et difficile Ă  construire, mais dont l’ensemble des Ă©lĂ©ments sont essentiels pour constituer le tout.

Le constat fait par Anne Muxel date de 2008. Depuis, la situation n’a fait qu’Ă©voluer dans ce sens.
Ce dimanche, 75 % des ouvriers et des employés ne sont pas allés voter. Mais 69 % des cadres et des professions intermédiaires ont fait de même.
Le problème de l’abstention se gĂ©nĂ©ralise donc.
Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas prendre en compte les donnĂ©es reprĂ©sentatives des abstentionnistes, loin de lĂ , mais qu’il faut Ă©viter de penser qu’il y a un profil d’abstentionniste simple et unique auquel on doit trouver une rĂ©ponse simple et unique.
Plus récemment, voici ce que disait Raphaël Challier, sociologue et chercheur spécialisé dans les questions de militantisme et de mobilisation, au micro de Mediapart après le premier tour :
Il y a une crise de la reprĂ©sentation, crise qui n’en finit pas de s’amplifier. Après les Gilets Jaunes, après l’Ă©mergence de mouvements, on a encore eu une solidification de l’abstention et des fractures entre les spĂ©cialistes de la reprĂ©sentation, de moins en moins nombreux, et des citoyens ordinaires, de plus en plus distant de ces enjeux »
Et quant Ă  la raison de ce problème : « Il y a une multitude de facteurs, il n’y a pas d’explications simples et encore moins de recettes magiques pour corriger ce processus.

En effet, lorsque l’on demande aux citoyen.nes pourquoi ils s’abstiennent, les rĂ©ponses divergent, comme le montre le dernier sondage Ipsos/Sopra-Steria ci-dessous 7

 

 

Revenons-en donc Ă  notre sujet initial : la culpabilisation.
Pointer du doigt les abstentionnistes de ces deux derniers dimanches, c’est donc pointer du doigt plus de deux tiers de la population française en capacitĂ© de voter, issue de milieux et de tranches d’âges diffĂ©rentes. Depuis 1958 et le dĂ©but de la Ve RĂ©publique, l’abstention n’a cessĂ© de s’accroĂ®tre, pour atteindre le record de ce week-end.
La fracture entre les citoyens français et le vote semble donc plus profonde qu’une indiffĂ©rence ou un problème de crise sanitaire. Il faudrait donc avant tout Ă©viter ce sentiment de supĂ©rioritĂ© et ces conclusions hâtives qui ne font pas avancer le dĂ©bat.
L’argument numĂ©ro un mis en avant sans cesse est le manque d’implication des gens. Mais ces dernières annĂ©es ont au contraire Ă©tĂ© le théâtre d’une implication citoyenne extrĂŞmement importante en dehors des urnes. Le mouvement des Gilets Jaunes, les manifestations contre la Loi SĂ©curitĂ© Globale, pour la Loi Climat… cela reprĂ©sente des implications politiques de la part des jeunes, des milieux populaires etc.
La Convention Citoyenne pour le Climat a montrĂ© que 150 citoyens tirĂ©s au sort, pouvaient venir s’impliquer durant des mois dans une dĂ©marche politique et citoyenne, alors mĂŞme que pour un certain nombre d’entre eux, ils n’Ă©taient pas familiers avec les enjeux avant de recevoir leur convocation.
Nous recevions il y a peu Mathieu et Matthias, deux membres de la CCC, le replay est disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=BN7PfBgXRho 
Nous vous encourageons vraiment à aller les écouter sur leur expérience.

VoilĂ  ici des exemples, parmi tant d’autres, qui prouvent qu’une envie de changement existe chez de nombreux.ses français.es. Mettre l’accent sur le manque prĂ©sumĂ© d’implication des citoyens, ce serait donc occulter une grande partie du problème qui relève davantage du personnel politique. 

