par LauraPOW | 14/Juin/2024 | Athlete
Le récit de Coline
Cela faisait quelques années que l’envie de ne plus prendre l’avion me trottait dans la tête, par conviction écologique . Et j’ai décidé au début de cette saison d’hiver 23/24 de mettre cette envie en pratique, pour voir par moi-même si tous les freins pré-supposés à cette démarche étaient fondés , ou pas : peur de mécontenter certains sponsors, de manquer certaines opportunités pour filmer ou de ne plus être invitée sur certains évènements importants… Grosso modo peur de ne plus pouvoir continuer ce métier en arrêtant de prendre l’avion .
Au final cette annonce a été très bien reçue par les marques et personnes avec lesquelles je travaille , la saison a été remplie de tournages pour divers projets dans nos merveilleuses Alpes (qui plus est bien enneigées cette saison !), le budget et la fatigue dus aux longs trajets en avion et décalages horaires qui s’en suivent ont été remplacés par plus de temps en montagne et sur les skis 🙂
Loin de moi l’envie de porter un jugement sur les personnes qui voyagent en avion avec ce texte , nous n’avons pas tous.tes les mĂŞmes rĂ©alitĂ©s, je l’ai moi-mĂŞme beaucoup pris Ă l’époque des compĂ©titions internationales, et surtout le système Ă©cocidaire qui ne prĂ©voit pas de taxe sur kĂ©rosène des avions, fait qu’il est malheureusement souvent beaucoup plus abordable de prendre l’avion plutĂ´t que le train. POW a fait un post sur le comparatif train/avion , Ă partir d’un rapport de Greenpeace.
Mais cette dĂ©marche fait sens pour moi Ă plusieurs niveaux : diminuer mon bilan carbone de femme française bien au-delĂ des limites qui pourraient ĂŞtre fixĂ©es pour rester dans les Accords de Paris 1 ; ralentir le rythme parfois trop effrĂ©nĂ© de nos vies occidentales ; apaiser un peu les contradictions environnementales liĂ©es Ă ma pratique professionnelle du ski (il en reste encore !) ; apprendre Ă plus connaĂ®tre les montagnes autour de chez nous , leur nivologie, leur Ă©volution au fil d’une saison d’hiver ; diminuer la logistique et les coĂ»ts Ă©normes liĂ©s aux dĂ©placements en avion ; rĂŞvasser en musique derrière la vitre d’un train plutĂ´t que d’attendre dans les files interminables des contrĂ´les de bagages…Â
Envisager les futures saisons de cette manière me rend très heureuse et apaisĂ©e , continuer Ă prĂ©voir des tournages pour le ski et des aventures en montagne dans un pĂ©rimètre accessible en train ou en voiture, en rĂ©duisant peut-ĂŞtre la frĂ©quence de ces voyages et en prenant plus de temps pour le local… ce qui ne rendra les pĂ©riples restants que plus savoureux ! “
Comparaison par POW du bilan carbone des trajets de Coline sur les deux dernières saisons :
Sur les 2 saisons, des trajets en voiture pour un total de 500km environ ont été effectués
Saison d’hiver 2022/2023
– Train : A/R de Grenoble Ă Innsbruck (798km) : 2,34kg CO2eq en TGV
– Train : A/R de Grenoble Ă Saint Anton Am Arlberg (767km) : 2,25 kg CO2eq en TGV
– Avion : A/R Ă Whistler (Canada) (8313km) : 1264 kg CO2eq
– Avion : A/R de Lyon Ă Tromso (Norvège) (2770km) : 520kg CO2eq
TOTAL : 1788,59 kg CO2eq
Saison d’hiver 2023/2024
 – Train : 3 A/R de Grenoble Ă Innsbruck : 3 x 2,34 kg CO2eq en TGV = 7,02 kg CO2eq
TOTAL : 7,02 kg CO2eq
Le Mot de POWÂ
Comment prendre la parole en tant qu’athlète sur des enjeux environnementaux, quand on n’est pas parfait ?
