par TrevisPOW | 30/Sep/2020 | Riders Alliance , témoignage
Dans le cadre de notre nouveau programme Aventures sans Voiture (AsV pour les intimes), nos athlètes testent des itinĂ©raires montagne au dĂ©part de stations et accessibles en transports en commun. Pour vous donner envie d’en savoir plus, on vous partage les coulisses d’une de ces sorties, rĂ©alisĂ©e par Robin Janvier, Rider POW France et Simon Charrière, Rider POW Suisse.
Bien dĂ©cidĂ© Ă rejoindre Simon Ă Chamonix pour une sortie d’alpinisme sur la CrĂŞte des Cosmiques, Robin avait prĂ©vu de prendre le train depuis Annecy pour ensuite se rendre Ă l’Aiguille du Midi, sans avoir besoin d’une voiture. Les alĂ©as des chemins de fers Ă©tant ce qu’ils sont, notre rider moustachu a du faire preuve de patience et s’adapter aux travaux et Ă la ligne coupĂ©e. Changement de plan donc, et c’est en covoiturage que Robin arrive Ă Chamonix, pas dĂ©montĂ© par les quelques galères qui se sont mises sur son chemin.
@Simon Charrière
ArrivĂ© au centre ville, il retrouve enfin son pote Simon et les deux compères, presque prĂŞts, doivent d’abord aller louer le matĂ©riel qui leur manque pour une sortie d’alpinisme en toute sĂ©curitĂ©. L’arrĂŞte des Cosmiques est une super sortie d’alpi, frĂ©quentĂ©e mais qui vaut le coup, et pour en profiter pleinement, ils ont fait appel Ă la guide Lise Billon (@lise_billon). C’est Ă elle que revient la mission de transformer ces deux skieurs invĂ©tĂ©rĂ©s en alpinistes avertis. Ă€ leur cĂ´tĂ©, on trouve Ă©galement Soren Rickards (@soren_rickards), qui aura la charge d’immortaliser en image les aventures de cette fine Ă©quipe.
@Simon Charrière
“Dans un premier temps l’accès Ă l’arrĂŞte dans le plat du midi permet de contempler les rĂ©cents Ă©boulements. Pour l’anecdote Lise Ă©tait sur l’arrĂŞte le jour oĂą elle s’est effondrĂ©e. Après un check matos au pied de la voie nous avons conclu que d’emporter quelques carottes bio en guise de coinceurs de secours ne serait pas de trop !”
“Le dĂ©but est très agrĂ©able et on cruise en grimpe facile entre les blocs de granite. Ă€ noter Ă©galement la chaleur en ce 9 septembre 2020, nous avons dĂ» poser des couches pour grimper lĂ©ger !”
” Après environ 45 min, nous voilĂ dans le fameux passage de l’éboulement qui nous force Ă passer cĂ´tĂ© face nord, changement d’ambiance ! Après quelques rappels nous revoilĂ au soleil, avec Simon, nous repĂ©rons une petite aiguille en cailloux plutĂ´t photogĂ©nique, sur laquelle nous grimpons, en arrivant vers Lise elle nous explique que toutes ces aiguillettes dressĂ©es sur l’arrĂŞte, que l’on pensait « bĂ©ton », sont vouĂ©es Ă disparaitre et tomber Ă cause du permafrost qui fond. Ce qui ne nous Ă©tonne guère au vu des 18 degrĂ©s dans l’air Ă ce moment.”
Mais la vue est incroyable avec le Mont-Blanc en toile de fond et toutes la chaines couvertes de blanc, le retour Ă l’Aiguille se fait masquĂ© dans une ambiance Covid certes, mais qui n’entachera pas la folle aventure vĂ©cue aujourd’hui, avec de belles personnes et sans voiture!
par Lou Claret | 29/Juin/2020 | Riders Alliance
Cette semaine on vous prĂ©sente Nathan PAULIN , il vient de rejoindre la Riders Alliance . C’est un passionnĂ© de la highline et un des plus grands experts de la discipline. Il l’a maĂ®trise n’importe oĂą et Ă n’importe quel hauteur. Il nous raconte son parcours et pourquoi il a rejoint POW France .