Quand Gabriel Attal explique l’importance de la crise sanitaire dans l’abstention, fait-il allusion aux traces que la crise sanitaire a laissĂ© chez des millions de personnes, due aux difficultĂ©s Ă  vivre durant cette dernière annĂ©e, et la dĂ©viance qui en dĂ©coule envers la majoritĂ© qui a subi une dĂ©route lors des rĂ©gionales (trois candidat.es sont Ă©liminĂ©.es dès le premier tour, LREM obtient un score moyen de 11,4 % et n’obtient aucune rĂ©gion).
Quand Christophe Barbier explique que « les Français sont obnubilĂ©s par la prĂ©sidentielle Â», il ne critique Ă  aucun moment le fait que la vie politique de ces dernières annĂ©es est centrĂ©e quasi uniquement sur Emmanuel Macron, ses ministres et sa majoritĂ©.
Les médias ont également leur importance quant au traitement des régionales ces dernières semaines.
Voici ce que Laurent Delahousse, lors d’un dĂ©bat sur les rĂ©gionales, mettait en avant justement :
Cette sociĂ©tĂ© consumĂ©riste, est-ce qu’elle n’a pas atteint aussi notre système mĂ©diatique et finalement les journalistes, les rĂ©dactions et les directions de rĂ©dactions, on va dire qui ne sont plus dirigĂ©s parfois par des journalistes […] quand on voit parfois sur des chaĂ®nes d’informations effectivement un produit d’information considĂ©rĂ© comme un objet de consommation, c’est Ă  dire qu’il alimente l’audience donc je l’utilise ? On ne traite plus parfois les sujets qui sont essentiels pour les français.es mais ceux qui potentiellement font du public. 8

Quand on pointe donc du doigt le fait que les citoyen.nes n’ont pas connaissance des compĂ©tences des rĂ©gions ou des dĂ©partements, quelle place est faite Ă  la critique sur le fait que les dĂ©bats aient autant tournĂ©s sur les questions de sĂ©curitĂ©, que des chaĂ®nes d’infos continus manquent leur travail Ă  ce niveau, voire plus pour le cas de Cnews notamment, qui s’est fait mettre en demeure par le CSA pour non-respect du pluralisme politique ? 9

Alors oui chez POW, après deux mois de campagne oĂą l’on a essayĂ© de vous montrer l’importance des rĂ©gionales pour la mobilitĂ©, on regrette Ă©videmment cette abstention. Mais on la comprend. Et surtout, on considère que les abstentionnistes ne devraient pas ĂŞtre montrĂ©s du doigt.
Notre humble avis et notre conclusion sur le sujet, c’est que chacun.e y gagnerait, que ce soit les personnages politiques, les mĂ©dias ou chacun.e d’entre nous Ă  davantage essayer de comprendre pourquoi telle ou telle personne ou groupe de personne s’abstient, et ce en allant plus loin qu’en tirant des conclusions avec ce que l’on a devant notre nez ou en crĂ©ant les rĂ©ponses qui nous arrange.
Si deux tiers de personnes n’ont pas souhaitĂ© participer au jeu politique que reprĂ©sente les Ă©lections, peut ĂŞtre que le problème vient du fait que le but du jeu Ă©tait flou, que les choix proposĂ©s n’ont pas convaincu ou tout simplement que les règles fixĂ©es au dĂ©part sont Ă  revoir.
Différentes situations, notamment la crise sanitaire, ont impacté des millions de français.es à différents égards, notre situation actuelle impacte et impactera encore dans les mois/années à venir des millions de français.es.
C’est une rĂ©alitĂ© dont il faut avoir conscience au moment de jurer le saint devoir civique ou « l’exigence rĂ©publicaine Â», n’en dĂ©plaise Ă  Jean Castex 10 

Symptômes révélateurs, les jours suivants le second tour, les discussions des parlementaires ont davantage portées sur la tenue de citoyennes françaises, qui ont voué leur dimanche à la tenue des élections en étant assesseuses, plutôt que de se pencher sur des questions comme la considération du vote blanc.

Heureusement, si les urnes sont un moyen de mobilisation, c’est loin d’ĂŞtre le seul. Des moyens d’agir en dehors des urnes existent, Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles, et c’est bien ce que nous comptons mettre en avant chez POW, motivĂ©s encore et toujours par les enjeux climatiques auxquels nous faisons face.

Montagne et transports : nos attentes avant les urnes

Montagne et transports : nos attentes avant les urnes

Après plusieurs articles et en complément du lancement de notre lettre ouverte, le moment est venu de parler de nos attentes en vue des régionales.
Que peut-on espĂ©rer ? Qu’est-ce qui nous semble urgent ?  
Les rĂ©gions ayant chacune leurs spĂ©cificitĂ©s, leurs projets en cours, leurs contraintes … l’idĂ©e n’est pas de donner une liste de mesures prĂ©cises dans une rĂ©gion, mais de surligner certaines mesures globales et axes de rĂ©flexions Ă  prendre en compte dans les programmes des candidat.e.s. 
Zoom sur nos attentes à travers quatre thématiques : Trains, vélos, route et montagne.