Une large question auxquelles une réponse simple convenant à tout le monde n’existe sans doute pas pour des personnes qui vivent des ces pratiques, face à une audience plurielle. Le problème, c’est qu’en l’absence de réponse unique, l’issue est souvent celle de ne pas le faire. Ne pas prendre la parole malgré une envie, malgré des convictions, malgré un oeil alerte sur les changements qui ont lieu. Alors comment on fait ? Chez POW, on pense que notre rôle, c’est à la fois d’être présent et alerte pour pointer du doigt les comportements et manquements vis-à -vis des enjeux climatiques des uns, tout se tenant disponible pour accompagner chaque volonté de prendre la parole et d’évoluer avec sincérité des autres. La clé pour débloquer un tel dilemme : la transparence.
Dans un monde oĂą les rĂ©seaux sociaux sont omniprĂ©sents – que cela nous plaise ou non – prendre la parole sur des pratiques et engagements Ă©cologiques est essentiel, pour contrebalancer l’influence nĂ©faste pour le climat de personnes sans connaissances ou sans scrupules. RĂ©cemment, nous Ă©tions avec la chercheuse Garance Bazin lors de la Convention POWpulaire du mois de mai, qui a publiĂ© une Ă©tude nommĂ©e : «EN MODE AVION» L’emprise de la publicitĂ© et des influenceurs . Elle dĂ©montre comment l’impact des rĂ©seaux sociaux font affluer les mauvaises pratiques, mĂŞme chez des publics plutĂ´t sensibilisĂ©s aux enjeux.L’idĂ©e dans tout ça, ce n’est pas que les athlètes remplacent les instagrameurs voyages, mais d’accepter collectivement que des personnes non parfaites prennent la parole malgrĂ© le fait que ces derniers prennent encore l’avion, que ce soit pour parler de leurs pratiques quand elles apparaissent plus vertueuses, ou quand il s’agit de porter une voix plus forte en faveur de mesures Ă©cologiques, comme la taxation du kĂ©rosène et le dĂ©veloppement du ferroviaire. Oui, quand on fait des efforts au quotidien, on ne veut pas qu’un ou une athlète viennent “donner des leçons”. Mais ce n’est pas l’intention de la plupart des personnes avec qui Ă©changent POW, bien au contraire. Cet aspect est si souvent une crainte, que c’est un frein Ă la moindre prise de parole.Aujourd’hui, il ne faut pas rĂ©clamer de la perfection dans les efforts, mais de la transparence et de la sincĂ©ritĂ©. Si ces critères sont rĂ©unis, il est parfaitement entendable qu’un individu dĂ©nonce l’impact de l’avion qui est impossible Ă remettre en cause (et chez POW le sujet de la mobilitĂ©, debout sur la table que sous le tapis) et des politiques publiques qui ne vont pas dans le bon sens. On peut parfaitement dĂ©noncer que le kĂ©rosène ne soit pas taxĂ©, tout en prenant l’avion car encore nĂ©cessaire ou compliquĂ© Ă Ă©viter pour des professionnels. POW s’engage Ă accompagner chaque athlète qui souhaiterait ĂŞtre accompagnĂ© dans une dĂ©marche de prise de parole. On a vraiment besoin que toutes les Ă©nergies sensibles Ă ces questions se battent dans le mĂŞme sens, que chacun accepte de jouer les cartes qu’il a en main.
par Antoine | 20/Déc/2019 | Actualités , Riders Alliance
Cet article a paru pour la première fois sur LinkedIn.
C’est le moment d’agir. Et aujourd’hui on ne peut plus agir uniquement individuellement face à la crise climatique. Il faut collaborer, coopérer, faire société. Tout en se faisant plaisir.
Au coeur de la station des Ménuires , les 7 et 8 décembre dernier, nous avons rassemblé les athlètes pro qui soutiennent Protect Our Winters en France, pour leur donner les clés de compréhension du réchauffement climatique, les former à prendre la parole sur leurs média sociaux et co-construire ensemble l’avenir de l’association. Nous avons fait société. Et on s’est bien marré !
Riders at work (photo: Thibault Liebenguth)
On ne change pas une bonne recette, notre POW Riders Meeting reste un subtil mélange de sessions de travail assez intenses, avec des sessions de ride tous ensemble (nous étions 27 et nous ne nous sommes jamais perdus !). Et quand Fabien Maierhofer , Victor Daviet , Liv Sansoz , Léo Taillefer , Thomas Delfino , Sébastien Montaz , Coline Ballet-Baz , Robin Janvier , Léonard Pierrel , Charly Bogey et Eleonora Ferrari partage la piste avec les bénévoles et le bureau, ça ne traine pas!
