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Les récits de OUAT : La Dolce Vita

Les récits de OUAT : La Dolce Vita

Pour bien commencer l’année, on vous partage des récits de membres de l’association Once Upon A Train. Des voyages en train à travers l’Europe pour nous faire découvrir de nouvelles idées d’aventures sans voitures !
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Après le périple ferroviaire de Mohamed vers Glasgow pour la Cop26, nous partons vers le sud. Maxime nous embarque dans un voyage à l’enseigne de la douceur, de Pompéi à Paris en passant par Naples, Milan et le lac de Côme. Seulement du train de jour cette fois ici, car il serait dommage de traverser l’Italie et de louper le paysage.

« Novembre, mois froid au temps changeant, j’étais à Pompéi, dans le sud de l’Italie, sous la pluie. J’étais venu de Naples par la Circumvesuviana, ligne de Campagnie au nom poétique mais à la robustesse douteuse que les dix-sept arrêts depuis Napoli Centrale, cahin-caha, validèrent l’ajout à mes expériences ferroviaires mémorables. Je contemplais ces vestiges de vie engloutie donc, et voilà que soudain pris par l’émotion de cette ville remontée de terre, j’eus moi aussi envie de remonter à ma façon… en train… jusqu’à Paris. Pas en train de nuit mais en train de jour, en profitant d’escales heureuses en Italie à deux ou trois endroits en picorant ce qu’il faut, et en sachant que je reviendrai.
Avant de partir, je visite un ami à Naples qui me fait découvrir ses qualités à deux roues ou du moins sa vision personnelle de la conduite à scooter – probablement autorisée uniquement à l’inclusion de la ville de Naples. Il m’emmène au Museo Nazionale Ferroviario di Pietrarsa, un des musées les plus complets du rail italien où vous pourrez notamment voir un modèle mythique de locomotive à vapeur Bayard. Je pris des forces dans une échoppe du Quartieri Spagnoli où Maradona, vénéré comme un dieu, couvre des pans entiers d’immeubles.
Me voilà parti vers ma première étape Milan, la riche et travailleuse lombarde. Grand soleil en quittant Naples à bord de mon Frecciarossa et vision poétique du Vésuve tout puissant gardant la ville. Nous passons Rome, les paysages de Toscane. La particularité des trains italiens sur cette route est qu’ils entrent en gare puis repartent en sens inverse. Vous voyez donc les paysages d’un œil puis de l’autre. Une fois cette gymnastique terminée, me voilà déjà presque arrivé, ces cinq heures de voyage sont finalement passées très vite. La gare de Milan est majestueuse, colossale, un bloc immense où grouillent tous types d’individus. Je repars le lendemain donc je me dépêche. Je prends le métro et file au Duomo et à la Galleria Vittorio Emanuele II. Je débarque de Naples… je sors d’une identité singulière et d’une formule de vie sans nul autre pareil… et là, je découvre le luxe à l’italienne, propret, tout le monde est bien habillé… je suis chez Barbie et Ken. Le contraste est saisissant.

Déjà il me faut repartir pour le point d’orgue de mon voyage – le lac de Côme. Si je ne devais garder qu’un conseil de voyage, ce serait celui d’y aller absolument quand vous passez par Milan. J’ai choisi d’aller à Varenna à une grosse heure de Milan avec un train régional de la Trenord. Les six euros quatre-vingts les mieux dépensés depuis longtemps. Le train avance jusqu’à Lecco, puis après un enchaînement de quelques courts tunnels, la vision sur le lac se dégage.

Je me suis dit « la beauté absolue, ça doit être un truc comme ça ». L’endroit vous transporte tout de suite par sa quiétude, les neiges des Alpes, les couleurs d’automne des villages, les quelques bateaux en bois typiques. Je comprends Georges Clooney. Je prends le ferry pour Bellagio et toujours ce même émerveillement. Nous sommes en Novembre, il y a peu de monde, je suis d’ailleurs peut-être seul dans mon auberge. Demain je retourne à Milan et il me faudra penser à remonter.

 

Je repars pour Paris de la station de Milano Garibaldi. Il faut se le dire honnêtement, contrairement à sa grande sœur de Milano Centrale, elle a peu d’intérêt. J’ai pris de la lecture. Le voyage se passe sans heurts. Les paysages des Alpes sont splendides. Le train file vite, on arrive au terminus de Paris Gare de Lyon.

Après coup je me dis, finalement douze heures de voyage en train c’est beaucoup mieux que deux heures d’avion de Naples : on peut bouger, faire des étapes, regarder le paysage défiler et surtout prendre le temps.”

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