@Jeremy Bernard @Anya Sandler
« Je suis nĂ© en 1994 dans un petit village de montagne en Haute-Savoie, le Reposoir. Mes parents m’ont emmenĂ© en montagne dès que j’avais l’âge de tenir debout. J’ai dĂ©couvert la slackline Ă 17 ans. Je me suis passionnĂ© très rapidement pour cette pratique calme qui permet une connexion avec son environnement. Ce sont les longues traversĂ©es qui me captivent, elles me font accĂ©der Ă un Ă©tat mĂ©ditatif profond. Ce bien ĂŞtre lors de la pratique me rend très vite addict, ma progression est rapide.C’est dans cette dĂ©marche que j’ai rĂ©alisĂ©e plusieurs records mondiaux en highline et compte parmi les meilleurs mondiaux de la discipline dès 2013.
Je dĂ©tiens une dizaine de records. Repousser les limites est l’une des raisons qui m’incite Ă entreprendre des traversĂ©es de plus en plus longues. La recherche d’endroits nouveaux et l’esthĂ©tique de ces sites est ma principale source de motivation. C’est pourquoi en 2015 je dĂ©cide de me consacrer pleinement Ă ma passion en la transformant en mĂ©tier. Je vis aujourd’hui de la highline en faisant des dĂ©monstrations, spectacles et en donnant des confĂ©rences. Je me dirige vers des projets emblĂ©matiques en montagne ou en ville. Comme sur le Glacier d’Argentière ou la Tour Eiffel par exemple.
La highline souvent vue comme “extrĂŞme” attire l’attention et permet de mettre un coup de projecteur sur un lieu spĂ©cifique. Ma dernière traversĂ©e sur le Glacier d’Argentière Ă©tait un moyen d’alerter sur les effets du rĂ©chauffement climatique. LĂ oĂą il y a du vide aujourd’hui, la glace occupait l’espace il y a seulement 50 ans, dans 20 ans cette majestueuse chute de sĂ©racs n’existera plus.
@Thomas Savarin
Je passe la majeure partie de mon temps libre en montagne, sur les skis, les baskets aux pieds ou sous un parapente. Je suis de plus en plus persuadĂ© que nous devons agir pour protĂ©ger ces espaces, ce terrain de jeu. C’est pourquoi je suis heureux d’intĂ©grer la Riders Alliance chez POW .
Je ne pratique pas uniquement la highline mais Ă©galement d’autres sports montagnards comme le parapente, le ski alpinisme ou l’escalade. Je m’intĂ©resse depuis quelque temps au yoga et Ă la mĂ©ditation qui me permettent de retrouver les sensations d’ancrage dans l’instant prĂ©sent, sans pour autant avoir besoin d’ĂŞtre dans le vide.
@Jeremy Bernard
Je vis aujourd’hui de ma passion, grâce aux sponsors, aux spectacles ainsi qu’en intervenant dans diffĂ©rentes manifestations pour des dĂ©monstrations, sĂ©minaires d’entreprise, confĂ©rences… En faveur du TĂ©lĂ©thon, le 9 dĂ©cembre 2017, j’ai parcourus les 670m qui sĂ©parent la Tour Eiffel du TrocadĂ©ro. Établissant ainsi le record de la plus longue traversĂ©e en milieu urbain.
@Aidan Williams @Cedric Ferraty
Dans mes prochains projets, il y a un film sur une aventure au long cours 100% Ă la maison. Avec mon frère Clovis , guide de haute-montagne, nous voulons montrer qu’il est possible de rĂ©aliser de belles choses en montagne en partant de chez soi. Nous utiliserons uniquement nos jambes, skis, highlines et parapentes comme moyens de transport pour explorer les quatre coins des massifs environnants. »
@Antoine Mesnage @Anya Sandler
par Lou Claret | 17/Juin/2020 | Riders Alliance
On prĂ©sente rĂ©gulièrement des athlètes de la Riders Alliance . Ce mois-ci c’est au tour de Martin KERN , un ultra trailer amoureux de la montagne. Il nous raconte son parcours et pourquoi il a rejoint POW France .