Léo Taillefer (photo: Thibault Liebenguth)
Il y a une règle qui nous dit que 10% d’une population peut influencer les 90% restant à changer de comportement . C’est ce que l’on appelle le point de bascule. Quand on sait qu’au sein de l’humanité on est en train d’atteindre ces 10% de la population qui changent leurs comportements pour réduire leur impact face à la crise climatique, alors le rôle des leaders d’opinion, des ambassadeurs et athlètes de haut niveau est crucial pour faire basculer cette lutte. C’est pour cela que nous étions là haut tous ensemble.
C’était aussi l’occasion pour moi de laisser ma place de président de POW France après plus de 2 ans aux commandes. Très fier d’avoir laissé ma trace au sein de cet écosystème grandissant et qui s’impose de plus en plus comme incontournable en France, en Europe et dans le monde. Je reste dans « le game » en prenant une petite place au sein du board de POW France et de POW Europe, avec l’objectif d’aider à coordonner les différentes antennes pour avoir plus de force et d’impact positif.
Aujourd’hui on a plus le temps d’attendre, il faut agir vite (la crise climatique va plus vite que les scientifiques le pensaiten ), il faut agir ensemble et il faut être ambitieux. Les entreprises, les territoires, les athlètes, les politiques et le grand public, tous doivent s’engager à réduire leur impact sur le climat. A minima pour éviter les catastrophes annoncées partout dans le monde mais aussi pour que nous puissions encore profiter de ces belles montagnes saupoudrées de neige!
#ActForClimate
par Marita van Oldenborgh | 20/Mai/2018 | Actualités
On prend un peu de recul avant de faire le bilan complet de cet hiver, mais voici dĂ©jĂ une sĂ©lection d’images des moments forts de la saison POW.
Un grand merci à vous tous : à la communauté POW, à nos partenaires et à tous ceux qui nous ont soutenu et nous soutiennent, à nos athlètes et à tous nos bénévoles!
La saison commence au Snow Garden Festival à Grenoble en octobre avec un stand tenu par notre équipe et les bénévoles grenoblois, hyper enthousiastes. On y a vu pas mal de monde, fait gagner quelques cadeaux, exposé les photos de notre projet «POWerful Places» et participé à la collecte de vêtements chaud organisée par notre athlète Riders Alliance Marion Haerty.
Public attentif au CNPC, l’Ă©cole supĂ©rieure de commerce du sport Ă Grenoble, pour notre intervention ensemble avec Coline Ballet-Baz de la POW Riders Alliance en novembre.
Le premier Ă©pisode de notre nouvelle web sĂ©rie CLIMATE LINES (ici en tournage au sommet du Pic de l’Etendard) a Ă©tĂ© presentĂ© aux Rencontres Montagnes et Sciences en novembre par Thibault Liebenguth, prĂ©sident de POW France, et Coline Ballet-Baz de la Riders Alliance.
La POW Corner au magasin Zero G Ă Chamonix a Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©cembre avec un beau prĂ©sentoir mis en place par nos copains de chez Wood Stock Creation : on peut dĂ©sormais acheter nos produits et ceux de nos partenaires directement Ă la boutique ou sur leur site web . Une partie des bĂ©nĂ©fices des ventes est reversĂ©e Ă l’association!
Hilaree O’Neill de la POW Riders Alliance Ă©tait aux cĂ´tĂ©s de Al Gore et Christiana Figueres au World Economic Forum Ă Davos en janvier, une grosse fiertĂ© pour l’Ă©quipe de POW France qui a organisĂ© sa venue et qui Ă©tait sur place avec notre envoyĂ© spĂ©cial Antoine Pin pour suivre les dĂ©bats (rĂ©cap complet sur notre blog ici ).
ISPOW ! Nous étions à ISPO, le grand salon international des sports de neige à Munich. Au programme : rencontre avec les autres antennes européennes, apéro avec le boss Jérémy Jones , et tour des partenaires pour avancer dans le bon sens.
