par Suzie Mandier | 24/Juin/2020 | POW Locals
Depuis quelques semaines, on est logĂ©.es dans un espace de co-working Ă Annecy, notre premier local ! Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, on peut enfin accueillir une stagiaire en bonne et due forme. Bienvenue Ă Lou Claret dans la team POW France !
« Étudiante en master du sport Ă CREA Genève et passionnĂ©e par la montagne, POW m’a étĂ© prĂ©senté à travers Audrey et Luc (bĂ©nĂ©voles de l’association POW Suisse ) lors d’une confĂ©rence Ă CREA. Je trouve important que des personnes comme eux s’unissent pour lutter contre les changements climatiques. C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de m’unir Ă l’association en tant que stagiaire dans le dĂ©partement de la communication et d’apporter ma pierre Ă l’Ă©difice. Je trouve important de sensibiliser les mĂ©tiers de la montagne, car ce sont elles et eux qui vĂ©hiculent en premier les valeurs de la montagne auprès des vacancières et des vacanciers. Il est important que tout le monde se rende compte des consĂ©quences des changements climatiques. C’est pourquoi il est important de changer ces mentalitĂ©s pour unir tout le monde dans la recherche de solutions Ă la crise Ă©cologique.
Actuellement en 1ère annĂ©e de Master du sport, j’ai eu la chance d’assister Ă la prĂ©sentation de Mathieu Schaer sur les enjeux des changements climatiques, ainsi qu’Ă la projection de son film Shelter . Je tiens tout d’abord Ă le remercier pour le temps qu’il nous a accordĂ© et sa motivation Ă nous sensibiliser Ă la cause qu’il dĂ©fend. Je suis Monitrice de ski en France, Ă Morillon, et je trouve que nous, monitrices et moniteurs, sommes les premier.es concernĂ©.es Ă sensibiliser nos Ă©lèves aux enjeux des changements climatiques (fonte des neiges, glaciers qui reculent, covoiturage pour monter en station…).
Très engagĂ©e pour la lutte contre les changements climatiques, ancienne compĂ©titrice de ski et actuellement Monitrice, je suis la première Ă vouloir prĂ©server la montagne pour pouvoir transmettre Ă mes enfants un hĂ©ritage intact. C’est pourquoi faire partir de l’aventure POW est pour moi une excellente opportunitĂ© pour sensibiliser mes collègues et leur faire valoir mes engagements pour le climat.
Ma phrase de tous les jours :« La rĂ©ussite est comme l’ascension d’une montagne , il faut travailler en Ă©quipe, faire face aux obstacles ainsi qu’aux intempĂ©ries, mais peu importe que nous atteignions toujours le sommet »
par Suzie Mandier | 20/Mai/2020 | POW Locals
On prĂ©sente rĂ©gulièrement des athlètes de la riders alliance mais aussi des bĂ©nĂ©voles de l’association, et ce mois-ci c’est au tour de ClĂ©ment Boivin, 19 ans et bĂ©nĂ©vole POW France depuis 3 ans. Il nous raconte son parcours, pourquoi il a rejoint POW et ce qu’il fait chez nous.
Étudiant en Médecine et passionné par la protection de l’environnement, c’est dans cette optique que j’ai rejoint POW après avoir rencontré Suzie, notre responsable bénévole, au Snowboard Garden Festival de Grenoble en 2017.
De par mes études, je me destine à veiller au bien-être des personnes et j’estime pour cela que vivre dans un environnement protégé est primordial. À travers mes pratiques sportives en montagne, je me rends compte à quel point ce qu’elle nous offre est formidable, mais aussi à quel point elle est fragile. C’est pour cela que j’ai décidé de m’investir au sein de l’association POW France, dont les valeurs de protection de ce qui est, entre autres notre terrain de jeu, m’ont tout de suite attiré !
Au début de l’aventure je participais à la communication sur les réseaux sociaux, puis je me suis impliqué dans d’autres projets, notamment en lien avec le domaine scientifique que j’espère renforcer dans les mois à venir ! Aujourd’hui, je suis référent du groupe local des Alpes et aussi de celui de l’Isère, où je vis. À travers ce rôle, c’est vraiment génial de pouvoir accompagner les néo-bénévoles à accomplir leurs envies de faire avancer les choses et de voir l’effervescence qu’il y a autour des valeurs et objectifs de POW !
Faire partie de cette communauté, c’est se sentir impliqué dans un mouvement de passioné.es du milieu montagnard, dans un réseau qui regarde en avant pour préparer le futur de nos pratiques. C’est aussi faire des rencontres et échanger avec des gens qui partagent les mêmes idéaux, la même passion et ça, ça motive un max !
