Emissions de GES régionales : la voiture en pole position ?

Emissions de GES régionales : la voiture en pole position ?

Le transport est le premier responsable des émissions de GES (gaz à effet de serre) des stations de montagnes. 57 % des émissions de GES de ces stations sont dues au transport. Le nombre est impactant. Au point qu’on lui consacre le titre de notre campagne.
Objectif –57 : Le défi est lancé. Tant que ce nombre ne réduira pas drastiquement, des campagnes verront le jour pour informer, encourager, mobiliser dans cette direction.
Première étape pour Objectif-57 : les élections régionales. Et avant de parler d’actions ou de solutions, état des lieux des émissions de GES en France.

Dans son dernier rapport, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) nous montre que le transport représente 31 % des émissions de GES 1  en France en 2019, soit 136Mt eqCO2 (98 Mt eq CO2 pour les voyageurs et 38 Mt eq CO2 pour les marchandises). 2 Loin devant l’agriculture (19%), le bâtiment (18%) et l’industrie (18%). 
Premier constat pour rentrer dans le vif du sujet, le problème du transport dépasse le cadre des stations de montagnes. Il concerne chacun.e d’entre nous, quelle que soit la région où l’on habite et où l’on vote. Vous pourrez donc envoyer cet article à n’importe qui, même votre ami surfeur. 
Le HCC va plus loin en nous montrant des infographies avec le détail des secteurs et de leurs émissions de GES. On peut voir qu’il existe de grandes disparités entre les régions, avec chacune des enjeux différents selon leur secteur majeur. 

Par exemple, nos ami.e.s breton.ne.s sont principalement concerné.e.s par le secteur de l’agriculture (avec 12.9 Mt eq CO2).  

Nos ami.e.s des Hauts-de-France sont majoritairement concerné.e.s par le secteur de l’industrie (avec 22.7 Mt eq CO2).  

Tandis que nos ami.e.s d’Ile-de-France sont majoritairement concerné.e.s par le secteur du bâtiment (avec 19.2 Mt eq CO2). 

Pour chacune de ces régions, le secteur le plus émetteur est différent. 
Pourtant, nous l’avons vu ci-dessus, nationalement le premier secteur émetteur de GES est le transport, de très loin.
Comment expliquer cela ?

Il y a deux choses à souligner sur la mobilité en regardant le reste des infographies :

 
– D’abord, quand on regarde l’infographie générale du HCC, on peut voir qu’il y a plusieurs régions où le secteur du transport reste la locomotive en terme d’émissions. Sont nommées : Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val de Loire. Mention spéciale pour la Guadeloupe, pour qui le secteur du transport représente 3.1Mt eq CO2 sur un total de … 4.1 Mt eq CO2. 

– Ensuite, l’information majeure se trouve derrière la 1ère place du classement.  
Le transport, lorsqu’il n’est pas premier responsable des émissions de GES, est deuxième dans toutes les autres régions, excepté en Normandie où il occupe la 3ème place. 3 

Donc oui, la Bretagne et l’Ile de France ont deux champions qui ne boxent pas dans la même catégorie, c’est normal. Il est plus facile d’élever des vaches ou de construire des abattoirs dans le Finistère qu’en plein Paris.  Mais le transport, c’est tout le monde, tout le temps, partout. 
 
C’est le cœur du problème annoncé en début d’article : peu importe où vous voterez, la mobilité peut doit vous intéresser. 
C’est un enjeu majeur pour toutes les régions françaises.

Le transport est le seul secteur dont les émissions ont augmenté depuis trente ans

Corinne Le Queré

Présidente, Haut Conseil pour le Climat

Plus que les chiffres en eux-mêmes, ce qui est important c’est la tendance. Soyons honnêtes, cela ne parle pas forcément à une grande partie d’entre nous le fait que telle région émette tant de méga tonnes d’équivalent CO2, et c’est normal. Ce qui doit nous alerter, c’est non seulement le fait que la question de la mobilité concerne tout le monde, mais qu’elle ne fait que s’accroître. 
Comme le rappelle Corinne Le Queré, la présidente du HCC, dans sa présentation du rapport annuel 2020 du HCC : le transport est le seul secteur dont les émissions ont augmenté depuis trente ans. 

