Meet Our Riders : Coline Ballet-Baz

Meet Our Riders : Coline Ballet-Baz

photos ©: David Malacrida

Originaire de Vienne (Isère), Coline « Coco » Ballet-Baz a déménagé à Grenoble à 17 ans pour commencer ses études à Sciences-Po (et surtout skier!). C’est à ce moment qu’elle attaque vraiment le ski freestyle, avec des amis et des structures étudiantes comme l’EGUG. Ses études terminées depuis deux ans, elle est restée à Grenoble et skie à plein temps, une vraie pro qui finira peut être aux JO, et une recrue de choix de la POW Riders Alliance.

POW : Peux tu nous parler de ta « carrière » dans le ski?
Coline Ballet-Baz : Mes premières réalisations dans le ski se sont plutôt situées du côté de la vidéo, avec Mathieu Mazuel au filming / montage, puis j’ai eu la chance de participer au Nine Queens et d’intégrer l’équipe de France de slopestyle en 2013, suite à quelques résultats sur le SFR Freestyle Tour en France. Cette année c’était ma première saison complète de compétitions internationales, et je finis 3ème du circuit 2017 de coupes du monde slopestyle. La saison s’est de plus finie en beauté sur une victoire aux 9 Royals à Watles en Italie, mon évènement préféré !

Qu’est ce qui t’a poussée à rejoindre POW?
Pour moi l’un des plus grands combats à mener aujourd’hui concerne la préservation de la nature, car la planète est notre habitat, et de trop nombreux être vivants souffrent déjà de la pollution et du réchauffement climatique. POW est une association engagée dans la protection des milieux de montagne, qui sont un élément clef de l’environnement, c’est pourquoi je suis heureuse de participer à leurs actions, et de pouvoir en apprendre plus sur les différentes actions possibles auprès d’eux.

Pour toi quel est le plus gros changement dû à l’effet de l’homme sur le climat dont tu as été témoin ces dernières années?
Pour nous qui sommes proches des montagnes, le changement le plus visible ces dernières années fut le manque de chutes de neige, et des hivers de moins en moins froids. L’hiver dernier en a été l’un des exemples les plus flagrants, avec très peu de précipitations, qui de plus étaient souvent suivies d’un réchauffement des températures, le pire scénario pour la qualité de la neige. En montagne, la fonte alarmante des glaciers est un des autres exemples flagrants du réchauffement climatique.
En tant qu’habitante Grenobloise, j’ai aussi été témoin des pics de pollution dans la ville, et de la présence d’un nuage de particules quasi constamment au dessus de la métropole, bien visible quand on monte en montagne.

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Quelle sont les initiatives les plus intéressantes que tu as pu voir en station ou en montagne pour réduire notre contribution au changement climatique? 

Ce sont souvent les plus simples, qui vont de la distribution de cendriers de poche au ramassage des déchets, en passant par la mise en place d’un solide réseau de transports en commun. Pour moi l’aide à l’agriculture locale et respectueuse de l’environnement est également l’une des clefs de la lutte contre le réchauffement climatique, car elle permet aux habitants de manger des produits sains, qui n’ont pas fait le tour de la planète pour arriver dans leurs assiettes.

 

 

Comment fais tu pour conjuguer une vie de skieurse professionnelle (voyages en avion etc.) avec un mode de vie durable?
En effet durant la saison on passe notre temps à voyager, ce qui n’est certainement pas la façon la plus écologique de passer son hiver ! Mais j’essaye de compenser au quotidien par de petites actions, comme faire un maximum de covoiturage, consommer local quand je rentre à Grenoble, ou éviter d’acheter des produits de consommation inutiles, qui vont finir dans les placards. Je me dis que j’ai une dette écologique, qu’il faudra que je rembourse plus tard!

Que peuvent faire les athlètes pour encourager les gens à s’intéresser et à s’engager en faveur de l’environnement?
Les athlètes ont une voix qui peut porter un peu plus loin que la normale, c’est pourquoi ils peuvent l’utiliser pour véhiculer un message écologique, et bien sûr montrer l’exemple autant qu’ils le peuvent. La préservation de l’environnement n’est pas encore une priorité pour la majorité des personnes, et selon moi une prise de conscience générale sera déterminante dans la lutte contre le changement climatique, il faut qu’elle devienne une évidence pour la plupart des personnes. Si les athlètes peuvent aider à cette prise de conscience, c’est ça de gagné !

Tu fais quoi cette saison?
Je vais suivre le circuit coupe du monde slopestyle qui commence fin novembre avec une coupe du monde en Autriche, dans l’optique de me qualifier pour les JO qui auront lieu en février 2018 !

Un dernier mot ?
Notre planète est un tout, et la protection de l’environnement est liée à plein d’éléments de notre quotidien: mutualiser les transports et les ressources, manger plus sain, retrouver un mode de vie plus naturel… Pour moi si les pouvoirs publics et les citoyens font de l’écologie une priorité, cela pourrait entraîner un cercle vertueux de mesures qui seraient bénéfiques pour tout le monde, à la fois au niveau social, économique et environnemental. C’est pourquoi la lutte contre le réchauffement doit devenir une priorité, et un grand merci à POW d’oeuvrer dans ce sens avec autant de motivation !

 

 

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