Glaciers pyrénéens : Tant pis pour le Sud ?

Glaciers pyrénéens : Tant pis pour le Sud ?

Glaciers Pyrénéens : Tant pis pour le Sud ?

Les glaciers pyrĂ©nĂ©ens sont les plus touchĂ©s par le rĂ©chauffement climatique en France. Ils prĂ©sentent une rĂ©gression de superficie de 90% depuis 1850 contre 50% pour les Alpes. Le climat rĂ©gional, son emplacement ainsi que son altitude (Le massif de Maladeta, le plus haut, culmine Ă  3400m) expliquent la fragilitĂ© de ces glaciers, souvent mis de cĂ´tĂ© par rapport Ă  ceux des Alpes. S’il faut Ă©videmment continuer de mettre en avant la situation des glaciers de l’Est de la France, on voulait mettre un peu de lumière sur ces glaciers trop souvent oubliĂ©s, et qui ne mĂ©ritent pas moins d’attention.

Cet article synthĂ©tise le rapport de l’association Moraine, couvrant la pĂ©riode 2020-2021. Créée en 2001, L’association Moraine est l’Observatoire des Glaciers des PyrĂ©nĂ©es françaises. Elle a donc pour objectif de suivre annuellement leur Ă©volution (longueur, surface, volume).

L’association Moraine est l’unique entitĂ© effectuant des suivis rĂ©guliers des glaciers pyrĂ©nĂ©ens français. De plus elle travaille Ă©troitement avec les glaciologues espagnols afin de partager des informations sur l’ensemble du massif.

L’association Moraine se base sur trois indicateurs pour étudier l’évolution des glaciers :
– Les variations de longueur des glaciers
– Les variations de surface des glaciers
– Les variations d’épaisseur des glaciers

Signification des indicateurs

Variations de longueur des glaciers
La variation de longueur est mesurée au niveau du front glaciaire, c’est-à-dire la partie inférieure du glacier, entre un été et le précédent. En effet, chaque été, le front présente une régression due aux hausses des températures saisonnières.

Variations de surface des glaciers
Il s’agit d’étudier l’évolution de la superficie des glaciers sur une large période.

Variations d’Ă©paisseur des glaciers (ou bilan de masse)
C’est le paramètre le plus représentatif. Pour mesurer cette variation, des sondes sont placées afin de mesurer la quantité de neige se formant dans la zone d’accumulation et la quantité de neige qui disparaît dans la zone d’ablation. La différence entre ces données permet d’obtenir l’évolution de l’épaisseur du glacier.
Pour se faire une rapide idée du bilan de masse, on peut regarder la proportion de la zone d’accumulation du glacier par rapport à sa surface totale. Si elle dépasse 60%, le glacier gagne de la masse (bilan excédentaire), sinon il en perd (bilan déficitaire).

Résultats

Sur les 5 des 9 glaciers étudiés, une régression moyenne de 10,7m a été mesurée pour les fronts glaciaires. C’est plus que la moyenne sur ces 19 dernières années qui s’élève à 8m/an. La régression la plus importante a été observée en 2012 avec une moyenne de 37m.

La surface totale des glaciers pyrénéens, quant à elle, est en constante régression. Alors qu’elle plafonnait à 450 hectares en 1850, elle a chuté pour atteindre 140 hectares en 2002 et 79 hectares en 2019.
Le glacier d’Ossoue, le plus imposant, présente la plus grande régression : il est passé de près de 60 hectares en 2002 à environ 32 hectares en 2019.

Enfin, le bilan de masse est lui aussi inquiétant. Sur la période 2002-2021, le ratio d’accumulation moyen est d’environ 28% ce qui implique un bilan de masse très déficitaire. Pour rappel, le bilan de masse est équilibré pour un ratio d’accumulation de 60%. Sur l’année 2021, le ratio d’accumulation est de 12%.
Dans son rapport, l’association Moraine s’est intéressée plus en détail au glacier d’Ossoue. Depuis 2002, le glacier a vu son épaisseur diminuer en moyenne de 31,13m d’eau sur l’ensemble de sa superficie. En 2021, son épaisseur a diminué de 2,22m d’eau soit 2,47m de glace.

Conclusion

Un glacier, par sa fragilité, est un bon indicateur de l’évolution du climat. Ce rapport annuel confirme bien le réchauffement climatique en cours puisque l’évolution depuis 2002 des trois indicateurs est alarmante. A ce rythme, les glaciers des Pyrénées français auront pratiquement disparu d’ici le milieu du XXIème siècle. Et on pense que ça mérite toute notre attention.