En ligne de mire ? La voiture4
Les plans de relance ces dernières années se sont focalisés sur le secteur automobile souligne cette dernière. 
Prenons l’exemple des montagnes, notre espace favori !

Ce graphique de G2A (analyste du secteur de la montagne) nous montre la surreprésentation de la voiture comme moyen de passer un séjour en station. Les 85 % de trajets de voiture en moyenne, constant ces dernières années, écrase de loin le train (10 %) ou l’autocar (3 %).
Et c’est logique, la route est plébiscitée depuis des années, au détriment du reste.
 
La voiture, c’est le symbole de la liberté. La possibilité de partir à tout moment dans la direction que l’on souhaite pour une durée inconnue (si si, souvenez-vous de l’avant covid !). 
Pour beaucoup, les différents risques, qu’ils soient routiers ou environnementaux, ne font pas le poids contre cette liberté. Et cela se comprend. Surtout quand les alternatives ne font pencher que très peu la balance. 
Les différentes politiques de ces dernières années vont dans ce sens. Les plans de relance économique envers le secteur automobile (+ de 8 milliards d’euros pour le plan de relance acté après le premier confinement), les différents bonus ou autres primes à la conversion en témoignent. 
Toutes les mesures vont dans une seule direction : rendre les voitures plus propres.  
Et ce malgré les différents coûts que cela entraîne, qu’ils soient économiques, écologiques, sociales ou encore éthiques.  Les débats houleux sur les publicités pour les SUV lors de la Loi Climat témoignent des difficultés à toucher au mythe de la voiture. 5 
Comme si aucune autre alternative ne pouvait avoir autant d’importance dans une transition vers une mobilité bas carbone ; et ce malgré nos propres objectifs. 

Chaque année, des objectifs sont fixés par la France. Ces objectifs sont définis dans la Loi de transition énergétique pour la croissance verte et déclinés dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). L’observatoire Climat-Energie est là pour faire un état des lieux et évaluer le niveau d’atteintes des objectifs fixés. En regardant leurs résultats, on y apprend notamment que la mobilité des voyageurs a augmenté de 3 % (par rapport aux objectifs de 2019), le fret routier de 4 % et les émissions des véhicules particuliers neufs de 28 %. Pendant ce temps, le fret ferroviaire et fluvial est 23.9 % en dessous des objectifs fixés, principalement dû à la baisse du fret ferroviaire (nous reviendrons sur l’état du ferroviaire plus en détails dans un prochain article).

Ce qu’il y a à retenir ici, c’est que la stratégie entière doit être revue, de manière à investir dans les transports publics et les infrastructures à mobilité douce, afin d’accompagner les usagers dans une mobilité bas carbone. S’il est actuellement très difficile de penser une société dans laquelle on se passerait de voiture, si tant est que ce soit possible, il est difficilement imaginable de dessiner une société bas carbone en maintenant la voiture au stade d’intouchable. Surtout quand des investissements/aides de masse s’envolent également vers l’aéronautique (7 milliards d’euros d’aides pour Air France en 2020 de la part de l’Etat français, qui rallonge cette aide de 4 milliards d’euros en 2021). 
 
L’enquête “Mobilité des personnes 2018-2019″, enquête nationale sur les déplacements des personnes réalisée environ tous les dix ans, nous dit que : 
-La voiture est le premier mode de transport, avec 114 millions de trajets, soit 63 % des trajets 
-Les transports en communs sont empruntés pour 9.1 % des trajets 
 
La différence est colossale et montre l’ampleur du défi pour réduire cet écart. 
Heureusement, des efforts allant dans ce sens sont faits par de plus en plus de personnes : 
-La part des déplacements en transports en communs progresse de manière significative chez les 19-24 ans (20 % des déplacements) avec une augmentation de 6 points par rapport à 2008. 
-La baisse de l’utilisation de la voiture est la plus marquée chez les 25-34 ans (65 %) avec une baisse de 5 points par rapport à 2008 et une augmentation de 1.6 points en ce qui concerne les transports en communs (9 %).