@Simon Pouyet
« C’est principalement en me baladant que je prends conscience du rĂ©chauffement climatique et de la pollution sur les chemins. Je suis plutĂ´t concernĂ© de pouvoir en profiter le plus longtemps possible, mais aussi de le conserver pour les gĂ©nĂ©rations futures, c’est pour ça que j’ai dĂ©cidé de changer mon mode de vie.Â
@Simon Pouyet
Aujourd’hui je fais de la compétition en ultra trail et cela m’amène à voyager partout dans le monde. Malgré cela je pense qu’il ne faut pas culpabiliser sur le fait que nos pratiques peuvent parfois être contradictoires. On peut compenser avec l’envie d’agir favorablement pour le climat en gardant en tête que chaque petite action est utile. C’est important pour moi de faire partie de la Riders Alliance pour affirmer mes convictions et élever ma voix pour éveiller les consciences.
@Simon pouyet @Laure Desmurs
J’ai grandi à Marseille et été élevé par 2 férus de sports outdoor qui m’ont emmené à droite à gauche, de massifs en massifs, dès mon plus jeune âge. J’ai pratiqué beaucoup de sports en compétition jusqu’à trouver ma passion dans la course à pied.
Par la suite j’ai poursuivi mes Ă©tudes dans l’ingĂ©nierie en passant par les classes prĂ©paratoires, puis une Ă©cole d’ingĂ©nieur dans le Nord de la France. Après un dĂ©but de carrière en Chine puis en Angleterre, c’est finalement Ă Toulouse que j’ai posĂ© mes valises. J’y dĂ©couvre le trail, plus particulièrement en Ariège oĂą mon dĂ©sir de m’évader en montagne s’accentue. FatiguĂ© par les heures passĂ©es derrière un bureau, je dĂ©cide en 2016 de dĂ©mĂ©nager en Nouvelle-ZĂ©lande, pour me rapprocher de la nature.
Mais encore une fois, après le travail, je devais rouler des bornes tous les weekends pour m’évader et continuer Ă rĂŞver ! C’est Ă ce moment que je contracte le virus du trail running, prenant part Ă un maximum de courses locales. DĂ©sormais passionnĂ©s par les efforts d’endurance, je rentre en France en 2019 pour Ă©tablir mon camp de base Ă Vallouise et dĂ©cide de profiter d’une annĂ©e sabbatique pour me ressourcer et pratiquer la montagne un maximum. Je remporte en 2019 le Swiss Canyon Trail, la 6000D puis me classe 12 ème de l’UTMB et 5 ème de la diagonale des fous Ă la RĂ©union.
@David Gonthier
En m’engagent sur des projets dans l’industrie de l’Ă©nergie sur le bassin Grenoblois, j’ai repris mon activitĂ© professionnelle mais cette fois plus besoin de parcourir beaucoup de kilomètres en voiture, tout se fait en vĂ©lo. Je n’ai qu’à ouvrir ma porte pour m’évader, en quelque sorte.
@Laure Desmurs
J’ai quelques projets majeurs pour les prochaines années :
Continuer à performer sur les trails tout en considérant mon impact écologique, de ce fait réduire un maximum mon empreinte carbone dans mon activité. Un court métrage sur le trail : Rallier à pied la Mecque du trail mondial, Chamonix à la maison, Briançon, par le GR5. La thématique est de couvrir les 202km, 13000m+ en semi-autonomie à 3 (avec Baptiste Robin et Grégoire Curmer ). Ainsi, on se rapprochera des valeurs originales du trail en limitant les points d’assistances puis en effectuant cette traversée avec l’esprit de cordée que l’on retrouve en montagne. Un long métrage sur le trail alliant les différents trailers du team Arc’teryx avec comme but de faire découvrir aux autres notre terrain de jeu en gardant à l’esprit de rester local.  »
par Marita van Oldenborgh | 20/Avr/2020 | Agir , Riders Alliance
(Forging a new path )
Qu’est ce qui nous manque le plus durant cette période de confinement? Parmi les activités qui ont été suspendues à cause du confinement, quelles sont celles que nous ne voudrions pas voir redémarrer à la sortie de la crise sanitaire? Et pourquoi?