Vous pourrez accĂ©der au rapport et Ă  d’autres photos sur le site de l’association Moraine, et vous avez la possibilitĂ© d’adhĂ©rer Ă  l’association pour les soutenir : http://asso.moraine.free.fr

Climat et médias Tour d horizon des mobilisations

Climat et médias Tour d horizon des mobilisations

Climat et MĂ©dias : Tour d’horizon des mobilisations

Depuis plusieurs semaines, la question de la place occupĂ©e par le climat dans les mĂ©dias ressurgit, au sein du monde associatif notamment. Pour cause ? Une place quasi inexistante dans les sujets traitĂ©s, et ce malgrĂ© l’urgence et les enjeux auxquels nous faisons face.

Si vous ĂŞtes arrivĂ© ici sans passer par l’article expliquant notre campagne sur le sujet, c’est ici ! Si vous l’avez dĂ©jĂ  lu, on vous prĂ©sente maintenant diffĂ©rentes initiatives et contenus sur le sujet d’autres structures pour aller plus loin sur le sujet ↓

C’est l’appel dont vous avez peut ĂŞtre entendu parler ces dernières semaines : les structures portant l’Affaire du siècle, entre autres Greenpeace France et Oxfam France, ont lancĂ© une pĂ©tition pour rĂ©clamer plus de climat dans les prĂ©sidentielles. Pour signer et dĂ©couvrir l’appel, c’est ici

Un rĂ©cent collectif citoyen s’est créé sur cette question : Plus de climat dans les mĂ©dias. Ils et elles se sont donnĂ©.es pour mission de suivre le traitement de l’urgence climatique par les JT et les chaĂ®nes d’informations en continu et d’interpeller ces dernières. Et ils ont Ă©galement lancĂ© une pĂ©tition ici.
Voici leurs comptes Instagram Twitter Facebook pour suivre l’avancĂ©e de leur travail.

Un autre collectif s’est créé rĂ©cemment : Quota Climat. Un manifeste, menĂ© par trois collaboratrices parlementaires, issues de diffĂ©rents partis, qui rĂ©clame l’instauration d’un quota climat avec un minimum de 20 % de l’espace audiovisuel disponible rĂ©servĂ© Ă  la question climatique. Pour retrouver le manifeste, c’est ici.

En attendant que nos appels soient entendus et que le prochain rapport du GIEC fasse la UNE de tous les mĂ©dias durant des semaines, c’est important de mettre en avant les mĂ©dias qui en parlent dĂ©jĂ  ! Surtout avec une Ă©lĂ©ction prĂ©sidentielle qui arrive Ă  grand pas.
On vous conseille fortement le mĂ©dia Vert, un mĂ©dia indĂ©pendant qui traite de l’Ă©cologie au sens large. Il ont deux formats de newsletter, permettant de recevoir des actualitĂ©s quotidiennement ou de façon hebdomadaire.
Vous pouvez évidemment les retrouver sur les différents réseaux, et en attendant que votre curiosité aille y jeter un œil, on vous conseille ces articles directement liés à notre sujet : ici et ici.

Pour continuer dans la rubrique mĂ©dias qui parle du climat, on vous conseille le travail de Blast (Ă©galement un mĂ©dia indĂ©pendant), et particulièrement de Paloma Moritz, journaliste spĂ©cialisĂ©e sur la question. De nombreux sujets sont traitĂ©s en vidĂ©os, toujours avec rigueur et pertinence ! 
Vous pouvez directement la suivre sur ces réseaux (Twitter et Instagram) et sinon la chaîne de Blast est ici.
Elle a animĂ© en compagnie de Jean Massiet, (animateur sur twitch d’une Ă©mission politique) il y a quelques jours “Le dĂ©bat du siècle”, une Ă©mission oĂą les candidats Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle ont Ă©tĂ© interrogĂ©es sur le rapport du GIEC, leur programme sur l’Ă©cologie… Vous pouvez retrouver ça ici.
Et ci-dessous une vidĂ©o sur la question du dĂ©ni climatique, en rapport avec Don’t Look Up.

D’autres mĂ©dias plus ou moins jeunes et plus ou moins petits se dĂ©veloppent sur la question climatique. On vous a prĂ©sentĂ© au-dessus ce qui nous parait ĂŞtre deux essentiels, mais nous vous en partagerons d’autres, notamment sur notre Instagram oĂą nous essayons de mettre en avant les contenus et initiatives que nous validons ! 