Les efforts de chacun.e – qu’ils soient de prendre plus souvent le train pour éviter la voiture, de faire davantage de covoiturage, ou tout simplement de se tenir informé.e.s – sont essentiels pour une transition vers une société plus respectueuse du climat et de la montagne. Et ils sont de plus en plus nombreux. Cependant, ces efforts ne sont pas là pour pallier le manque de considération envers le climat de différents élu.e.s. Ils doivent servir à pousser ces-derniers à aider davantage les citoyens et permettre une vraie transition vers une mobilité plus respectueuse du climat. Peu importe s’il vous arrive de prendre la voiture pour aller rider ou pas.  

Evidemment, les plans de relance pour la voiture ou encore les aides données à Air France ne sont pas du ressort des élu.e.s régionaux.  Les régions n’ont pas la main mise sur la majorité des émissions attribuées aux différents territoires, c’est un fait. Toutefois, elles ont des compétences pour être des alliées de taille dans les combats à mener, tout particulièrement sur le sujet de la mobilité. Et chaque région, territoire de montagne ou non, doit agir dans ce sens. 


La mobilité est un sujet large, complexe et sensible. Mais les solutions futures ne passeront que par une mobilisation collective et une entraide interrégionale. 

 
Quelles compétences ont-elles pour agir ? Ce sera le sujet de notre prochain article !



  1. Uniquement les émissions directes intérieures, c'est à dire les émissions liées à la combustion des carburants. Ne sont pas pris en compte les émissions liées à la construction des véhicules, des infrastructures ou encore du raffinage de carburants ... Ne sont également pas pris en compte les émissions liées aux transports internationaux partant ou arrivant de France

  2. Unité de mesure créée par le CIEC pour comparer les impacts des différents gaz à effet de serre (GES) en matière de réchauffement climatique et pouvoir cumuler leurs émissions.

  3. Liens vers toutes les infographies en bas de l'article.

  4.  94 % des 31 % d'émissions dues au transport cités au début de l'article sont pour le transport routier, dont plus de la moitié pour les véhicules particuliers

  5. Les propositions pour réguler la publicité pour les SUV, émises par la Convention Citoyenne pour le Climat, ont été refusées.

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

Aujourd’hui nous vous présentons Léo TAILLEFER. Ambassadeur depuis 2 ans il est fier de nous parler des causes qu’il défend à travers le mouvement POW.

« Je m’appelle Leo TAILLEFER, j’ai 31 ans, je suis originaire de Val-d’Isère. Je suis ambassadeur de Protect Our Winters depuis 2 ans.

Je partage une sensation d’impuissance face aux changements climatiques. Alors, en se réunissant avec le mouvement cela me permet d’élever ma voix et de me sentir soutenu.

Je suis un grand passionné de ski et de nature. J’ai eu la chance de voyager et d’aller skier aux quatre coins du monde, au travers d’expédition lointaine. Je me suis aperçu que le dérèglement climatique était partout.

J’ai la chance de pouvoir l’observer et l’analyser. Cela me cause une tristesse indescriptible. C’est pourquoi, en rentrant de la montagne, j’ai envie de transmettre et de partager l’évolution de celle-ci. La montagne fait partie de ma vie. Je consacre ma vie à ça ! C’est l’occasion de me retrouver avec moi-même dans un élément que j’apprécie plus que tout. Voyant ce paysage changé et ces glaciers disparaître à une vitesse folle, j’ai envie de m’investir plus que tout pour tenter d’apporter un petit quelque chose à ce changement.

Je pense qu’ensemble nous serons plus forts. Voilà mes raisons pour lesquelles je décide de m’investir pour le mouvement POW ! »

MEET OUR RIDERS : Liv SANSOZ

MEET OUR RIDERS : Liv Sansoz

Je m’appelle Liv Sansoz, je suis née à Bourg St Maurice en Haute Tarentaise où j’ai grandi entourée de Montagnes. J’ai commencé à skier vers 2 ans, mes parents m’ont toujours emmenée faire de longues marches en montagne et j’ai commencé à faire de l’escalade à 14 ans. Petite j’étais très attirée par la montagne et je faisais des sommets peu techniques avec mon papa. Nous sommes allés ensemble au Mont Blanc quand j’avais 14 ans et depuis je n’ai jamais arrêté de rêver de Montagnes. Aujourd’hui je vis à Chamonix où je continue de grimper, skier et voler avec toujours la même passion.
Ce sont eux qui m’ont transmis le respect de la nature et des autres, la solidarité et de faire les choses en conscience et y mettant du sens.