Rejoignez-nous et toute la communautĂ© POW en Europe ce mercredi, 22 avril – le Jour de la Terre – Ă 19h pour discuter de ces questions et bien d’autres, en live avec Liv Sansoz et Nikolai Schirmer de la POW Alliance, et membre du board POW Europe Rick Wheatley .
Rejoignez-nous et participez à la discussion! On espère pouvoir poser les questions que vous aurez partagées en commentaires directement aux participants.
Et si vous ne pouvez pas être présent.es, nous invitons également toute notre communauté, les athlètes qui nous suivent, les partenaires et bénévoles POW à y réfléchir, discuter et répondre de leur côté et nous faire parvenir le tout.
CĂ´tĂ© format, on vous laisse choisir: email , commentaire facebook , instagram, tiktok, message vidĂ©o … votre choix sera le nĂ´tre! N’oubliez pas de taguer @protectourwintersfrance et #newpath pour que nous puissions voir toutes vos idĂ©es!
Voici les 5 questions:
Qu’est ce qui vous manque le plus dans cette pĂ©riode de confinement? Parmi les activitĂ©s qui ont Ă©tĂ© suspendues Ă cause du confinement, quelle sont celles que nous ne voudriez pas voir redĂ©marrer Ă la sortie du confinement ? Pourquoi? A l’inverse, quelles activitĂ©s qui ont vu le jour pendant le confinement souhaiteriez vous voir se prolonger? Avez-vous des idĂ©es de nouvelles initiatives Ă lancer? Qu’est ce que vous avez appris pendant ces semaines de confinement? Avez-vous des idĂ©es d’initiatives qui pourraient aider les travailleurs, les entreprises et les communautĂ©s Ă crĂ©er une sociĂ©tĂ© plus durable post COVID-19?
©@mnachtschatt
photo: danmilner.com
Le duo BERIO Ski au sommet de Val Thorens, à regarder des lignes © Kevin Berthon
par Suzie Mandier | 19/Avr/2020 | Riders Alliance
« Je suis un rêveur, j’aime rêver la vie et vivre les rêves. Mais pour passer de l’un à l’autre cela nécessite beaucoup de temps et de travail. C’est donc l’envie de rêver qui me pousse à aller en montagne et à rejoindre, aujourd’hui, POW France. »
GaĂ«tan skie 8 mois de l’annĂ©e sans jamais partir des Alpes et surtout sans jamais s’en lasser. Que ça soit en collant pipette ou en ayant sa plus belle tenue de freeride, pour lui, le plus important c’est d’ĂŞtre lĂ haut, et que ça glisse… VITE ! D’après lui, en restant chez soi, on dĂ©veloppe beaucoup plus l’imagination sur la manière de skier et de regarder les montagnes. C’est ce qu’il adore. Il recherche sans cesse de nouvelles lignes ou skie les anciennes de plus en plus vite. Le plus magique c’est que parfois, juste en observant les cartes on peut se retrouver en expĂ©dition, quelques vallĂ©es Ă cĂ´tĂ©, sans mĂŞme avoir pris sa voiture. C’est ce qu’il essaie de montrer dans sa webserie, BĂ©rio , fraĂ®chement lancĂ©e avec son acolyte Bastien Vidonne.