Cette dĂ©marche de solliciter les mĂ©dias, s’inscrit Ă©videmment dans une urgence climatique, mais Ă  très court terme dans une optique oĂą la prĂ©sidentielle est dans quelques semaines. On aimerait que les candidat.es soient bien plus interrogĂ©s sur leur programme, plutĂ´t que de voir toujours les mĂŞmes thèmes sur la table. A dĂ©faut de voir la situation s’amĂ©liorer d’ici lĂ , on vous partage le travail du RĂ©seau Action Climat qui propose 7 axes pour le climat en vue des prochaines Ă©chĂ©ances Ă©lectorales : Transports, Industrie, Agriculture et l’Ă©levage, RĂ©novation des bâtiments, Transition Ă©nergĂ©tique, Agir Ă  l’international, et Verdir le budget de l’Ă©tat.
On adhère Ă  la dĂ©marche et aux idĂ©es, et on se dit qu’avoir ces axes en tĂŞte pourra peut ĂŞtre vous aider au moment d’aborder les programmes : si ça ne vous dira pas forcĂ©ment pour qui voter, ça vous aidera peut ĂŞtre Ă  savoir pour qui ne pas donner votre voix. Pour retrouver leur travail c’est ici.

Et pour conclure, on vous laisse avec une vidĂ©o d’Extinction Rebellion. L’association, qui mène des actions directes de dĂ©sobeissances civiles, a organisĂ© une action devant France tĂ©lĂ©vision, nommĂ©e “Au C(h)oeur de l’info” (plus d’informations ici).
Les militant.es d’Extinction Rebellion mais Ă©galement de plusieurs autres associations et acteurs.trices impliquĂ©.es ont donc projetĂ© ce faux JT devant le siège le 21 fĂ©vrier 2022, dans le cadre de leurs actions spĂ©ciales mĂ©dias.

Climat et médias Tour d horizon des mobilisations

Climat et médias C est ceux qui en parlent le moins

Climat et mĂ©dias : C’est ceux qui en parlent le moins…

La sortie du film Don’t Look Up sur Netflix fin 2021 (allĂ©gorie non dissimulĂ©e de scientifiques qui essaient d’alerter sur le changement climatique sans ĂŞtre pris au sĂ©rieux par les gouvernements et la tĂ©lĂ©vision) a remis la question du climat dans les mĂ©dias sur la table. Tandis que l’arrivĂ©e des Ă©lections prĂ©sidentielles ou encore la sortie du nouveau rapport du GIEC viennent confirmer ce problème : il faut se mobiliser ! 

Depuis plusieurs semaines, la question de la place occupĂ©e par le climat dans les mĂ©dias ressurgit, au sein du monde associatif notamment. Pour cause ? Une place quasi inexistante dans les sujets traitĂ©s, et ce malgrĂ© l’urgence et les enjeux auxquels nous faisons face. Le week-end dernier, nous Ă©tions plus de 80 000 Ă  travers la France pour rĂ©clamer plus de climat et de justice sociale en vue des prĂ©sidentielles.
Chez POW Fr, on s’inscrit totalement dans ce mouvement associatif engagĂ©, et on vous propose un moyen d’action en vue des prĂ©sidentielles et des lĂ©gislatives. On vous explique tout juste en-dessous ↓

La première chose à comprendre : de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on pointe du doigt l’invisibilitĂ© du climat dans les mĂ©dias, cela ne sort pas de nulle part et n’est pas un ressenti des associations ou des militant.es.
Une ONG de journalistes, Reporter d’Espoirs, s’est penchĂ© sur la question et a créé MĂ©diasClimat, une Ă©tude autour de la grande question « Comment les mĂ©dias traitent-ils du changement climatique ? » (prĂ©sentĂ©e en juillet 2020 ici)
En bref, les premières conclusions montrent que le sujet reprĂ©sente en moyenne moins de 1% sur l’ensemble des mĂ©dias en France.