Dans la vie je suis une athlète. J’ai eu une très belle carrière en escalade en compétition avec plusieurs titres de championne du monde et j’ai été plusieurs fois vainqueur de circuits de coupe du Monde. Mes partenaires m’ont suivie dans mes projets d’après carrière. Ils me font confiance sur mes projets et mes choix. C’est une grande chance de pouvoir vivre de sa passion et d’être bien accompagnée par les marques et je me le répète souvent.

J’ai rejoint POW France car, l’association colle parfaitement avec mes valeurs et mes passions qui sont ; l’environnement, la montagne et toutes les activités que l’on peut y pratiquer : Escalade, Alpinisme, ski, parapente, VTT. Je connaissais l’association aux USA et je partageais ses valeurs. Quand j’ai appris la création de POW en France j’ai rejoint l’équipe à ses débuts et cela s’est fait assez naturellement. J’étais motivée pour faire bouger les choses dans notre milieu, pour favoriser les prises de conscience et trouver un discours positif à transmettre aux jeunes comme aux moins jeunes.

Mon objectif est d’inciter les autres à s’informer et à agir également.

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

MEET OUR RIDERS : Chloë Roux-Mollard

Nous vous présentons enfin notre Ambassadrice, Chloë Roux-Mollard. Après quelque temps passé à nous représenter et à nous soutenir, elle nous raconte sa passion pour la montagne et comment elle œuvre pour la préserver.

” Je m’appelle Chloë, j’ai 32 ans et je suis ambassadrice de Protect Our Winters depuis sa création en France. Je souhaite faire entendre ma voix pour qu’elle soit utile à défendre mes valeurs en lien avec l’environnement, et sensibilise ou inspire aux changements, même les plus petits.

Je suis passionnée de montagne, d’aventures et d’explorations. Je suis native des Arcs, une station de ski que j’ai vu évoluer depuis 30 ans. Entre développement des infrastructures et technologies, aménagement du territoire et augmentation de la densité de skieurs. En d’autre terme j’ai assisté aux conséquences directes du réchauffement climatique, avec un enneigement qui s’appauvrit, et le domaine qui voit fleurir des canons à neige bientôt jusqu’au point culminant à 3226 mètres d’altitude. J’ai grandi sur les skis et pratiqué les glaciers voisins pour l’entraînement l’été qui sont, malheureusement, aujourd’hui, impraticables. C’est pourquoi je me suis ensuite tournée vers des activités telles la highline, l’escalade, l’alpinisme. En me passionnant à mixer ces activités en haute montagne, je fais partie des témoins directs, des conséquences du réchauffement climatique dans mon quotidien. 

Baignée dans une éducation basée sur le respect de la nature depuis mon plus jeune âge, de la santé à l’alimentation, mêlée au temps passé en montagne, j’ai développé une sensibilité au lien qui nous unit à la Terre, à la nature et au vivant en général, avec la conviction profonde qu’il faut nous battre pour la protéger. 

Après quelques années à voyager pour les compétitions de freeride où je ne me sentais pas en accord avec mes convictions, j’ai recentré mon énergie sur ce qui m’anime le plus, tout en essayant d’être la plus cohérente possible avec mes valeurs. Je vis les 3/4 de l’année en van depuis 10 ans, avec une consommation la plus raisonnée possible (alimentation biologique et végétarienne depuis très longtemps, un mode de vie simple, consommation d’eau limitée aux besoins minimums, rythmé par la météo et les activités qui s’y prêtent).

Je suis loin d’être parfaite ou irréprochable en matière d’éco responsabilité, mais j’essaie de faire mon maximum pour m’ouvrir à des réflexions, me remettre en question et m’inspirer d’autres démarches ou approches. J’essaie de réduire en conscience, les emballages et produits venant de l’autre bout du monde, mes déplacements, tout en essayant de ne pas me culpabiliser de vivre non plus : la réflexion sur notre impact dans tous les faits et gestes peut aussi devenir envahissante, et il faut trouver un juste équilibre pour faire de notre mieux, en acceptant nos contradictions et imperfections.

Il existe une multitude d’actions simples du quotidien, pour ” incarner le changement que nous voulons voir dans le monde “, et donner du sens aux projets de voyages et projets sportifs, pour étendre l’intérêt personnel à l’intérêt humain, social et environnemental, dans le partage, la transmission et la sensibilisation.