Tout au long de la saison, notre campagne POWerful Places mettait en lumière les lieux choisis par les riders de la Riders Alliance qui leur font vibrer. Voici celui de Pica Herry: « Le bassin d’Argentière est un des plus beaux terrains de jeu des Alpes. Le glacier du mĂŞme nom est enclavĂ© entre un versant Nord raide, enneigĂ©, austère et un versant Sud ensoleillĂ©, granitique, colorĂ©. MalgrĂ© la proximitĂ© des remontĂ©es mĂ©caniques, ce paradis est restĂ© sauvage et toutes les formes d’alpinisme y sont pratiquĂ©es. Cet endroit est ma #POWerfulPlace et il reprĂ©sente beaucoup pour moi : j’y ai ouvert mes premières voies, grimpĂ© mes premières grandes faces Nord ainsi que mes premières fissures Ă verrous. Ces dernières annĂ©es je m’y exprime plus volontiers sur mon snowboard. Malheureusement au fil des annĂ©es, ces imposantes montagnes si solides au premier abord, rĂ©vèlent peu Ă peu leur fragilitĂ©. L’Ă©quilibre est dĂ©licat, fragile, Ă nous de prĂ©server notre terrain de jeu qui est aussi celui des gĂ©nĂ©rations Ă venir. » (crĂ©dit photo : Jeremy Bernard)
En bonne compagnie avec Simon Charrière de la POW Riders Alliance Suisse sur le Worn Wear Tour de Patagonia.
POW et la Summit Foundation Ă la finale du Freeride World Tour Ă l’Xtreme Verbier fin mars.
La 1ere édition du POW Banked Slalom organisé par les amis de POW à Tignes.
par Mathieu Ros | 21/Sep/2017 | Riders Alliance
photos ©: David Malacrida
Originaire de Vienne (Isère), Coline « Coco » Ballet-Baz a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Grenoble Ă 17 ans pour commencer ses Ă©tudes Ă Sciences-Po (et surtout skier!). C’est Ă ce moment qu’elle attaque vraiment le ski freestyle, avec des amis et des structures Ă©tudiantes comme l’EGUG. Ses Ă©tudes terminĂ©es depuis deux ans, elle est restĂ©e Ă Grenoble et skie Ă plein temps, une vraie pro qui finira peut ĂŞtre aux JO, et une recrue de choix de la POW Riders Alliance.
POW : Peux tu nous parler de ta « carrière » dans le ski?
Coline Ballet-Baz : Mes premières rĂ©alisations dans le ski se sont plutĂ´t situĂ©es du cĂ´tĂ© de la vidĂ©o, avec Mathieu Mazuel au filming / montage, puis j’ai eu la chance de participer au Nine Queens et d’intĂ©grer l’Ă©quipe de France de slopestyle en 2013, suite Ă quelques rĂ©sultats sur le SFR Freestyle Tour en France. Cette annĂ©e c’Ă©tait ma première saison complète de compĂ©titions internationales, et je finis 3ème du circuit 2017 de coupes du monde slopestyle. La saison s’est de plus finie en beautĂ© sur une victoire aux 9 Royals Ă Watles en Italie, mon Ă©vènement prĂ©fĂ©rĂ© !
Qu’est ce qui t’a poussĂ©e Ă rejoindre POW?
Pour moi l’un des plus grands combats Ă mener aujourd’hui concerne la prĂ©servation de la nature, car la planète est notre habitat, et de trop nombreux ĂŞtre vivants souffrent dĂ©jĂ de la pollution et du rĂ©chauffement climatique. POW est une association engagĂ©e dans la protection des milieux de montagne, qui sont un Ă©lĂ©ment clef de l’environnement, c’est pourquoi je suis heureuse de participer Ă leurs actions, et de pouvoir en apprendre plus sur les diffĂ©rentes actions possibles auprès d’eux.
Pour toi quel est le plus gros changement dĂ» Ă l’effet de l’homme sur le climat dont tu as Ă©tĂ© tĂ©moin ces dernières annĂ©es?
Pour nous qui sommes proches des montagnes, le changement le plus visible ces dernières annĂ©es fut le manque de chutes de neige, et des hivers de moins en moins froids. L’hiver dernier en a Ă©tĂ© l’un des exemples les plus flagrants, avec très peu de prĂ©cipitations, qui de plus Ă©taient souvent suivies d’un rĂ©chauffement des tempĂ©ratures, le pire scĂ©nario pour la qualitĂ© de la neige. En montagne, la fonte alarmante des glaciers est un des autres exemples flagrants du rĂ©chauffement climatique.
En tant qu’habitante Grenobloise, j’ai aussi Ă©tĂ© tĂ©moin des pics de pollution dans la ville, et de la prĂ©sence d’un nuage de particules quasi constamment au dessus de la mĂ©tropole, bien visible quand on monte en montagne.