Le comble ? Ces rĂ©sultats sont le fruit d’une progression de la thĂ©matique environnementale au cours des 10 dernières annĂ©es. On est donc passĂ© d’invisible Ă  transparent en 10 ans !
Notre ligne de conduite chez POW, ce n’est pas de pointer du doigt les imperfections de chacun, mais plutôt d’encourager à progresser.
Mais au vu des chiffres, de l’urgence de la situation, des alertes du GIEC… personne ne peut se réjouir des chiffres actuels.
Surtout que les prĂ©occupations ne cessent de grandir chez les français.es concernant le climat, faisant du sujet l’une des prĂ©occupations majeures. 1

L’Ă©tude nous explique Ă©galement que les sujets environnementaux demeurent trop peu contextualisĂ©s dans le problème climatique. C’est Ă  dire que mĂŞme lorsque des sujets liĂ©s directement ou indirectement au changement climatique sont abordĂ©s, le lien n’est pas fait. Exemple avec le JT de 20H de TF1 : entre 2010 et 2019, 78 sujets ont trait Ă  l’environnement, 4 d’entre eux seulement Ă©voquent la question climatique et 1 seul de façon constructive. 2
Sur les 73 sujets ne faisant pas de lien avec le changement climatique, 50 % d’entre eux auraient pu l’ĂŞtre. (sĂ©cheresse et manque d’eau en France, feux hors de contrĂ´le en Australie, inondation Ă  Venise…)

« Bon, pas de climat dans les mĂ©dias tout au long de l’annĂ©e. Mais on en parle quand mĂŞme lorsqu’il y a des sujets extrĂŞmement importants non ? Non … ? »

Symptomatique de ce problème, le groupe 2 du GIEC vient de sortir son nouveau rapport, consacrĂ© aux impacts, Ă  l’adaptation et Ă  la vulnĂ©rabilitĂ© des sociĂ©tĂ©s humaines au changement climatique. Les adjectifs pouvant dĂ©crire les conclusions rapportĂ©es sont difficiles Ă  trouver. Entre 3,3 et 3,6 milliards d’ĂŞtre humains vivent dĂ©jĂ  dans des contextes très vulnĂ©rables au changement climatique 3

Ce rapport est un terrible avertissement sur les consĂ©quences de l’inaction. Il montre que le changement climatique est une menace grave et croissante pour notre bien-ĂŞtre et la santĂ© de cette planète. Nos actions aujourd’hui dĂ©termineront comment l’humanitĂ© et la nature s’adapteront aux risques climatiques croissants.

Hoesung Lee

Président , GIEC

Pourtant, combien de temps ont consacrĂ© les chaĂ®nes tv au dernier rapport du GIEC ? Pas une minute pour TF1, M6, et 1 minute tout au plus pour France 2. 4 Certains diront que l’Ukraine prend une place majeure, et ils auront raison. Mais il est plus difficile d’expliquer que le carnaval de Venise ou le salon de l’agriculture prennent une place importante quand on ne dit rien ou presque sur l’un des rapports les plus importants de l’histoire de l’HumanitĂ©. Quand on connaĂ®t la vulnĂ©rabilitĂ© de ces deux sujets par rapport au climat (les inondations pour l’un, la vulnĂ©rabilitĂ© de l’agriculture au sens large vis-Ă -vis du climat pour l’autre) ou encore le lien entre la guerre en Ukraine et notre dĂ©pendance aux Ă©nergies fossiles, on regrette que la question Ă©cologique ne soit pas centrale dans la façon d’aborder les diffĂ©rentes actualitĂ©s.

Maintenant qu’on a bien cernĂ© le problème, que faire pour y rĂ©pondre ?!

MĂŞme si l’Ă©tude nous montre qu’il n’y a que des mauvais Ă©lèves sur la question, on constate tout de mĂŞme des inĂ©galitĂ©s en terme de traitement selon les canaux de diffusions utilisĂ©s ou les rĂ©dactions, mais Ă©galement en termes de pertinence lorsque l’on aborde le sujet.
Une catégorie est sortie du lot et nous a particulièrement intéressé chez POW : la Presse Quotidienne Régionale.

Les PQR, c’est la première source d’information imprimĂ©e quotidienne en France, avec près de 3 900 000 exemplaires vendus par jour. En comparaison, les 8 titres français de la presse quotidienne nationale combinĂ©s diffusent chaque jour 1 200 000 exemplaires.
Ce sont les médias qui parlent de ce qui se passe dans nos départements et régions, qui peuvent avoir des analyses nationales comme municipales. Mais ce sont surtout ceux qui évoquent le moins le climat. Sud Ouest est la PQR qui en parle le plus avec un chiffre de … 0,87 % ! La moyenne étant à 0,68 % en 2019.
Un chiffre regrettable car traiter du climat Ă  travers des sujets locaux est sans doute l’un des meilleurs moyens pour parler au plus grand nombre. Un chiffre d’autant plus regrettable qu’il est mis en face d’un autre chiffre : 28 %.