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

MEET OUR RIDERS : Robin JANVIER

Nous vous présentons enfin Robin JANVIER ! Après quelques années passée à nos côtés il nous raconte sa passion pour le ski et comment il œuvre pour une mobilité plus douce.

« Moi c’est Rob ! Habitant à Annecy je skie depuis que j’ai 2 ans. Je suis totalement imprégné par la montagne, le froid, la neige… c’est plus qu’une passion c’est ma vie. 

Ma pratique du ski est très tournée vers la montagne, je suis un grand fan des départs aux premières lueurs. Être seul en montagne c’est vraiment ressourçant ! J’évolue beaucoup dans les Aravis car j’adore la conception de la chaîne de la montagne qui offre une multitude de terrains de jeux.

Il y a quelque année, je me souviens de grosses chutes de neige dans mon village, des transports scolaires suspendus (et ça c’était cool) et depuis quelques temps j’ai l’impression que ça n’existe plus en dessous de 1000 mètres. C’est ce qui m’a poussé aussi d’une certaine façon à vouloir faire quelque chose, à chercher de l’aide, un support, je me suis dit : mais est-ce que je suis le seul à vouloir changer les choses ?

C’est pourquoi je me suis engagé auprès de POW. La mission et les valeurs de l’association correspondent tout à fait aux miennes. La mobilité douce, la sensibilisation, la protection de l’environnement dans les stations de ski… sont au premier plan de leur stratégie et ayant peur de voir disparaitre mon terrain d’expression et de jeux, j’ai voulu m’impliquer. J’aime aussi le fait de pouvoir intervenir en direct avec des jeunes pour partager autour des sujets liés à l’environnement, mais de façon locale.

Étant très mauvais sur les transports et la mobilité de façon générale j’ai voulu mettre en avant différents axes à améliorer et activer. J’ai trouvé des partenaires avec une certaine étique / conscience environnementale et avec une envie de changer les choses. J’essaye de faire les bons choix pour pouvoir petit à petit créer des automatismes dans ma réflexion et limiter mon impactEn parallèle de ça, j’essaye d’amener cette dimension environnementale à travers mon boulot (directeur artistique et designer dans le sport outdoor). Je cherche à créer des liens entre le design et l’environnement, à travers la sollicitation de solutions cognitive.

Je pense que ça peut créer des changements concrets et palpables dans nos habitudes et comportements, c’est de l’exploration qui mènera sûrement quelque part un jour… »

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

MEET OUR RIDERS : Pica HERRY

Crédits photo: Arthur Ghilini

« Bonjour je m’appelle Julien Herry, mais on me surnomme “Pica”.
J’ai grandi à Chamonix en pratiquant beaucoup d’activités dans la nature, j’ai vite été pris par le virus de la montagne ! Escalade, alpinisme et expéditions ont rythmé ma jeunesse et c’est naturellement que je suis devenu guide de haute montagne. Il y a 10 ans le snowboard est devenu ma passion principale, m’offrant de nouvelles perspectives pour parcourir notre beau terrain de jeu !

Crédits photo: Arthur Ghilini

Père de 2 enfants, la famille occupe une place importante dans ma vie et m’a fait comprendre l’importance de préserver notre planète pour que les générations futures puissent en profiter aussi ! La montagne et la nature en général ont un réel impact sur mon bien être, elles m’ont donné une passion et un métier ! Je me sens maintenant redevable et cherche à m’investir plus dans la protection de l’environnement, Protect Our Winters me semblait être l’association adéquate pour m’engager dans cette démarche.

Crédits photo: Arthur Ghilini

Ayant pas mal vadrouillé dans ma jeunesse, j’essaie maintenant de me contenter de plus en plus de notre “backyard” où les possibilités sont infinies avec un peu d’imagination ! J’ai tout de même eu un réel coup de cœur pour le Pakistan, ses habitants et ses montagnes, qui m’a poussé à créer l’association Zom Connection destinée à aider et participer au développement des activités de montagne dans le Nord du Pakistan en adéquation avec les problématiques environnementales actuelles. Une collecte de matériel d’occasion a été effectuée afin de le recycler en lui donnant une deuxième vie dans les communautés locales des montagnes pakistanaises. L’envoi est en cours et nous espérons pouvoir nous rendre sur place cet hiver pour former les skieurs et snowboardeurs locaux, ainsi que pour comprendre comment nous pourrions aider ces communautés en termes de développement durable dans un futur proche.