NB : Plusieurs organismes sont citĂ©s dans cet article. Nous rejoignons leur travail et leurs propositions en vue des rĂ©gionales et mettons Ă  disposition sous chaque partie des liens pour aller plus loin.

Le train

Comment ne pas commencer par le train ?   On a parlĂ© dans notre dernier article (ici) du train de retard que la France avait sur la question du ferroviaire et de la nĂ©cessitĂ© de renverser la dynamique actuelle pour mener une transition sur la mobilitĂ©.  Moyen de transport incontournable de la transition et des politiques rĂ©gionales, le train sera au cĹ“ur de nos attentes.  Voici quelques axes sur lesquels nous serons vigilants au moment d’aborder les programmes des candidat.e.s. 

Augmenter le trafic des TER 

Le trafic actuel ne suffit pas, des lignes sont fermĂ©es, d’autres sont rĂ©duites … il est urgent de redonner une place centrale au TER et ne pas se contenter des lignes Ă  grande vitesse.  90 % des français rĂ©sident Ă  moins de 10km d’une gare, mais 30 % des gares ne desservent pas un service ferroviaire (source : Railcoop). Il faut inverser la tendance. 

Cela passe par exemple par :
– L’arrĂŞt des fermetures de “petites lignes”
– La mise en place des plans de rĂ©ouverture de lignes
– Relancer des projets rĂ©gionaux pour dynamiser le rĂ©seau TER et amĂ©liorer le report modal du TER aux lignes Ă  grande vitesse…
 

 

 

 

Shelter – CrĂ©dits: JĂ©rĂ´me Tanon

C’est une vision mĂ©prisante de dire les “petites lignes”. En rĂ©gion on ne peut pas les supprimer, sinon c’est la mort de la France. 1 

Bruno Gazeau

Président de la FNAUT

 AmĂ©liorer la fiabilitĂ© du rĂ©seau

En 2019, près d’un TER sur dix n’a pas pris le dĂ©part (9,7 %). Et pour ceux qui ont roulĂ©, le taux de retard atteint 10 % 2 
Notre volontĂ© n’est pas de dĂ©nigrer le rĂ©seau en mettant ces chiffres en avant, mais force est de constater que pour concurrence la voiture, le ferroviaire doit prĂ©senter une meilleure copie. Nous souhaitons donc que le TER devienne une solution plus crĂ©dible pour les utilisateurs quotidiens.
Cela passe par exemple par :
– Une augmentation de son taux de ponctualitĂ©
– Un renfort des bonus/malus liĂ©s Ă  la qualitĂ© du service dans les contrats de dĂ©lĂ©gation
– Instaurer un système de dĂ©dommagement des usagers plus juste

 

Une politique tarifaire plus incitative

Les tarifs pour prendre le train varient selon l’âge, les rĂ©gions, l’heure, les abonnements … il est parfois difficile de s’y retrouver et le train est parfois loin d’ĂŞtre Ă  la portĂ©e du plus grand nombre. 
Si certaines rĂ©gions ont davantage avancĂ© sur le sujet que d’autres, la politique tarifaire actuelle n’est pas assez incitative. Le train peut reprĂ©senter un manque de fiabilitĂ© comme expliquĂ© ci-dessus et peut ĂŞtre contraignant sur divers aspects par rapport Ă  la voiture. Il est donc urgent de mettre en place diffĂ©rents tarifs et abonnements plus incitatifs, ainsi qu’une meilleure politique d’indemnisation en cas de problèmes (retards, annulations…), une meilleure flexibilitĂ© sur la possibilitĂ© de suspendre les abonnements…

Liens pour aller plus loin : 
https://www.fnaut.fr/la-fnaut-la-fub-et-lufc-appellent-a-une-nouvelle-donne-du-ter/ 
https://www.banquedesterritoires.fr/mobilite-urbaine-la-fnaut-deploie-ses-propositions-pour-une-ville-sereine 

 

Le train est un moyen de transport du passé qui a un bel avenir devant lui !