Selon les critères de MĂ©diasClimat, 28 % des sujets traitant du climat dans les PQR sont constructifs. On le rappelle, est jugĂ© constructif ce qui Ă©voque Ă  la fois le problème climatique et des rĂ©ponses ou tentatives de rĂ©ponses, permettant d’ouvrir une perspective de rĂ©solution. L’Ă©quation est donc simple : les PQR sont celles qui parlent le moins du climat, mais qui en parlent le mieux lorsque c’est le cas. Un paradoxe qui montre le potentiel et le rĂ´le que pourraient devraient avoir les presses locales et qui nous a poussĂ© Ă  agir !

Ensemble, sollicitons la presse locale !

Chez POW, l’un de nos objectifs lors de nos campagnes de mobilisation, c’est de montrer que les barrières entre les citoyen.es et les différentes instances ne sont pas si infranchissables qu’elles n’en ont l’air. (comme par exemple l’action mise en place en août dernier qui permettait à chacun.e d’envoyer le rapport du groupe 1 du GIEC aux parlementaires et qui a provoqué des réponses directes d’élu.es)
Aujourd’hui, on vous propose de contacter 30 PQR ! En se basant sur les PQR les plus lues de France, et en faisant quelques ajustements pour essayer de couvrir l’ensemble du territoire, on vous propose un outil permettant d’envoyer un message à ces médias régionaux.
L’objectif, c’est d’être le plus grand nombre de personnes possible à faire part de la nécessité que les enjeux climatiques soient abordés plus souvent dans les médias locaux.
On a écrit le message mais vous pouvez le personnaliser si jamais vous souhaitez ajouter quelque chose (bien sûr, les insultes et discours de haine seront filtrés) vous pouvez aussi copier ce message et l’envoyer directement à l’un de vos médias locaux qui ne serait pas dans la liste. (liste ici)

Pour rentrer dans l’aspect plus technique : nous avons décidé de donner par défaut la possibilité à chacun d’envoyer aux 30 PQR, pas seulement la plus proche de chez nous ou encore celles proche de montagnes.
Le message n’est pas de vouloir plus de climat dans tel ou tel média, mais plus de climat dans LES médias. Et pour ça, on trouvait important de donner la possibilité à chacun.e de contacter des médias sur l’ensemble du territoire.
Avec la présidentielle qui arrive (spoiler : et les législatives qui suivront) et la présence bien trop faible du climat dans les débats, nous devons être nombreux.ses à interpeller sur le sujet.
Nous vous en avons parlé plus haut, notre campagne vient s’inscrire dans une mobilisation d’un grand nombre d’associations, ONG, médias indépendants etc. Nous pensons que notre travail permet d’ajouter quelque chose de supplémentaire, mais nous vous encourageons fortement à aller suivre le travail fait ailleurs. Nous avons regroupé différents contenus et moyens d’actions sur cette page (ici) pour creuser le sujet et participer à d’autres initiatives, découvrir les différents appels !
N’hésitez pas à nous partager des choses que vous avez pu voir passer sur le sujet, et à l’inverse, à partager notre outil aux personnes ou structures qui pourraient être intéressées.
C’est ensemble, en unissant nos forces, que nous arriverons à faire bouger les lignes !

En bonus, on vous laisse avec une infographie animĂ©e de l’Ă©volution du climat depuis 1880 (Source ici)


  1. https://presse.ademe.fr/2020/12/barometre-les-franc%CC%A7ais-et-le-changement-climatique-edition-2020-lenvironnement-reste-une-preoccupation-majeure-des-franc%CC%A7ais-malgre-la-crise.html .

  2. Sont considĂ©rĂ©s par MĂ©diasClimat constructifs des articles qui Ă©voquent Ă  la fois le problème climatique et des
    réponses ou tentatives de réponses, permettant d’ouvrir une
    perspective de résolution. .

  3. https://www.youtube.com/watch?v=LRpNlVZ-YOs .

  4. https://twitter.com/veronique_et/status/1498464603310891020?s=20&t=WTf-cSK7jM548DxQ-v6PCA .

Banques et Climat : Le moment de rendre des comptes

Banques et Climat : Le moment de rendre des comptes

Banques et Climat : Le moment de rendre des comptes

ACTIVATION JUSQU’AU 31 MAI 2024 : 
Les constats posĂ©s par cet article Ă  l’Ă©poque n’ont que très peu bougĂ©. Cependant, des alternatives plus Ă©thiques se sont bien dĂ©veloppĂ©es ! Parmi elles, Green-Got : une nĂ©o-banque française qui ne finance que des projets compatibles avec les Accords de Paris avec de la transparence et le soutien d’un conseil scientifique. Dans cette dĂ©marche, on vous partage notre collaboration avec vous une occasion de faire d’une pierre 2 coups !