Crédits photos: Arthur Ghilini

Les montagnes souffrent partout autour de la planète à cause du réchauffement climatique et nos pratiques, passions, métiers, sont fortement impactés. La pollution et la déforestation ne cessent de gagner du terrain elles aussi. 

Quelle planète voulons nous laisser à nos enfants et aux générations futures ? J’espère que l’on arrivera à tous s’unir dans cette démarche de préserver notre environnement ! »

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

Espace Montagne Lyon s’engage avec POW France

Il y a quelques semaines, Tom Delouis, directeur du magasin Espace Montagne à Lyon nous a contacté pour savoir comment il pouvait, à travers son entreprise notamment, s’engager à nos côtés et nous soutenir dans nos actions. On s’est dit que vous voudriez en savoir plus, et on a donc laissé le soin à Tom de se présenter, ainsi que la première action mise en place, dans l’entretien qui suit:

Passionné d’alpinisme, de ski et plus largement de montagne depuis son enfance, mon père a fondé Altitude sports (Espace montagne Lyon) en 1982 avec une volonté de démocratiser la pratique des sports de montagne. Depuis ce jour, nous nous sommes développés pour devenir un magasin spécialisé dans la vente de produits dédiés à la pratique des sports de montagne ( ski, snowboard, alpinisme, escalade, trail-running, randonnée, bivouac…).

Soucieux de l’avenir de la montagne, nous œuvrons, à notre échelle, pour réduire notre impact sur l’environnement afin de pouvoir partager notre amour de la nature à nos cadets. Notre engagement dans la protection de l’environnement se traduit par des actions concrètes :

  • Construction de partenariats solides avec des marques responsables (Schöffel, Picture, Patagonia, Millet …)
  • Organisation d’une journée de ramassage des déchets dans les forêts de l’ouest lyonnais pour préserver les espaces verts en juin 2020
  • Opérations «vieilles chaussures » (en partenariat avec Sport 2000) proposant aux clients de ramener leurs chaussures en fin de vie afin les réparer pour chausser les plus démunis

Aujourd’hui, Espace montagne Lyon souhaite en faire plus. Pour cette raison, nous avons contacté POW France afin de tisser un partenariat durable visant à joindre nos forces pour préserver nos montagnes.

Ce partenariat se caractérisera par une première action concrète :
La GREEN WEEK! Durant cette GREEN WEEK, nous utiliserons la puissance du Black Friday pour générer des dons pour POW France afin de les aider dans leur quête d’un accès plus durable à la montagne pour les passionné.es et la prise en compte des impératifs climatiques dans les politiques françaises, locales ou nationales. Nous, nous engageons à leur reverser 1% de notre chiffre d’affaires de la semaine du 23 au 29 novembre. Ce soutien financier est pour nous un premier levier d’action pour soutenir une association dynamique et porteuse de valeur qui mène des actions concrètes pour préserver l’environnement.

MEET OUR RIDERS : Fernanda MACIEL

MEET OUR RIDERS : Fernanda MACIEL

Aujourd’hui nous sommes fier.es de vous annoncer que nous comptons une nouvelle ambassadrice au sein de notre communauté. Fernanda Maciel vient de rejoindre la Riders Alliance. Elle nous explique comment elle arrive à concilier trail et protection de la montagne.

Je suis née à Belo Horizonte / Brésil, une grande ville de plus de 5 millions d’habitants, mais elle a été construite sur une grande chaîne de montagnes. Depuis toute petite, je n’aimais pas prendre le bus pour aller à l’école parce que je calculais le temps, et courir était plus rapide et moins cher pour aller de chez moi à l’école et revenir à la maison. La course RUNNING était mon moyen de transport dans ma ville. 

Ma passion pour la nature est apparue lorsque mes parents m’ont emmenée camper à travers les forêts à côté de grandes cascades de Serra do Cipó. Donc à 17 ans j’ai commencé à courir de chez moi à une cascade pour me baigner puis rentrer à la maison, c’était ce que j’aimais le plus faire pendant mes week-ends.