Sommet du run pour Gaëtan et Bastien, visible dans l’épisode 2.1 © BERIO Ski Pause casse croûte avec vue sur la Grande Casse lors de l’épisode 1 © BERIO Ski Gaetan et Bastien, concentrés pour le tournage du teaser. © BERIO Ski
Avant tout amoureux de la montagne, c’est avec elle qu’il prend conscience du rĂ©chauffement climatique. Soucieux de pouvoir skier le restant de ses jours, il a dĂ©cidĂ© de changer son mode de vie. Ancien ingĂ©nieur dans l’automobile, il vivait le greenwashing autour des SUV (Sport Utility Vehicles) et autres vĂ©hicules Ă©lectriques. Et pour s’échapper de tout ça, il roulait des centaines de kilomètres tous les week-ends pour s’évader, vivre et rĂŞver.
Aujourd’hui, il travaille en tant que charpentier dans une petite PME atypique du pays savoyard. Tout le bois utilisĂ© pour les toits provient de la vallĂ©e. Les troncs sont sciĂ©s au cĹ“ur de l’entreprise, et c’est dans le bâtiment voisin qu’il taille Ă la main les poutres de la future charpente. Ce mĂ©tier correspond bien plus Ă ses valeurs. Loin de la ville, il utilise dĂ©sormais très peu sa voiture car il n’a plus besoin d’aller loin pour vivre sa passion pour la montagne. Il nous confie qu’il a maintenant seulement besoin d’ouvrir sa porte pour s’Ă©vader.
Une ligne par ci © BERIO Ski Une ligne par là © BERIO Ski Une ligne par là bas © BERIO Ski Gaetan dans le couloir de la Grande Balme, épisode 1 © BERIO Ski Extrait du film “Opportunité” de Gaëtan Gaudissard, visible sur Youtube © Aurélien Routens
En parallèle de tout ça, il construit ses ruches, son potager et son verger Ă la recherche d’autonomie. Et pourquoi pas mĂŞme jusqu’Ă crĂ©er une ferme partagĂ©e. Seul l’avenir le dira. En tout cas c’est ce dont il rĂŞve.
Moment de réflexion après une dure journée au travail © Kevin Berthon Gaëtan sait aussi envoyer des gros 360 © BERIO Ski Une bonne CHAMOISERIE retournée ! © Kevin Berthon Gaëtan après avoir embrassé un sapin, épisode 3.1 © Kevin Berthon
Et côté idées, il en a plein d’autres !
En ce moment, il travaille sur deux projets majeurs :
Le premier : Continuer la saison 2 de « Bério ski » . La thématique de la saison prochaine est de partir sur plusieurs jours en autonomie dans la montagne et de profiter des conditions du moment pour faire soit du freeride, de la pente raide ou bien du backcountry.
Le deuxième : Un long-mĂ©trage alliant engagement sur les skis et l’environnement. Du beau ski et des belles montagnes pour nous questionner sur la situation climatique. Mais aussi en diffusant des idĂ©es pour Ă©voluer Ă travers cet enjeu majeur.
Et pour finir, il nous cite Gandhi : “Le secret du bonheur, c’est l’alignement entre ce que vous pensez, ce que vous dites et ce que vous faites.”
Marche d’approche vers l’Archeboc et petit merci aux soutiens Salomon, Vaude, Protect Our Winters. © BERIO Ski
par Suzie Mandier | 11/Fév/2020 | Actualités , Riders Alliance
La Riders Alliance de POW France est heureuse d’accueillir la « slacklineuse » GaĂ«lle Joubert. Son arrivĂ©e marque une ouverture vers les sports d’Ă©tĂ© en montagne. Car oui, la prĂ©servation de nos hivers se fait toute l’annĂ©e !
Je m’appelle GaĂ«lle, j’ai grandi dans la campagne pas très loin de Lyon. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’amenaient souvent en vacances Ă la montagne, Ă©tĂ© comme hiver.
Très vite, la Montagne m’a fait rĂŞver, et depuis mes 10 ans je savais que « un jour, j’y habiterai »! Un vĹ“u qui s’est rĂ©alisĂ©, car je vis maintenant Ă St-Hilaire-du-Touvet, près de Grenoble.