J’essaie de faire connaĂ®tre nos actions dans mon entourage, car c’est tou.tes ensemble que nous arriverons Ă faire bouger les lignes, alors n’hĂ©sitez pas Ă nous rejoindre !
par Suzie Mandier | 31/Mar/2020 | POW Locals
Joffrey, photographe d’aventure et aussi documentaire, nous présente une série de photos réalisées au cours de plusieurs immersions dans des peuples nomades au Kirghizstan.
En amont, il avait découvert ces terres par hasard durant un voyage avec des amis vidéastes, et c’est alors qu’il tomba sous le charme de la culture nomade. La découverte d’un aiglier (chasseur à cheval utilisant un aigle royal dressé pour attraper les proies) le marqua, il eut l’idée d’en suivre un et d’en documenter sa vie.
Pour se faire, il fallait aller hors des sentiers battus et touristiques, chercher la pureté nomade. Grâce à ses contacts et une interprète, il rencontre Aman, aiglier accompli.
C’est en décembre 2018 que Joffrey se rend à nouveau au Kirghizstan pour une rencontre informelle en présence d’un interprète. Le but était de déterminer si l’alchimie opérait afin qu’Aman accepte d’emmener Joffrey dans sa famille et consente à partager son quotidien avec le photographe. Le chasseur, dans un premier temps teste le photographe qui lui explique son projet. À la fin de la rencontre, Aman curieux et intéressé, accepte et ils repartent ensemble dans sa ferme.
C’est
alors que les premières contraintes arrivent ; la barrière de la langue
mais aussi le fait que Joffrey est en captation d’instants en permanence, Aman
doit quelque peu s’adapter à la présence d’un photographe omniprésent. Joffrey
apprend à monter à cheval et l’accompagne, dès l’aube, dans tous ses déplacements
durant une semaine.
Il découvre alors le métier d’aiglier, une tradition nomade ancestrale présente en Asie centrale. Accompagné de son aigle royal de 25 kilos et 2 mètres d’envergure qui acère ses proies avec une force inouïe, Aman chasse le renard, le chacal et même le loup. Les peaux sont ensuite vendues ou travaillées par Aman.
Le temps s’arrête pour Joffrey qui partage alors le quotidien de cet homme et de sa famille. La complicité se crée, des liens se nouent, malgré la barrière de la langue et grâce à quelques moments festifs ; le partage de la vodka locale aidant ; Aman s’ouvre et laisse le photographe capturer ces instants.
L’exposition nous retrace des photos d’actions, de chasses, mais aussi la cristallisation d’instants familiaux, amicaux dans ces habitats traditionnels. Nous voyageons à travers ces régions et ces portraits qui nous immergent au cœur de la culture nomade.
Aujourd’hui
Joffrey organise des workshops, il est passionnĂ© par l’enseignement et met Ă
profit son expérience pour toute personne souhaitant améliorer sa pratique de
la photographie tout en voyageant. Le contenu de ces stages étant l’expérience
du voyage, la découverte mais aussi des cours théoriques et pratiques (éclairage,
composition, retouches…)
Joffrey est autodidacte, l’important étant pour lui de vivre sa passion. Il possède un fort désir d’aventure, de reportage et utilise la photographie comme langage pour nous raconter une histoire.
Ses
projets pour 2020 : de nouveaux voyages, de nouvelles rencontres et des
workshops ; toujours en quĂŞte de connaissance, de transmission et de
tradition. Il ira peut-être en Russie ou en Amérique du Sud.
Merci Joffrey pour ces instants photographiés, cette passion et ainsi nous permettre à travers ta vision d’avoir un œil ouvert sur le monde.
Texte écrit par Marion Garlet
Une exposition photo de Joffrey Persia, 27 ans, résidant à Paris, le 28 novembre 2019
par Suzie Mandier | 27/Mar/2020 | POW Locals , témoignage
Depuis le dĂ©but du confinement, la communautĂ© POW bouillonne et ne cesse de s’agrandir ! Notre dernière newsletter sur le covid 19 a suscitĂ© de nombreuses rĂ©actions et on lit avec intĂ©rĂŞt tous les messages qu’on nous envoie. Dans cet Ă©lan de convictions Ă©cologiques, notre attention s’est arrĂŞtĂ©e sur un tĂ©moignage, touchant et matière Ă rĂ©flexion.
On espère que les lignes qui suivent nous amèneront à prendre ce temps de confinement comme une opportunité de se poser des questions plus profondes sur nos modes de consommation, nos modes de vie, leurs impacts et notre capacité de changement.