En cliquant sur le bouton ci-dessous, vous nous laissez votre mail et vous recevrez un code avec lequel : 
vous avez 2 mois gratuits chez Green-Got
– vous faites gagner 25 euros Ă  POW France
Bonus : pour chaque personne qui demande le code, vous participez à un tirage au sort pour gagner un super cadeau (+ de détails sur notre post Instagram ici) 

De quoi vous donner envie de sauter le pas et de ne pas repousser un geste fort pour le climat !

Nouvel article !
Cette fois, Ă  l’occasion de la COP 26 qui aura lieu du 31 octobre au 12 novembre Ă  Glasgow (sur laquelle nous reviendrons en dĂ©tails dans les temps Ă  venir!), on souhaitait vous parler climat… et banques !
Loin de nos sujets habituels, le rôle des institutions financières sur le climat est colossal et devra être au centre des attentions lors des débats au mois de novembre.
Avec POW Europe et toutes ses antennes, on lance donc une campagne qui a pour but d’encourager les populations Ă  se rendre compte de l’impact des banques sur le climat.
Pour savoir de quoi on parle, c’est maintenant  ⬇️

NB : Les Ă©lĂ©ments mis en avant ci-dessous sont issus de nombreuses sources, dont les derniers rapports d’Oxfam et les Amis de la Terre sur la question. Toutes les ressources Ă  retrouver au fur et Ă  mesure de l’article en cliquant sur ce symbole 1 et Ă  la fin de l’article.

On apprendra rien Ă  personne je pense, en disant que les banques ont un poids capital sur le monde et sur nos vies. Pour la plupart d’entre nous, la relation banque-client est une relation Ă  sens unique, passive. Moins on a de nouvelles de notre banque, mieux on se porte.
On ne va donc pas instinctivement se demander comment la banque gère les bĂ©nĂ©fices qu’elle fait sur notre argent. Pourtant, les choix d’investissements ou de financements de ces dernières façonnent vĂ©ritablement la sociĂ©tĂ© dans laquelle chacun Ă©volue. Une fois qu’on s’est dit ça, rien d’Ă©tonnant d’apprendre que les grandes banques peuvent ĂŞtre des acteurs majeurs contre le climat, de par leurs investissements dans des entreprises actives dans le pĂ©trole, le charbon, le gaz. 
En tout cas pour l’instant.

Comme l’explique Oxfam dans son rapport « Quoi qu’il en coĂ»te : Les banques au secours de l’industrie fossile » 2 :

Via leurs choix d’octroi de crédits, les banques choisissent de financer des entreprises ou des projets à l’impact plus ou moins lourd sur le climat. Elles peuvent également permettre aux entreprises de lever des fonds sur les marchés financiers en émettant pour leur compte de nouvelles actions ou obligations. Tous ces outils contribuent au financement des entreprises. Par ailleurs, les banques peuvent également investir sur ces marchés financiers en achetant des actions ou des obligations d’entreprises. Cette responsabilité est bien réelle : les banques ont le pouvoir de décider quelles activités économiques bénéficieront de capitaux et seront valorisées en bourse, et réciproquement, lesquelles seront laissées au bord de la route.

MĂŞme en sachant ça, si l’on ne le savait pas, difficile d’avoir une idĂ©e des ordres de grandeurs dont il est question. Spoiler : c’est du lourd.
Dans le rapport « Banques : Des engagements climat à prendre au 4e degré » 3, on commence fort : les banques françaises représentent près de 8 fois les émissions de GES de la France entière.
Les 6 premières banques de France – BNP Paribas, CrĂ©dit Agricole, SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Epargne), CrĂ©dit Mutuel et la Banque Postale – pèsent 3,3 milliards de tonnes Ă©quivalent CO2 par an. Si chacune ne donne pas sa part au chien comme dit l’adage, certaines sont plus gĂ©nĂ©reuses que d’autres lorsqu’il s’agit de payer sa tournĂ©e de pĂ©trole. Pour un euro investi par exemple, la Banque Postale contribue deux fois moins au rĂ©chauffement climatique que la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale.
Les trois premières banques citĂ©es sont tout simplement les trois entreprises françaises les plus polluantes. Ne cherchez plus, on tient nos champions !