Depuis très jeune, j’ai toujours eu une pratique de la montagne « sportive » : de la randonnĂ©e, du ski puis du snowboard l’hiver, de l’escalade l’Ă©tĂ© puis toute l’annĂ©e. En 2011, je me mets Ă la slackline : j’adore cette discipline qui allie outdoor, challenge, Ă©quilibre, et communautĂ© bienveillante. Trois ans plus tard, la highline (slackline accrochĂ©e entre deux falaises) vient bousculer ma vie.
Pendant plusieurs annĂ©es je parle highline, je mange highline, je dors highline, … bref je vis highline ! Ce sport change ma vie: il me fait vivre des expĂ©riences incroyables, me fait rencontrer une communautĂ© ouverte et solidaire, me fait me dĂ©passer, et remettre en question ma vie et mes principes !
Vivre highline, c’est aussi ĂŞtre dehors, tout le temps, dans cette nature magnifique et accueillante. C’est passer la soirĂ©e, la semaine, voire plusieurs mois avec le minimum : une tente et un sac Ă dos, un van pour les plus luxueux.
Cela m’a permis de me rendre compte du peu de choses dont on a besoin pour ĂŞtre heureux : juste un bel endroit, des amis, une sangle et le minimum vital.
Quand on vit cela, on ne peut qu’avoir envie de protĂ©ger notre beau terrain de jeu, et de sensibiliser ceux qui en profitent.
J’ai eu la chance de partir au Groenland. C’Ă©tait une expĂ©dition scientifique, pour Ă©tudier l’impact du rĂ©chauffement climatique sur les glaciers, les icebergs, la faune et flore. L’expĂ©dition se voulait le plus Ă©thique possible : pas de moteurs, juste nos dos pour tout porter ! Deux mois au milieu des Fjords et des glaciers, Ă 10 avec 25kg sur le dos, ça ouvre les yeux.
J’ai quittĂ© mon travail d’ingĂ©nieur au retour, haha !
Cette expĂ©dition m’a tellement marquĂ©, que j’ai continuĂ© Ă faire du bĂ©nĂ©volat pour Naturevolution, l’association qui l’organisait. Je suis retournĂ©e avec eux Ă Madagascar, pour protĂ©ger un autre paradis perdu : le massif du Makay. Je travaille maintenant pour l’association, pour les aider Ă protĂ©ger les milieux Ă forte biodiversitĂ© !
La highline m’a fait pas mal voyager Ă travers l’Europe et plus loin, et l’exploration m’a toujours attirĂ©e. Mais nous avons la chance en France d’avoir l’un des plus beaux terrains de jeux pour ce sport. J’essaye donc de limiter un peu les voyages et de me concentrer sur ce qui est Ă portĂ©e de main: ce n’est pas les falaises qui manquent chez nous !
Ces derniers temps les projets “pluridisciplinaires” m’attirent beaucoup : mixer l’escalade et la highline, faire une approche en ski de rando pour installer une belle ligne hivernale… on peut tout imaginer !
Quelques unes de mes dernières aventures en vrac : Monter une batterie sur le plateau d’Emparis en mode Ski-pulka (c’est lourd!), aller ouvrir le premier spot de highline en Tunisie avec les locaux, et donner les premiers stages de Highline en France (avec ChloĂ« Roux-Mollard, membre de la POW Riders Alliance).
Mon dernier joujou est un beau splitboard, qui me permet d’aller explorer la montagne en rando, tout en profitant au max du plaisir de la glisse Ă la descente. Si vous hĂ©sitiez … n’hĂ©sitez plus ! La technique a beaucoup progressĂ© ces derniers temps, c’est un plaisir Ă la descente, et mĂŞme pas tant galère Ă la montĂ©e ! 🙂
ForcĂ©ment, nos passions ont un impact sur la montagne, et si on voulait rĂ©ellement la protĂ©ger complètement, il faudrait y bannir l’homme. Mais je crois sincèrement que la meilleure façon de protĂ©ger quelque chose, c’est d’en tomber amoureux.
Alors allons en montagne, apprenons Ă l’aimer, Ă ne pas la consommer, mais Ă tout simplement la respecter.
Pour suivre les aventures de Gaëlle, voici son Instagram , son Facebook et ses dessins !