À 18 ans, j’ai commencé des études de Droit et après 5 ans d’université, je suis devenue avocate. J’ai toujours eu à l’esprit de travailler en tant qu’avocate en environnement. À 21 ans, toujours étudiante à l’Université, j’ai déjà eu l’opportunité de commencer à travailler en tant qu’avocate stagiaire pour mon Etat, le Minas Gerais. J’ai travaillé pour la Fondation Environnementale de l’Etat (Fundação Estadual do Meio Ambiente). Lorsque j’ai terminé mes études à l’Université, j’y ai suivi ma carrière d’avocat en environnement. C’était incroyable, j’étais le chef de la Section des Avis d’Infraction. Mon travail consistait à déposer des Avis d’Infraction et à faire un suivi pour évaluer ou punir ou donner la licence environnementale aux Industries, aux Aciéries ou aux Mines.

Aujourd’hui je ne travaille plus en tant qu’avocate environnementale, je suis devenue athlète professionnel en Ultra Trail et c’est pourquoi je vis à Chamonix.

Aujourd’hui, mon rêve et mon objectif sont de mener à bien des projets environnementaux liés à mon sport et d’aider des associations ou fondations sérieuses telles que POW. Je crois que nous pouvons sensibiliser encore plus de gens à cette lutte pour le bien de notre environnement.

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

Le chantier archéologique de Jean-Baptiste Ortlieb

Pour sa thèse en histoire environnementale, JB Ortlieb étudie une ancienne « marcairie » (ferme d’estive) située à 1100 m d’altitude dans les Vosges, pour voir comment les modes de valorisation des montagnes ont changé au cours du temps – ou comment les humains se sont adaptés à leur environnement.

J’ai effectué une fouille archéologique en montagne pour l’intégrer à mes recherches pour ma thèse en histoire environnementale. On étudie comment les hommes se sont adaptés à leur environnement pour monter les troupeaux. C’est une des thématiques qui permet de mettre en perspective notre propre adaptation aux changements climatiques, puisqu’à l’époque du site de fouille on est dans une période de refroidissement du climat (appelé Petit Âge glaciaire).

La fouille est la première réalisée sur une “marcairie”, qui est une ferme d’estive ancienne, exploitée entre la fin du Moyen Âge et le début du XVIIIe siècle pour garder les troupeaux et produire du fromage l’été. Rien d’extraordinaire a priori, mais dans les Vosges comme dans les autres massifs français, ces pratiques sont celles qui perdurent depuis des siècles / millénaires, dans les zones qui, aujourd’hui accueillent le plus souvent les stations. Comme la pratique récréative des montagnes (ski, randonnée…) est récente, la question est de voir sur quel héritage on se trouve, notamment du point de vue de l’environnement.


Un point intéressant pour les Vosges (qui ne sont pas bien hautes forcément), c’est que tous les pâturages d’altitude, qui ont permis un développement très précoce du ski, ne sont en fait pas naturelles, mais anthropiques – d’origine humaine -.

Les études paléoenvironnementales des géomorphologues avec qui je travaille on montré que ces défrichements des sommets datent, pour les premiers attestés, de l’Âge du Bronze (autrement dit les Celtes, vers 2000 av. J.-C., à peine plus récent que les pyramides de Gizeh).


Forcément, le paysage a évolué entretemps, mais aujourd’hui ces milieux sont très protégés (Natura 2000, PNR des Ballons des Vosges) pour la faune et la flore particulière qu’ils accueillent. De plus c’est parmi les meilleurs spots pour rider dans les Vosges, puisqu’on est suffisamment haut pour la bonne neige et qu’on évite les arbres. C’est pourquoi sans ces défrichements très anciens et récurrents et ces milieux protégés, pas de ski – en tout cas comme on le connaît – dans les Vosges. Mais la forêt regagne du terrain, avec la déprise agricole. Du coup, l’enjeu c’est de connaître l’évolution et le rapport ancien à l’environnement, en regardant comment les populations locales antérieures au XVIIIe siècle entretenaient et valorisaient ces paysages et ces milieux naturels, dont on hérite aujourd’hui pour de nouvelles pratiques.

Alors chez POW on se questionne, quelles seront les trace que nous aurons laissées pour les archéologues du futur ? …