Si vous avez envie de nous partager votre expérience, vous pouvez commenter ou nous écrire : team@protectourwinters.fr
Salut l’Ă©quipe POW,
J’envoie ce message un peu façon bouteille Ă la mer, surtout dans le contexte particulier que l’on connait en ce moment. J’ai 26 ans, je suis responsable comm’ pour une marque dans l’industrie du vĂ©lo et malgrĂ© mon jeune âge, ça fait un moment que je me dis que quelque chose ne tourne pas rond. Je crois que je n’ai jamais vraiment compris le concept de croissance, en tout cas de croissance Ă tout prix. Au lycĂ©e en cours d’Ă©conomie, j’avais naĂŻvement demandĂ© Ă mon prof « mais je ne comprends pas, il faut toujours faire plus, sinon c’est mal? » quand il nous a prĂ©sentĂ© La Croissance.
Aujourd’hui je me sens perdue. J’ai un « bon » job, j’aime bien les gens avec lesquels je travaille, j’adore le milieu du vĂ©lo et toutes ses pratiques, mais je ne peux pas m’empĂŞcher de penser que quand la situation va redevenir plus normale après le Coronavirus, je n’ai qu’une envie c’est de dĂ©missionner. DĂ©missionner pour ne plus contribuer Ă ce système, dĂ©missionner pour dire stop au fait de tout le temps pousser de nouveaux produits Ă coups de cash, de campagnes, de quĂŞte de likes Ă tout prix. Il n’y a pas que du mauvais dans ma boite, mais on dirait que le besoin d’effectuer un virage important dans notre industrie (et dans l’industrie du sport en gĂ©nĂ©ral) n’apparaĂ®t pas comme une urgence aux yeux de tous. Un des problèmes Ă©tant que les industriels sont drivĂ©s par : – les Ă©tudes de marchĂ©s, les besoins des consommateurs – et les « consommateurs » ne sont pas toujours ceux qui prĂ´nent le minimalisme. – le besoin de faire du chiffre d’affaire a minima pour couvrir les charges Du coup le « durable » est souvent difficile Ă rajouter Ă cette Ă©quation.
Je suis originaire de la rĂ©gion parisienne mais ça fait un moment que je ne m’y sens plus du tout Ă l’aise. J’ai la chance de pouvoir faire mon confinement Ă la montagne, Ă proximitĂ© de producteurs locaux, de choses simples et bizarrement mĂŞme confinĂ©e ici j’ai l’impression de revivre. Tout ceci pour dire que malgrĂ© ma vision très floue concernant ma vie, ma carrière, mon chemin dans les mois Ă venir, une chose est sĂ»re : je ne veux plus que ma vie et mon job fassent du tort Ă la Terre et de facto Ă l’Homme. Mieux, je voudrais pouvoir contribuer du mieux que je peux pour faire bouger les choses, changer les mentalitĂ©s, faire du bien pour cette jolie planète bleue, ses habitants, les plantes et les animaux qui l’habitent. Je suis peut-ĂŞtre un peu idĂ©aliste, je sais 🙂
Je rajouterais aussi Ă tout ça que l’objectif c’est vraiment la quĂŞte de solutions, le besoin ardent de sortir de cette impasse du « toujours plus », ce faux semblant du « toujours mieux ». Quand est-ce que ça va s’arrĂŞter ? Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas. Pas plus tard que la semaine dernière un ami designer m’annonce qu’il quitte son job parce qu’il en a marre de cette pression pour toujours sortir une nouvelle collection qui finalement n’aura rien de rĂ©volutionnaire par rapport Ă la dernière, mais qu’il va quand mĂŞme falloir pousser de façon Ă rendre les prĂ©cĂ©dentes obsolètes. Ă€ un moment, Ă ton niveau de marketer, de communicant, tu te retrouves clairement Ă court d’arguments. Et tu pètes les plombs quand tu te rends compte que le plus souvent, ta boĂ®te ne se soucie pas du tout de l’ensemble de la supply chain pour faire son business. D’oĂą viennent les matières premières ? Qu’est ce qui se passe avec le produit en fin de vie ? La plupart des entreprises s’en foutent et c’est bien le problème. Malheureusement souvent les consommateurs aussi…
Si on se focalise rien que sur l’industrie du sport, quelle est la solution ? Est-ce qu’il y a trop marques aujourd’hui ? Est-ce que certaines doivent mourir ? Lesquelles ? Que vont faire toutes les personnes mises au chĂ´mage si plein de boĂ®tes se mettent Ă disparaitre ? Quelle est la sociĂ©tĂ© / l’Ă©conomie dont on pourrait rĂŞver, dans laquelle chacun pourrait gagner sa vie tout en se sentant contribuer, apporter de la valeur ajoutĂ©e?