 

Commentaire : Les Ă©missions Ă©conomisĂ©es mesurent l’impact positif des crĂ©dits et investissements orientĂ©s vers les secteurs rĂ©duisant les Ă©missions, dans des projets ou entreprises « vertes » tournĂ©es vers les Ă©nergies renouvelables, l’isolation des bâtiments, etc. 

Pour rappel, après l’accord de Paris lors de la COP21, les banques françaises s’Ă©taient engagĂ©es Ă  ĂŞtre alignĂ©es sur les objectifs permettant de rester sous la barre des +1.5C°.
Mis Ă  part quelques exemples d’investissements « verts Â», qui reprĂ©sentent une infime partie de leurs investissements, les banques continuent leurs courses vers un chemin plus « chaud Â» que celui prĂ©vu par l’accord de Paris.

Commentaire : Si les banques françaises poursuivaient leurs activitĂ©s comme dans l’annĂ©e d’analyse, alors la Banque postale, CrĂ©dit Mutuel et BPCE se positionneraient sur un rĂ©chauffement entre 3 et 4°C d’ici 2100, tandis que CrĂ©dit Agricole, BNP Paribas et SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale nous emmènent vers un rĂ©chauffement compris entre 4 et 5°C.
Cela prend en compte les intensitĂ©s liĂ©es aux financements et aux investissements rĂ©alisĂ©s par la banque en tonnes de CO2 par millions d’euros de financements, mais aussi l’Ă©valuation de la stratĂ©gie climat de la banque.

Entre des premiers efforts largement insuffisants 4, des exemples de greenwashing 5 , ou des promesses de certaines banques Ă  prendre avec des pincettes 6 , l’Ă©tat actuel des choses n’est pas rassurant.
MĂŞme avec l’annĂ©e 2020 et le Covid, qui aurait pu servir d’aiguillage pour changer de voie, que « le jour d’après ne ressemble pas au jour d’avant » pour reprendre les dires d’Emmanuel Macron 7 , et bien les banques françaises ont continuĂ©… d’augmenter leurs investissements !
Dans son rapport de mai 2021, Oxfam explique que depuis janvier 2020, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe BPCE ont accordé 100 milliards de dollars de financements aux entreprises actives dans les énergies fossiles. Ces dernières ont augmenté leurs financements de 22,5 % en moyenne entre 2019 et 2020.

 

Comment justifier ça ? Pour notre Goliath français, BNP Paribas (qui Ă  elle seule, pèse 41 milliards d’investissements aux Ă©nergies fossiles en 2020), c’est justement le caractère exceptionnel de la crise qui nĂ©cessitait de tels investissements. Des arguments bancales que Reclaim Finance a longuement dĂ©mantelĂ© 8 en expliquant notamment que cette augmentation ne vient que confirmer la hausse de 75 % entre 2018 et 2019, ou encore que si la crise mĂ©ritait rĂ©ellement de tels investissements, on aurait vu une augmentation chez toutes les banques internationales alors que… attention nouveau spoiler : ce n’est pas le cas ! Globalement, les investissements des grandes banques internationales dans les Ă©nergies fossiles ont baissĂ© de 9 % en 2020 par rapport Ă  2019. BNP fait de la rĂ©sistance ! 
Tous ces chiffres, c’est important de les garder en tĂŞte, par exemple quand on lit le droit de rĂ©ponses de certaines banques suite au rapport de novembre 2019 d’Oxfam et les Amis de la Terre 9
Entre remise en cause de la mĂ©thode de calcul, “oui mais regardez eux c’est pire”… on vous conseille d’aller y jeter un Ĺ“il. En attendant, on vous a quand mĂŞme mis de cĂ´tĂ© nos deux extraits favoris  :

« Aujourd’hui, l’urgence climatique impose Ă  tous les acteurs de la sociĂ©tĂ© d’effectuer leur transition vers un autre modèle, et vite. Tous ces acteurs continuent de prendre des dĂ©cisions qui impliquent des Ă©missions de CO2, mais certains Ă©voluent plus vite que d’autres. Â»

« Vous avez choisi de prendre comme point de dĂ©part l’annĂ©e 2011. Or, c’est depuis 2015 que la prise de conscience de l’urgence climatique par les citoyens, les entreprises et le monde politique s’est vĂ©ritablement accĂ©lĂ©rĂ©e.» 