Alexandre Debaisieux

Directrice générale de Railcoop

Le vélo

Chez POW on aime le vélo, que ce soit en montagne ou en ville ! On va donc scruter attentivement la place du vélo dans les programmes électorales des candidat.es.
Avec +28 % de frĂ©quentation enregistrĂ©e du 1er janvier au 2 mai 2021 par rapport Ă  2019, l’usage du vĂ©lo ne cesse de progresser, et ce quels que soient les milieux. Mais le chemin est encore long pour arriver Ă  l’objectif de 12 % de part modal vĂ©lo en 2030.  La FUB et VĂ©lo & Territoires ont lancĂ© fin avril la plateforme Parlons VĂ©lo 2021, que vous pouvez retrouver ici https://elections.parlons-velo.fr/  

20 propositions sont faites aux rĂ©gions Ă  travers 5 leviers d’action que vous pouvez retrouver ci-dessous. Parmi les propositions, nous pouvons retrouver :
– Confier la compĂ©tence vĂ©lo Ă  
un.e vice-prĂ©sident.e en charge des mobilitĂ©s actives
– Structurer une filière Ă©conomique autour de vĂ©los et de services Ă  forte valeur ajoutĂ©e
– IntĂ©grer les itinĂ©raires cyclables de tourisme et de loisir au SRDTL (schĂ©ma rĂ©gional de dĂ©veloppement du tourisme et des loisirs)
– Instaurer pour chaque lycĂ©e et universitĂ© un Plan de DĂ©placement d’Etablissement ambitieux

Tous les détails à retrouver ici (https://www.fub.fr/sites/fub/files/fub/livre_blanc_regions_avec_infographie.pdf) et sur leur site.

La prochaine mandature sera la dernière ligne droite pour tenir le cap de la France à vélo 2030.
Les collectivitĂ©s vont devoir se saisir des outils Ă  leur disposition pour aller plus loin dans le dĂ©veloppement des politiques cyclables. 

Chrystelle Beurier

Présidente de Vélo & Territoires , Vice-présidente du département de la Haute-Savoie

La route

Si l’on a pas mal parlĂ© de l’omniprĂ©sence de la route dans la part des Ă©missions de GES des rĂ©gions, notamment Ă  cause de la voiture individuelle, l’utilisation des bus ou le dĂ©veloppement du covoiturage reprĂ©sentent des outils essentiels pour la mobilitĂ©

Le bus
Que ce soit pour ĂŞtre une alternative Ă  la voiture dans les trajets du quotidien, pour ĂŞtre un chaĂ®non de l’intermodalitĂ© permettant de faire le fameux « dernier kilomètre » lorsque l’on prend le train ou en tant que transports scolaires, le bus reprĂ©sente un moyen de transport incontournable aujourd’hui, particulièrement en milieu rural et chez les personnes n’ayant pas de voitures. 
Nous rejoignons les recommandations de la FNAUT sur la nĂ©cessitĂ© d’amĂ©liorer l’articulation trains-bus, d’augmenter la frĂ©quence selon les territoires pour devenir une alternative crĂ©dible Ă  la voiture, et de mutualiser encore plus avec le transport scolaire. 
https://www.fnaut.fr/region/pays-de-la-loire/les-cars-un-outil-essentiel-pour-la-mobilite/

Le covoiturage
La voiture reste obligatoire pour un grand nombre de personnes, que ce soit dans les trajets du quotidien ou pour partir en vacances. Et ce n’est pas en quelques coups de baguettes magiques que la situation changera. 
Il est donc nĂ©cessaire d’augmenter la part de covoiturage en France, car mĂŞme si ce-dernier progresse ces dernière annĂ©es, le covoiturage reste une option marginale.
Des choses sont et vont ĂŞtre mises en places, comme très rĂ©cemment le Forfait MobilitĂ©s Durables 3 mais il reste un long chemin Ă  parcourir. Surtout après une crise sanitaire qui a laissĂ© des traces et qui n’Ă©tait pas vraiment propice au fait de covoiturer avec d’autres usagers.
C’est pourquoi nous souhaitons voir des mesures arriver dans ce sens, comme : – La mise en place de rĂ©seaux et de stations de covoiturages
– Des voies dĂ©diĂ©es au covoiturage
– Des incitations Ă©conomiques au covoiturage et Ă  l’autopartage
L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la MaĂ®trise de l’Energie) a listĂ© quatre grands leviers pour une politique de covoiturage : 

Et pour la montagne?