Exploration d’idĂ©es still in progress.
S.
Pour illustrer ces propos, Courbes d’Envies nous offre cette femme puisant son Ă©nergie dans sa passion pour la montagne.
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par Suzie Mandier | 20/Déc/2019 | POW Locals
Maelle nous a rejoint il y a maintenant deux ans. Aujourd’hui, toujours plus motivĂ©e et impliquĂ©e chez POW, elle est responsable de nos bĂ©nĂ©voles en Auvergne RhĂ´ne Alpes. Elle nous partage son expĂ©rience…
« En tant que bénévole pour POW, j’ai l’occasion de parler de l’association, de nos actions et inspirations presque tous les jours. Faire partie d’une association, ça me permet de conforter mes idées personnelles, de rencontrer des gens passionnés par la même chose que moi, et puis c’est s’investir, se sentir impliquée pour une cause qui me touche.
Être bénévole pour POW, c’est mettre en avant ce qui se fait dans nos montagnes, les actions concrètes que nous avons déjà réalisées, celles que nos partenaires réalisent, mais aussi ce qui va suivre dans l’année.
C’est une façon de toujours suivre l’actu et participer aux events sur les sujets montagne ! Pour moi, POW c’est une façon d’agir, de passer concrètement à l’action pour faire bouger les politiques, les amis, et tous ceux avec qui j’ai l’occasion d’échanger sur le sujet.
C’est une bonne dose de motivation, d’inspirations et de good vibes, de partage autour des valeurs qui nous rapprochent, et c’est aussi l’occasion de se rapprocher entre individus sensibles à nos thématiques : le réchauffement climatique en montagne! »
Aux côtés de Thomas Delfino de notre Riders Alliance
On peut dire que c’est inspirant tout ça ! Et cette annĂ©e, Maelle a participĂ© au Riders Summit 2019 , une rencontre entre riders, bĂ©nĂ©voles et scientifiques qui a marquĂ© l’AG de POW et l’impulsion de nombreux projets. Elle nous partage ses rĂ©actions Ă chaud…
« Le Riders Summit c’est le meilleur moment pour rencontrer ceux que je vois à l’écran au ciné d’habitude! C’était vraiment cool et rien que pour ça, ça récompense tellement le travail et le temps alloué à l’asso, ça encourage à continuer dans cette voie, tous ensemble, tous unis! »
A la projection du film Shelter
Un dernier mot ??
« Plus on est de fous plus on rit, et plus on est entendus et efficaces! Alors si tu as envie de vivre ce genre d’expérience, d’échanger, d’apprendre et de garder la motivation car, OUI, tout peut changer, rejoins nous ! »
Si toi aussi tu es intéressé.e pour nous rejoindre, écris-nous à team@protectourwinters.fr
par Marita van Oldenborgh | 04/Oct/2019 | Actualités , Agir , POW Locals
Nos hivers se jouent aussi l’été.
Cette année, c’est auprès de N’PY  (Nouvelles Pyrénées) qui gère 8 des plus importantes stations du massif, que nous nous sommes associés.
Les journées « Montagne propre », ce sont mille bénévoles sur 8 journées / 8 domaines, soit plus de 4 tonnes de déchets ramassés et recyclés chaque année (2018), depuis déjà 14 ans.
POW est allé à la rencontre de tous ces passionnés acteurs et organisateurs sur 2 de ces événements: clubs de ski, familles, riders, retraités et même les gérants de stations.
Cela a été l’occasion de dresser le bilan des comportements et même de trouver quelques perles inattendues :
le nombre de mégots abandonnés restent très préoccupant,
mais la plupart des déchets ne sont pas volontaires (mais qui jetterait consciemment son appareil dentaire entre 2 rochers ou un seul de ses skis?)
Cependant, malgré la disparition progressive mais évidente des dernières neiges éternelles pyrénéennes, nous avons pu mesurer l’investissement et la motivation des participants, et surtout échanger et partager nos idées :
optimisation des transports pour les accès stations
traitement des déchets
meilleure maĂ®trise des ressources et de l’eau
sensibilisation des plus jeunes
De ces moments prĂ©cieux et conviviaux, en sont ressortis de nombreux contacts prĂŞts Ă s’investir avec nous.
Certains projets sont dĂ©jĂ en discussion avec les stations de Piau Engaly et Peyragudes et prĂ©sagent dĂ©jĂ d’un partenariat prometteur.
On y croit et on ne lâche pas !
Opération Montagne Propre à Piau Engaly