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Quelle sont les initiatives les plus intĂ©ressantes que tu as pu voir en station ou en montagne pour rĂ©duire notre contribution au changement climatique?Â
Ce sont souvent les plus simples, qui vont de la distribution de cendriers de poche au ramassage des dĂ©chets, en passant par la mise en place d’un solide rĂ©seau de transports en commun. Pour moi l’aide Ă l’agriculture locale et respectueuse de l’environnement est Ă©galement l’une des clefs de la lutte contre le rĂ©chauffement climatique, car elle permet aux habitants de manger des produits sains, qui n’ont pas fait le tour de la planète pour arriver dans leurs assiettes.
Comment fais tu pour conjuguer une vie de skieurse professionnelle (voyages en avion etc.) avec un mode de vie durable?
En effet durant la saison on passe notre temps Ă voyager, ce qui n’est certainement pas la façon la plus Ă©cologique de passer son hiver ! Mais j’essaye de compenser au quotidien par de petites actions, comme faire un maximum de covoiturage, consommer local quand je rentre Ă Grenoble, ou Ă©viter d’acheter des produits de consommation inutiles, qui vont finir dans les placards. Je me dis que j’ai une dette Ă©cologique, qu’il faudra que je rembourse plus tard!
Que peuvent faire les athlètes pour encourager les gens Ă s’intĂ©resser et Ă s’engager en faveur de l’environnement?
Les athlètes ont une voix qui peut porter un peu plus loin que la normale, c’est pourquoi ils peuvent l’utiliser pour vĂ©hiculer un message Ă©cologique, et bien sĂ»r montrer l’exemple autant qu’ils le peuvent. La prĂ©servation de l’environnement n’est pas encore une prioritĂ© pour la majoritĂ© des personnes, et selon moi une prise de conscience gĂ©nĂ©rale sera dĂ©terminante dans la lutte contre le changement climatique, il faut qu’elle devienne une Ă©vidence pour la plupart des personnes. Si les athlètes peuvent aider Ă cette prise de conscience, c’est ça de gagnĂ© !
Tu fais quoi cette saison?
Je vais suivre le circuit coupe du monde slopestyle qui commence fin novembre avec une coupe du monde en Autriche, dans l’optique de me qualifier pour les JO qui auront lieu en fĂ©vrier 2018 !
Un dernier mot ?
Notre planète est un tout, et la protection de l’environnement est liĂ©e Ă plein d’Ă©lĂ©ments de notre quotidien: mutualiser les transports et les ressources, manger plus sain, retrouver un mode de vie plus naturel… Pour moi si les pouvoirs publics et les citoyens font de l’Ă©cologie une prioritĂ©, cela pourrait entraĂ®ner un cercle vertueux de mesures qui seraient bĂ©nĂ©fiques pour tout le monde, Ă la fois au niveau social, Ă©conomique et environnemental. C’est pourquoi la lutte contre le rĂ©chauffement doit devenir une prioritĂ©, et un grand merci Ă POW d’oeuvrer dans ce sens avec autant de motivation !
Save Save
Save Save [/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]
par Antoine | 14/Juin/2017 | Agir , Riders Alliance , Videos
Nous avons voulu faire se rencontrer des athlètes et des scientifiques, autour de leur engagement commun contre le changement climatique au sein de l’association Protect Our Winters. Cette rencontre a été l’opportunité de les sortir de leur pratique usuelle de la montagne pour leur faire re-découvrir leur terrain de jeu avec un point de vue scientifique et lié au climat.
Pour ce premier Ă©pisode nous sommes alors allĂ© Ă la rencontre de Delphine Six, Glaciologue au Laboratoire de Glaciologie et GĂ©ophysique de l’Environnement, pour dĂ©couvrir le glacier de St Sorlin dans le massif des Grandes Rousses, participer Ă son Ă©tude et gravir le Pic de l’Etendard (3464m). Le rĂ©sultat reprĂ©sente deux jours d’une aventure avant tout humaine, aux coeur de nos terrains de jeux que sont les Alpes et au plus proche de la problĂ©matique du rĂ©chauffement climatique.
Une première étape d’un long chemin à travers le climat et ses témoignages direct dans les Alpes. Mais surtout une belle aventure en montagne, comme on les aime !
CLIMATE LINES – Chap.1 from POW France on Vimeo .