On aurait pu continuer de vous assommer de chiffres qui font tourner la tĂŞte, mais chez POW on n’a pas encore de compte offshore, alors on du mal Ă  visualiser ce que ça fait des milliards. #PandoraPapers
L’objectif Ă©tait d’assimiler ce message dans toutes nos tĂŞtes : les banques ont un pouvoir incommensurable sur les Ă©nergies fossiles et donc sur le climat. Et elles n’ont pas prĂ©vu de changer les choses de gaietĂ© de coeur.
La sortie du rapport du groupe 1 du GIEC (notre article ici) a rappelé ce qui devrait être évident pour tout le monde maintenant : nous devons sortir des énergies fossiles !
MĂŞme l’Agence Internationale de l’Energie, historiquement connue pour ĂŞtre plutĂ´t en faveur des Ă©nergies fossiles, a communiquĂ© en mai dernier : « L’alignement sur une trajectoire de rĂ©chauffement de + 1,5 °C implique la fin des investissements dans l’exploration ou l’extraction d’énergies fossiles » 10 

Ă€ nous d’agir et de faire savoir que nous sommes de plus en plus nombreux.ses Ă  rĂ©clamer que les choses changent, que des mesures fortes doivent ĂŞtre prises rapidement… et que notre argent ne doit plus financer des projets qui vont Ă  l’encontre de nos engagements jour après jour.
Pour commencer, on vous donne la possibilitĂ© grâce Ă  notre outil d’Ă©crire Ă  vos banques pour leur demander des comptes sur comment est utilisĂ© votre argent. ⬇️⬇️⬇️

C’est une première action qu’on vous propose : de prendre contact avec votre banque, d’en apprendre davantage sur comment est utilisĂ© votre argent, de prendre conscience de l’empreinte de vos Ă©conomies.
En attendant, on revient avec plein d’autres choses pour faire vivre le sujet, et vous proposer d’autres actions ou alternatives dans les temps Ă  venir !
Ensemble, agissons pour que notre argent soutienne le futur que l’on dĂ©sire !

EDIT : Bonne nouvelle, la Banque Postale est la 1ère banque Ă  annoncer la sortie totale des industries fossiles d’ici 2030 ! Plus d’informations ici : https://reclaimfinance.org/site/2021/10/14/la-banque-postale-1ere-banque-a-tourner-le-dos-au-petrole-et-au-gaz/

Ressources pour aller plus loin : 

Les rapports d’Oxfam et les Amis de la Terre : 
Mai 2021 https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2021/05/Rapport-Banques-QuoiQuIlEnCoute-VF.pdf
Octobre 2020 https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2020/10/rapportBanque_OXFAM_v5.pdf 
Novembre 2019 https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2019/11/Rapport-La-colossale-empreinte-carbone-des-banques-fran%C3%A7aises.pdf 

Le site de Reclaim Finance : https://reclaimfinance.org/site/

La vidĂ©o de Blast sur le sujet, si vous voulez un format audio pendant que vous faites la vaisselle ou votre sport : https://www.youtube.com/watch?v=-_IRFGwrhPA&t=45s 

 

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

MEET OUR RIDERS : Léo TAILLEFER

Aujourd’hui nous vous prĂ©sentons LĂ©o TAILLEFER. Ambassadeur depuis 2 ans il est fier de nous parler des causes qu’il dĂ©fend Ă  travers le mouvement POW.

« Je m’appelle Leo TAILLEFER, j’ai 31 ans, je suis originaire de Val-d’Isère. Je suis ambassadeur de Protect Our Winters depuis 2 ans.

Je partage une sensation d’impuissance face aux changements climatiques. Alors, en se réunissant avec le mouvement cela me permet d’élever ma voix et de me sentir soutenu.

Je suis un grand passionné de ski et de nature. J’ai eu la chance de voyager et d’aller skier aux quatre coins du monde, au travers d’expédition lointaine. Je me suis aperçu que le dérèglement climatique était partout.

J’ai la chance de pouvoir l’observer et l’analyser. Cela me cause une tristesse indescriptible. C’est pourquoi, en rentrant de la montagne, j’ai envie de transmettre et de partager l’évolution de celle-ci. La montagne fait partie de ma vie. Je consacre ma vie Ă  ça ! C’est l’occasion de me retrouver avec moi-mĂŞme dans un Ă©lĂ©ment que j’apprĂ©cie plus que tout. Voyant ce paysage changĂ© et ces glaciers disparaĂ®tre Ă  une vitesse folle, j’ai envie de m’investir plus que tout pour tenter d’apporter un petit quelque chose Ă  ce changement.

Je pense qu’ensemble nous serons plus forts. Voilà mes raisons pour lesquelles je décide de m’investir pour le mouvement POW ! »