Au delĂ  des mesures souhaitables Ă  l’Ă©chelle du territoire national, c’est notre passion et l’impact du transport Ă  destination de nos espaces favoris qui nous motivent Ă  nous engager dans ces Ă©lections. On ne pouvait pas finir cet article sans tirer la couverture vers nous et sans faire part des attentes spĂ©cifiques Ă  nos territoires de prĂ©dilection. Il y a bien sĂ»r de nombreux axes sur lesquels agir pour la mobilitĂ© douce en montagne, on a choisit de vous prĂ©senter les quatre mesures suivantes car elles nous paraissent essentielles. 

Le covoiturage comme seconde nature
Comme mentionnĂ© dans le paragraphe prĂ©cĂ©dent, le covoiturage est une des solutions les plus adaptĂ©es aux territoires ruraux et Ă  faible densitĂ©. Pour la mobilitĂ© quotidienne des habitants de la montagne, cela nous apparait comme la solution la plus pertinente Ă  court et moyen terme et la moins restrictive. Les rĂ©gions pourraient en outre s’appuyer sur la solidaritĂ© des habitants de la montagne pour cadrer, organiser et encourager un tel service.

Des packs touristiques
On attend des rĂ©gions qu’elles puissent encourager, faciliter et soutenir les destinations qui souhaiteraient mettre en palce des systèmes de gratification Ă  destination des vacanciers qui viennent en transports bas carbone. Certaines destinations ont dĂ©jĂ  emboitĂ© le pas avec des partenaires comme TicTacTrip, les rĂ©gions doivent pouvoir participer aux dĂ©ploiements de telles offres Ă  une plus grande Ă©chelle. 

Horaires et fréquences adaptées aux pratiques
Nous sommes nombreu.se.s Ă  vouloir intĂ©grer les mobilitĂ©s douces dans nos aventures, mais nous heurtons souvent Ă  l’incompatibilitĂ© de nos pratiques et des horaires proposĂ©s. Ainsi il nous apparait important de voir les diffĂ©rents systèmes de transports proposer des amĂ©nagements horaires qui puissent nous permettre de partir en montagne Ă  des heures plus adaptĂ©es aux pratiques montagnardes.

AmĂ©nagements spĂ©cifiques Ă  l’Ă©quipement
Que ce soit pour des skis, un snowboard, un vĂ©lo ou la majeure partie des Ă©quipements de sport de plein air, les options limitĂ©es de stockage des bagages dans le train notamment restent un frein Ă  une utilisation massive par notre communautĂ©. Nous pensons qu’il serait opportun de rĂ©flĂ©chir Ă  des amĂ©nagements qui facilitent le transport de notre matĂ©riel chĂ©ri. On pense notamment aux casiers Ă  ski que l’on retrouve dans certains trains suisses, ou des rames permettant le transport des vĂ©los en plus grand nombre.

Berio Ski – CrĂ©dits: Alex Chambet
MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

Aujourd’hui nous vous prĂ©sentons LĂ©o TAILLEFER. Ambassadeur depuis 2 ans il est fier de nous parler des causes qu’il dĂ©fend Ă  travers le mouvement POW.

« Je m’appelle Leo TAILLEFER, j’ai 31 ans, je suis originaire de Val-d’Isère. Je suis ambassadeur de Protect Our Winters depuis 2 ans.

Je partage une sensation d’impuissance face aux changements climatiques. Alors, en se réunissant avec le mouvement cela me permet d’élever ma voix et de me sentir soutenu.

Je suis un grand passionné de ski et de nature. J’ai eu la chance de voyager et d’aller skier aux quatre coins du monde, au travers d’expédition lointaine. Je me suis aperçu que le dérèglement climatique était partout.

J’ai la chance de pouvoir l’observer et l’analyser. Cela me cause une tristesse indescriptible. C’est pourquoi, en rentrant de la montagne, j’ai envie de transmettre et de partager l’évolution de celle-ci. La montagne fait partie de ma vie. Je consacre ma vie Ă  ça ! C’est l’occasion de me retrouver avec moi-mĂŞme dans un Ă©lĂ©ment que j’apprĂ©cie plus que tout. Voyant ce paysage changĂ© et ces glaciers disparaĂ®tre Ă  une vitesse folle, j’ai envie de m’investir plus que tout pour tenter d’apporter un petit quelque chose Ă  ce changement.

Je pense qu’ensemble nous serons plus forts. Voilà mes raisons pour lesquelles je décide de m’investir pour le mouvement POW ! »